Crisis y Salida de La Crisis - Dumenil y Levy

CRISIS Y SALIDA DE CRISIS Orden et desordenes neoliberales Gérard Duménil+ y Dominique Lévy++ + EconomiX-Cnrs, Univer

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CRISIS Y SALIDA DE CRISIS Orden et desordenes neoliberales

Gérard Duménil+ y Dominique Lévy++

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EconomiX-Cnrs, Université de Paris X-Nanterre, 200 av. de la République, 92000 Nanterre, France.

Email : [email protected]. ++

PSE- Cnrs, ENS, 48 bd Jourdan, 75014 Paris, France. Email : [email protected].

Este texto no ha sido traducido aún Le terme néolibéralisme s'est imposé pour désigner les transformations du capitalisme qui se sont opérées à la charnière des années 1970 et 1980. Un fait saillant fut la décision par la Réserve fédérale des États-Unis de laisser croître les taux d'intérêt autant que le nécessiterait la lutte contre l'inflation. Mais cet acte emblématique, et dont les conséquences furent dramatiques pour de large segments de la population mondiale, ne peut se comprendre que comme une des multiples composantes d'un changement de cours, dont la caractéristique majeure fut la restauration de beaucoup des traits les plus violents du capitalisme, qui en font un capitalisme renaissant, sans fard. Sans trop idéaliser, on peut affirmer qu'au cours des décennies du compromis keynésien, le plein-emploi, le partage des effets du progrès technique, la protection sociale, l'accès à l'éducation et aux soins s'étaient imposés jusqu'à constituer des caractéristiques majeures des sociétés développées. La volonté de faire face à la contestation de l'ordre capitaliste et la lutte contre le communisme avaient fait de politiques de développement une urgente nécessité. Elles avaient créé une tolérance vis-à-vis de cadres institutionnels en marge des règles fondamentales d'un capitalisme rigoureux : des conditions de financement plus avantageuses pour le secteur nonfinancier des économies, une forte implication de l'État dans des politiques industrielles, un cadre monétaire international favorable au développement impliquant certaines limites au libre-arbitre des propriétaires du capital. Sur le plan domestique comme sur le plan international, le néolibéralisme peut s'analyser comme une entreprise de destruction de cet ordre social, et de rétablissement, de renforcement peut-être, des règles capitalistes les plus strictes. Il est vrai que la dynamique générale du capitalisme échappe largement à ses acteurs, mais il ne faut pas sous-estimer les volontés politiques collectives, quelles qu'en soient les médiations. Une thèse centrale de ce livre est que le néolibéralisme est l'expression de la volonté d'une classe de propriétaires capitalistes et des institutions où se concentre son pouvoir, la finance, de rétablir –dans un contexte général de recul des luttes populaires– son revenu et son pouvoir, effectivement diminués depuis la grande dépression et la Seconde Guerre mondiale. Loin d'une fatalité, il s'agit d'un acte politique.

Les règles dont l'imposition définit le néolibéralisme, sont généralement désignées sous le vocable pudique de règles de marché, qui évite la référence directe au capital. Dans cette utilisation du terme marché, divers types de mécanismes sont en question. Le marché du travail renvoie au durcissement des règles qui régissent l'embauche, le licenciement, le salaire et les conditions de travail. Ce marché fut bien une cible privilégiée du néolibéralisme. L'autre marché, ici directement en jeu, est celui du capital. Oui, le néolibéralisme a effectivement bouleversé les conditions de fonctionnement du marché du capital. Les aspects en sont multiples : centralité du marché boursier et des capitaux en général, libre mobilité internationale des capitaux, etc. Enfin, le néolibéralisme est bien porteur d'un processus de marchandisation générale des rapports sociaux, et c'est là un de ses aspects les plus choquants. Mais c'est la logique du rapport capitaliste qui étend et régit selon ses règles tout ces processus. Ces transformations sont aussi couramment déguisées sous les dehors d'une nécessité matérielle,

technique,

celle

de

l'internationalisation

de l'économie

et,

plus

spécifiquement, de la globalisation des marchés. Ce règne des prétendus marchés internationaux n'est également rien d'autre que celui du capital. Mondialisation, certes, mais mondialisation capitaliste néolibérale, ou mieux globalisation de cet ordre social. Et si l'on peut parler d'internationalisation, son centre se situe encore aux États-Unis. Que s'étendent les échanges matériels, intellectuels, culturels et affectifs d'un bout à l'autre de la planète. Que circulent les hommes et les ressources pour le plus grand bienêtre de tous. Mais non à la globalisation du néolibéralisme! Les processus contemporains qui sont au cœur de ce livre, gagnent en intelligibilité, une fois remis en perspective historique. L'histoire ne se répète pas, mais l'observation d'événements similaires antérieurs—les manières dont furent dépassées la dépression de la fin du XIXe et la crise de 1929—est le laboratoire imaginaire de nos impossibles expérimentations. Cette exploration nous conduit au tréfonds de la dynamique historique du mode de production capitaliste : les transformations des rapports de production et des structures de classe, car l'ordre néolibéral vise à la réaffirmation des caractères capitalistes fondamentaux de nos sociétés. Malgré ce retour de pouvoir, l'histoire a pourtant encore un sens. Peut-on identifier les contours d'un dépassement, au-delà du néolibéralisme. Est-ce celui que nous appelons de nos vœux ?

Mai 2002

CRISIS Y NEOLIBERALISMO

Capítulo 1 La extraña dinámica de lo intolerable y del cambio ¿Cómo comprender las grandes evoluciones de la economía mundial? ¿Cuáles cambios y en cuáles circunstancias se produjeron creando, bajo la férula de las finanzas estadounidenses, las condiciones para el orden neoliberal y la hegemonía financiera de la cual éste es la expresión? En esta discusión sobre la marcha y la conducción de los negocios mundiales no se puede confiar en el buen sentido y en los buenos sentimientos. Sólo un ingenuo podría imaginarse, en efecto, que los hombres se construyeron un precursó simple que va desde la identificación de los problemas generales hacia la puesta en práctica de las soluciones. Uno, partir de la comprobación de lo que no funciona; dos, elaborar estrategias y tres, aplicarlas. Ese programa en tres tiempos no es el que guía a la humanidad. Si el mundo rigiese así su conducta, la primera etapa de ese precursó, la de la comprobación, asumiría en nuestros días la forma de una severa autocrítica sobre la situación de la periferia, que se sobrepondría a un aria de extrema autosatisfacción por los resultados de una fracción de las sociedades centrales, y particularmente por los de Estados Unidos. ¡Curiosa cacofonía! Los organismos internacionales todos los años hacen un balance: éste es poco halagüeño. El Informe mundial sobre el desarrollo humano de 1997 de las Naciones Unidas esbozaba el siguiente cuadro: Más de un cuarto de los habitantes de los países en desarrollo viven todavía careciendo totalmente de los bienes y servicios indispensables [...] Y alrededor de un tercio de esos habitantes - o sea 1 300 millones de personas- deben contentarse con un ingreso inferior a un dólar diario [...] En los países industrializados, por último, más de 100 millones de personas viven por debajo del nivel de pobreza monetaria . 1

1

PNUD, Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo, 1997, Informe mundial sobre el

desarrollo humano, pág.2.

Quizás sea aún más chocante la observación de las desigualdades y de su aumento tal como aparece en el informe de 1999: La diferencia entre el ingreso del quinto de los seres humanos que viven en los países más ricos y el quinto de los que habitan en los países más pobres llegaba a 74 a 1 en 1997 contra 60 a 1 en 1990 y 30 a 1 en 960. [...] A fines de los años 1990 el quinto de la población mundial que vive en los países más ricos se divide el 86% del PIB (de la producción) mundial contra apenas el 1% para (el 20%) los más pobres . 2

Estos informes subrayan el hecho de que muchas evoluciones se producen a la inversa de lo que se podría desear. Más de la mitad de los países candidatos al desarrollo sin ignorados por los inversionistas extranjeros; los precios de los productos que dichos países pueden exportar se han derrumbado desde los años 1980; sus exportaciones potenciales están gravadas por elevados derechos aduaneros; las agriculturas de los países más avanzados están formidablemente subsidiadas; es aplastante el peso de la deuda de los países menos desarrollados; etc. ¡Pero enfrente, en el corazón de la sociedad de Estados Unidos donde las desigualdades y la exclusión se refuerzan sin cesar , se escucha el discurso triunfalista de la nueva economía ! Y fluyen los elogios de 3

los medios de información: crecimiento, riqueza... ¿Estamos acaso hundidos en un mundo inerte, indiferente ante todas las disfunciones, incapaz de reaccionar? Este libro tiene como objetivo determinar los orígenes y el contenido del nuevo curso del capitalismo. La conclusión más general que se puede extraer del mismo tiene sin embargo mucho que ver con el problema de la pobreza y de las desigualdades. Se trata de algo trivial: si la amplitud de la miseria no provocó ninguna de las reacciones que ingenuamente se habrían podido esperar, es porque las transformaciones económicas y sociales de las últimas décadas no fueron motivadas y dirigidas por los intereses de las grandes masas sino por los de minorías privilegiadas que, en efecto, mejoraron su situación. En cuanto uno se desplaza desde las masas hacia esas minorías el esquema analítico del sentido común que va desde la aparición de las dificultades a la puesta en práctica de soluciones recupera toda su pertinencia y el sistema, toda su aptitud para el cambio y las 2

PNUD, ibid, Bruselas, De Boeck, 1999, pág.3.

3

Al recurrir al concepto de exclusión no hacemos referencia a un proceso extraño a la dinámica de la

acumulación del capital sino a las capas del ejército industrial de reserva que habitan en lo que Marx llamaba "el infierno del pauperismo" (K.Marx, El capital, libro I, tomo 3, 1867, cap. 25, Ed. Siglo XXI, México, primera edición en español 1975.

evoluciones se tornan inteligibles. Sí: las transformaciones de los dos últimos decenios fueron provocadas por la aparición de ciertos problemas. Mediante múltiples pruebas y errores y teniendo en cuenta numerosas desviaciones propias de las acciones colectivas, los ajustes operados tendieron efectivamente a resolver esas dificultades. Para comprenderlo simplemente hay que precisar el marco analítico e identificar mejor los actores. No es una humanidad en abstracto la que tomó conciencia de la situación miserable de sus fracciones menos avanzadas o de la desesperación de los desocupados y de los excluidos para tratar de remediarlas. Fueron minorías privilegiadas que descubrieron los retrocesos que ellas habían sufrido y los peligros que sobre ellas se cernían y utilizaron su posición aún dominante para actuar con todos los medios para poner remedio a los primeros y apartar de sí los segundos. De ese modo, esos grupos no contribuyeron en nada a la atenuación de la miseria, tanto en los países desarrollados como en los de la periferia, pues eso nada les importa. Este juicio puede parecer exagerado. A algunos les parecerá ridículo el hacer de los ricos, de las clases dominantes, los malos. Sin embargo es así. Por consiguiente esta investigación nos remite al centro, al corazón del mundo capitalista, e incluso es posible afirmar que al centro de su centro. Las cosas se enlazaron, según el resultado de las luchas, de los avances y retrocesos de las clases y países dominados, en una relación de fuerzas constantemente reafirmada en la que los buenos sentimientos no dirigen los comportamientos. De este modo se plantean diversas preguntas. ¿Cuáles problemas originaron el cambio? ¿Cuál es la naturaleza de ese centro del centro? ¿Cuál es el contenido de los cambios que se produjeron y cuáles fueron sus efectos? La respuesta a la primera pregunta relativa a la identificación de los problemas que fueron motores del cambio la encontramos en los ingresos de las clases dirigentes. Esta respuesta es muy precisa y simple: en los años 1970 disminuyó sensiblemente la rentabilidad del capital de los grandes países desarrollados. En esta proposición habría que subrayar cada término. La naturaleza del acontecimiento: una baja de rentabilidad del capital. ¿Dónde y cuándo?: en los países capitalistas más avanzados, en los años 1970. ¿Por qué fue tan importante ese fenómeno?: porque dirigió la acción de las clases dominantes en las décadas siguientes. ¿Por qué es chocante?: porque la lucha contra la

desocupación, la exclusión y la miseria no aparecían en él, porque el desempleo fue, a la inversa, utilizado instrumentalmente. La respuesta a la segunda pregunta que se refiere a la naturaleza de ese centro del centro del cual partió la iniciativa es: una fracción particular de las clases dominantes, cuyos intereses financieros son preponderantes. En el curso de los años 1970 había visto erosionarse su ingreso y su poder. Ella fue la gran animadora del cambio y también la gran beneficiaria del mismo. Las proporciones que asumió ese restablecimiento son difícilmente imaginables. La tercera pregunta es sobre el contenido de los cambios. La mundialización y la liberalización de los intercambios y movimientos de capitales son en efecto componentes fundamentales. Pero no se debe considerarlas independientemente de la reafirmación del poder de los poseedores del capital, que constituye el aspecto principal. Esta reafirmación del poder y de los intereses del capital financiero se expresa en la relación con los trabajadores, los administradores de las empresas, los responsables de las políticas económicas y sociales en los gobiernos y las instituciones públicas o paraestatales tanto nacionales como internacionales. Privilegiando la lucha contra la inflación y el poder de los propietarios, el sector financiero puso como nuevo centro de la actividad económica la rentabilidad del capital y la remuneración de los acreedores y accionistas. El restablecimiento de ese poder utilizó los canales de la mundialización, dándole, como al resto, rasgos específicos conformes con los intereses de los propietarios de los medios de producción. Pero no hay que confundir el medio, la mundialización, y el objetivo, el ingreso del sector financiero y su hegemonía. En cuanto a los efectos de esas transformaciones, es posible resumirlos en tres palabras: miseria, eficiencia y opulencia. Miseria perpetuada y agravada incluso en las metrópolis capitalistas; eficiencia de los grandes grupos bajo la conducción del capital y según un criterio no ambiguo, el de la maximización de la tasa de ganancia y la remuneración de los propietarios; opulencia de las fracciones superiores de las clases dominantes. Sería erróneo, por consiguiente, quedarse paralizado ante la complejidad de los determinantes del cambio. La economía no está gobernada por fatalidades comparables a la acción de los elementos naturales: está hecha por los hombres. Sería erróneo subestimar el conjunto de constricciones en cuyo seno maniobran y que en cierta medida escapan a su poder de decisión, pero las acciones colectivas responden, a su manera, a motivaciones.

La partes segunda y tercera de este libro tienen como objetivo, partiendo de la experiencia de los países capitalistas avanzados, ilustrar ese divorcio entre los problemas más evidentes y las finalidades de quienes gobiernan las metamorfosis del sistema. La segunda parte está primeramente dedicada a la crisis estructural de fines del siglo XXº y a la desocupación: rendir cuentas de la crisis misma, explicar el desempleo en el seno de ésta y explicar por qué Europa fue más afectada que Estados Unidos. ¿La desocupación habría podido ser evitada? Por último ¿estamos viendo el final del túnel y es posible hablar de una salida de la crisis? La tercera parte describe la reacción del sector financiero ante la crisis: cómo sacó partido de ella, cómo consiguió restablecer su posición, aumentar sus ingresos, reubicarse en una postura hegemónica en el seno de un nuevo orden capitalista.

Capítulo 2 Crisis de la economía y órdenes sociales Las economías capitalistas desarrolladas no están en su primera experiencia en materia de mutaciones. Reconocer que los acontecimientos que vivimos –la crisis estructural que comenzó en los años 1970, la afirmación de nuevas tendencias y la emergencia de un orden social- no son nuevos, no es disminuir su importancia. La historia no se repite jamás de modo idéntico pero todos los hechos históricos tienen precedentes. Los desafíos actuales aparecen siempre como desmesurados a quienes hacen poco caso del pasado. No es casual el hecho de que las transformaciones contemporáneas del capitalismo fueron consecuencia de una crisis estructural. Hay que ver en ello una ley general de la evolución. Los períodos de grandes crisis tienen en común que traen aparejados grandes cambios. Volvemos a encontrar aquí el viejo tema de la violencia partera de la historia; las crisis comparten esta función con las guerras. Para apreciar bien el significado de la última crisis estructural antes que a la de 1929 hay que retornar a la del fin del siglo XIXº. Los historiadores económicos concuerdan generalmente en identificar una crisis de gran envergadura entre 1875 y 1893 en Europa y sobre todo en Francia. Las opiniones divergen sobre la extensión geográfica del fenómeno y sobre sus características pero el hecho mismo está firmemente establecido. En la misma época, Estados Unidos conoció un período de gran inestabilidad, entre el fin de la guerra de Secesión en 1865 y el fin del siglo. Esas crisis condujeron a una transformación profunda del capitalismo en ese país. Las tensiones económicas, sociales y políticas que se manifestaron en esa ocasión habían creado las condiciones para una profunda transformación del orden capitalista anterior. El capitalismo posterior a la crisis estructural del fin del siglo XIXº era muy diferente del anterior a la crisis. Bastará con recordar que las finanzas modernas y las grandes firmas, que aún dominan nuestras sociedades, es decir, toda la estructura social del capitalismo contemporáneo, nacieron como consecuencia de esas perturbaciones. Un aspecto fundamental de esta transformación fue la separación entre la propiedad del capital y la gestión del mismo. El desarrollo de las grandes sociedades dio a luz una clase de accionistas, de acreedores

y de financieros, a cierta distancia del funcionamiento directo de las empresas. Apareció un sistema complejo de instituciones financieras mientras los mecanismos monetarios y financieros pasaban por una verdadera explosión. Nacían vastos estados mayores de cuadros, secundados por empleados. También cambiaban radicalmente las condiciones de trabajo del obrero en el taller. Tal como se ha descrito a menudo este proceso, el productor directo se convertía cada vez más en un apéndice de la máquina. Los marxistas, y en particular Lenin, percibieron la amplitud de lo que estaba en juego, aunque la historia no les haya dado la razón en su anticipación de la destrucción radical de la sociedad capitalista. Lo que estaba en discusión no era solamente el tamaño de las empresas y de los monopolios sino también la capacidad del capitalismo de revolucionar la técnica y la administración que comandan la eficiencia del sistema y, por consiguiente, las posibilidades de establecer compromisos sociales – y es en ese sentido que decidió la historia a pesar de la guerra imperialista. Los choques sucesivos de la crisis de 1929 y de la Segunda Guerra mundial sacudieron una vez más la marcha del capitalismo. Ellas precipitaron su curso y dieron a sus cambios una nueva dimensión, la de las instituciones y políticas a las cuales dio su nombre el economista y diplomático inglés John Maynard Keynes. Sin embargo se exagera mucho el papel de éste si se le atribuyen el conjunto de los rasgos resultantes de las tres décadas de prosperidad que siguieron a la Segunda Guerra mundial. Por otra parte se sugirieron otras denominaciones, que no carecían de pertinencia, ni más ni menos aproximativas, pero ahora fuera de moda, como tercera vía o economía mixta. ¿Qué estaba en juego y cuáles fueron los métodos de ese período de compromiso? Al mismo tiempo que dejaba plena libertad a la iniciativa privada en materia de inversiones y de gestión de las empresas, el Estado keynesiano intervenía en el control de la actividad y del crecimiento por medio de diversas reglamentaciones y políticas (sobre el crédito, la moneda y la vigilancia de las instituciones financieras) modulando los gastos del Estado según fuese la situación de la economía y actuando así sobre la demanda global y, por lo tanto, sobre la producción. Esta responsabilidad macroeconómica del Estado tendía a un reconocimiento de hecho del derecho a trabajar, y la desocupación duradera o sus formas disfrazadas entonces se consideraban intolerables. La idea de la «participación en los frutos del crecimiento», o sea, de los aumentos de salario, era algo adquirido. En todas partes el Estado participaba cada vez más en la educación, la investigación y las políticas industriales, y a veces se hacía

directamente cargo de ciertos sectores de la economía. A eso hay que agregar que los sistemas de protección social (salud, familia, jubilaciones, desocupación) se desarrollaban. De esta manera se sobreponían tres elementos: (1) un amplio respeto a la iniciativa privada, a las reglas fundamentales del juego capitalista; (2) la intervención del Estado en el control de la situación macroeconómica, del crecimiento (lo cual incluía ciertas limitaciones a la iniciativa privada en el campo financiero o en ciertas industrias) y del progreso técnico; (3) garantías de empleo y en las condiciones de trabajo, progreso del poder de compra y de la protección social. No es posible sobrestimar el alcance de esos cambios consecutivos a las dos grandes crisis. Detrás de las instituciones financieras y de las grandes empresas de comienzos del siglo XXº, o detrás del estado keynesiano de la postguerra se esbozaba una profunda mutación de las relaciones de producción capitalistas, de la propiedad de los medios de producción, de su control en la gestión, así como del régimen salarial (pues la fuerza de trabajo de los asalariados aparecía cada vez menos como una mercancía común). A esta transformación de las relaciones de producción correspondían nuevas estructuras de clase, y en particular el desarrollo de clases intermedias de cuadros y empleados, rompiendo así la rigidez de la confrontación sin término medio entre los propietarios capitalistas y los proletarios. En el centro mismo de esos movimientos se encuentra la gran dialéctica de las fuerzas productivas y de las relaciones de producción que era el fundamento de la teoría de la historia de Marx. Los principios generales son conocidos: el progreso de las fuerzas productivas y la metamorfosis de las relaciones de producción son interdependientes; a cada sistema de relaciones de producción corresponde una estructura de clase; las luchas de clase son la fuerza motriz de esta dinámica histórica; el Estado desempeña un papel clave. Ese marco analítico permite explicar la sucesión de los modos de producción pero también las diferentes fases que se esbozan en el seno de un mismo modo de producción. Una tesis central de este libro es que esa dinámica histórica sigue estando en marcha. Los mecanismos que presidieron la transformación del capitalismo desde su nacimiento – siempre activos a fines del siglo XIXº y en el curso de la primera mitad del XXºgobernaron igualmente la dinámica del capitalismo durante las últimas décadas del siglo pasado. La problemática general, el marco analítico, deben seguir siendo iguales: la crisis que comenzó en los años 1970 creó, nuevamente, las condiciones para

grandes transformaciones; nos introdujo gradualmente en un nuevo orden social; relaciones de producción y estructuras de clase estaban en juego. La crisis de los años 1970 se pareció desde muchos puntos de vista a la del fin del siglo anterior. No se redujo a un incidente pasajero, como la recesión de 1974-1975 (que fue atribuida un poco apresuradamente al primer choque petrolero); se trata de un fenómeno profundo y duradero, de una crisis estructural cuyos primeros signos aparecieron en Estados Unidos ya desde el fin de los años 1960. La lista de sus diversos componentes es larga El crecimiento y el progreso técnico fueron ambos afectados; índices de inflación récords se registraron en los países capitalistas avanzados durante los años 1970; los salarios entraron en un período de casi estancamiento; la tasa de ganancia se derrumbó; y, sobre todo, el pleno empleo fue reemplazado por una gran ola de desocupación. Es en los efectos de esta crisis –la baja de la rentabilidad del capital y sus consecuencias en los ingresos de las clases dirigentes– donde hay que buscar el motor de las transformaciones. En la primera década de la crisis, los ingresos de dichas clases bajaron fuertemente. Las ganancias eran débiles y su distribución a los accionistas bajo la forma de dividendos era reducida; la inflación desvalorizaba los créditos. Los responsables de las instancias económicas públicas y los administradores de las empresas habían adquirido, en el compromiso keynesiano, cierta autonomía con respecto a los propietarios capitalistas. Frente a la crisis, habían aplicado políticas que se preocupaban por el crecimiento y el empleo pero que efectivamente eran desfavorables a los ingresos financieros. Las clases dirigentes reorientaron ese movimiento para su propia ventaja. Uno de los elementos más estrepitosos de ese retorno a la ofensiva fue el golpe de1979, la subida repentina de las tasas de interés con el objetivo de estrangular la inflación a cualquier costo. Ese golpe provocó un movimiento en cascada que debía extenderse al conjunto de la sociedad y de la economía, reordenándolas según ese nuevo orden social, favorable al ingreso y al poder de las fracciones de las clases dominantes que encarnan del modo más inmediato la propiedad capitalista. La extensión gradual de ese nuevo orden al conjunto del planeta, por lo menos a los países donde las perspectivas de ganancia aparecían suficientes, es fulgurante.

Es nuevo curso del capitalismo confirmó el cese del progreso de la condición de los asalariados que había iniciado ya al comienzo de la crisis: la interrupción o la fuerte disminución del crecimiento de los salarios, los intentos de desmantelamiento de la protección social, el aumento de la precariedad, etc. Las grandes luchas que se manifestaron frente a las primeras presiones (particularmente en el Reino Unido y en Estados Unidos) fueron contenidas con la mayor determinación. Las estrategias populares –tanto revolucionarias (en los países socialistas, en la extrema izquierda en los países capitalistas o en los países de la periferia) como reformistas (las políticas de izquierda: de recuperación, nacionalizaciones…)– habían perdido o estaban perdiendo su credibilidad . 1

¿Cómo caracterizar el orden social en el que nos introdujo la crisis de los años 1970? Y, en primer lugar ¿cómo denominarlo? El término neoliberal ha impuesto progresivamente su uso: la crisis nos hizo penetrar en una sociedad neoliberal. ¡Pero todo plantea problemas en el término neoliberalismo! Dejemos de lado en primer lugar el hecho de que esa palabra es una falsa amiga para cualquier lector estadounidense porque, en Estados Unidos, un liberal es un hombre o una mujer más bien izquierdista. Al remitirnos a la noción de libertad, el término nos zambulle en las ambigüedades de la Revolución francesa: la libertad, la igualdad, la fraternidad de los sans-culottes por una parte y la libertad de comercio y de industria (de la contratación y de los despidos, en particular) de los burgueses por otra parte. Esta libertad de los negocios es, por supuesto, la que evocan los neoliberales. En el siglo XVIIIº reivindicar esa libertad, la de comercio e industria, era atacar al orden feudal anterior; actualmente, es atacar ciertas intervenciones del Estado, algunas de sus prerrogativas que, según los neoliberales, van más allá de los sanos límites – o sea de los que justifican el mantenimiento del orden y de las relaciones de producción, y la promoción de los intereses de los poseyentes. Nuestros Estados, al salir del período keynesiano, son todavía, en cierta medida, garantes de los compromisos de clase anteriores y en esta medida son rechazados por los neoliberales. Pero esos Estados son también los agentes de la profundización, en cada país, y de la difusión internacional, del orden neoliberal. Los Estados de los países más potentes imponen su ley (sus

1

Las tentativas más radicales, como las de América Latina, fueron desestabilizadas mediante acciones

directas de extrema violencia.

mercancías, sus capitales y sus reglas) y simultáneamente impiden a los otros Estados que les pongan obstáculos. Esta libertad es la del más fuerte. El prefijo neo crea tantos problemas como el segundo elemento, liberal, que califica. Hablar de un nuevo liberalismo presupone que existía otro anterior. ¿Cuál? Pero dejaremos a los historiadores que resuelvan sus controversias en esta materia

2

Se puede caracterizar de un modo muy general esta vuelta al poder como la de una clase capitalista, lo que corresponde a la idea del ejercicio particularmente violento de la propiedad de los medios de producción. Pero esta caracterización sigue siendo demasiado general. Hay en el neoliberalismo una evidente componente financiera que nos lleva al corazón de la relación capitalista, de las diferentes fracciones de las clases dominantes, de los marcos internacionales mediante los cuales se ejerce este poder. En el resto de este libro vamos a caracterizar esa configuración mediante la noción de finanzas, que es más fácil de manejar que de definir (capítulo 23). La oscilación neoliberal tuvo dos tipos de consecuencias. Por una parte, las finanzas administraron la crisis conforme con su propio interés, lo que prolongó la duración de la misma; por otra parte, esta extensión de la crisis en el tiempo permitió a las finanzas incidir sobre el curso de la historia. Los dos elementos, gestión de la crisis e instalación de una sociedad alternativa, están estrechamente ligados: la crisis creó las condiciones para la destrucción del orden anterior. ¿Qué se debe entender por una “gestión de la crisis hecha según los intereses de un grupo social particular”? La respuesta salta a la vista: tener dos pesos y dos medidas, hacer de todo para preservar el propio ingreso, suscitarlo incluso por otros canales cuando está erosionado en sus formas tradicionales – despreciando las consecuencias para otros grupos sociales y otros países. Administrar la crisis en interés de las finanzas significa ser indiferente a la desocupación, e incluso apostarle a sus efectos represivos sobre las reivindicaciones salariales, sobre el nivel de la protección social y las garantías de empleo– en la crisis y más allá de ésta. El intento de generalizar el orden neoliberal en todo el mundo fue y sigue siendo devastador. 2.1 - Las finanzas

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Ver, por ejemplo, la introducción a J. Weinstein, The Corporate Ideal in the Liberal State, 1900-1918,

Boston: Beacon Press, 1968.

El término finanzas nos remite a un conjunto de agentes con intereses bastante convergentes y fácilmente identificables, sobre todo en el neoliberalismo. Por eso lo utilizamos. En lugar de dominación de las finanzas En el neoliberalismo, se podría hablar de dominación financiera, pero esta expresión ocultaría la realidad de clase. Tal como lo utilizamos, el término finanzas no es sinónimo de capitalistas porque abarca tanto instituciones (el sistema financiero: bancos de depósito y de negocios, fondos de pensión, es decir, de jubilaciones, seguros…) como individuos, los capitalistas propiamente dichos –o una fracción de los mismos pues algunos capitalistas son más financieros que otros. La referencia simultánea a instituciones –que esconden obviamente individuos- y a individuos crea evidentemente un problema. Cada uno de los términos, instituciones financieras y capitalistas nos remite a realidades que tienen múltiples facetas. ¿Cuáles son las dificultades inherentes a la noción de instituciones financieras? Una de ellas es, por ejemplo, que las grandes empresas llamadas no financieras participan también en actividades financieras. Por otra parte, las instituciones financieras poseen status variados. No es posible identificar, por ejemplo, un banco central, aunque sea neoliberal, un banco comercial que pertenece a accionistas tradicionales y un fondo de pensiones estadounidense (que no es una sociedad por acciones). A pesar de ciertas contradicciones (que igualmente hay que tratar) sus intereses son en gran medida comunes, lo que nos lleva a reagruparlos en los análisis generales. La definición de capitalista y sobre todo de capitalista financiero tiene también sus ambigüedades. Hay entre ellos pequeños y grandes. El pequeño accionista o el patrón de una PYME (pequeña y media industria) no caben en las finanzas. El calificativo financiero nos remite a diversas oposiciones que hacen entrar en juego a otras fracciones de las clases dominantes, en particular los administradores de máxima jerarquía o capitalistas que aún intervienen en la gestión de una firma no financiera de la cual son en buena medida propietarios. A esas dificultades se agrega que el patrimonio y el poder de las grandes familias capitalistas descansan generalmente sobre varios pilares: la posesión de un patrimonio fundiario, inmobiliario, en acciones, obligaciones y otros títulos, la implicación directa en empresas todavía familiares, la ocupación depuestos de alta administración o de sinecura en las empresas o los consejos de administración y los aparatos estatales. La emergencia del orden neoliberal corresponde a la reafirmación del poder de esas familias en tanto que propietarios capitalistas. Estos problemas no tienen nada de nuevo. Marx, en el Libro III del Capital, definió el «capital de préstamo» que reúne al prestamista en sentido estricto y al accionista. En su análisis de los grandes sectores que componían las clases dominantes en el siglo XIXº, oponía los financieros a los terratenientes y a los industriales. La aparición, al final del siglo XIXº, de las finanzas modernas ligadas a las grandes sociedades que entonces nacían(a), dio origen al concepto de capital financiero, en el sentido de una relación estrecha y jerarquizada entre el capital industrial y el capital bancario, según un esquema atribuido a Hilferding(b). Algunos sociólogos estadounidenses trataron de identificar entre los capitalistas (poseedores de acciones y miembros de diversos consejos de administración) en la sociedad estadounidense de la postguerra, una fracción particular, los capitalistas financieros, cuya propiedad y poder abarcan simultáneamente las sociedades financieras

y las no financieras(c). Los capitalistas de este subgrupo pertenecen a las mayores familias de las clases dirigentes, la cumbre de la pirámide capitalista. Esos estudios muestran, al mismo tiempo, que otros capitalistas, que están muy lejos de ser pequeños, no pertenecen al capital financiero considerado en ese sentido. Para esos capitalistas, la dicotomía entre finanzas, por una parte, e industria, comercio y servicios, por la otra, sigue siendo pertinente. Por lo que conocemos, aún queda por hacer el análisis de las tensiones y alianzas entre esas diferentes fracciones de las clases dirigentes, que presidieron el surgimiento del neoliberalismo. «Incidir en el curso de la historia en su propio interés» significa, para las finanzas, crear los marcos institucionales de su poder, el de los propietarios sobre la tropa de administradores; es reforzar su alianza, su fusión, con las élites gestionarias; es romper las reglamentaciones que limitan los márgenes de maniobra del mundo de los negocios en materia de contratación y de despidos, de fusiones…; es privar de sus medios al Estado garante de las antiguas alianzas sociales; es colocar a los bancos centrales al servicio exclusivo de la estabilidad de los precios y de la protección del patrimonio del acreedor; es hacer de la jubilación y de la protección social un fructuoso campo de actividad en fondos de pensiones o sociedades aseguradoras privadas (sobre todo en el campo de la salud); es romper la solidaridad de los asalariados en beneficio de una pretendida asociación de los asalariados con la propiedad (el todos capitalistas); es crear un confortable colchón de desocupados y excluidos unidos por pasarelas sutiles; es controlar la dinámica del costo de la mano de obra. Algunas de esas conquistas de las finanzas a costa de los trabajadores son designadas ahora con la graciosa palabra flexibilidad: delgadez y aptitud para la adaptación. Ciertamente existen riesgos políticos pero no se accede al mejor de los mundos capitalistas sin gastar algo para el mantenimiento del orden, en cada país y en el plano internacional. Las finanzas utilizan igualmente la crisis en los planos ideológico y político para poner en órbita un tipo de sociedad a su imagen y conforme con sus intereses. Presentándose como salvadoras, como la única fuerza que puede sacar al capitalismo del atolladero, manipulan la opinión con un cinismo particularmente notable pues en la gestión misma de la crisis ellas primeramente aseguraron la preservación de sus propios intereses, sin importarles la prolongación de la crisis y del desempleo, y con gran facilidad porque sus adversarios están desalentados y mudos.

El conjunto de las acciones de las finanzas nos es presentado así como si fuese una terapia. Habría identidad entre la emergencia de la sociedad neoliberal y la salida de la crisis. La prueba sería que Estados Unidos, más neoliberales que la mayor parte de los países europeos, salen más rápido de la crisis y lo hacen brillantemente. Los efectos secundarios del tratamiento serían provisorios y correspondientes a un período de transición. Queda evidentemente abierta de par en par la cuestión de la posibilidad de otra vía. El análisis que realizamos en este libro permite encarar esta cuestión desde un doble punto de vista: técnico y político. En un plan relativamente técnico, el estudio de la desocupación conduce a la firme conclusión –que algunos considerarán sorprendente si no provocadora- de que la ola de desempleo que conocieron nuestras economías dependió de poca cosa. Un curso ligeramente diferente de las principales variables económicas podía cambiar profundamente la situación del empleo, lo que pone directamente en cuestión las políticas económicas. La inflación era fuerte e intolerable para los financieros; la desocupación y el desempleo lo eran para otras categorías sociales. Se ha optado de un modo para nada ambiguo. ¿Por qué el antiguo compromiso demostró que era incapaz de enfrentar la crisis? ¿Murió a causa de las debilidades intrínsecas que lo minaban o por el vigor de las finanzas? ¿Esos dos elementos combinaron sus efectos: la fragilidad del dispositivo keynesiano frente a la crisis y la recuperación de su agresividad por las finanzas? ¿Por qué estructuras económicas y sociales, como las de Europa y Japón, tan alejadas del modelo estadounidense, cedieron en gran medida a la expansión neoliberal? ¿Cómo fue organizada esta reconquista del poder por las finanzas? Todas estas preguntas son primordiales porque es en ese nivel de análisis, el de las luchas políticas, donde hay que buscar los principales determinantes de las evoluciones observadas. Si el primer punto de vista, más técnico, aporta claramente argumentos para la contingencia de esas evoluciones, el punto de vista político, el de la confrontación de las fuerzas sociales, es evidentemente mucho más difícil en su tratamiento. Se puede sin embargo afirmar que la debilidad de las luchas populares desempeñó en este plano un papel central. La historia, brevemente invocada en este capítulo, nos puede enseñar mucho. Sus lecciones serán el centro de las dos últimas partes de este libro. La cuarta parte la utiliza primeramente en la discusión de un eventual fin de la crisis y de las amenazas actuales de crisis. ¿Salimos de la crisis de los años 1970 como de la del fin del siglo XIXº?

¿Hasta dónde llevar entonces la comparación? ¿Esta salida de la crisis plantea la amenaza de otra crisis, como la de1929, que siguió a la recuperación de comienzos del siglo pasado? Además, ¿qué nos enseñan las políticas de los treinta años que siguieron la Segunda Guerra mundial respecto a las políticas alternativas? ¿Es posible prolongar los esquemas? La última parte amplía aún más esta perspectiva histórica. ¿Cuál fue el aporte de la teoría y de las prácticas keynesianas? En otras palabras, ¿es posible concebir un capitalismo en el que no sean hegemónicas las finanzas? Por último, ¿cuál mirada sobre la dinámica histórica del capitalismo, sobre sus transformaciones contemporáneas, nos permite el análisis marxista? ¿Cuáles han sido las mutaciones de las relaciones de producción? ¿Qué nuevas estructuras de clase han surgido?

CRISIS Y DESEMPLEO, ¿NUEVO CRECIMIENTO?

El contraste entre esta segunda parte (así como la tercera) y la precedente es grande, por su contenido y por sus métodos. El capítulo 2 nos dejó frente a la imagen de las finanzas triunfantes. Ahora debemos aprehender otra faz de la realidad, más severa, la de la crisis y la desocupación. Abandonando los grandes frescos históricos nos vamos a dedicar al análisis de los mecanismos, de las relaciones entre las variables que caracterizan la técnica, la distribución, el crecimiento y el empleo. Si el estudio es más árido, lo que está en juego es más importante. ¿Cuál fue el origen de la crisis estructural cuyas primeras manifestaciones se pueden situar en los años 1970? ¿Es

posible

establecer un diagnóstico único que pueda definir la evolución de las economías europeas y de Estados Unidos? Los primeros capítulos de esta parte presentan un esquema general, común para Europa y para Estados Unidos, centrado sobre la caída de la rentabilidad del capital en los años 1970. Pero el mismo se prolonga con un análisis comparativo en el que desempeña un papel central el retraso de las economías europeas con respecto a la economía estadounidense al salir de la Segunda Guerra mundial y la recuperación que ellas lograron. La inteligibilidad es sólo uno de los resortes del análisis: esa mirada quiere ser desmistificadora. La importancia de la desocupación en la Unión Europea y su permanencia reflejan en efecto diferencias estructurales, pero no las que destaca la propaganda neoliberal. Este análisis de la crisis y del desempleo termina con dos preguntas. ¿La gran ola de desempleo de los años 1970 y 1980 era inevitable? ¿Estamos saliendo de la crisis estructural? Se aportan algunos primeros elementos para la respuesta que el estudio de los procesos monetarios y financieros permitirá ulteriormente completar. El aparato analítico de esta segunda parte que hace entrar en escena las grandes tendencias de la técnica y de la distribución, es fundamental en el sentido etimológico y fuerte de este término, para también es limitado. ¿Es necesario acaso remitirse a Marx para ver en él un punto de partida obligado?

Capítulo 3 La crisis estructural de los años 1970 y 1980 En los últimos años hubo una crisis en los países capitalistas desarrollados. Uno de los aspectos más evidentes, sobre todo en Europa, fue el aumento de la desocupación. Pero además del desempleo, esta crisis revistió la forma de un conjunto de desarreglos: la pérdida de velocidad del crecimiento y del progreso técnico, la multiplicación de los recalentamientos y recesiones, la aceleración del curso inflacionario, las crisis monetarias y financieras. Y esta lista no es limitativa. La multiplicidad de esas dimensiones de la crisis es la expresión de su carácter estructural, como gran crisis. Esta crisis estructural evidentemente no pasó desapercibida. Aunque cada uno insiste en un acontecimiento particular, localizado en el tiempo, todos deben concordar en que algo entonces se descompuso. En Estados Unidos la degradación de la economía generalmente es fijada a fines de los años 1960, cuando la primera recesión en la que la disminución de la actividad se vio acompañada por el mantenimiento de la inflación (lo que dio origen a la palabra stagflation). En Europa, lo más común es situar la ruptura en la recesión de 1974-75 que coincidió con el alza del precio del petróleo. «Antes del choque petrolero», «después del choque petrolero» son fórmulas centrales en muchos análisis sobre la entrada de Europa en la crisis, cualquiera sea su inspiración. Pero ese choque jamás fue considerado plenamente suficiente para explicar una crisis duradera y de múltiples facetas. En cuanto a su fin eventual, todo depende de cuál indicador se observa, si la ocupación o la bolsa, por ejemplo. En el análisis de esta crisis hay que distinguir cuidadosamente un factor desencadenante, que explica el carácter repentino de algunos movimientos, y un deterioro más profundo de la situación, que resulta de la conjugación de evoluciones subyacentes: las tendencias históricas de las grandes variables que describen la técnica y la distribución (productividad del trabajo y del capital, salario real y tasa de ganancia). La inflexión del curso de esas variables constituye el centro de este capítulo y del siguiente: ¿cuál es la naturaleza de ese cambio desfavorable –que comparten Estados Unidos y Europa- que, con un nivel de generalidad bastante alto, permite oponer los años 1970 y 1980 a las dos décadas anteriores?

Es difícil orientarse en la complejidad de esos procesos. El juego de las causas y los efectos se disuelve rápidamente en el de las interdependencias. Sin embargo emerge una idea, la de la importancia de la rentabilidad del capital que se mide por la tasa de ganancia. Esta es la relación entre los beneficios logrados en un año comparados con el capital invertido; ella indica en qué medida se valoriza el capital (cuadro 3.1). La tasa de ganancia no resume todo, no es la causa original de todas las cosas, pero ocupa una posición clave en el análisis. Numerosos aspectos de la crisis fueron determinados por la debilidad de la tasa de ganancia. La tesis central de este capítulo en lo que respecta a la explicación de la crisis estructural del fin del siglo XXº e indirectamente la de la desocupación es que esa crisis siguió una disminución de la tasa de ganancia desde los años 1960, que sólo se interrumpió durante los años 1980. La realidad de la reducción de la tasa de ganancia ha sido bien demostrada empíricamente. La figura 3.1 muestra las tasas de ganancia en Europa (limitada a los tres países principales, Alemania, Francia y el Reino Unido ) y en Estados Unidos, en 1

un período de casi 40 años (desde 1960 hasta fines de los años 1990) . Esta medición no 2

tiene en cuenta el peso de los impuestos ni el de los intereses (que analizaremos en la tercera parte). Es notable el paralelismo de las evoluciones. Desde los años 1960 hasta comienzos de los 1980 la baja es muy pronunciada. Desde esta última fecha se ve igualmente aparecer una tendencia alcista. A fines de los años 1990 se alcanzaron nuevamente los niveles de 1960. 1

El carácter limitado de los datos nos obliga a tener una visión de Europa tan restrictiva, así como nos

fuerza a interrumpir la medición en 1996. La producción de esos tres países representaba, en 1995, 70% de la de Estados Unidos, de los cuales 33.5 % para Alemania, 21.2% para Francia y 15.3% para el Reino Unido. 2

En el anexo 2 damos las fuentes y los cálculos. Hemos dedicado numerosos trabajos al análisis de la

baja de las tasas de ganancia (anexo 1). Ver igualmente F. Moseley, The Falling Rate of Profit in the Postwar United States Economy, Nueva York: St.Martin’s Press, 1992, y ¨The Rate of Profit and the Future of Capitalism¨, Review of Radical Political Economics 29 (1997) págs. 23-41; A.Shaikh, ¨The Falling Rate of Profit as the Cause of Long Waves: Theory and Empirical Evidence¨, en A. Kleinknecht, E. Mandel, I. Wallerstein (comp.), New Findings in Long Wave Research, Londres: Mcmillan Press, 1992, págs 174-195; E.Wolf, ¨Structural Change and the Movement of the Rate of Profit in the USA¨ en F.Moseley y E.Wolf (comp.), International Perspectives on Profitability and Accumulation, Aldershot: Edward Elgar, 1992, págs. 93-121; R. Brenner, ¨The Economics of Global Turbulence¨, New Left Review, 229 (1998), págs. 1-264; M.Husson, ¨Après l’age d’or: sur Le Troisième age du capitalisme¨en G.Achcar (comp.), Le marxisme d’Ernest Mandel, París: Presses Universitaires de France, 1999, págs. 49-78.

El perfil del descenso de la tasa de ganancia no fue exactamente el mismo en Europa y en Estados Unidos. La disminución fue muy regular en Europa, a pesar de cierta ruptura al comienzo de los años 1970. El nivel de la tasa de ganancias fue estimulado por la fuerte actividad y culminó en 1973, justo antes del choque petrolero. Esa época era la de las políticas keynesianas de sostén. La caída fue entonces brutal, lo cual explica que, a pesar del carácter más antiguo de la tendencia, se hayan hecho tantas referencias al primer choque petrolero de 1973. Esta ruptura fue menos fuerte en Estados Unidos. La diferencia más notable se refiere al pico alcanzado en 1965 en ese país. Los años 1960 estuvieron marcados en Estados Unidos por la muy vigorosa recuperación después de la recesión de 1960 y después por los gastos relacionados con la guerra de Vietnam. En Estados Unidos, como en Europa, esos acontecimientos permitieron dejar de lado transitoriamente los efectos de la baja de la tasa de ganancia. Como veremos, a esas políticas se agregó un aligeramiento del peso de los intereses debido a la inflación. Pero la entrada en la crisis sólo fue diferida. Esas políticas no podían remediar de modo duradero la caída de la tasa de ganancia de la cual, por otra parte, no se identificaban claramente ni la existencia ni su origen. Para designar el plazo de gracia que así tuvieron las economías hablamos de moratoria keynesiana (e inflacionaria) subrayando su necesaria limitación temporal y su relación con políticas de determinadas inspiraciones. La referencia a la baja de la tasa de ganancia sin embargo no basta para terminar con el análisis de la crisis pues esta disminución tiene a su vez orígenes que hay que explicar. Haciendo provisoriamente abstracción de ciertas retroacciones se puede decir que la tasa de ganancia permite separar las causas y los efectos, lo cual es una clarificación muy útil: Causas de la caída de la tasa de ganancia → Baja de la de la tasa de ganancia → La crisis como efecto

Este capítulo sólo discute los efectos de la baja de la tasa de beneficio y no sus causas (la segunda flecha del esquema, no la primera). La discusión incluso se limita a algunos de aquéllos: la pérdida de velocidad de la acumulación de capital y la desocupación.

3.1- La tasa de ganancia. Productividad del trabajo y del capital, tasa salarial La tasa de ganancia es el indicador de la rentabilidad del capital. Relaciona la masa de los beneficios realizados en un período dado, un año, con la suma total de los fondos invertidos en una empresa, un sector o el conjunto de la economía. Su determinación es un proceso delicado, tanto si se trata de los beneficios como de la suma de capital invertido. Las ganancias se calculan restando del total de los negocios todos los gastos realizados o comprometidos (materias primas, amortizaciones, servicios y salarios…) pero pueden entenderse de diferentes maneras, según se deduzcan o no los intereses pagados, los impuestos…Por consiguiente hay que precisar las definiciones: ganancias antes o después del pago de los intereses, de los impuestos… Aún más difícil es medir la masa total de los fondos empleados pues la misma se formó con el correr de los años, durante la vida de la empresa. En un momento dado esas inversiones se materializan en la forma de diferentes tipos de activos, capital fijo –edificios, máquinas (en el sentido amplio, incluyendo vehículos, computadoras…)– stocks de materias primas o de productos aún no vendidos, activos financieros, liquidez, sin olvidar las masas de deudas que las empresas contrajeron, que reducen su patrimonio. No está de más recordar que la rentabilidad de la actividad capitalista no se mide por la parte de las ganancias (por oposición a las de los salarios) en el ingreso total resultante de una actividad. Lo que interesa a los capitalistas no es saber si para tener una ganancia de un millón de euros hay que pagar uno o diez millones en salarios sino cuál suma total de capital hay que invertir para lograr tal beneficio. Es fácil comprender la importancia de esta cuestión de la rentabilidad en la apreciación de si un negocio es fructífero. En cuanto a la tasa de interés, mide la remuneración de un préstamo y no la de la actividad productiva o comercial. La base de la determinación de la tasa de ganancia está en la técnica y el salario. Además de la tasa de ganancia, le damos pues una importancia particular a lo que llamamos las grandes variables: las dos productividades, las del trabajo y del capital(a), y la tasa salarial, en una definición amplia que incluye todos los costos relacionados con el empleo (las cargas sociales). Esas tres variables permiten calcular la tasa de beneficio sobre el capital fijo, en una primera definición que hace abstracción del pago de los intereses y de los impuestos: Tasa de ganancia = Ganancias / Capital fijo = Productividad del trabajo * Parte de los beneficios Parte de los beneficios = 1- Tasa de salario real/ Productividad del trabajo ___________ (a) Respectivamente, la relación de la producción con un indicador del empleo (por ejemplo, el número de horas trabajadas) o una medición del capital (en general, el stock del capital fijo). La noción de productividad del capital no subentiende que el capital cree valor en el sentido de la teoría marxista del valor. Se trata de una simple relación

Figura 3.1 Tasas de ganancia (%): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

Europa significa tres países: Alemania, Francia y el Reino Unido. La unidad de análisis es el conjunto de las empresas. La tasa de ganancia es una medida relaciona de modo amplio las ganancias (la producción menos el costo del trabajo) con el stock de capital fijo, neto sin la amortización (cuadro 3.1). Los beneficios, por consiguiente, aún contienen los impuestos, los intereses y los dividendos.

Figura 3.2 Tasas de acumulación (%): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

La unidad de análisis es la misma que en la figura anterior. La tasa de acumulación es la tasa de crecimiento del stock neto de capital fijo. La serie fue algo alisada para hacer abstracción de las fluctuaciones de corto plazo.

La relación general entre la tasa de ganancia y la crisis se puede resumir con una idea simple: la tasa de ganancia es el motor de la producción capitalista y cuando es baja o cae las empresas están en dificultades, lo que perturba el funcionamiento general de la economía (cuadro 3.2). Esta tesis era ya central en el análisis de Marx en el Capital. La economía puede adaptarse en cierta medida a una rentabilidad que ha disminuido pero esta adaptación es delicada y toma tiempo. Las empresas deben aprender a actuar diversamente en condiciones más difíciles; deben administrar mejor su capital líquido y refinanciarse; es necesario, por otra parte, modificar el funcionamiento del sistema financiero (la recolección de los fondos, su remuneración) y aplicar las políticas macroeconómicas que puedan contrarrestar esas dificultades o la lentitud de la acumulación. Esos ajustes son posibles, pero no son automáticos. Queda entonces por establecer el lazo que existe entre la crisis y el desempleo. A este punto se le puede dar una respuesta muy neta: la causa principal de la ola de desocupación que se formó entre 1975 y 1985, fue la debilidad de la inversión, la insuficiencia de la acumulación de capital: Baja la tasa de ganancia → Reducción de la acumulación → Desocupación En cuanto a la técnica, la crisis estuvo acompañada por una reducción del ritmo del progreso técnico el cual fue – en su efecto directo, es decir de otro modo que por medio de la tasa de ganancia que trataremos ulteriormente- favorable al empleo: un progreso técnico más lento significa menos ahorro de mano de obra y por lo tanto, comparativamente, más puestos de trabajo. La baja de la tasa de ganancia que hemos descrito en la figura 3.1 fue acompañada por una disminución de la tasa de acumulación. La figura 3.2 . Esta baja contribuyó a la 3

reducción de la tasa de crecimiento del empleo. El cuadro siguiente da el valor medio de las tasas de ganancia, de acumulación y de desempleo en Estados Unidos y en los tres países europeos escogidos, en dos subperíodos de diez años, antes y después de 1974.

3

Todas las tasas de crecimiento están calculadas a partir de variables en volumen (es decir, corregidas

por el aumento de los precios).

3.2- Las consecuencia de una baja de la rentabilidad La debilidad de la rentabilidad de las empresas las coloca ante dificultades de tesorería, una tensión sobre su liquidez, problemas de reembolso y de financiamiento, que implican una gestión más rigurosa, particularmente en sus decisiones de invertir y producir, que vamos a considerar por separado. Los niveles de rentabilidad se reflejan en los ritmos de la inversión y en las tasas de acumulación del capital. Los beneficios hacen que la inversión sea más atractiva; las empresas lo financian directamente u obtienen condiciones más favorables al emitir acciones o en los préstamos; la insuficiencia de la tasa de ganancia, por el contrario, frena simétricamente la inversión. La reducción del ritmo de la inversión se traduce en la del crecimiento de la producción y del empleo, que son dos aspectos esenciales de la crisis, Una recesión se analiza como una reducción acumulativa de la producción. Las bajas de la producción y de la demanda se encadenan y se causan mutuamente. Menos producción significa menos compras de bienes de producción y menos pagos de salarios, reducciones que hacen que la demanda disminuya y por consiguiente conducen a las empresas a bajar su producción… La intensidad de una recesión es función de la de las reacciones de las empresas, y en particular de su sensibilidad ante la dificultad de vender, y es aquí donde el efecto de la rentabilidad se hace particularmente sentir a corto plazo. El hecho de continuar produciendo demasiado cuando la empresa vende poco y aumentan las existencias de mercancías no vendidas, conduce a seguir sacando dinero de la tesorería sin que la misma se reconstituya suficientemente por los ingresos resultantes de las ventas. De este modo la baja y la debilidad de la rentabilidad de las empresas conducen a éstas a ajustar vigorosamente la producción según la demanda repercutiendo sobre la producción las dificultades de venta. Según mecanismos bastante intuitivos esos comportamientos crean, cuando se generalizan en la economía, una creciente inestabilidad: los choques adquieren características acumulativas. Tales encadenamientos explican la acentuación de las fluctuaciones coyunturales en la crisis y particularmente la multiplicación y la profundización de las recesiones.

Cuadro 3.2 (%)

Estados Unidos 65-74

Tasa de ganancia

Europa

75-84

65-74

75-84

19.7

14.8

18.1

13.8

Tasa de acumulación

3.8

3.0

4.8

2.3

Tasa de desempleo

4.5

7.6

1.8

6.1

La baja de la tasa de ganancia trae aparejada la disminución del ritmo de acumulación y el aumento del desempleo

La disminución de la acumulación y la caída de la tasa de ganancia fueron simultáneas. El mínimo de la tasa de ganancia se registró a comienzos de los años 1980. La recuperación de la acumulación fue más tardía, más rápida pero efímera en Europa y sensiblemente postergada en Estados Unidos. La lentitud de la acumulación es, en efecto, una explicación común y bastante intuitiva de la desocupación. El crecimiento económico va acompañado por el del empleo. La pérdida de ritmo del crecimiento del capital se acompaña pues con la reducción del crecimiento de la población ocupada en la producción. Desde cerca de la mitad de los años 1970 el crecimiento económico es más lento; ya no genera un flujo suficiente de empleos que correspondan a la población en condiciones de trabajar; esta insuficiencia hizo aumentar la desocupación. Aunque otras variables complican esas relaciones, la acumulación y el crecimiento son centrales en lo que se refiere al problema del empleo. La duración considerable de la crisis hizo renacer, hace unos diez años, tesis estagnacionistas que hoy pasaron de moda debido a la recuperación del crecimiento durante los años 1990: la lentitud del crecimiento fue interpretada entonces como la característica de una nueva era en la que la demanda dejaba de crecer como lo hacía anteriormente. La humanidad, por lo menos una minoría privilegiada, se había emborrachado durante demasiado tiempo con el crecimiento y la abundancia hasta llegar a la saturación de sus necesidades… ¡Se estaba ante el fin del crecimiento de la demanda y por lo tanto el fin del aumento del empleo! Nos encontramos aquí con otro tema, igualmente popular hace algunos años, el del fin del trabajo debido a los excesos del progreso técnico. Los dos próximos capítulos, que tratan las relaciones entre desocupación y progreso técnico, refutan ambas tesis. Esta primera investigación termina pues afirmando un diagnóstico: la centralidad de la tasa de ganancia en la explicación de la crisis, de la pérdida de ritmo de la acumulación y del ascenso del desempleo. Otras variables (referentes a la técnica, el crecimiento o la inflación) confirman esos rasgos comunes: la crisis estructural afectó a Europa ya Estados Unidos de modo similar y las mismas causas tuvieron los mismos efectos. Como hemos observado, la tasa de ganancia llegó a su mínimo a comienzos de los años 1980 y desde entonces aumenta. Este capítulo termina pues con una comprobación paradójica: la acumulación disminuyó con la caída de la tasa de ganancia pero la

tendencia más reciente al aumento de ésta no está acompañada por una recuperación correspondiente de la acumulación del capital, a pesar de la nueva fluctuación alcista de la tasa reacumulación a fines de los años 1990. Aquí nos topamos implícitamente con las relaciones financieras: sobre esto volveremos . 4

4

Capítulo 9, El choque de las tasas de interés. El peso de los dividendos.

Capítulo 4 ¿Aceleración o disminución del ritmo del progreso técnico? ¿Qué lugar debemos atribuirle al progreso técnico en la explicación del desempleo? La cuestión merece un examen cuidadoso. En primer lugar, el aumento de la desocupación se imputa a menudo a la aceleración del progreso técnico. Hay que decirlo sin ambages: esta explicación es falsa. Pero eso no significa que el progreso técnico y el cambio de sus ritmos no sean centrales en el análisis de la crisis y del desempleo: lo son, pero de otro modo. La crisis no apareció ni se formó una ola de desocupación porque se aceleró el progreso técnico sino que eso se produjo porque algo se descompuso en el curso de este último. Queda por precisar qué. El razonamiento que convierte a la aceleración del progreso técnico en responsable del desempleo es simple: la mecanización torna superflua la mano de obra y entonces se prescinde de los trabajadores. Este análisis, que se une a otras preocupaciones, sobre todo ambientales, se integra bien en un cuestionamiento general del progreso: sería una de sus consecuencias dañosas. Los hechos no apoyan esta interpretación. En ningún caso se podría hablar de aceleración. Por el contrario, los ritmos del progreso técnico se redujeron. No hay duda de que la producción está cada vez más mecanizada y que, comparativamente, requiere cada vez menos trabajo vivo. Sin embargo, la rapidez de esos progresos no deja de disminuir desde mediados de los años 1960.Lo dijimos en el capítulo anterior, la ola de desempleo tuvo otras causas: la lentitud del crecimiento económico – lentitud del aumento de la producción y lentitud de la acumulación del capital. Un indicador simple del progreso técnico es el progreso de la productividad del trabajo. Esta variable mide la evolución de la producción realizada en promedio por un trabajador en una hora. En los hermosos años 1960, en los que prevalecía casi el pleno empleo, los avances de la productividad del trabajo eran comparativamente rápidos; los años de la desocupación estructural fueron, inversamente, años de progreso lento: todos los años la producción ahorraba mano de obra pero a un ritmo que disminuía

constantemente. Lejos de oponerlos, esas observaciones asocian por lo tanto el pleno empleo con el vigor del progreso técnico y no un progreso técnico mayor y la desocupación. (%)

Estados Unidos 65-74

75-84

Europa 65-

75-

74

84

Tasa de crecimiento de la productividad del trabajo

2.1

0.9

4.9

2.9

Tasa de desempleo

4.5

7.6

1.8

6.1

No es la aceleración del cambio técnico lo que explica el aumento de la desocupación. Esta comprobación puede ser considerada sorprendente pero también tiene algo intuitivo. La rapidez del progreso técnico es un signo de la salud de la economía y de su dinamismo: lo mismo vale para el pleno empleo. De un modo trivial: cuando el progreso técnico marcha bien, la economía marcha bien . 5

La disminución del ritmo de crecimiento del progreso técnico es un fenómeno muy conocido por los especialistas y que originó una vasta controversia. La emoción que provocó fue más fuerte en Estados Unidos que en Europa porque planteaba de modo agudo el problema de la preeminencia estadounidense, en particular respecto a Japón, que mantuvo durante mucho tiempo ritmos de progreso mucho más elevados. La figura 4.1 expresa el curso de la productividad del trabajo desde la Segunda Guerra mundial para Europa y Estados Unidos. El aplastamiento de la curva a lo largo de los años traduce la caída de la tasa de crecimiento de esta variable. La disminución del ritmo de progreso general es muy evidente. En Estados Unidos, en el período 19461970, la tasa anual media de crecimiento de la productividad horaria del trabajo fue 3.3%. En ninguna de las décadas siguientes superó el 1.5%.

5

Es innecesario decir que aquí no discutimos las consecuencias de esos progresos sobre los modos de

vida o el ambiente.

Figura 4.1 Productividad del trabajo (dólares de 1990 por hora): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

Alemania, Francia y Reino Unido (conjunto de las empresas).La productividad del trabajo es el cociente de la producción, corregido descontando la inflación, por el número de horas trabajadas. Esta figura es la primera que utiliza una escala logarítmica: la inclinación de las curvas es proporcional a la tasa de crecimiento de las variables. Las fluctuaciones recurrentes (pequeñas en la figura) son los efectos de los aumentos repentinos o de la reducción de la actividad.

¿Es posible observar una reciente recuperación del crecimiento de la productividad del trabajo? En los últimos cinco años del siglo pasado la tasa de crecimiento media de la productividad del trabajo llegó, en efecto, a 1.7%. La recuperación es real, pero sigue siendo débil . 6

Esas observaciones contradicen la imagen, bien anclada en las mentes, de un cambio técnico sostenido por un flujo continuo de nuevos bienes y servicios (los rendimientos crecientes de las técnicas informáticas y de comunicación son motivo de permanente asombro, tanto si maravillan como si irritan). A este respecto hay que hacer notar dos cosas. En primer lugar, habría que relativizar ese juicio al comparar las innovaciones más recientes con las de los períodos anteriores: de la revolución industrial, del fin del siglo XIXº, del comienzo del siglo XXª o de los primeros decenios de la postguerra. ¿Los progresos de esos años no eran igualmente 6

Vino después de cinco años particularmente desfavorables pues la tasa había caído hasta 1.1% entre

1990 y 1995 lo que explica el modo con que fue saludada. En este análisis habría que reconocer el papel de una mejora tendencial eventual de las condiciones del cambio técnico y del efecto de las fluctuaciones de la actividad (recalentamientos y recesiones) cuyos efectos registra la productividad del trabajo.

considerables? ¿Qué decir de la electricidad o de la radio? Muchas innovaciones anteriores a la Segunda Guerra mundial, incluso muy anteriores como el automóvil, se difundieron ampliamente en Europa después de la guerra. Lo mismo sucedió con la mecanización de la vida en las casas permitida por el desarrollo de los electrodomésticos o por la invasión de las materias plásticas. Ciertamente que los teléfonos portátiles, las computadoras domésticas e Internet son fascinantes pero las décadas anteriores también habían aportado sus contingentes de productos. En segundo lugar, ese flujo de innovaciones expresa otro fenómeno, diferente del que mide la variación de la productividad del trabajo, aunque los dos procesos tengan ciertas relaciones. La capacidad de ahorrar recursos necesarios para la producción de un bien o de un servicio (lo que mide el progreso de la productividad del trabajo) es algo distinto de la aparición de los bienes de consumo. En nuestro análisis del desempleo la expresión progreso técnico debe ser siempre entendida en el sentido de progreso de las técnicas de producción (que combinan mecanización y organización), desde el punto de vista estricto de la capacidad de ahorrar recursos utilizados para la fabricación de un bien o la prestación de un servicio. Esta es la forma de progreso técnico que es importante para la rentabilidad y para el empleo cuando uno considera globalmente la economía. Si no se trata de la aceleración ¿cuál es entonces la relación entre el progreso técnico y el desempleo? En nuestra opinión, el lazo es indirecto pero muy simple: ¡es, a la inversa, le reducción del ritmo del progreso técnico lo que está en cuestión! Para entender esto hay que volver al primer esquema del capítulo 3 que describe la cadena que va desde los factores de la caída de la tasa de ganancias a los efectos de esa baja, entre los cuales se cuenta la desocupación. Se llega al resultado siguiente: el progreso técnico entra en el análisis de la desocupación debido a su papel en la evolución de la tasa de ganancia. Hay que precisar el esquema anterior haciendo del progreso técnico uno de los determinantes de la tasa de ganancia: Progreso técnico lento → Caída de la tasa de ganancia → Ritmo más lento de acumulación → Desempleo

El progreso técnico está ligado con la desocupación por esta vía indirecta. Dado que es uno de los determinantes de la tasa de ganancia, puede ser una de las causas de su baja; la baja de la tasa de ganancia reduce el ritmo de la acumulación; esto se refleja en la insuficiencia del crecimiento del empleo; la desocupación expresa esa insuficiencia.

Vamos ahora a ver el primer eslabón de esta cadena: la relación entre el progreso técnico y la variación de la tasa de ganancia. ¿Qué puede sucederle al progreso técnico que pueda explicar la baja de la rentabilidad del capital? El primer índice que poseemos de alteración del progreso técnico fe la pérdida de velocidad del crecimiento de la productividad del trabajo que describe la figura precedente. Durante las décadas 1950 y 1960 cada año se ahorraba en la cantidad de trabajo necesaria para la producción de un bien o de un servicio; el ritmo de ese ahorro después se redujo. Para entender las fuentes de dicha pérdida de velocidad hay que recordar que la palanca principal para economizar trabajo es la mecanización. Se utiliza relativamente menos trabajo vivo porque se recurre a más capital fijo (o a elementos menos costosos). El término mecanización es un poco restrictivo porque significa, hablando estrictamente, una mayor utilización de máquinas (de materiales) en la producción mientras que el capital fijo tiene otros componentes, como los edificios, pero es utilizado corrientemente en un sentido ampliado. No basta pues con comparar el trabajo que se consume en la producción con el producto que se obtiene para poder hablar de progreso. Hay que preguntarse igualmente sobre la cantidad de capital fijo que requiere la producción y el aumento de capital que exige el ahorro de trabajo. Así como la productividad del trabajo mide el producto obtenido por hora de trabajo, la productividad del capital mide el producto obtenido por unidad de capital, es decir, por franco en capital fijo (cuadro 3.1). ¿Cuántos euros en productos cada año por un franco en edificios, máquinas o vehículos? Esa es la cuestión. La variación de esta variable es un elemento crucial de la transformación que se produjo en los años 1970. El examen de la productividad del trabajo en Estados Unidos, en la figura 4.2, revela un resultado espectacular. Mientras desde la Segunda Guerra mundial había fluctuado sin que se esbozase ninguna tendencia muy clara, a partir de los años 1960, justo antes de la crisis, comienza un movimiento de fuerte decrecimiento. Una evolución similar, más regular, aparece igualmente en Europa, por lo menos desde 1961, fecha en que comienza la serie (figura 4.3). Esas tendencias de la productividad del trabajo relativizan mucho la noción de progreso técnico, expresión que sin embargo utilizaremos. Se siguieron realizando ahorros en la producción, sobre el trabajo, pero fueron pagadas por un aumento de la necesidad de

capital: menos por un lado, pero más por el otro, progreso por un lado y, en cierto sentido, retroceso por el otro. La existencia de esa mecanización es conocida, pero hay que examinar los rasgos característicos. Ese aumento del peso del capital alcanzó un grado tal que su precio total no cesó de acrecentarse con respecto al de los bienes y servicios producidos, como lo indica la caída de la productividad del capital. Si la mecanización permitió el crecimiento de la productividad del trabajo, su costo limitó las potencialidades en términos de rentabilidad. La mecanización podía ser eficaz con relación a la mano de obra que permitía ahorrar, pero era cara. Ese curso muy particular del progreso técnico, lastrado por masas crecientes de capital, ya había llamado la atención de Marx a mediados del siglo XIXº y él lo había puesto en el centro mismo de su análisis de la tendencia a la baja de la tasa de ganancia en su libro III del Capital (cuadro 4.1). Por esta razón llamamos progreso técnico a la Marx un progreso en el cual el capital aumenta no solamente con respecto al trabajo utilizado sino también con relación a la producción realizada: cada vez menos trabajo pero cada vez más máquinas en relación con la producción. El período de baja de la productividad del capital, en las figuras 4.2 y 4.3, puede ser así calificado de período a la Marx. Este carácter es importante porque trae aparejado otro: un progreso técnico de ese tipo va acompañado en general por la baja de la tasa de ganancia (figura 3.1). Ese curso desfavorable del progreso técnico no es permanente. Una investigación histórica que va más lejos hacia el pasado revela que Estados Unidos habían salido de la Segunda Guerra mundial en una situación muy ventajosa en lo que se refiere a los ritmos y las formas del cambio técnico . Un verdadero progreso se manifestaba en todos 7

los planos: de año en año se necesitaba cada vez menos trabajo y menos capital por unidad producida. La tasa de ganancia aumentaba aunque el salario real conociera un ritmo de crecimiento particularmente elevado. A la desaparición de esos rasgos ventajosos del cambio técnico hay que imputar la caída de la tasa de ganancia y, por consiguiente, la disminución del ritmo de acumulación, el insuficiente crecimiento del empleo, la desocupación. La tasa de ganancia no depende sólo de la técnica, sino también de los salarios. Por lo tanto muchos responsabilizan al crecimiento excesivo de los salarios de la baja de la 7

Volveremos sobre esto en el capítulo 16, Un precedente histórico: la crisis del fin del siglo XIXº.

tasa de ganancia. En el curso del período algo ha cambiado desde el punto de vista del salario: su crecimiento se hizo más lento, como lo muestra el cuadro siguiente, y ese movimiento va en sentido inverso del que permitiría imputarle la baja de la tasa de ganancia. 4.1 La tendencia a la baja de la tasa de ganancia En el libro III del Capital Marx hizo una descripción muy detallada de un conjunto de «tendencias históricas» características de la producción capitalista. Esta noción de tendencia nos remite a evoluciones a muy largo plazo de la técnica y de la distribución, grandes movimientos observables independientemente de las fluctuaciones del ciclo coyuntural (la sucesión de recalentamientos y recesiones). La más conocida de esas tendencias es la famosa baja tendencial de la tasa de ganancia pero la descripción que da Marx incluye igualmente el progreso de la productividad del trabajo, el alza de la composición del capital (la relación capital-trabajo), la continuación de la acumulación de masas crecientes de capital aunque la tasa de crecimiento del stock del capital disminuya, y el aumento del empleo. Se trata pues de una trayectoria de crecimiento y de progreso de la productividad del trabajo pero en la cual la tasa reganancia baja. La intuición fundamental de Marx es que los progresos de la productividad del trabajo exigen generalmente una costosa mecanización. En lugar del aumento de la composición del capital, muy a menudo hacemos referencia a la baja de la productividad del capital para caracterizar el perfil de esa mecanización. Llamamos a esas trayectorias, trayectorias a la Marx. En diversos trabajos hemos interpretado la intuición de Marx como «dificultad de innovar». Esta dificultad remite, nos parece, a una contradicción entre los intereses individuales y colectivos en materia reinvestigación y de desarrollo de nuevos procedimientos. El perfeccionamiento de procedimientos es costoso y es muy difícil proteger los resultados, que tienden a difundirse. Una legislación estricta de protección de las patentes tendría, por otra parte, el inconveniente de frenar la difusión del progreso. El interés de este análisis consiste en que el sistema capitalista efectivamente tiende a colocarse en tales trayectorias aunque pueda escapar de ellas en ciertos períodos, teniendo en cuenta la acción de contratendencias o de metamorfosis más o menos profundas de su funcionamiento. Los períodos de baja de las tasas de ganancia conducen a grandes crisis estructurales que el capitalismo asta ahora no ha sido capaz de evitar pero sí ha podido superar. Las condiciones del cambio, la aparición de contratendencias, son creadas por la tendencia misma, aunque en eso no haya nada automático.

Figura 4.2 Productividad del capital (―) y parte de las ganancias (∙∙∙∙∙) (1966=1): Estados Unidos

Figura 4.3 Mismas variables: Europa

. La productividad del trabajo es el cociente de la producción por el stock de capital fijo (cuadro 3.1). La parte de las ganancias es el cociente de la definición amplia de las ganancias (antes de impuestos, intereses y dividendos) por la producción. En esas dos figuras las series han sido divididas por su valor en 1966 para normarlas en 1 en ese año. Las escalas verticales y horizontales son idénticas en las dos figuras

(%)

Estados Unidos 65-74

Tasa de crecimiento del costo salarial Tasa de ganancia

75-84

Europa 65-74

75-84

2.4

1.1

5.5

2.7

19.7

14.8

18.1

13.8

No es la aceleración del alza de los salarios lo que explica la baja de la tasa de ganancia

El período de crisis coincidió muy tempranamente con un control severo del progreso del salario y de las cotizaciones sociales, y la ola de desocupación que acompañó la crisis ayudó poderosamente a reducir esos ritmos. A lo largo de la crisis la tasa de crecimiento del salario no cesó de disminuir hasta quedar reducida a casi nada o directamente anulada . 8

Confrontados con la reducción del ritmo del progreso técnico, los empleadores pretendieron lanzar todo el peso sobre los hombros de los asalariados. Lo consiguieron con cierto retraso. Pero no hay que invertir el orden de ese encadenamiento. El aumento demasiado rápido del salario no perturbó un mundo tranquilo. Es la ruptura del curso del progreso técnico lo que trazó una nueva trayectoria a la economía; el salario fue ajustado a la misma. A pesar de la reducción del crecimiento del salario, el costo del trabajo pesó cada vez más sobre la rentabilidad del capital. En Estados Unidos ese peso fue moderado hasta mediados de los años 1970, mientras la disminución del ritmo de crecimiento de la productividad del trabajo fue débil. De este modo la parte de las ganancias en la producción disminuyó lentamente hasta esa fecha, como se puede ver en la figura 4.2 . 9

La baja de la parte de las ganancias, resultante de la fortísima disminución del crecimiento de la productividad del trabajo, contribuyó sensiblemente a la de la tasa de ganancia en la segunda mitad de los años 1970. Una evolución análoga se produjo en Europa (figura 4.3).

8

Capítulo 6, Controlar el costo salarial, embridar al Estado providencia.

9

Esos razonamientos están influenciados por las relaciones introducidas al final del cuadro 3.1

Los que convierten al salario en responsable de la caída de la tasa de ganancia quieren en realidad decir que los salarios habrían debido adaptarse inmediata y completamente a ese curso desfavorable del cambio técnico para que se pudiera mantener íntegramente la rentabilidad del capital. Pero, hablando de esto ¿cuál fue la actitud de los otros grupos sociales? Volveremos sobre este punto. En total, los acontecimientos se desarrollaron del modo siguiente. En los años 1960 o incluso antes aparecieron condiciones desfavorables del progreso técnico. A pesar del freno gradual al ritmo de los aumentos salariales, la rentabilidad del capital se derrumbó y el crecimiento económico (la tasa de acumulación del capital) disminuyó sensiblemente tanto en Europa como en Estados Unidos. Las economías europeas, en particular, se encontraron de golpe con que eran incapaces de engendrar una masa de empleos que correspondiese a la población disponible – y de ahí la ola de desocupación estructural. La cadena iba del progreso técnico a la desocupación, a través de la rentabilidad del capital y de la acumulación. No se trataba por consiguiente de los excesos del progreso sino de sus debilidades. A riego de anticiparse, no es posible dejar de observar en las figuras 4.2 y 4.3 los rasgos específicos de las últimas décadas, desde comienzos de los años 1980. Se ve claramente esbozarse una tendencia al aumento de la productividad del capital y de la parte de las ganancias, que hay que enlazar con el de la tasa de ganancia (figura 3.1) – un elemento esencial del cambio de curso del capitalismo que señala la entrada en una nueva fase . 10

Sin embargo no se ve ninguna mejora sensible respecto a la productividad del trabajo (figura 4.1).

10

Seminario Marxista: ¿Una nueva fase del capitalismo?, París: Syllepse, 2001.

Capítulo 5 ¿América creadora de empleos, Europa desocupada? Si la crisis estructural que comenzó en los años 1970 fue común a Estados Unidos y a la Unión Europea, el problema del empleo y de la desocupación no tuvo la misma amplitud en esos dos espacios económicos. La ola de desempleo estructural que se desarrolló en Europa entre 1975 y 1985 fue mucho más amplia y no se reabsorbió mientras que en Estados Unidos el índice de desocupación disminuyó sensiblemente hasta producir la impresión de un retorno a la normalidad. Aunque hay que relativizar esta idea de que en Estados Unidos se volvió al pleno empleo, debido a la precarización de los empleos y a la transformación de las condiciones de trabajo, la disminución del indicador oficial del desempleo en ese país contrasta fuertemente con su estancamiento o su lenta reabsorción recientemente en Europa. Ha llegado el momento de dar una primera respuesta a este enigma. ¿Por qué esta evolución divergente? ¿Hay que ver en ella el efecto de una maravillosa flexibilidad? Los apóstoles del neoliberalismo saltan rápidamente a esa conclusión: según ellos, Estados Unidos habrían sabido dirigir una evolución que nosotros rechazamos debido a la pesadez social propia de nuestro viejo continente. América aparece nuevamente como modelo –el modelo neoliberal, justamente, el que deberíamos importar. Dinamismo de un lado del Atlántico, esclerosis del otro, o juntando Estados Unidos y el Reino Unido: en el mundo más firmemente comprometido con la vía neoliberal, por una parte y los países del continente europeo, por la otra. El objetivo de este capítulo es refutar esas afirmaciones. Esas diferencias en materia de desocupación se explican simplemente: las tasas de crecimiento y los ritmos de acumulación similares engendraron un crecimiento del empleo en Estados Unidos y su estancamiento en Europa porque el progreso técnico fue mucho más rápido en Europa que en Estados Unidos. Se puede dejar correr la imaginación sobre las virtudes de la flexibilidad, pero aquí no se trata de ella sino de la debilidad relativa del progreso técnico estadounidense: la lentitud del crecimiento de la

productividad del trabajo. Más rigurosamente, lo que se discute es la velocidad superior de la substitución del trabajo por el capital en Europa (el aumento más veloz de la relación capital-trabajo, la cantidad de capital fijo, de máquinas, por trabajador). Las economías europeas eran menos avanzadas pero tuvieron excelentes resultados en materia de progreso técnico desde la Segunda Guerra mundial, quizás incluso demasiado buenos. Hoy la diferencia es menor, pero siempre superan en eso a Estados Unidos. Cuando Europa salió de la Segunda Guerra mundial tenía un gran retraso respecto a Estados Unidos. Este es un hecho muy conocido y bastará un solo indicador para medirlo. La figura 5.1 presenta una estimación de la relación capital-trabajo en los tres países europeos y en Estados Unidos. Esa figura da una imagen sintética impresionante de cómo alcanzaron esos países a Estados Unidos. Esta variable que mide de modo simple el grado de mecanización era en los principales países europeos cerca de tres veces más débil que del otro lado del Atlántico. Tres veces menos capital fijo, digamos, máquinas, o máquinas tres veces más baratas, esa era la situación de Europa frente a Estados Unidos al terminar las hostilidades. En unos treinta años esas economías eliminaron su retraso gracias a un progreso técnico y organizativo mucho más rápido . 11

Naturalmente, ese fenómeno no fue uniforme entre los diferentes sectores y aquí hablamos de promedios. Es fácil imaginar las consecuencias sobre el empleo de esta carrera a la modernidad: aumento del empleo por un lado y estancamiento por el otro. La diferencia es clamorosa. Para persuadirse, basta examinar la figura 5.2. Allí se encontrarán las dos curvas del empleo privado, en Estados Unidos y en todos los países de la hoy Unión Europea en el período que va desde 1948 hasta el fin de los años 1990. La población empleada en el sector privado de Estados Unidos ha progresado incesantemente desde la Segunda Guerra mundial a un ritmo medio de 1.6% anual; en Europa creció poco y fluctuó en torno a efectivos casi constantes desde los años 1970 . 12

11

En tal comparación internacional es más difícil apreciar los niveles relativos de los diferentes países

que las tendencias propias de cada país. Es posible interrogarse sobre el hecho de que los índices logrados por Europa superan ahora a los de Estados Unidos. Para los años recientes, los niveles y las tendencias reflejan sin duda las características de cada espacio más que una simple recuperación de las distancias entre uno y otro. 12

El examen del número de horas trabajadas confirma plenamente esta diferencia estructural entre

Figura 5.1 Relación capital-trabajo (miles de dólares de 1990 por hora): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

Alemania, Francia y Reino Unido (conjunto de las empresas). El capital es la existencia de capital fijo corregida descontando la inflación; está dividido por el número de horas trabajadas.

Figura 5.2 Empleo privado total (millones de personas): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

Europa y Estados Unidos. Las cantidades de horas crecen menos debido a la disminución de la duración del trabajo. En los tres países europeos, el número de horas trabajadas en el sector privado disminuye sensiblemente, de 105 mil millones de horas en 1974 a 93 mil millones en 1998.

El empleo expresado en esa figura excluye el empleo público. Mientras que en Estados Unidos la relación del empleo público con el empleo privado durante ese período siguió siendo bastante constante, esa relación aumentó en Europa . La diferencia entre las 13

tendencias del empleo en los tres países europeos y en Estados Unidos es por consiguiente menor para el empleo público total que el referente al empleo privado de la figura 5.2 pero esta diferencia no modifica la comprobación principal: el crecimiento mucho más fuerte del empleo en Estados Unidos que se explica por el aumento más lento de la relación capital-trabajo en ese país . 14

Las consecuencias sobre el empleo de los ritmos diferentes de cambio técnico fueron espectaculares en el conjunto del período. Fueron compensadas en Europa antes de los años 1970 por el crecimiento (la acumulación del capital) muy rápido, pero tuvieron efectos dramáticos durante la crisis. Entre 1974 y 1998, es decir, después del impacto de la crisis, la relación capital-trabajo aumentó en Estados Unidos en 1.0% por año, contra 2.7% en los tres países europeos, o sea un ritmo más del doble. Si, desde 1974, esos países no hubiesen proseguido con la recuperación de su retraso, es decir, si su mecanización hubiese evolucionado paralelamente a la de Estados Unidos al lento ritmo del 1.0% anual, el empleo privado habría sido superior –manteniendo por otra parte todas las demás cosas de cerca de 32 millones de personas, cuando no había oficialmente sino 9 millones de desocupados. Para evitar totalmente la desocupación habría bastado que el crecimiento de la mecanización alcanzase un ritmo de solamente 2.1% anual, o sea todavía dos veces más rápidamente que en Estados Unidos . 15

¿Hay que deducir de este vigor del progreso técnico en Europa una capacidad de innovar más fuerte que en Estados Unidos, un savoir-faire superior? Evidentemente, 13

En los años 1990 el empleo público representaba alrededor del 20% del empleo privado en Europa y

del 15% en Estados Unidos. 14

Ese crecimiento del empleo debe ser relacionado con el aumento natural de la población que fue

mucho mayor que en Europa. En 1999, la tasa de natalidad en Estados Unidos fue del 15 por mil y la de mortalidad, del 9 por mil. En el caso de los tres países europeos, esos índices son: Alemania 10 y 10; en Francia, 12 y 9; en el Reino Unido 12 y 10. 15

Si los ritmos de acumulación del capital hubiesen sido exactamente los mismos en Estados Unidos y

en Europa el crecimiento de la relación capital-trabajo explicaría la totalidad de la diferencia en la creación de empleos (el empleo es igual al cociente del capital por la relación capital-trabajo). Las tasas de acumulación no fueron iguales (figura 3.2) pero son los ritmos de cambio técnico los que explican los perfiles observados en materia de creación de empleos.

hay que responder por la negativa a esta pregunta. Ese juicio ya está contenido en la noción de recuperación. Estados Unidos eran más avanzados que Europa. Esta importó la técnica y la administración estadounidenses. Eso no significa, evidentemente, que los estadounidenses hayan inventado todo: cada país aportó, en cierta medida, su piedra al edificio. En un mundo de multinacionales, los límites de la investigación y de las innovaciones no son ya las fronteras tradicionales. Sin embargo es bien sabido que los métodos estadounidenses se difundieron muy ampliamente en todos los países avanzados. Algunos modos de organización europeos o japoneses fueron a veces vistos como alternativas al modelo estadounidense, capaces de asegurar su relevo, pero las evoluciones recientes han relegado en cierto modo esos análisis al segundo plano, con razón o sin ella. Simplificando mucho las cosas y haciéndole poco caso a las numerosas heterogeneidades que existen entre las ramas y los países, se puede ver a Estados Unidos como el país que desde la guerra y hasta los años 1980 marcha a la vanguardia de la técnica y de la administración. La innovación en ese país merece plenamente su nombre pues implica una exploración hasta los límites de lo desconocido. Tiene un costo importante porque opera así en la frontera de los conocimientos. El cambio técnico sigue en ella leyes propias que se pueden analizar intrínsecamente. A la inversa, los otros países progresan más acá de esa frontera. El cambio técnico es gobernado en ellos por otros mecanismos y leyes. Eso no significa, sin embargo, que es obtenido fácilmente, en cierto modo garantizado. Esa es toda la complejidad de la problemática de la carrera por alcanzar al más adelantado: el menos avanzado beneficia potencialmente de los progresos realizados en otros países pero también está dominado en el mercado mundial y esta dominación puede condenarlo a la inmovilidad y al retroceso. Sus empresas pueden ser aniquiladas por la competencia extranjera se están demasiado brutalmente expuestas a ella. ¿Deben esperar acaso los flujos de inversiones extranjeras? ¿Y si éstos no llegasen? ¿Y si la búsqueda de ganancias inmediatas de esos inversionistas internacionales y su miedo al riesgo provocasen una insostenible inestabilidad? El verdadero milagro realizado por los países más retrasados (Europa y Japón) después de la Segunda Guerra mundial consiste en haber sabido recuperar la ventaja, a pesar de sus dificultades, mientras protegían el empleo. Este éxito reposó sobre una sabia dosificación de apertura a la competencia extranjera y de protección de las economías

nacionales, que fue posible por las instituciones monetarias nacionales e internacionales creadas al terminar la guerra. El Estado intervino en ese desarrollo mediante sus políticas macroeconómicas e industriales, tomando directamente a su cargo sectores fundamentales, financiado la investigación y la formación. No se impuso ninguna disciplina monetaria excesiva y la inflación no fue satanizada. Los resortes nacionales e internacionales de las inversiones se dosificaron mediante ajustes permanentes . 16

Las lecciones que sugiere esta evocación de la recuperación de la diferencia tecnológica por los europeos son simples. En cuanta ala técnica, no es bueno perseguir lo más rápidamente posible esa recuperación, modernizar el instrumental productivo en un período de crisis estructural; en cuanto a las políticas, es prematuro renunciar a sus instrumentos cuando no se ha terminado la tarea. Una explicación de la brecha entre los dos espacios económicos, dada en este capítulo, contrasta fuertemente con las tesis del capítulo 4. En éste sosteníamos que la ola de desocupación de la década 1975-1985 no podía ser imputada a la velocidad del progreso técnico porque ésta había disminuido mucho desde el comienzo de la crisis. El pleno empleo anterior se había acomodado a ritmos de progreso mucho más sostenidos. Lo que ahora consideramos no es ya la formación de un desempleo estructural en la crisis desde los años 1970 sino la brecha existente entre Estados Unidos y Europa. La explicación del fenómeno global difiere de la de las diferencias entre diversas zonas. No hay en eso nada de desconcertante. No se puede explicar el desempleo en la crisis por la aceleración del progreso técnico porque dicho progreso perdió velocidad en todas partes. Pero se puede comprender por qué el problema de la desocupación fue más agudo en Europa que en Estados Unidos, porque este país ahorra sobre la mano de obra, año tras año, mucho menos que Europa.

16

Capítulo 21, Entre dos hegemonías financieras: los treinta gloriosos

Capítulo 6 Controlar el costo salarial, refrenar al Estado providencia El pleno empleo es desfavorable a la valorización del capital pues trae aparejado alzas de salarios y, más en general, hace a los asalariados menos conciliadores ante las exigencias de los patrones. Si el costo del trabajo aumenta demasiado, la tasa de ganancia es afectada. Lo mismo sucede si los trabajos se niegan a adaptarse a los horarios o a las condiciones de trabajo. La desocupación y la precariedad son las mejores garantías de esta disciplina, tanto si el asalariado las sufre como si sobre él planea esa amenaza. Es una característica fundamental del capitalismo el asegurarse permanentemente un grupo de individuos sin trabajo o deseosos de trabajar más –lo que Marx llamaba ejército industrial de reserva. Globalmente, los años 1950 y 1960 se habían caracterizado por un cuasi-pleno-empleo, que requería recurrir de modo importante a la inmigración. Unidas al rápido progreso técnico, las luchas de los asalariados habían permitido un aumento relativamente sostenido de su poder adquisitivo, la obtención de ciertas garantías en materia de protección social y el reconocimiento gradual de un derecho al trabajo. Por eso es obvio que la enorme ola de desocupación que aumentó durante la segunda mitad de los años 1970 constituyó una poderosa palanca para la retoma del control del costo del trabajo. El medio más directo para los propietarios y los responsables de las empresas para mejorar su tasa de ganancia era obtener concesiones de los asalariados. La reducción pura y simple del poder de compra habría sido bienvenida y por otra parte fue lograda en ciertos países para ciertas categorías de trabajadores, pero los asalariados opusieron resistencia a este cuestionamiento de su nivel de vida. La disminución de las cotizaciones sociales habría producido el mismo efecto sobre las tasas de ganancia, pero también en ese caso no era fácil atacar frontalmente esas conquistas sociales tan sólidamente ancladas en las instituciones y en las costumbres . 17

17

En un país como Francia, el empleo de un asalariado lleva obligatoriamente a pagar cotizaciones

sociales que dan derecho a un conjunto de prestaciones (jubilación, salud, familia, desocupación) en el seno de u sistema globalmente nombrado Seguridad Social.

Más que de hacer retroceder el poder de compra y las prestaciones sociales, en la crisis se trabajó para frenar su aumento. El deterioro de las condiciones del progreso técnico, la caída concomitante de la tasa de ganancia y la crisis estructural que dicha caída provocó fueron seguidos por el control, tanto directo como indirecto, del costo del trabajo. La forma más simple de mostrarlo es describir el movimiento del costo total medio de una hora de trabajo (el costo salarial) para un empleador en Europa y en Estados Unidos, incluyendo todas las cotizaciones. (%)

Estados Unidos 65-74

75-84

Europa 65-

75-

74

84

Tasa de desocupación

4.5

7.6

1.8

6.1

Tasa de crecimiento del costo salarial

2.4

1.1

5.5

2.7

La crisis permitió romper el aumento de los salarios La desaceleración del crecimiento del costo salarial en la crisis fue impresionante en los dos espacios y reflejó bien el aumento de los índices de desocupación (ver la tabla última y la figura 6.1). Como muestra esa figura, el costo salarial europeo sigue siendo inferior al de Estados Unidos, a pesar de la diferencia de los ritmos de progreso (en 1960, el costo medio de una hora de trabajo en los tres países europeos era el 50% del de Estados Unidos; en 1998 representa el 94%). El costo salarial no da una medida del poder adquisitivo directo de los asalariados, por diferentes razones. Incluye las cotizaciones sociales y no las prestaciones; como el costo es visto desde el punto de vista del empleador, la corrección por el efecto del aumento de los precios es hecha por el índice de los precios de la producción total en lugar del de los precios de los bienes comprados por los asalariados; se trata de un costo horario, mientras la duración del trabajo se ha reducido. En total, la disminución del crecimiento de los poderes adquisitivos fue aún mayor de lo que sugiere la figura 6.1.

Figura 6.1 Costo de una hora de trabajo (dólares de 1990 por hora): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos: (―)

Alemania, Francia y el Reino Unido (conjunto de las empresas). Esos valores son corregidos por la inflación y expresados en una unidad común de poder de compra, lo que permite comparar no solamente los ritmos de crecimiento sino también los valores absolutos.

Figura 6.2 Ingresos semanales de un trabajador en la producción (dólares de 1996): Estados Unidos

Es por otra parte evidente que la población de asalariados es muy heterogénea y las diferencias son aún más fuertes en Estados Unidos que en Francia. Existe en Estados Unidos una categoría de trabajadores en la producción (que representan un poco más del 80% del total de los empleados) y una serie que describe los ingresos semanales de esos trabajadores (teniendo en cuenta por consiguiente su duración trabajando). La figura 6.2 reproduce su perfil. La transformación que se produjo a comienzos de los años 1970, ampliada en los años 1980, deja sin aliento. Los ingresos semanales de un trabajador en la producción en los años 1990 volvieron a su nivel del final de los años 1950. A pesar de un ligero aumento en los años recientes, en el 2000 se sitúan un 16% por debajo de su máximo de1972. ¡Es un hermoso ejemplo de lo que quiere decir controlar el costo salarial! Son las cotizaciones sociales y, por consiguiente, las prestaciones que ellas financian las que, en Francia, han sido el objeto de las más amargas quejas de la parte patronal. Aquí nos limitaremos al caso de ese país pues las diferencias entre los sistemas de protección complicarían el análisis. Mientras se mantuvieron el crecimiento económico y el aumento del salario, es decir, hasta mediados de los años 1970, las prestaciones (jubilaciones, sanidad, familia, desocupación) pudieron aumentar regularmente sin plantear grandes problemas. En 1960 representaban un monto cercano al 11% de la producción total francesa. Esta proporción crecía lentamente (15% en 1974) traduciendo así el aumento de los gastos en salud y el envejecimiento de la población. Esas evoluciones atestiguaban una sociedad en progreso, que se cuidaba mejor y cuya esperanza de vida se alargaba. El conjunto de las cotizaciones sociales, salariales y patronales, necesarias para financiar los gastos se había estabilizado a comienzos de los años 1970 un poco más allá del 42% del salario efectivamente percibido por los asalariados o, si se prefiere, esas cotizaciones representaban algo más del 29% del costo salarial total . 18

La crisis estructural desajustó el equilibrio entre gastos e ingresos. Le sumó a ciertos gastos, como los relacionados con la desocupación, y disminuyó los ingresos (que están ligados con la masa salarial). La desaceleración de los aumentos del salario y del

18

Un asalariado que cobraba 100 costaba 142.Las cotizaciones representaban entonces el 42% de lo que

recibía el asalariado y 29% del total (de 142) pagado por el empleador.

empleo creó un problema inédito frente a gastos llevados a la rastra por su propia dinámica. No sorprenderemos a nadie afirmando que los gastos en concepto de indemnización por la desocupación aumentaron mucho en la crisis, pero también fueron objeto de un vigoroso control. En euros constantes, el costo medio de un desocupado fluctuó sensiblemente desde los años 1960, pero sin que se esboce una tendencia neta al alza o a la baja. Cuando ese costo tendía a subir se modificaba la legislación para evitar que 19

se inflase. Como los salarios crecían, aunque a un ritmo desacelerado, de eso resultó un deterioro relativo de la situación de los desempleados. Por lo demás, es bastante simple percibir la dinámica general de los gastos y de los ingresos. La base principal de las cotizaciones es la masa salarial . La crisis aplastó su 20

tasa de crecimiento. Desde 1959 hasta 1974, la tasa de crecimiento anual media de la masa salarial había sido 6.6%; ¡desde 1974 sólo llegó, en promedio, al 1.9%! Frente a esta desaceleración brutal de los ingresos, los gastos, es fácilmente imaginable, tendían más bien a seguir aumentando. Además de la indemnización de desempleo el número de jubilados seguía inflándose (por la reducción de la edad para la jubilación y el crecimiento de la esperanza de vida) a un ritmo aún más reforzado por los pensionamientos anticipados que intentaban reducir el número de desocupados. El sistema de salud estaba movido por una dinámica interna propia, impulsada por la evolución de los modos de consumo y por el progreso de las técnicas médicas . Las 21

dificultades fueron provocadas por la confrontación entre el lento progreso de la masa salarial como consecuencias de la crisis y la dinámica de los gastos sociales. Para detener el avance de las prestaciones fue necesario ejercer una fuerte y constante presión. La figura 6.3 describe los índices de crecimiento de las prestaciones totales y de la masa salarial. Se ve muy bien la baja constante de ambos, de manera globalmente bastante paralela: la desaceleración del progreso de las prestaciones sociales fue una realidad. Pero, como lo revela la figura, esa desaceleración fue un poco menos rápida, 19

En particular a comienzos de los años 1980 y 1990.

20

Una fracción de las prestaciones sociales no está financiada por las cotizaciones: 14% en 1999.

21

El hecho de que el relativo bienestar resultante de la prosperidad de las primeras décadas de la

postguerra haya permitido cierto despilfarro y desorden es algo que no intentaremos discutir aquí, pero habría que relativizar esos pretendidos excesos comparándolos con los que permiten otros tipos de consumos (automóvil, vestimentas…).

en particular entre 1975 y 1986, que la de la masa salarial. Es fácil concebir la consecuencia de esa diferencia. Las prestaciones y, por consiguiente, las cotizaciones necesarias para cubrirlas, crecieron más rápido que la producción y los salarios durante una decena de años.

Figura 6.3 Tasa de crecimiento de las prestaciones sociales (―) y de la masa salarial (---) (%): Francia

Figura 6.4 Relación entre las cotizaciones sociales (patronales y salariales) y el salario neto (%): Francia

El retraso que describe la figura 6.3 parece moderado pero su efecto acumulado durante diez años fue considerable. El lento aumento del peso de las cotizaciones y prestaciones fue reemplazado por un avance muy sensible. La relación entre las prestaciones y la producción nacional dio un salto hacia arriba de casi el 5.7%, cifra de la cual el 1.7% correspondía a la indemnización por desempleo y el 4.0% a otras prestaciones. Ese movimiento se produjo entre 1974 y 1982. Después se recuperaron los ritmos anteriores. La desaceleración del crecimiento de la masa salarial fue tan pronunciado que, entre 1974 y 1989, a pesar de que los gastos se frenaron, las cotizaciones pasaron del 42% al 68% del salario directamente cobrado y ese porcentaje permaneció aproximadamente constante hasta 1996, cuando se realizó una corrección significativa a la baja (figura 6.4). Es por lo tanto importante no invertir los términos del diagnóstico que se puede hacer sobre el excesivo crecimiento de las cotizaciones y los gastos sociales en la crisis tanto con relación a la producción como con relación al salario. No es el progreso desbocado de los gastos sociales lo que creó un ritmo insostenible de progreso del costo salarial total, particularmente en Francia, porque el aumento del costo salarial, directo e indirecto, fue relativamente lento; las prestaciones no se iban por las nubes, como algunos intentan hacer creer ya que, a la inversa, se desaceleraban; esa fuerte desaceleración fue sólo un poco menos viva que la del salario directo –de ahí el problema. ¿Cuál fue el impacto de esta recuperación del control de la dinámica del costo salarial? Con un costo salarial que crecía muy lentamente las empresas y las finanzas reservaron para sí mismas el beneficio casi íntegro de las ganancias realizadas gracias al progreso técnico, que primero fue muy lento en la crisis y después renació. La baja de la tasa de ganancia se interrumpió y comenzó a darse cierto aumento de la rentabilidad. El aumento de la parte de las ganancias desempeñó un papel importante en Europa e importante también en Estados Unidos a pesar del estancamiento de la productividad del trabajo (figuras 4.2 y 4.3).

Capítulo 7 ¿La desocupación, una fatalidad histórica? Siempre es fácil declarar a posteriori que las cosas habrían podido ser mejores cuando no han sido lo que se habría deseado, pero reescribir la historia es un ejercicio difícil. Sin embargo no es posible justificar retrospectivamente todas las prácticas y las conductas. ¿Es ridículo pretender que la desocupación habría podido ser evitada o que su duración podría haberse abreviado? La tesis que sostendremos en este capítulo es que la ola de desocupación de los años 1970 y 1980 no se debió a ninguna fatalidad histórica. La dificultad no era principalmente de tipo técnico sino política. La desocupación golpeó a nuestras economías en las proporciones y con la duración que conocemos porque los objetivos políticos proclamados no eran verdaderamente la lucha contra el desempleo, contrariamente a lo que afirmaban todas las declaraciones. Ningún país pudo reorientar esa dinámica porque las políticas neoliberales se impusieron y se generalizaron por la mundialización neoliberal del capital. Había que estar en el movimiento según esas reglas so pena de ser excluido del mismo, ¡no había ya ninguna tercera vía! En primer lugar, las cifras militan en pro del rechazo de la tesis de la fatalidad de la desocupación. ¿Cuál era la amplitud del problema? La desocupación europea en el período 1975-1995, es decir, durante una veintena de años, correspondió a una falta de crecimiento del empleo de solamente 0.5% anual. En otras palabras, si la tasa de crecimiento anual medio del empleo hubiese sido superior en medio punto a lo que fue durante esos años, no habría habido desocupación masiva en Europa . Antes de entrar 22

en los detalles de esta aritmética del empleo, vamos a recordar las grandes líneas del proceso de formación de la ola de desempleo. Si Europa y Estados Unidos sufrieron una desaceleración comparable de la acumulación en la crisis estructural, el problema del empleo no se planteaba en ellos en los mismos términos. Lo hemos mostrado en el capítulo 5, Estados Unidos crean más 22

Una tasa de crecimiento del empleo superior en 0.5% a lo que fue, habría creado en 20 años, si nada de

lo demás hubiese cambiado, un empleo superior en cerca del 10% al que fue al final del período (la tasa de crecimiento en 20 años es aproximadamente obtenida por : 0.5% x 20= 10%).

empleos y eso de manera bastante contínua desde la Segunda Guerra mundial, debido al ritmo del progreso técnico menos veloz. Enfrentar un debilitamiento de la acumulación en Europa era una tarea de otra envergadura. Por otra parte, la ola de desocupación se redujo más fácilmente en Estados Unidos. La curva de la figura 7.1 recuerda los grandes rasgos de la formación de la desocupación en Europa, siempre reducida a tres países, a partir del indicador más corrientemente utilizado (cuadro 7.1). Tomando los datos en primer grado, de manera puramente descriptiva, se puede decir lo siguiente. Hasta mediados de los años 1970, el índice de desocupación osciló entre 1 y 2%. A partir de 1975 se elevó bruscamente para culminar una primera vez en 1985 en 9.8%. Entre 1985 y 1990 comenzó una reducción muy significativa, pero la misma fue transitoria y el récord de 1985 casi fue alcanzado en 1994. La parte alta de la ola se comprueba entonces en el período 1975-1985, que fue un decenio siniestro. Desde entonces, la tasa de desocupación parece oscilar alrededor del 8 o el 9%. Diez años de formación de la ola de desempleo y diez años y más de perpetuación de la misma. Como las series terminan en el 2000, se puede observar la baja reciente, que es bastante modesta. Las líneas punteadas en las dos figuras indican la tendencia general de esas evoluciones, la componente estructural del desempleo. Las fluctuaciones en torno a esta tendencia dibujan lo que se ha decidido llamar su movimiento coyuntural que sigue las fluctuaciones de la actividad (las alzas de la producción en los recalentamientos y las bajas en las recesiones se traducen simétricamente mediante bajas y alzas de los índices de desocupación).

Figura 7.1 Tasa de desocupación (―) y su tendencia (∙∙∙∙∙) (%): Europa

Alemania, Francia y Reino Unido.

Figura 7.2 Mismas variables: Estados Unidos

7.1- La medida de la desocupación La definición y la medida de la desocupación siguen siendo un rompecabezas y un simple indicador de la desocupación no basta para caracterizar la situación del empleo en un país . Existe una batería de 7 indicadores oficiales que permiten ciertas comparaciones. Van desde la estimación de un núcleo duro, el de los desocupados de larga duración (de más de 13 semanas) a medidas amplias que censan los trabajadores desalentados y la mitad de las personas empleadas en tiempo parcial. La figura 7.1 muestra uno de esos índices, el que es de uso corriente: la relación de la relación del número de personas sin empleo, dispuestas a trabajar y en busca de un empleo (en las cuatro semanas anteriores a la encuesta) con la población activa civil (empleada o desocupada). Los diferentes indicadores evolucionan bastante paralelamente y las medidas oficiales siguen siendo generalmente significativas de las evoluciones temporales. 23

Esos indicadores no dan sin embargo sino una visión restringida de la situación del empleo . Por ejemplo, en 1996, la desocupación en Francia afectaba a 3 millones de personas, en la definición de la OIT, más 350.000 demandantes de empleo en formación. Si se agregan las personas obligadas a trabajar un tiempo reducido y que deseaban trabajar más, se llega a 5 millones. Medio millón no pueden encontrar trabajo o se declaran descorazonadas, lo cual lleva el total a 5,5 millones. Si se tiene en cuenta las jubilaciones anticipadas, que es difícil saber si son impuestas o deliberadas, se llega a 6.7 millones de personas afectadas. 24

La situación del empleo en Francia puede ser aprehendida igualmente con ayuda de otros indicadores más o menos ligados a la enumeración anterior. El porcentaje de franceses en edad de trabajar, efectivamente empleados, se redujo desde 1975 desde cerca del 65% al 60%; el índice de inactividad de los hombres de 55 a 65 años aumentó, en el mismo período, de 30 a casi 60%; el porcentaje del empleo en las empresas de trabajo interino pasó del 3 al 14%; etc. Se comprende fácilmente a cuáles manipulaciones puede servir de coartada esta complejidad. La reducción del índice oficial de desocupación en el Reino Unido desde hace algunos años deja a los especialistas más bien perplejos ; mediante constantes modificaciones de la numeración ya sólo son censados los desocupados indemnizados (el derecho a cobrar dicha indemnización cesa al cabo de 6 meses en lugar de 12); entre 1992 y 1996 en las cuatro décadas anteriores a la elaboración del informe, más del 40% de los empleos creados en ese país han sido de tiempo parcial (en lugar del 15% en Francia). 25

23

Cerc-Association, Chiffrer le Chomage, Les dossier de Cerc-Association, nº 1, 1997.

24

Comisariado General del Plan, Chômage, le cas français,París: La documentation française, 1997.

25

«Cuando Margaret Thatcher ganó su primera elección en 1979, el Reino Unido tenía 1.3 millones de

desocupados oficiales. Si el método de cálculo no hubiese cambiado, actualmente habría un poco más de 3 millones. Un informe de la Midlands Bank, publicado recientemente, estimaba incluso su número en 4 millones, o sea 14% de la población activa –más que en Francia o en Alemania» (S. Milne, «Comment Londres manipule les statistiques», Le Monde Diplomatique (mayo de 1997)

A pesar del aumento de la desocupación estructural al entrar en la crisis, que es común a ambas zonas, los perfiles que se observan son sensiblemente diferentes. La amplitud del aumento de la ola de desocupación estructural fue menor en Estados Unidos (figura 7.2). Se alcanzaron índices superiores a 9.5% pero de manera efímera (en la parte más baja de la recesión de 1982) y partiendo de valores iniciales elevados del 5%. Esas distancias remiten a diferencias fundamentales cuya naturaleza no es la misma para la tendencia (desocupación estructural) o las fluctuaciones (desocupación coyuntural). El que la ola estructural haya sido mucho mayor en Europa que en Estados Unidos se explica, lo hemos dicho ya, por los ritmos de crecimiento del empleo completamente diferentes entre los dos espacios: un estancamiento o un decrecimiento, por un lado, y un crecimiento sostenido por el otro. Esas propiedades dependen de las velocidades del progreso técnico, mucho más rápido en Europa. La flexibilidad no tiene ningún papel. A la inversa, la componente estructural del salario es más amplia en Estados Unidos pues el empleo responde allí más vigorosamente a las fluctuaciones de la actividad. En otras palabras, los empleadores estadounidenses contratan en los períodos de fuerte actividad y despiden en las recesiones, con tasas muy superiores a las de Europa. Se trata realmente de flexibilidad. En lo sucesivo nos interesaremos por la componente estructural de la desocupación en Europa. La apreciación de la verosimilitud de otra estrategia que ahorre la desocupación gira por completo en torno al medio punto de crecimiento del empleo mencionado al comienzo de este capítulo: el aumento del crecimiento del empleo en 0.5% por año que habría sido necesario para evitar el desempleo. ¿Es demasiado? ¿Estaba fuera del alcance? Para responder a esas preguntas es necesario comparar esa cifra con la del crecimiento económico y con el ritmo del progreso técnico. El desempleo es imputable, en primer lugar, a la insuficiencia del crecimiento. Para los tres países europeos la tasa de crecimiento anual fue 4.3% entre 1960 y 1970, o sea antes de la crisis; desde 1975, se ha reducido a 2.3% (figura 7.3). Ahí reside todo: ¡para preservar el empleo hubiera sido necesario que no cayese sino a 2.3% más 0.5%, o sea, 2.8%! Esperamos que se comprenda bien el sentido de este argumento. No afirmamos que para que se pudiera preservar la situación del empleo la tasa de crecimiento de las economías europeas habría debido aumentar o no habría debido caer en la crisis. Lo que está en discusión es la amplitud de la disminución: en lugar de bajar 4.3% por año a

2.3%, es decir, dos puntos, sólo habría debido caer 1.5 puntos. Lo que era necesario no era un milagro, sino un poquito mejor o menos peor. La sensibilidad del empleo al ritmo del crecimiento está muy bien demostrada por los dos episodios de recuperación algo duradera que pudimos observar. La recuperación del crecimiento que se esbozó a fines de los años 1980, aunque si todavía seguía siendo mediocre con relación a los años 1960, nos provee una primera ilustración. Tasas de crecimiento comparativamente elevadas se registraron a fines de los años 1980: el efecto de esta mejoría sobre el empleo no se hizo esperar. Para darse cuenta basta recurrir a la figura 7.1. El retroceso de la desocupación en Europa durante esos años, que fue efímero como la reanudación del crecimiento que lo causó, es manifiesto. El segundo episodio de retoma del crecimiento, en la segunda mitad de los años 1990, es más débil. Se podrá observar sin embargo la disminución de la tasa de desempleo en la figura 7.1. La misma relación entre crecimiento y empleo es siempre evidente, pero esta baja sigue siendo limitada.

Figura 7.3 Tasa de crecimiento de la producción (%): Europa (− ∙ −) y Estados Unidos (―)

Esta figura da una imagen del crecimiento cercana a la de la figura 3.2 que describía La tasa de crecimiento, no la de la producción, sino la del capital fijo. La serie ha sido un poco alisada para hacer abstracción de las fluctuaciones de corto plazo.

Este razonamiento considera dado el ritmo del cambio técnico y no discute la rapidez de la reducción de la brecha tecnológica con Estados Unidos por parte de Europa. Para

apreciar esos efectos hay que retomar aquí la discusión del capítulo 5. La relación capital-trabajo, que mide la mecanización, creció muy rápidamente en Europa entre 1960 y 1974, a una tasa media de más de 6% por año (figura 5.1). El progreso de la mecanización perdió mucha velocidad en la crisis: los 6% precedentes cedieron su lugar a una tasa del 2.7% desde 1974. Para proteger el empleo, si todo lo demás se hubiese mantenido igual, habría bastado que el ritmo de la mecanizaciones se atenuase todavía un poco más, hasta 2.2% en lugar de 2.7%, es decir, a una tasa aún más elevada que en Estados Unidos (donde, en promedio, desde 1974 llegó al 1.0%). Eso equivalía a diferir un poco el alcanzarlo pero ¿tenía mucha importancia algunos años más o menos? Entre la producción y el empleo no solamente está la técnica sino que también está la duración del trabajo. En el curso del período considerado disminuyó constantemente. También en eso se podría haber hecho más. Crecimiento, cambio técnico, duración del trabajo: las acciones posibles sobre esas variables no se excluían pero, a la inversa, podían combinarse. ¡Se puede componer, por ejemplo, el siguiente cocktail: 0.2% de crecimiento suplementario, 0.2% de reducción del crecimiento de la mecanización y 0.1% de reducción del tiempo de trabajo! ¿Por qué no era tan simple? Primeramente hay que interrogarse sobre la independencia de esos procesos. Si, por ejemplo, aumentando el ritmo del crecimiento se acelerase necesariamente el del cambio técnico (o recíprocamente) sería más difícil actuar positivamente sobre el empleo. Lo que se ganase de una parte se perdería parcialmente de la otra. ¡Simétricamente, un progreso técnico más lento habría podido reforzar la intensidad de la crisis y dañar el crecimiento y, por lo tanto, el empleo! Pero no fue de esa manera que se planteó el problema. Hasta los años 1970 Europa impulsó de frente el progreso técnico y el crecimiento a ritmos muy sostenidos. Lo hizo mediante un conjunto de instituciones y de políticas que le aseguraron cierta protección y una autonomía relativa. La continuación del esfuerzo por alcanzar a Estados Unidos a partir de los años 1980 se realizó en condiciones profundamente diferentes. Hubo que adecuarse a una fuerte presión externa (resultante de la tasa de cambio menos ventajosa) y de una política rigurosa que privilegiaba la lucha contra la inflación, en el seno del mundo neoliberal. Ese dispositivo era conocido antaño por el nombre ventajoso de desinflación competitiva.

Desinflación, ciertamente lo era pero ¿por qué competitiva? Algunos vieron en esas políticas una tentativa de acelerar la reducción de las distancias. La idea general era que políticas restrictivas podrían imponer una presión sobre las economías europeas tendiente a eliminar los sectores obsoletos y no dejarían otra salida que la modernización. Esta política, tal como fue llevada a cabo, tuvo sobre el empleo dos consecuencias negativas: la disminución del ritmo de crecimiento y un progreso técnico sostenido (aunque más lento que anteriormente). Las opciones políticas hechas en la crisis iban doblemente en el sentido del aumento de la desocupación. Europa no fue víctima de una alternativa entre crecimiento y progreso técnico que obligase a perder en por lo menos un campo desde el punto de vista del empleo. Las dos evoluciones empujaron en la misma dirección: el empleo perdió en ambos planos. Existen muchas otras razones que aumentan la dificultad de reabsorción del desempleo. La reinserción es difícil para los desocupados de larga duración si todavía no abandonaron la esperanza de trabajar. Después de tantos años hay que preguntarse también sobre la adecuación de los desempleados a las calificaciones requeridas para un eventual nuevo impulso a la acumulación, teniendo en cuenta los cambios técnicos. Esta explicación a menudo se plantea con relación a las dificultades que encuentran algunas empresas para contratar cierto tipo de personal. Parece confirmada por el carácter selectivo de las contrataciones en las fases de recuperación económica: los trabajadores más calificados son los primeros que se benefician al mejorar la situación del empleo. Esta inadecuación de las competencias –o de las exigencias de las empresas y de las remuneraciones- ¿condena a la desocupación perpetua o a la exclusión a ciertas fracciones de la fuerza de trabajo? No se puede interpretar de este modo la continuación del desempleo en un país como Francia, por lo menos al nivel al que ese país ha llegado. Cualquiera que sea la severidad del juicio que se haga sobre las últimas décadas, el porvenir del empleo en ese país es ya tributario de las perspectivas de crecimiento. Europa ¿ha salido ya, sí o no, de la crisis estructural? Teniendo en cuenta la carencia de motivación política para reabsorber la desocupación o la imposibilidad de las vías nacionales, esa es la cuestión.

Capítulo 8 ¿Nuevo crecimiento, fin de una trayectoria a la Marx y salida de la crisis? ¿Ha salido acaso el capitalismo de la crisis estructural que comenzó en los años 1970? ¿A pesar de eventuales recesiones, los países centrales, excluyendo Japón, han entrado desde hace algunos años en una fase de crecimiento sobre la cual Estados Unidos daría la demostración magistral, y de la cual sería la locomotora come se lee a veces? ¿Resultados inigualados? ¿Una nueva economía? ¿Qué sucede con el progreso técnico, con los salarios, con la desocupación? Los capítulos anteriores ya revelaron ciertos aspectos de este vigor recuperado. Trataremos ahora de reunir esos elementos dispersos y de completarlos. ¿Qué decir del crecimiento de la producción y del crecimiento de las existencias de capital? Ya tuvimos ocasión de comparara este respecto los tres países europeos con Estados Unidos. La expresión «treinta gloriosos» refleja bien, en lo que respecta a Europa, la especificidad de los primeros decenios que siguieron a la Segunda Guerra mundial hasta mediados de los años 1970, particularmente en cuanto al crecimiento (figura 7.3). Incluso la recuperación de la actividad a fines de los años 1980 hace una pobre figura si se la compara con los años 1950 y 1960. La figura citada recuerda que el crecimiento fue mucho más moderado en Estados Unidos que en Europa durante las primeras décadas de la postguerra. El hecho nuevo consiste en que Estados Unidos conoce ya, desde los años 1980, tasas de crecimiento un poco superiores a las europeas, sobre todo durante los años 1990. Así, contrariamente a Europa, Estados Unidos pudo casi recuperar sus tasas anteriores a la crisis.

8.1 – Las fluctuaciones del crecimiento desde 1975 Comentario de las figuras 8.1 y 8.2 El crecimiento no es regular ni en Francia ni en Estados Unidos. Se observa un primer juego de fluctuaciones bastante amplias y lentas, sugerida por las líneas punteadas: una especie de ciclo de crecimiento. El término ciclo no nos debe inducir en error: esos movimientos se suceden pero no se repiten con una periodicidad dada. También se ven impulsos recurrentes de crecimiento más agudos y sobre todo brutales detenciones del crecimiento. Cuando, en tales pérdidas de velocidad la tasa de crecimiento se torna negativa, es decir, cuando la producción disminuye efectivamente (en lugar de crecer menos) se puede hablar de recesiones, como las de 1979, 1982 y 1992 o 1993. Las dos categorías de fluctuaciones son comunes a los dos países, bastante bien sincronizadas, con algunas diferencias en el tiempo y excepciones. La concomitancia de los movimientos más lentos define una periodización simple. Un primer período se caracteriza por un crecimiento sostenido, después de la recesión de1975 y hasta cerca de 1980. La tasa de ganancia ya había caído; las políticas keynesianas de apoyo a la actividad estaban ya en acción; la inflación era fuerte. La recesión de 1979 se prolongó en Estados Unidos en la de 1982, la más profunda de la postguerra, que en Francia fue evitada por la llegada de la izquierda al poder. Las políticas cambiaron entonces radicalmente. Aparece un segundo bloque de crecimiento más fuerte, que rebota en Estados Unidos en 1983. Esta actividad fue característica de la segunda mitad de los años 1980. Pero una fluctuación arrastró las dos economías a la baja, hasta la recesión de comienzos de los años 1990 (1993 en Francia, 1991 en Estados Unidos). Después se esboza una nueva fase de crecimiento, la última del siglo, antes de que se afirme una disminución de las tasas de crecimiento, desembocando sobre la recesión del fin del siglo (que todavía no aparece en las figuras porque las tasas de crecimiento siguen siendo positivas.

Las figuras 8.1 y 8.2 nos dan los materiales para una comparación más fina entre Francia y Estados Unidos sobre la base de datos trimestrales. Ellas describen las tasas de crecimiento de la producción desde mediados de los años 1970 hasta el 2001, relacionando la producción de cada trimestre con la del mismo trimestre del año precedente (o sea con un ritmo anual). Las dos economías son constantemente arrastradas a fluctuaciones (cuadro 8.1). Pero lo que nos interesa aquí es sobre todo el nivel general en torno al cual se desarrollan esas fluctuaciones. El nivel medio de 2.2% por año, que prevalece en Francia desde 1975, es débil a la vez con relación a los años anteriores a 1975 (una tasa de 5.1 desde 1952 hasta 1974) y con relación a Estados Unidos, que creció 3.0% en promedio en ese mismo período.

Figura 8.1 Tasa de crecimiento anual de la producción para cada trimestre (%): Francia

Figura 8.2 Misma variable: Estados Unidos

La variable es la tasa de crecimiento del trimestre con relación al mismo trimestre del año anterior. La línea punteada representa la tendencia, haciendo abstracción de las fluctuaciones a más corto plazo. Los pequeños segmentos horizontales indican los valores medios para los dos subperíodos 1952-1974 y 19762000.

¿Milagro o espejismo estadounidense? Conforme a lo que se ha observado más arriba, se ve en la figura 8.2 que Estados Unidos logró, a fines de los años 1990 y antes de la recesión del 2000, su tasa de crecimiento media del período 1952-1974, anterior por consiguiente a la crisis estructural. Esta falta de crecimiento de la economía francesa con respecto a la economía estadounidense desde mediados de los años 1970 es un fenómeno importante., Contrasta de modo sorprendente con el progreso relativo en las primeras décadas inmediatas a la Segunda Guerra mundial. En una unidad (la de las paridades de poder adquisitivo) que da cierto sentido a los tamaños relativos, la producción francesa representaba el 18% de la de Estados Unidos en 1952; en 1982, ese porcentaje llegó a un máximo de 25% al terminar un tercio de siglo de progreso bastante regular; desde 1997, volvió a pasar bajo la barra del 20%, es decir, volvió a su valor de 1958. Esta acentuación de la preponderancia de la economía estadounidense tuvo lugar entre 1983 y 1984 y desde 1992. ¿Por qué los años neoliberales fueron comparativamente tan desfavorables para Francia? Volveremos sobre esto. Es posible igualmente interrogarse sobre la estabilidad del crecimiento (la regularidad de las curvas de las figuras 8.1 y 8.2). Las fluctuaciones de la actividad siguieron siendo débiles en Estados Unidos entre la recesión de 1991 y la del 2000, es decir, durante casi un decenio. Ese país se encontraba en el 2000 en el pico de un ciclo de crecimiento un poco más duradero que los anteriores, lo cual era un gran motivo de orgullo, antes de que se manifestase una nueva contracción de la tasa de crecimiento. ¿La recesión del 2000 se transformará en una crisis más profunda? La llegada de tales derrumbes de la actividad es un hecho recurrente que se puede calificar de banal. Se produce sin embargo en un contexto amenazador que combina la caída de los cursos bursátiles, una fuerte inestabilidad en los países de la periferia (particularmente en la Argentina) y el choque políticos de los acontecimientos iniciados por los ataques del 11 de septiembre del 2001. Volveremos sobre esto en la cuarta parte de este libro después 26

de recordar las condiciones de la crisis de 1929. A las preguntas planteadas al comienzo de este capítulo sobre el retorno al crecimiento hay que responder, por consiguiente, de un modo matizado. Estados Unidos, más vigoroso que Europa, recuperó en los años 1990 tasas de crecimiento similares a las 26

Capítulo 20, Heterogeneidades técnicas, movilidad internacional del capital y vértigos bursátiles

tasas medias del período anterior a la crisis. A las tres economías europeas que habían tenido resultados particularmente buenos antes de 1976, particularmente Francia, les falta todavía mucho. La llegada de una nueva recesión muestra que no se ha realizado ninguna transformación radical de las condiciones que gobiernan la estabilidad macroeconómica. Además del crecimiento de la producción se puede igualmente examinar el de la existencia o stock del capital (la tasa de acumulación de la figura 3.2). Las tasas de crecimiento de la existencia neta de capital siguen siendo bastante débiles en los dos espacios geográficos: en comparación con los años 1960 y 1970 Europa y Estados Unidos acumulan poco . 27

En cuanto al empleo y a la desocupación, hemos mostrado que la situación difiere entre Europa y Estados Unidos. A primera vista, la permanencia de la ola de desocupación en Europa se opone a la tesis de una salida de la crisis. El episodio de la reabsorción, aún muy parcial, del desempleo, a fines de los años 1990 es un efecto de la recuperación del crecimiento y de la acumulación que corresponde, en Francia, a la última fase de las fluctuaciones macroeconómicas (figura 8.1 y cuadro 8.1). ¿Estamos yendo hacia una desaceleración del crecimiento o hacia un cambio más profundo, simétrico del que marcó la entrada en la crisis en 1980, es decir, hacia una verdadera salida de la crisis? Es difícil decidir esta cuestión sobre la base del examen del crecimiento de la producción y del capital, o del nivel de desocupación. La posición central que le damos a la tasa de ganancia en nuestro análisis nos sugiere privilegiar otro punto de vista, el de la orientación al alza de la tasa de ganancia desde mediados de los años 1980 (así como sus determinantes, el cambio técnico y la 27

Esta lentitud del crecimiento de las existencias de capital a pesar de la reciente alza limitada parece

contradecir la comprobación, a veces planteada, de una recuperación de las inversiones en Estados Unidos. Inversión se entiende entonces en el sentido de inversión bruta es decir sin tener en cuenta la depreciación del capital. Considerando la parte de la inversión neta privada, excluyendo la vivienda, en la producción, se ve que este nuevo impulso no es más que una recuperación de lo perdido en la baja observable en todos los años 1980 y hasta 1993. Los niveles alcanzados a fines de los 1990 son medios. La distinción entre inversión bruta y neta es importante. La inversión bruta es una de las componentes de la demanda (junto con el consumo). Es adecuado considerarla al estudiar la coyuntura, de la cual la formación de la demanda es un factor explicativo. Para tratar la variación del potencial productivo, como en la actual discusión, se debe considerar en cambio la inversión neta, que se obtiene restándole a la inversión bruta la amortización del capital.

variación de los salarios). El cambio sufrido por la tendencia a la rentabilidad del capital es, en efecto, pronunciado (figura 3.1). En Estados Unidos, la tasa de ganancia recuperó en 1999, último año de la serie, el nivel que tenía a comienzos de los años 1970; en Europa se trata incluso del de mediados de los 1960. ¿Es posible convertir a este vigor recobrado de la tasa de ganancia en el criterio de la entrada en una nueva fase? La dificultad para interpretar este aumento de la tasa de ganancia consiste en que existen diversos modos, no exclusivos, de restablecer la rentabilidad del capital: hay uno que se puede calificar de regresivo y otro de progresista. Esta distinción es crucial para apreciar el período contemporáneo y las tendencias actuales del capitalismo. Desde el punto de vista de los intereses inmediatos de los capitalistas, las dos modalidades son equivalentes porque ambas aumentan la tasa de ganancia, pero no tienen el mismo alcance histórico. La manera regresiva consiste en congelar los salarios sobre un fondo de progreso técnico lento; la manera progresista consiste en promover un flujo de progreso técnico (pues la rapidez del progreso técnico hace eventualmente más fácil el crecimiento del salario que sigue dependiendo de la intensidad de las luchas). Por consiguiente debemos retomar el hilo de las diferentes observaciones reunidas hasta ahora con esta pregunta presente en la mente ¿cómo se restableció la tasa de ganancia? El aumento de la tasa de ganancia en las dos últimas décadas tuvo dos orígenes: el crecimiento de la productividad del capital y una mayor lentitud en el progreso salarial. El nuevo ascenso de la tasa de ganancia desde la mitad de los años 1980 combina los dos aspectos: progresista en el aumento de la eficiencia del capital, a pesar del estancamiento de la productividad del trabajo, y regresivo en el control del salario. Evidentemente el primer movimiento es el portador de futuro. Una dificultad en la apreciación de las tendencias recientes tiene que ver con las relaciones entre las diferentes variables. La persistencia de ritmos poco sostenidos de acumulación es notable, pero si la productividad del capital crece lo suficiente, se podrá lograr una mayor producción sobre la base de unas existencias de capital en aumento relativamente lento, como en Estados Unidos. Una segunda dificultad deriva de la ambivalencia de ciertas tendencias. Si la relación capital-trabajo evoluciona lentamente en Estados Unidos ¿hay que ver en ese fenómeno un efecto de la lentitud de la mecanización o una transformación de las formas del cambio técnico que requerirían

hoy menos capital (o sea, el signo de la aparición de técnicas ahorradoras de capital, o de la baja del precio de éste)? En total, el balance que hace este capítulo sobre una eventual salida de la crisis, es contrastado. El elemento positivo es la afirmación de tendencias de la técnica y de la rentabilidad del capital algunos de cuyos aspectos son prometedores. Estamos ya más allá de lo que habíamos calificado de trayectoria a la Marx cuyo rasgo esencial es el peso creciente del capital fijo necesario para la producción (con relación al trabajo y sobre todo a las cantidades producidas); las características de los últimos quince años son diferentes. Correlativamente, se afirmó una cierta recuperación del crecimiento. Estados Unidos llegó a tasas de crecimiento similares a las de antes de la crisis, pero eso está lejos de suceder en Europa. De un lado o del otro del Atlántico hay que tener constantemente presente que el crecimiento es siempre un fenómeno cíclico, con sus altas y bajas, y que el fin de los años 1990, hasta la recesión, correspondió a una fase de intensa actividad. Este capítulo deja por lo tanto intacta la paradoja que habíamos planteado en el comienzo de esta parte (capítulo 3): el fuerte restablecimiento de la tasa de ganancia habría debido materializarse en una recuperación mucho más importante de la acumulación del capital y del crecimiento, que arrastrase tras sí la del empleo. Esta contradicción hace planear cierta ambigüedad en cuanto al significado de las tendencias recientes. Si fuese posible asociar a la recuperación de la rentabilidad del capital en Europa un restablecimiento de las tasas de acumulación y de crecimiento, la hipótesis de salida de la crisis (ligada con la evasión de una trayectoria a la Marx) se vería reforzada. A favor: el aumento de la rentabilidad del capital (más precisamente, de su componente progresista, y el aumento de la productividad del capital); en contra: la lentitud del crecimiento (y la perpetuación del desempleo) en Europa a pesar de la fuerte recuperación de la tasa de ganancia. ¿Por qué el restablecimiento de la tasa de ganancia no estuvo acompañado en Europa por una recuperación paralela del crecimiento? La clave de este enigma se encuentra en los mecanismos monetarios y financieros que abordaremos a continuación.

LA LEY DEL SECTOR FINANCIERO

Este texto no ha sido traducido aún Cette troisième partie est consacrée à la loi de la finance. Elle prolonge la démarche des chapitres précédents qui, quoique faisant abstraction des mécanismes financiers, avaient déjà permis de décrire certains aspects des politiques néolibérales. L'analyse des origines de la crise ne met pas directement en cause la finance, du moins pas au-delà de ce qu'implique le caractère capitaliste du mode de production. La crise fut le produit des tendances immanentes du mode de production : la chute du taux de profit résultant de son inaptitude à maintenir continûment un rythme soutenu de progrès technique, qui mit un frein à l'accumulation du capital, soulevant une formidable vague de chômage. L'ampleur en fut moindre aux États-Unis qu'en Europe, non par la vertu de quelque merveilleuse flexibilité, mais à cause de la relative rapidité du progrès technique en Europe. C'est ainsi que, profitant de l'échec des politiques keynésiennes et de l'emballement de l'inflation, la finance put faire face aux luttes des travailleurs et imposer sa loi. La prise de contrôle du coût salarial devança même le tournant néolibéral. On ne peut qu'être frappé par la rapidité de la réaction, dès le début de la crise. Le ralentissement de la croissance des dépenses sociales fut un peu plus difficile à obtenir, ce qui provoqua leur surcroissance relative. Mais cette reprise en main ne fut qu'un aspect du nouveau cours des choses : les politiques néolibérales n'avaient que faire de la montée du chômage. La formation d'un volant de chômeurs était même une pièce maîtresse du dispositif. Comme on va le voir, les préoccupations des classes dirigeantes étaient ailleurs—et par bien des aspects, triviales. Ces tensions appartiennent-elles au passé ? Sommes-nous au-delà de la crise ? Le dernier chapitre de la partie précédente n'a permis que de poser le problème. D'une part, la sortie de crise est ambiguë : a-t-on les yeux fixés sur la croissance américaine ou européenne, veut-on parler de la progression de la productivité du travail ou du capital, de celle du salaire ou de celle du taux de profit ? Pourquoi la croissance européenne estelle encore si faible alors que le taux de profit a retrouvé son niveau d'avant la crise ? Encore une fois, l'hégémonie de la finance—dont le centre se situe, on le sait, outreAtlantique—marqua profondément les processus économiques de son empreinte. Mieux vaut être dominant que dominé! L'Europe, la France notamment, n'est qu'un exemple— et pas le plus dramatique.

Le rétablissement de la domination de la finance dans le néolibéralisme est un événement de nature politique, l'expression directe de luttes de classe. Ses étapes et conditions historiques seront discutées à la quatrième partie de ce livre, qui en appelle aux leçons de l'histoire. Ce n'est qu'au terme de cette mise en perspective historique que pourront être posées deux questions majeures. En premier lieu, on s'interrogera sur l'éventualité d'une crise de grande ampleur, évocatrice de la dépression des années 1930, affectant les pays capitalistes du centre (chapitre 20). La crise de 1929 s'est produite alors que la finance occupait une position dominante ; le retour de la finance aux commandes aurait-il des conséquences similaires ? En second lieu, en relation aux premières décennies du siècle et à ce qu'il est convenu d'appeler les « trente glorieuses », on posera la question du rôle de la finance dans l'affirmation du nouveau cours de la technique apparent depuis le milieu des années 1980 (chapitre 21). Pourquoi s'aventurer dans les méandres des relations financières, selon l'objectif de cette nouvelle partie ? Parce que quelques séries simples—taux de profit, masses de revenus, financements—aux côtés du tableau des crises financières et de l'hégémonie américaine, en disent plus long sur le néolibéralisme que bien des diatribes. C'est de la violence de ces chiffres dont il va désormais être question. Dans ce qui suit, il nous faudra abandonner le traitement conjoint des trois principaux pays européens (Allemagne, France et Royaume-Uni), pour nous limiter au seul cas de la France. Cette option restreint la portée de l'analyse, mais elle nous est imposée par la complexité des mécanismes financiers, l'hétérogénéité des institutions monétaires et financières, et les insuffisances de notre accès aux données pertinentes. Par ailleurs, l'analyse sera limitée aux sociétés, où nous distinguerons les sociétés financières et nonfinancières

Capítulo 9 El choque de las tasas de interés. El peso de los dividendos Desde un punto de vista financiero, el elemento más espectacular del restablecimiento de la hegemonía de las finanzas fue el cambio de política monetaria entre los años 1970 y 1980: el golpe de 1979. No hay que ver en ello la mano de un misterioso mercado sino por el contrario una decisión centralizada, una política deliberada. Dado que la inflación se embalaba, se dio la prioridad a su erradicación, cualquiera fuese el costo para algunos y teniendo en cuenta las ventajas para otros. Se podían concebir diversos procedimientos, como el control de los precios o el racionamiento cuantitativo del crédito; se había recurrido a ellos anteriormente, en otras circunstancias. La modalidad escogida fue el aumento de las tasas de interés: subirían todo lo que fuese necesario y la recesión o la desocupación no cambiarían en nada esa decisión. Por otra parte, se alababan los supuestos méritos de esa política. Las tasas de interés elevadas favorecerían el ahorro, empujando a todos a economizar –esta predicción no se verificó. Tales tasas originarían una selección rigurosa: las empresas enfermas serían eliminadas en beneficio de los elementos más vigorosos –sin duda, pero la desocupación todavía está ahí en Europa. Esta propaganda enmascaraba un hecho simple y determinante: la inflación erosionaba los ingresos y los patrimonios de las finanzas y había que acabar con ella. La figura 9.1 reproduce la evolución de las tasas de interés sobre los créditos a largo plazo en Francia y en Estados Unidos, quitándoles la inflación: las tasas de interés reales. Se distingue en ella muy netamente el nivel relativamente bajo de los años 1960, su ascenso a comienzos de los años 1980, y después su estabilización alrededor de niveles todavía elevados de cerca de 4% o 5%. El alza repentina a comienzos de los años 1980 refleja simultáneamente los movimientos de las tasas nominales, ligados al cambio de política, y la baja de la inflación, que fue su consecuencia. Globalmente, los dos perfiles se parecen, pero podemos observar que dichas tasas culminaron repentinamente en 1982 en Estados Unidos mientras que en Francia llegaron a su máximo en los años siguientes.

Figura 9.1 Tasa de interés real a largo plazo (%): Francia (---) y Estados Unidos (―)

Son las tasas sobre los créditos a largo plazo los que están representados en la figura 9.1 pero las tasas de los créditos a corto plazo tuvieron una evolución similar. Una diferencia significativa consistió en que las tasas cortas disminuyeron de manera a la vez rápida, fuerte y efímera en Estados Unidos, durante la primera mitad de los años 1990, mientras en Francia culminaban a niveles excepcionalmente elevados. Como hemos dicho, la política de tasas de interés reales fuertes no creó la crisis: la profundizó y prolongó sus efectos. Demasiado a menudo el problema de la inversión es reducido exclusivamente al de las tasas de interés. La tasa de acumulación cayó, con relación a la baja de las tasas de ganancia, mucho antes del aumento de las tasas de interés. La verdad es que este aumento contribuyó a la degradación de la situación porque perpetuó la debilidad de las tasas de ganancia, calculadas después de pagar los intereses –las tasas que influyen directamente en la marcha de las empresas. En lo más hondo de la crisis se realizó por consiguiente una extracción extraordinaria de las ganancias de las empresas. Mientras disminuía la presión de los salarios sobre la rentabilidad, el mantenimiento de la política de tasas altas prolongó los efectos nefastos de la crisis hasta los años 1990. Se plantea pues la pregunta: ¿cuál fue la amplitud de los efectos del aumento de las tasas de interés sobre las empresas entre el comienzo de los años 1980 y el fin de los años 1990?

Las empresas no financieras son simultáneamente deudoras y acreedoras. Pueden, por ejemplo, pedir prestado a sus bancos al mismo tiempo que dan créditos a sus clientes, o tener bonos del Tesoro, es decir, prestarle al Estado. Por consiguiente pagan intereses por una parte y los reciben por la otra. Además poseen créditos o dinero líquido que no da interés . Tanto desde el punto de vista del endeudamiento como desde el punto de 1

vista de los intereses, es útil considerar valores netos: las deudas netas (las deudas menos los haberes monetarios y financieros) y los intereses netos (los intereses pagados menos los intereses recibidos). Tomadas globalmente, las empresas son más deudoras que acreedoras y pagan más intereses que los que reciben; sus deudas netas y sus intereses netos son por lo tanto positivos. La inflación complica la apreciación del peso del endeudamiento, pues desvaloriza las deudas y haberes establecidos en unidades monetarias. Su efecto se hace sentir sobre todas las deudas y sobre los haberes monetarios y financieros contabilizados en su valor nominal, sobre todo los que no son reestimados en un mercado (como sucede con un portafolio de acciones) capaz de ajustarse a la variación del nivel general de los precios. El efecto del alza de las tasas de interés reales sobre la rentabilidad de las empresas se describe en las figuras 9.2, para Francia, y 9.3, para Estados Unidos . Esas figuras 2

comparan dos medidas de la rentabilidad del capital de las sociedades no financieras (una vez pagados todos los impuestos). En la primera, los intereses pagados por las sociedades son aún contados como parte de los beneficios; esta medida hace por lo 1

¿Por qué un agente no prefiere pagar una parte de sus deudas utilizando sus haberes monetarios y

financieros? Para eso hay varias explicaciones. En ciertos casos, los créditos responden a una necesidad comercial (como el crédito a los clientes); en otros, la colocación puede rendir más de lo que cuesta la deuda y la empresa obtiene un beneficio (funciona entonces como un intermediario financiero); la posesión de haberes líquidos responde igualmente a las necesidades de las transacciones corrientes. 2

Las tasas de ganancia utilizadas en el capítulo 3 (figura 3.1) estaban adaptadas al estudio de los efectos

de la técnica y del salario. Esas medidas relacionaban los beneficios en una acepción muy amplia (la producción, tras deducir de ella el costo total del trabajo) con el capital fijo (edificios, materiales…) Vemos ahora la rentabilidad a un nivel más cercano de lo que perciben las sociedades. Se han operado dos cambios. En primer lugar, ya no se mide al capital por el capital fijo sino por los capitales propios, es decir, los activos (capital fijo, existencias, y activos monetarios y financieros) de las empresas una vez deducidas sus deudas: los capitales no prestados. En segundo lugar, se deducen los intereses netos de las ganancias y se les agrega la desvalorización de las deudas netas (presentamos en el anexo 2 el excedente de las deudas sobre los haberes monetarios y financieros, y el tratamiento de las acciones que la empresa posee y e los dividendos que recibe.)

tanto abstracción del peso del endeudamiento. La segunda lo tiene en cuenta, es decir, separa los intereses pagados (una vez deducidos los intereses recibidos) de las ganancias y agrega los beneficios correspondientes a la desvalorización de las deudas netas (tras la deducción de las pérdidas en los activos financieros) debida a la inflación. Los perfiles son bastante diferentes en los dos países pero el peso del interés aparece en ellos sin error posible. Mientras las tasas de interés reales fluctuaron en torno a un valor muy débil, casi nulo, el impacto de las deudas sobre la rentabilidad de las sociedades fue prácticamente despreciable. Ellas pagaban intereses, pero esa carga era compensada por la desvalorización de las deudas por la inflación. Esta situación se prolongó hasta comienzos de los años 1980, como lo indica la proximidad de las curvas en ambas figuras. Desde entonces comenzó a funcionar el bombeo de las ganancias que drenó mucho más los beneficios de las empresas hacia los acreedores y el alza de los intereses reales afectó profundamente la rentabilidad de las sociedades. Este aumento tan grande del endeudamiento es común en Francia y en Estados Unidos, pero tuvo mayor amplitud en Francia. La explicación es simple: la sociedades francesas estaban mucho más endeudadas que las estadounidenses cuando el golpe de 1979. Ese sobreendeudamiento relativo de Francia en comparación con Estados Unidos es ilustrado en la figura 9.4. La variable utilizada es el valor de las deudas netas (deudas menos los haberes monetarios y financieros) de las sociedades no financieras, dividido por sus activos reales (capital fijo y existencias) para relativizar la dimensión con relación al tamaño de las empresas. La diferencia de niveles y la similitud de las evoluciones son notables. Se observa que tras un fuerte aumento del endeudamiento en los años 1960, las sociedades de los dos países se desendeudaron durante los años 1970 gracias a una tasa negativa de interés real. La relación se redujo en los dos países en un cuarto de su valor máximo en sólo 10 años. El repunte del endeudamiento en Francia entre 1988 y 1992, durante la breve recuperación de la acumulación, fue fuerte pero efímero. El desendeudamiento durante los años 1990 fue muy pronunciado en los dos países. Por último, desde comienzos de los años 1980 las sociedades no financieras aparecen mucho más endeudadas en Francia que en Estados Unidos, lo que explica el efecto negativo mucho más considerable del aumento de las tasas de interés reales.

Figura 9.2 Tasa de ganancia, sin tener en cuenta (―) y teniendo en cuenta (---) los intereses (%): Francia, sociedades no financieras

Figura 9.3 Mismas variables: Estados Unidos, sociedades no financieras

En la primera medida (-----) los intereses (pagados menos los recibidos) todavía no fueron deducidos de las ganancias. La segunda medida es idéntica con la diferencia de que los intereses netos son deducidos de las ganancias y que se les agrega la desvalorización de las deudas netas (deudas menos los activos monetarios y financieros) por la inflación. Las ganancias son divididas por los capitales proprios.

La evolución de las distribuciones de dividendos revela una transferencia de ganancias fuera del sector productivo, similar al que vimos en el caso de los intereses. La figura 9.5 presenta la parte de las ganancias de las sociedades no financieras distribuidas como dividendos a los accionistas. El perfil obtenido para Estados Unidos confirma el carácter desfavorable de los años 1960 y 1970 para los poseedores de activos financieros, en este caso, acciones. La fracción de las ganancias distribuida pasó de más de 50% a cerca del 30%. Pero el inicio de los años 1980 señala un nuevo retorno y la tasa de distribución fluctúa desde comienzos de los años 1990 ¡en cerca del 65%! En Francia las distribuciones de dividendos eran débiles antes de la crisis (alrededor de 25% de las ganancias). En cuanto al curso neoliberal, la figura habla por sí misma: Francia está hundida en él.

Figura 9.4 Relación entre las deudas netas y los activos reales (%): Francia (---) y Estados Unidos (―), sociedades no financieras.

Las deudas netas son la diferencia entre las deudas totales y los activos monetarios y financieros; los activos reales son la suma del capital fijo y de las existencias de productos.

Figura 9.5 Parte de las ganancias distribuidas como dividendos (%): Francia (---) y Estados Unidos (―), sociedades no financieras.

Como en el caso del interés, esos cambios de nivel son el índice de la transformación de las relaciones de fuerza y de los poderes. En la crisis, antes del golpe neoliberal, las empresas, disminuyendo gradualmente la distribución de dividendos, conservaban una fracción cada vez más importante de sus ganancias que, por otra parte, se reducían. Desde comienzos de los años 1980, a pesar de la ausencia de un verdadero restablecimiento de la tasa de ganancia una vez pagados los intereses, prevalece una situación inversa. En total, las décadas neoliberales aparecen como un período de fuerte remuneración del capital, no desde el punto de vista de la tasa de ganancia de las empresas sino desde el de los acreedores y accionistas. Para las empresas se trata de un período de finanzas caras en el sentido de que deben remunerar a los poseedores de capitales con intereses y dividendos muy elevados, comparativamente con relación a los créditos otorgados y a las ganancias realizadas. Ese peso creciente de las extracciones que operan las finanzas, intereses y dividendos, contrasta fuertemente con la reducción del peso fiscal sobre las empresas. En los dos países el Estado acudió a socorrer la rentabilidad de las empresas afectada por los apetitos de las finanzas. El peso de los impuestos a las ganancias fue sensiblemente reducido.

Una vez registrado el pago de los dividendos (además de los impuestos e intereses reales) disponemos de una medida de la rentabilidad del capital que destaca mejor lo estrecho del lazo que existe entre la tasa de ganancia y la de acumulación (siempre para las sociedades no financieras).La figura 9.6 ilustra esta relación en el caso de Francia. La tasa de ganancia utilizada es calculada sobre los capitales propios y después de los intereses reales y los impuestos, restando los dividendos distribuidos. La llamaremos tasa de ganancia retenida. El parecido es notable: la tasa de crecimiento del capital fijo evolucionó como la tasa de ganancia después de los impuestos, intereses y dividendos . 3

Esas observaciones sugieren que las ganancias tomadas por las finanzas no vuelven a las empresas no financieras . 4

Esos resultados confirman el papel primordial de la tasa de ganancias en la dinámica de las economías capitalistas. Ya hemos tomado conciencia del peso de la remuneración del capital, intereses y dividendos, en la dinámica de la acumulación lo que conduce a privilegiar la tasa de ganancia retenida en la cadena que introdujimos en el capítulo 3: Variación de la tasa de ganancia retenida → Variación de la acumulación → Variación del empleo y de la desocupación

La figura 9.6 revela una divergencia limitada entre la tasa de ganancia retenida y la tasa de crecimiento de las existencias de capital fijo desde mediados de los años 1980. Esas diferencias sugieren que una porción de las ganancias retenidas no se dedica a la acumulación: compras de acciones francesas, exportación de capitales (inversiones directas en el extranjero o colocaciones de dinero a premio) o al pago de deudas. Vamos a concentrarnos aquí sobre el último elemento . 5

En lugar de invertir, las empresas francesas pagaron sus deudas. Ese fue un efecto indirecto del alza de las tasas reales de interés . Esta estrategia se tradujo en Francia en 6

3

Esta relación concuerda con los resultados de ciertos trabajos econométricos. Para los casos de Francia,

Alemania y Japón, consultar L. Bloch, B. Cœuré, ¨Profitabilité, investissement des entreprises et chocs financiers: France, Allemagne, Etats Unis et Japon, 1970-1993¨ en Economies et Statistiques, 268-269 (1993), p. 11-30. 4

Se defenderá esta tesis en el capítulo 14 ¿Las finanzas financian la economía?

5

Se tratará la compra de acciones francesas en el capítulo 14, ¿Las finanzas financian la economía? y la

exportación de capitales en el capítulo 12 Una mundialización bajo condiciones hegemónicas. 6

Los estudios fundados sobre cuestionarios directos o sobre métodos econométricos confirman que la

voluntad de reducir el endeudamiento representó un factor específico en la desaceleración de la inversión

tasas muy fuertes de autofinanciamiento de las inversiones (superiores a 100%) a partir de los últimos años 1990. En Estados Unidos se registraron dificultades similares pero en un grado menor porque las empresas francesas dependían más del crédito. Estados Unidos logró así un avance importante con respecto a Francia en materia de crecimiento en los años 1980 y sobre todo 1990. La tesis desarrollada en este capítulo puede, por consiguiente, ser resumida de la siguiente forma. La disminución de la tasa de ganancia en los años 1970 había desembocado primeramente en un crecimiento de la inflación. Dado que las tasas de interés reales eran débiles o negativas, de ello resultaba una transferencia de riqueza de los acreedores hacia las empresas no financieras, la cual compensaba casi exactamente el pago de los intereses. Las distribuciones de dividendos estaba en su nivel más bajo. La situación se invirtió durante los años 1980. Las finanzas decidieron frenar la inflación para proteger sus ingresos y su patrimonio cualquiera fuese el costo para los demás y restablecer las pretensiones de los accionistas sobre los beneficios. La tasa de acumulación disminuyó en igual medida y la crisis y el desempleo se prolongaron. La paradoja identificada al comienzo de la segunda parte se resuelve aquí. Tras haber asociado, en el capítulo 3, la baja de las tasas de ganancia y la baja de las tasas de acumulación en la crisis, hasta 1982 (fecha en que la tasa de ganancia llegó a su mínimo), se esperaba una evolución simétrica: la tendencia de la tasa de ganancia, ya al alza, provocaría la reanudación de la acumulación, pero eso no sucedió. Ya conocemos la respuesta: la tasa de acumulación depende de la tasa de ganancia retenida y el aumento de las tasas de ganancia antes de pagar los intereses y los dividendos fue confiscado por las finanzas . 7

y, por consiguiente, en el crecimiento (P.Artus, ¨Les entreprises françaises vont-elles recommencer à s ´endetter?¨Revue d´économie financière, 46 (1998) p. 143-162; H. Michaudon, N. Vannieuwenhyze, ¨Peut-on expliquer les évolutions récentes de l´investissement?¨, Notes de conjoncture de l´INSEE, marzo 1998). Esa liberación de las deudas fue más difícil en las pequeñas empresas (B. Paranque, ¨Compétitivité et rentabilité des entreprises industrielles¨, Banco de Francia, B95/06, París, 1995). 7

Michel Husson, discutiendo este mismo divorcio entre las tasas de ganancia y las de acumulación, en

Francia, lo explica por la incapacidad del capitalismo de extender sus mercados (¨Après l´âge d´or: sur Le Troisième âge du capitalisme, in G. Achcar (comp.), Le marxisme d´Ernest Mandel, París, Presses Universitaires de France, 1999, p.49-78, p.74). Ver igualmente Les ajustements de l´emploi. Pour une critique de l´économétrie bourgeoise, Lausana: página dos, 1999.

Figura 9.6 Tasa de ganancia retenida (―) y tasa de acumulación (---) (%): Francia, sociedades no financieras.

La tasa de ganancia es la de la figura 9.2 (---) con la diferencia de que los dividendos pagados son restados a los beneficios. La tasa de acumulación es la tasa de crecimiento de las existencias de capital fijo.

Esta confiscación de los efectos del nuevo curso del cambio técnico que está detrás de la recuperación de la rentabilidad, es particularmente chocante porque Estados, por medio de la herramienta fiscal, y los asalariados, por la casi detención del progreso de su poder adquisitivo, contribuyeron muy positivamente al aumento de la rentabilidad del capital. ¿Cómo pretender entonces que la extrema moderación salarial y la docilidad en el cumplimiento de las tareas son la condición necesaria para la disminución del desempleo? Esas condiciones existieron ampliamente: ¡pero el beneficio no fue para los trabajadores sino para los poseedores de los capitales!

Capítulo 10 Endeudamiento del Estado keynesiano. Endeudamiento de los hogares La política de las tasas de interés elevadas no afectó únicamente a las empresas sino que golpeó igualmente al Estado y a los hogares que contrajeron préstamos. El problema de los gastos públicos y de su cobertura es uno de los más debatidos. Durante la crisis se produjeron importantes déficits y las deudas de los Estados se inflaron. En Francia, el aumento de la tasa de extracción obligatoria, impuestos y cotizaciones sociales, que llega ahora al 43% de la producción total, es un permanente objeto de lamentaciones . La propensión al gasto de los Estados keynesianos fue 8

acusada de todos los males: la misma habría sido nada menos que la causa del aumento de las tasas de interés (¡y por consiguiente de la desaceleración de las inversiones, por lo tanto del desempleo!) Se hablaba de efecto de expulsión: el gasto público impedía la inversión privada. Esta argumentación debe ser invertida: en realidad fueron las tasas elevadas las que crearon los déficits. En primer lugar hay que volver a situar la evolución de los gastos e ingresos públicos en el marco general de la crisis. Esos mecanismos son idénticos a los observados en el caso de Francia (capítulo 6), respecto a los gastos sociales que constituyen por otra parte una porción de los gastos públicos totales que examinamos. El crecimiento excesivo de los gastos fue la expresión de la existencia de una brecha entre el progreso de los gastos públicos y el de la producción. Pero no fue una lenta deriva permanente: el aumento de la relación entre los gastos y la producción está localizada en el tiempo pues se concentró en una decena de años. ¿Entonces, qué sucedió? En este análisis es necesario aislar la carga de los intereses de los otros gastos del Estado. En un primer momento, vamos a aprehender los gastos excluyendo el pago de 8

El elevado valor de esa tasa, en Francia, no significa que las jubilaciones o los seguros de enfermedad

cuesten más en ese país que en otros sino que procede del carácter obligatorio del financiamiento de esos regímenes de Seguro Social para todos los empleadores, bajo la forma del pago de cotizaciones.

los intereses. Eso conduce a distinguir tres subperíodos: antes de 1975 (es decir, en Francia, antes de la crisis), entre 1975 y 1982, y desde 1982. Hasta 1974 los gastos crecieron al mismo ritmo que la producción sin plantear problemas de financiamiento pues los ingresos aumentaban paralelamente. El crecimiento de la economía francesa se desaceleró muy fuertemente a partir de la recesión de 1974, pasando de 5.1% (1952-1974) por año a 2.7% (1974-1982) (figura 8.1). Se abrió entonces un segundo período. Entre 1975 y 1982 los gastos públicos siguieron creciendo a su ritmo anterior de 5.3% por año, con una sorprendente regularidad. En ese contexto de lento crecimiento de la producción, la relación entre los gastos y la producción dio un salto. La tasa de extracción obligatoria fue aumentada en las proporciones requeridas por el mantenimiento de los equilibrios y la deuda pública no progresó más rápido que la producción. Por último, después de 1982, la tasa de crecimiento de los gastos públicos fue rápidamente reconducida a 2.1% por año, ritmo que se perpetuó muy regularmente desde esa fecha y que es levemente más débil que la tasa de crecimiento de la producción. En resumen: antes de la crisis la producción y los gastos crecían rápidamente, con equilibrio, sin aumento de las extracciones obligatorias; en la primera fase de la crisis, antes de 1982, el crecimiento de la producción se redujo considerablemente mientras los gastos seguían su avance pero los desequilibrios fueron contenidos gracias al aumento de las extracciones; después de 1982, el índice de crecimiento de los gastos cayó a un nivel inferior al de la producción, por consiguiente, débil. Uno esperaría entonces que el equilibrio de los gastos e ingresos haya sido garantizado continuamente. Eso es lo efectivamente sucedió: independientemente del pago de los intereses en Francia no habría habido déficit de las administraciones públicas sino solamente fluctuaciones en torno a un saldo nulo. En materia de déficits públicos habrá pues que tomar conciencia del hecho siguiente: los déficits son totalmente imputables al aumento de las tasas de interés al comienzo de los años 1980. Lo mismo sucedió en los principales países europeos (con excepción de Italia). La figura 10.1ilustra esta afirmación en el caso de Francia. La primera curva reproduce la evolución de los excedentes o déficits de las cuentas públicas en porcentaje de la producción total en una primera medición, tradicional, que incluye todos los gastos, y después en una segunda medición, que deduce los intereses pagados.

No nos detendremos aquí sobre las fluctuaciones de esos saldos al correr de los años; ellas dependen de la sensibilidad de los ingresos públicos frente a la actividad de la economía (son fuertes cuando la actividad es fuerte y débiles en una recesión) mientras que los gastos son más rígidos. El hecho fundamental es que, fuera de los intereses pagados, los déficits desaparecen. El período 1975-1982, aquel en el que los índices de crecimiento de los gastos todavía no habían bajado sensiblemente, ni siquiera hace una excepción a la regla. La figura 10.2 introduce al mismo análisis para Estados Unidos. Allí, al contrario de lo que sucedía en Francia, existía ya un déficit antes de 1975, una vez tenido en cuenta el pago de los intereses, pero el mismo seguía siendo muy moderado. El efecto del aumento de las tasas en los años 1980 y 1990 es entonces aparente, como en Francia, hasta el restablecimiento reciente. Hagamos de lado, al pasar, una ambigüedad. Los déficits de los años 1980 no fueron provocados para estimular el crecimiento, según las reglas de la macroeconomía keynesiana que pretenden que los gastos públicos sean el relevo de la deficiente demanda privada. En Estados Unidos, los déficits fueron impuestos y soportados en un contexto de escaso crecimiento y teniendo en cuenta lo difícil que era frenar el aumento de los gastos públicos, y fueron inflados por el aumento de las tasas. ¡Al fin de cuentas, Reagan no era el más grande de los keynesianos! ¿Cómo el aumento de las tasas de interés pudo representar una carga antes de la aparición de déficits importantes? Cuando se produjo el alza de las tasas de interés, los diferentes Estados estaban ya endeudados en grados diferentes –esas deudas tendían a disminuir desde la guerra, con la ayuda de la inflación. Una gran parte de esas deudas estaba financiada por títulos a corto plazo. Cuando las tasas crecieron, hubo que renovar esos títulos con tasas mayores. Esta operación fue el origen de los déficits de los años 1980 y 1990. Es imposible echarle la responsabilidad del aumento de las tasas de interés a un mecanismo de mercado ligado a los déficits públicos. Estos aparecieron después del alza de las tasas de interés y no queda nada de ellos cuando se deja de lado la carga de los intereses. Circula igualmente otro argumento que sostiene que el aumento de las tasas era indispensable para obligar a los Estados a controlar sus gastos. Eso equivale a suponer

que el Estado no habría podido, con otras políticas, asegurar esa desaceleración; era necesario que pagase intereses y se endeudase para hacerse razonable como cualquiera. El peso de los gastos y la baja de los ingresos no creaban una presión suficiente. En otros términos, ¡era necesario que las finanzas aumentasen los gastos del Estado-y simultáneamente sus propios ingresos- hasta un punto en que los déficits llegarían a ser absolutamente intolerables! Este argumento falaz ignora el hecho de que una política un poco menos restrictiva –tasas de interés menos altas- habría permitido un crecimiento un poco menos lento y provocado así un flujo de ingresos fiscales y de cotizaciones más sostenido, y permitido ahorrarse la indemnización del desempleo y de la miseria ligada al mismo. Que haya sido necesario administrar la crisis es un hecho innegable. Que la estrategia neoliberal hasta sido particularmente dañina también lo es. Abordaremos ahora el problema del endeudamiento de los hogares. A pesar de tener ciertos puntos comunes, se plantea en términos diferentes del de las empresas o del estatal. Los hogares franceses ofrecen una excelente ilustración de las consecuencias dramáticas de la crisis y de las políticas neoliberales. Tal como en el caso de las empresas, no se puede tratar las deudas de los hogares considerándolas globalmente. Evidentemente, habría que distinguir en ellas diversos grupos: los acreedores y los prestamistas. Ciertos hogares pertenecen estructuralmente a uno o al otro de esos grupos; otros pasan de uno al otro (por ejemplo, para pedir un préstamo para adquirir una vivienda primero hay que ahorrar). Los datos disponibles sin embargo no nos permiten aislar las fracciones pertinentes y deberemos contentarnos con agregados. La figura 10.3 ilustra el monto anual de los préstamos de los hogares (deduciendo los reembolsos). Esos préstamos representaban cada año, hasta 1985, una suma con bastante constancia pero ese monto en 1986 y 1987aumentó brutalmente, hasta duplicarse.

Figura 10.1 Excedentes o déficits de las administraciones públicas, con todos los gastos comprendidos (―) o excluyendo los intereses pagados (---) (% de la producción): Francia.

Figura 10.2 Mismas variables: Estados Unidos

Para comprender el significado de esos acontecimientos hay que volver a colocar este problema del endeudamiento en el marco general de la crisis y del modo cómo la enfrentaron los hogares. La masa total de los salarios constituye el principal componente de los ingresos de los hogares. Antes de la crisis, hasta 1974, esa masa crecía a una tasa superior al 6% anual, en términos reales. Desde 1974 hasta 1982, siguió aumentando, pero a un ritmo reducido. Frente a esa desaceleración del crecimiento de sus ingresos, los hogares disminuyeron el aumento de sus gastos de consumo y aún más la de sus compras de habitaciones. Así evitaron endeudarse. Los años 1982-1987 fueron los peores: la masa salarial permaneció casi constante debido al débil progreso de las remuneraciones y a la disminución del empleo (estancamiento de la masa total de los salarios significa progreso para algunos y retroceso para otros).Los hogares –algunos de ellos- redujeron sus gastos pero no en la proporción de la caída de sus ingresos, lo que los condujo a endeudarse. Este recurso al préstamo era el de los fines de mes difíciles: un endeudamiento muy difundido. Este aumento fue sobre todo el de los créditos a corto plazo (figura 10.3) cuyas tasas de interés crecían mucho. De ahí resultó una ola de sobreendeudamiento que justificó una importante intervención pública (en el marco de las comisiones de sobreendeudamiento). Las características de éste han sido analizadas en diversos estudios que revelan su relación con la crisis . El 9

crédito al consumo figura en casi el 90% de los expedientes, sea solo, sea junto a los créditos inmobiliarios; en casi la mitad de los casos, las dificultades tienen relación con el desempleo. El hecho de que este endeudamiento reprodujo varios años después del alza de las tasas de interés de comienzos de los años 1980 no disminuye la responsabilidad del cambio de política. Los hogares, que peleaban contra las dificultades propias de la crisis (desocupación, precariedad del empleo) fueron víctimas de esa política por partida doble. En primer lugar, los ingresos sufrieron una contracción severa, hasta un estancamiento completo de la masa salarial: el alza de las tasas prolongó y acentuó el desempleo, y éste –más en general las políticas neoliberales- contribuyeron al congelamiento de los salarios. Por otra parte, la carga de los intereses es uno de los componentes de los gastos de los hogares y el aumento de las tasas de interés pesó fuertemente sobre su situación. En 1987, el pago de los intereses llegó a casi la mitad de 9

Ver el dossier ´Endettement/Surendettement¨ de la Revue d´économie financière, 46, 1998 y J.J. Hyest,

P. Loridant, Surendettement, prévenir et guérir, Senado, Informe de comunicación, nº60, 1997.

los préstamos: endeudarse más para pagar sus intereses, conocemos la lógica de tales degradaciones acumulativas.

Figura 10.3 Préstamos anuales contraídos por los hogares, totales (―) y a corto plazo (---) (en miles de millones de euros de 1995): Francia.

Los préstamos se entienden siempre quitándoles los reembolsos

Figura 10.4 Relación entre las deudas de los hogares y sus ingresos disponibles (%): Francia: (– –) y Estados Unidos (―)

Esos flujos crecientes de préstamos se reflejaron naturalmente en el aumento de la masa de deudas de los hogares (con cierto retraso). Es lo que muestra la figura 10.4: en ella se ve claramente, a fines de los años 1980, el inflamiento de las deudas de los hogares, que hasta entonces representaban entre el 60 y el 65% de su ingreso disponible y subieron rápidamente casi hasta el 90%. Aunque el sobreendeudamiento sigue siendo un problema, esta deriva no fue permanente. El período de austeridad llegó por fin a su término y el crecimiento reapareció (cuadro 8.1): la desocupación se estabilizó y la masa salarial volvió a crecer mientras el progreso de los gastos de los hogares seguía siendo moderado. De ahí surgió en gran medida el carácter efímero de este episodio de endeudamiento. A fines de los años 1990, los índices de endeudamiento tenían en Francia valores un poco superiores a las de los años 1970. El crecimiento del endeudamiento de los hogares fue más acentuado en Estados Unidos que en Francia (figura 10.4). Partiendo de un piso en el cual las deudas totales de los hogares representaban un poco menos del 70% de su ingreso, no muy lejano al índice francés, esa tasa tomó vuelo, como en Francia. Por el contrario, siguió elevándose en los

años 1990, para llegar a superar el 100%. Este crecimiento del endeudamiento

de los hogares en Estados Unidos y su carácter duradero nos remiten a ciertos rasgos de la situación macroeconómica de Estados Unidos que analizaremos ulteriormente (la debilidad del ahorro en ese país y el financiamiento de la economía estadounidense por el extranjero) . 10

10

Capítulo 12, Una mundialización bajo conducción hegemónica.

Capítulo 11 La epidemia de crisis financieras: El golpe de 1979 y la globalización El acta de acusación levantada contra las finanzas neoliberales es ya muy dura. El golpe de 1979 prolongó los efectos de la crisis, en particular, la desocupación, y contribuyó al endeudamiento de los Estados y de una fracción de los hogares ya fragilizada por la desaceleración del crecimiento, la desocupación y la precariedad. Este capítulo aumenta aún esa carga. El mismo tiene como objetivo recordar la verdadera epidemia de crisis monetarias y financieras cuyos gérmenes sembró el neoliberalismo. Esas crisis se dividen en varias categorías. Las de los años 1980, tanto en la periferia como en el centro, fueron directamente el efecto del aumento de las tasas de interés que se conjugó con la desreglamentación monetaria y financiera. Las crisis de los años 1990 estuvieron sobre todo ligadas con la globalización de los mercados, un aspecto particular del neoliberalismo en su dimensión internacional. Las primeras fueron la expresión de la entrada en la economía neoliberal; las crisis monetarias y financieras que siguieron fueron características del neoliberalismo constituido. Pero, naturalmente, esa frontera no es impermeable . 11

Vamos a evocar primeramente las dos grandes crisis financieras directamente enlazadas con el aumento de las tasas de interés de 1979: la crisis de la deuda de los países de la periferia y la de los sistemas financieros de los países del centro. Tenemos pues que volver en este punto a un episodio que sucedió hace más de quince años pro cuyas consecuencias son siempre igualmente dramáticas. Es de la crisis que comenzó en el mes de agosto de 1982 con la declaración de México que anunciaba que no estaba en condiciones de cumplir con sus compromisos. Pero México no fue sino el primero de una larga serie. En octubre de 1983, 27 países ya habían reescalonado sus deudas y otros pronto los seguirían. Los cuatro principales países endeudados, México,

11

En este capítulo utilizamos ampliamente: FDIC, History of the Eighties. Lessons for the Future,

Washington, Federal Deposit Insurance Corporation, 1997.

Brasil, Venezuela y Argentina, representaban el 74% de las deudas de los países menos desarrollados (Less Developed Countries). ¿Cómo esos países habían llegado repentinamente a la cesación de pagos en forma simultánea? El choque del aumento de las tasas de interés y de la desinflación, es decir, los aumentos de las tasas de interés reales, golpeó frontalmente a los países que habían emprendido una política de endeudamiento (a tasas variables). La violencia de ese choque se refleja en el alza repentina de la tasa de interés real aparente en las deudas de esos países: la relación entre la masa de los intereses y el total de las deudas quitándole el índice de inflación estadounidense (figura 11.1). Se observa, como en los países capitalistas del centro, las tasas débiles (en este caso negativas) de los años 1970, su ascenso vertiginoso resultante del cambio de política y después las tasas particularmente elevadas de los años 1980. Es fácil comprender que, en tales condiciones, el endeudamiento se tornaba insostenible . 12

El crecimiento de las deudas fue anterior a los años 1980 y el cambio de la política monetaria de 1979 no carga con toda la responsabilidad por la crisis pero buena parte de ella se le puede imputar. A comienzos de los años 1970, las deudas de los países en desarrollo, según la definición del Banco Mundial, no representaban sino del 7 al 8%, aproximadamente, de la producción total de esos países. Esa tasa había sido multiplicada por dos en 1979, con un aumento importante de la fracción de esas deudas debida a corto plazo, lo que constituía una amenaza creciente. Esa relación pasó, entre 1979 y 1987, ¡del 15% al 39% de la producción! El servicio de esa deuda, interés y amortización, que representaba entre el 7 y el 8% de las exportaciones, se elevó de repente hasta cerca del 23% de las mismas en 1986.

12

Hacemos abstracción de los aspectos políticos de estos acontecimientos, los cuales van más allá de las

ambiciones de este libro. Consultar al respecto en particular el capítulo 9 del libro de Eric Toussaint, que coloca el aumento de las deudas en el marco de la acción de McNamara en un contexto de lucha contra el comunismo (La Bourse ou la vie, la finance contre les peuples, Bruselas, CADTM, 1998).

Figura 11.1 Tasa de interés real aparente (%) países en desarrollo

Es la relación entre la masa de los intereses y el total de las deudas, deduciendo el índice de inflación estadounidense.

Figura 11.2 Producción (en miles de millones de dólares de 1992): Países en desarrollo

Aunada a la baja de los precios de las materias primas exportadas por esos países y a la debilidad de la demanda de los países del centro, que estaban en crisis, esa formidable extracción de intereses tuvo un efecto catastrófico. La figura 11.2 describe la producción de los países en desarrollo expresada en dólares de 1992. Esta variable no refleja directamente las variaciones del nivel de vida de las poblaciones pero mide el poder de compra que representa la producción de esos países con respecto a la de Estados Unidos. Es difícil ser más claro. Estamos ante un derrumbe, que contrasta con los progresos en los años 1970. Ciertamente el dólar fluctuó mucho a comienzos de los años 1980, lo que perturba esos movimientos, pero 15 años más tarde, en 1996, la producción de esos países todavía no había alcanzado en esta medición el máximo de 1979. La segunda gran crisis de esos años neoliberales, ligada directamente al aumento de las tasas de interés, golpeó al centro, incluido Estados Unidos. Muchas de esas dificultades fueron las consecuencias inmediatas del alza de las tasas, pero se prolongaron en los años 1990 en relación con las desregulaciones nacionales e internacionales. Desde el comienzo de los años 1980, pocos sistemas bancarios se salvaron. Salvo Alemania, que es citada como la excepción que confirma la regla, casi todos los grandes países capitalistas fueron afectados: Estados Unidos, Japón, Francia, el Reino Unido y los países escandinavos. Las instituciones financieras de Estados Unidos fueron golpeadas por una ola de quiebras sin precedente desde la crisis de 1929. El caso del Japón es conocido y todos en Francia están familiarizados con las dificultades del Crédit Lyonnais, del Comptoir des Entrepreneurs y del Crédit Foncier. El caso de los países escandinavos fue ejemplar: recordemos que salvar los bancos finlandeses costó al Estado un sexto de la producción total de un año. La Europa meridional no está nada mejor, si se tiene en cuenta el volumen de los créditos defectuosos que en ella se acumulan . La prensa habló mucho de la quiebra del banco inglés Barings y del 13

salvamento del fondo estadounidense Long Term Capital Management. Vamos a evocar aquí de un modo un poco más preciso ciertos aspectos de la crisis financiera estadounidense de los años 1980 y comienzos de los 1990: la crisis de los bancos y de las cajas de ahorro (Savings and Loan Associations). Entre 1984 y 1994

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Sobre todos estos temas, ver J.Lambert, J. Le Cacheux, A. Mahuet ¨L´épidemie de crises bancaires

dans les pays de l´OCDE¨, Observations et diagnostics économiques, 61 (1997), p. 93-138.

casi 1400 bancos y 1200 cajas de ahorro (sobre un total de alrededor de 14500 bancos y 3400 cajas de ahorro en 1984) quebraron o necesitaron la intervención del seguro federal de los depósitos (figura 11.3) . 14

Del análisis de esas perturbaciones surgen algunos rasgos generales. En primer lugar, el aumento de las tasas de interés a comienzos de los años 1980 fue en ellos un factor primordial. Se puede hablar, a este respecto, de contragolpe de 1979. La crisis del sistema bancario estadounidense tuvo como causa principal la insolvencia de quienes contraían préstamos, especialmente internacionales, la cual fue causada por el alza de las tasas. A los países de la periferia se agregaron la agricultura estadounidense, el sector de la energía y sobre todo el sector inmobiliario empresarial, que había tenido antes una llamarada especulativa. ¡De este modo la tasa de ganancia del sector financiero tardó en aumentar en los años 1980 a pesar de los aumentos de las tasas de interés reales!

Figura 11.3 Número de bancos (―) y de cajas de ahorro (∙∙∙∙∙) en quiebra o salvados: Estados Unidos

Bancos y cajas de ahorro cuyos clientes tienen sus depósitos asegurados por la Federal Deposit Insurance Corporation que fueron cerrados o fueron salvados por ese seguro.

14

La quiebra bancaria más estruendosa fue la de la Continental Illinois Nacional Bank and Trust

Corporation en 1984.

Es estrecha la relación entre la crisis bancaria estadounidense y la de la deuda de los países de la periferia. Para dar una idea, indicaremos solamente que los préstamos de los bancos de Estados Unidos a esos países equivalían a cerca de la mitad de sus capitales propios en 1977 y a más que esos capitales en 1987. En 1983, un año después del comienzo de la crisis, cerca de un cuarto de las deudas de los cuatro países más endeudados (México, Brasil, Venezuela y Argentina) eran con los ocho mayores bancos estadounidenses y representaban el 147% de los capitales propios de éstos. A pesar de cierto número de advertencias, el curso de las acciones de esos bancos siguió aumentando. Recién en 1987 Citicorp hizo aparecer en sus cuentas las provisiones para pérdidas. En 1989, cerca de la mitad de esos créditos en el sistema bancario estaban cubiertos por tales provisiones.

11.1 – La crisis de las cajas de ahorro en Estados Unidos Las cajas de ahorro estadounidenses son instituciones de colocación de fondo que tradicionalmente se orientan hacia el financiamiento de las viviendas. Sus depósitos representaban entre el 55 y el 60% de los de los bancos antes de la crisis (1966-1988) y quedaron reducidos al 20% en 1999. El principio de la actividad de esas cajas es que remuneran sus depósitos a tasas (a corto plazo) menores que las tasas (a largo plazo) sobre los créditos hipotecarios que conceden. En 1966 a las tasas pagadas por los depósitos se les había puesto un techo reglamentario, a pedido de las cajas, preocupadas por su rentabilidad . Debido a eso los hogares ahorristas colocaron en otra parte sus econ0omías cuando las tasas de interés aumentaron a comienzos de los años 1980, para obtener mejores rendimientos, según un proceso llamado de desintermediación. Una primera crisis se produjo a comienzos de los años 1980 pues los capitales propios del conjunto de las cajas habían quedado reducidos virtualmente a cero. La actividad de las cajas fue objeto entonces de una profunda desreglamentación y el gobierno alentó las fusiones. De eso resultó una actividad desbordante y desordenada entre 1982 y 1985 pues las cajas se lanzaron a toda clase de actividades consideradas lucrativas, casinos, estaciones de deportes invernales… y en particular en el inmobiliario empresarial, que había enloquecido. A partir de 1986 las pérdidas fueron colosales, sobre todo en relación con la caída de los precios inmobiliarios. George Bush lanzó un gran programa de salvamento en 1989, cuyo costo todavía hay que precisar . 15

16

15

T.F. Cargill, Money, the Financial System, and Monetary Policy, Englewoods Cliffs, Prentice-Hall,

1991, p.304. 16

Ese costo debe ser estimado en 160 mil millones de dólares durante numerosos años (para aclarar las

ideas, el total de los gastos presupuestarios en Estados Unidos en 1998 era de 2500 miles de millones de dólares –dos billones 500 mil millones). Sobre estos temas ver el cuadro nada complaciente en: FDIC, History of the Eighties, op. cit, nota 1.

Las consecuencias de la ola de desreglamentación y de re-reglamentación fueron igualmente cruciales y el modo en que fue dirigida la crisis de las cajas de ahorro es particularmente revelador a este respecto. En la primera fase de la crisis, la administración de Reagan, adoradora de los valores del mercado, no quiso emprender el salvamento y la reestructuración del sector. Se utilizaron todas las recetas neoliberales: libertad de remunerar los depósitos y de emprender todo tipo de actividades, especialmente las más especulativas, y estímulo a las fusiones. El gobierno federal modificó posteriormente su actitud e hizo todo lo que se debía hacer para que la crisis financiera no degenerase en una crisis similar a la de los años 1930: garantizó en particular el financiamiento del seguro de los depósitos (cuadro 11.1). Mucho se ha escrito recientemente sobre las crisis neoliberales del segundo tipo, que están menos ligadas al aumento de las tasas de interés pero remiten directamente a la globalización de los mercados y a la movilidad internacional del capital. Además de la crisis de la deuda, México nos da un ejemplo precoz de ese tipo de crisis: la crisis de 1994-1995. Tras seis años de una política que el FMI consideraba ejemplar, a fines de diciembre de 1994, México tuvo que dejar repentinamente que su moneda fluctuase con relación al dólar. En un año el peso perdió la mitad de su valor, la Bolsa cayó en igual porcentaje, las tasas de interés se fueron por las nubes y la economía fue precipitada en la recesión, con temibles consecuencias sociales. El poder adquisitivo medio de los asalariados mexicanos cayó a la mitad; el índice de pobreza subió de 30% a 50% pero México pagó sus deudas (cuadro 11.2). La crisis mexicana puso fin a una fase de euforia, a un período de estabilidad de la moneda con relación al dólar y de llegada masiva de capitales extranjeros. Ella anunciaba la del Sudeste asiático, tres años más tarde, en 1997. Primero se produjo el derrumbe del bath tailandés, después el de las monedas de Filipinas, Indonesia y Corea del Sur. Las bolsas acompañaron a las monedas en su caída, al igual que las quiebras, en particular las de ciertos conglomerados coreanos, los chaebols. En todos esos países, las consecuencias de esas crisis fueron dramáticas: desocupación y miseria causada por el encarecimiento de los alimentos básicos, aumento de la delincuencia y de la criminalidad… Las figuras 11.4 y 11.5 ilustran la violencia de esos choques en el caso de Corea. El índice de desocupación, que llegaba al 2% antes de la crisis, se elevó repentinamente

hasta del 7% o el 8%. Los cursos bursátiles, ya orientados a la baja desde comienzos del año 1995, se hundieron brutalmente y quedaron divididos por más de dos en un año. La recuperación de la actividad, sobre todo en la industria, se benefició mucho con la devaluación de un tercio del won con respecto al dólar sin que el índice de desocupación recuperase sus niveles anteriores.

11.2 - La crisis mexicana de 1994-1995 A fines de los años 1980 México tenía una inflación muy rápida (anualmente se duplicaban los precios). Se realizó una reforma considerable. Ella tuvo aspectos macroeconómicos tradicionales, particularmente la supresión de los déficits del presupuesto del Estado y el mantenimiento de un tipo de cambio estable del peso, pero su alcance fue mucho mayor. Se puede caracterizar ese golpe de timón como un movimiento de liberalización: privatización, desregulación, reorientación de la economía hacia el exterior (lo que debía llevar a la firma del TLCAN en 1993), explosión del sector financiero. Según sus criterios internos, ese programa fue coronado por el éxito en todos los campos, aunque México jamás haya recuperado sus tasas de crecimiento de antes de 1982. El índice inflacionario, en vías de disminución, era a fines del período superior al de los socios comerciales de México, a pesar de la moderación de los salarios. Los precios relativos de los bienes nacionales y extranjeros evolucionaban sin cesar a favor de estos últimos. Todo el período se caracterizó por un creciente déficit en el intercambio comercial internacional: cada vez había más importaciones con respecto a las exportaciones, a pesar de la venta de petróleo. En esas condiciones era imposible mantener la paridad de la moneda mexicana. México tuvo que recurrir a montajes cada vez más escabrosos para retener los capitales extranjeros. Al tornarse evidente la necesidad de un ajuste, los capitales alzaron vuelo, provocando una crisis de gran envergadura.

A esos ejemplos habría que agregar la situación de casi quiebra de Rusia tras la caída del rublo en agosto de 1998 y el contagio de la crisis asiática al Brasil afines de 1998, después a Turquía y la situación en Argentina desde fines del 2001, otra gran ilustración de esta inestabilidad neoliberal con consecuencias dramáticas… Es difícil explicar esas crisis monetarias y financieras. Para hacerlo, se enumeran cierta cantidad de factores: la fragilidad del sistema bancario ligada a la desregulación (tanto en el centro como en la periferia); la mala administración de ciertas instituciones financieras públicas o privadas y la falta de supervisión de la actividad bancaria por los organismos nacionales o internacionales; la flexibilidad de las tasas de cambio o, a la inversa, la indexación de algunas monedas por el dólar (según los países y los diferentes

períodos); la libre movilidad internacional del capital (que afecta en particular a la periferia). A ello hay que agregar las elevadas tasas de interés que condujeron a cesar los reembolsos. Sin embargo aún falta en este cuadro un elemento importante, o sea el crecimiento demencial del sector financiero durante los años 1980 y 1990, que trataremos ulteriormente . Ese crecimiento fue financiado por los flujos netos de intereses que 17

extrajo ese sector del resto de la economía, y por el aflujo de capitales estimulados por esa rentabilidad. Tal explosión, en todas las circunstancias, habría puesto en riesgo al sector financiero. Pero coincidió, y no por casualidad, con una formidable desregulación. Mientras la masa de los fondos disponibles se multiplicaba, las finanzas se sacaban de encima algunos de los controles que la trababan; cuando la situación requería una aún mayor prudencia, se hacía de todo para reducir las reglas que imponían contención y disciplina. No hay duda de que la actividad de las instituciones financieras debe ser reglamentada y sometida a ciertos controles (sabiendo que aquí nos colocamos desde el punto de vista exclusivo de la estabilidad monetaria y financiera). Ese control, en las décadas anteriores al neoliberalismo, era asegurado por los Bancos centrales, bajo la supervisión de los Estados. El relajamiento de esa vigilancia y su debilidad en el plano internacional plantean de manera aguda el problema de la emergencia de reglas de substitución y de la creación de organismos internacionales que puedan imponerlas en escala planetaria. Reglas de gestión, llamadas prudenciales, comienzan a establecerse gradualmente; se formulan llamados al orden; se organizan operaciones de salvamento. Es difícil sostener que esas disposiciones son inútiles, pero no impiden el retorno de las crisis.

17

Capítulo 13, Financiarización: ¿mito o realidad?

Figura 11.4 Índice de desocupación (%): Corea del Sur

Figura 11.5 Cursos bursátiles (1995=100): Corea del Sur

Los mecanismos que gobiernan los cambios entre las monedas contribuyeron a esas perturbaciones. El sistema monetario mundial combinaba, en los años 1990, casi indexaciones tendientes a ligar algunas monedas al dólar con cambios flotantes que conducían a muy fuertes variaciones de las tasas de cambio, como entre el dólar y el yen: un extraño cóctel de extrema rigidez y de flexibilidad. La indexación de algunas monedas con el dólar parecía tranquilizar a los capitales internacionales contra los riesgos de cambio y, por lo tanto, permitir sus movimientos en las condiciones más satisfactorias para los financieros. Pero las fluctuaciones de otras monedas (y los diferenciales inflacionarios) podían desestabililizar el edificio. De este modo ciertos países del Asia sudoriental, como Corea del Sur, que estaban profundamente ligados a la economía japonesa, sin embargo habían regulado su cambio por el dólar (utilizado en las transacciones internacionales). Eso fue muy ventajoso mientras el dólar se depreciaba. Pero las fuertes variaciones de los cambios entre el dólar y el yen , en 18

particular la revalorización en un 27% del dólar entre junio de 1997 y agosto de 1998 (o sea, en 14 meses) revaluaron igualmente las monedas de esas economías creando las condiciones para una recesión, amplificada por otros elementos. El factor de las crisis de los años 1990 que más frecuentemente se menciona es la libertad de movimiento de los capitales en el mercado mundial. En los países avanzados esta libertad limitó radicalmente la autonomía de las políticas nacionales, lo que constituye ya un serio hándicap. Pero en los países emergentes, esta movilidad de los capitales fue la fuente de una temible inestabilidad. La inminencia de las recesiones creaba cada vez las condiciones de su amplificación y transformaba en crisis grave un mal funcionamiento banal que implicaba un ajuste. Es un fenómeno antiguo pero que ha asumido proporciones inauditas desde hace una decena de años. El tremendo aflujo de capitales a los países llamados emergentes data de 1990; pero esos flujos se invirtieron repentinamente al acercarse la crisis de 1997 . 19

18

La discusion de la hegemonía estadounidense, subyacente en estos análisis, nos dará la ocasión para

examinar esas variaciones de los cambios (figura 12.1). 19

UNCTAD, United Nations Conference on Trade and Development, Trade and Development Report,

Nueva York, Naciones Unidas, 1999, p. 101. Aunque la idea de James Tobin sea anterior, hubo un nuevo interés por la idea de poner impuestos a los movimientos de los capitales internacionales (F.Chesnais, Tobin or not Tobin?, París: L´esprit frappeur, 1998).

El problema de la libre movilidad del capital toca un aspecto fundamental del funcionamiento del capitalismo, un punto neurálgico de la estrategia neoliberal de reafirmación de las prerrogativas de los propietarios de capitales. Las verdaderas amenazas no resultan de tales o cuales desequilibrios macroeconómicos, de tales o cuales imprudencias financieras, de tales o cuales errores en las políticas, sino del grado y las formas de la afirmación de esta libertad. No hay capitalismo sin movilidad del capital. El capital se valoriza en las firmas, mediante la producción, pero en una escala superior deben existir agentes, los capitalistas, que desplazan constantemente los capitales entre las diferentes empresas, las diferentes ramas: una de las modalidades de la maximización de la ganancia y una de las funciones de las finanzas. Los problemas proceden de la inevitable autonomización de los mecanismos financieros con relación a sus bases en la producción. En las actividades productivas, los movimientos de capitales tienen una gran viscosidad, pues una parte de los capitales está inmovilizada en edificios o máquinas. Las empresas no toman decisiones estratégicas (desarrollar una actividad, reorganizarla o abandonarla) en todos los momentos. Si uno se compromete, lo debe hacer de modo duradero; ese es el precio de la eficiencia. La movilidad integral no debe ser interpretada como un simple apéndice necesario de la internacionalización de la producción. No se puede negar que el desarrollo de las sociedades multinacionales exigía una reorganización de las operaciones monetarias y financieras en el plano mundial, pero la reivindicación de la liberalización total, incluso en condiciones de crisis, no se refiere tanto a las operaciones financieras como complementos indispensables de la producción en el seno de vastas empresas, sino en tanto que operaciones particulares y en gran medida autónomas (en las que intervienen igualmente las multinacionales). Los mercados financieros tienen una lógica y un funcionamiento propios. Las finanzas son hipersensibles a las menores señales que indican ganancias o pérdidas eventuales. Si una actividad parece rentable, los capitales se dirigirán hacia ella; si otra demuestra ser poco lucrativa, los capitales huirán. Toda la historia del capitalismo está atravesada por la construcción, paralelamente al mundo de la producción, de instituciones financieras que facilitan esos movimientos y por tentativas de perfeccionarlas

constantemente – de ahí la igualmente constante necesidad de reglamentar esas operaciones. Esos dispositivos son eficaces desde cierto punto de vista, en el sentido de que facilitan adoptar decisiones. Pero también tienen consecuencias potencialmente devastadoras. La historia de las crisis bursátiles lo demuestra: cuando todos quieren salir del juego, los cursos se derrumban. Lo mismo sucede con los mercados monetarios. Si quienes poseen capitales presienten la desvalorización de una moneda, tratan de convertir sus haberes en otra moneda. Las tasas de cambio se preservarán eventualmente gracias a la compra y venta de divisas por los Bancos Centrales o al aumento de las tasas de interés o caerán, confirmando las anticipaciones negativas. Cuando se habla de fragilidad financiera y monetaria se habla de todo eso, de la utopía de un capitalismo donde siempre es posible estar al abrigo de las pérdidas, del mito de un juego donde todos los poseedores de capital ganan, todos y siempre: estar siempre en todos los auges, desertar siempre antes de los derrumbes.

Capítulo 12 Una mundialización en condiciones de hegemonía Si el neoliberalismo significó el retorno a la hegemonía de las finanzas en los principales países capitalistas desarrollados y en escala planetaria, no hay que menospreciar la preeminencia estadounidense. Internacionalización del capital y globalización de los mercados no son sinónimos de relaciones equilibradas, en particular con relación a los países menos avanzados. A la inversa, la afirmación del neoliberalismo coincidió con un renovado vigor de la hegemonía de Estados Unidos, en última instancia de las finanzas estadounidenses . 20

En las finanzas mundiales, Estados Unidos ocupa un lugar privilegiado. Las instituciones financieras (bancos, fondos de inversión, etc.), las grandes multinacionales ampliamente financierizadas y los ricos poseedores de títulos de Estados Unidos son dominantes. Esta dominación se apoya en su Estado , el que tiende a desprenderse del 21

compromiso político anterior, a desreglamentar y re-reglamentar según sus intereses financieros, y a favorecer las posiciones estadounidenses en todo el mundo, trátese de las finanzas, del comercio, de la investigación… Esta situación se ve reforzada por la estrecha relación que existe entre las finanzas de Estados Unidos y las del Reino Unido, dada la importancia de la plaza de Londres.

20

Esta situación suscita un renacimiento de los análisis en términos de imperialismo (G. Duménil,

D. Lévy (comps.), Le triangle infernal. Crise, mondialisation, financiarisation, París: Presses Universitaires de France, 1999, Segunda parte). Ver igualmente las numerosas obras dedicadas a la mundialización neoliberal, como S. Amin, Les défis de la mondialisation, París, L´Harmattan, 1996; M. Husson, Misère du capital. Une critique du néolibéralisme, París: Syros, 1996, Segunda parte; F. Chesnais (comp.), La mondialisation financière. Genèse, coût et enjeux, París: Syros, 1996 y La mondialisation du capital, París: Syros, 1997; M.C. Esposito, M. Azuelos (comps.), Mondialisation et domination économique. La dynamique anglo-saxonne, París: Economica, 1997; J.C. Delaunay (comp.), La mondialisation en question, París: L´Harmattan, 1999. 21

Esta es la tesis central de Eric Helleiner en su notable obra Status and the Reemergence of Global

Finance. From Bretón Woods to the 1990s, Ithaca: Cornell University Press, 1994.

104

Esta hegemonía financiera estadounidense se inscribe en un contexto más general técnico, militar, político y cultural . En el plano estrictamente económico hay que 22

recordar que en 1999 Estados Unidos era el origen de cerca de un tercio de la producción de los 30 países de la OCDE. A pesar de que en ciertos campos ha sido alcanzada y quizás superada, la economía estadounidense sigue estando a la punta en muchas tecnologías. Se pueden ilustrar las ventajas que Estados Unidos obtuvo de esta posición en todos los campos explorados en los capítulos precedentes. La política de tasas de intereses reales elevadas causó daños en todas partes, inclusive en Estados Unidos pero allí fueron menores; Europa y, peor aún, la periferia, los sufrieron de modo terrible; no es Estados Unidos el que pagó los platos rotos de la globalización de los mercados sino, a la inversa, el que obtuvo los beneficios de ella; el papel del dólar como moneda internacional le permitió combinar ritmos sostenidos de gastos de consumo o de vivienda con el crecimiento de su economía. Vale la pena examinar estos puntos con mayor detenimiento (dejaremos de lado la cuestión de las negociaciones comerciales ). 23

Esta hegemonía estadounidense nos remite al primer capítulo de esta parte en el cual habíamos comprobado el efecto muy negativo sobre la economía francesa del aumento de las tasas de interés de 1979, que fue una decisión estadounidense. Las empresas francesas se financiaban con préstamos en condiciones superiores a Estados Unidos, particularmente a comienzos de los años 1980 cuando las tasas aumentaron (figura 9.4). Mientras las tasas de interés reales eran bajas o negativas, como en los años 1970, ese modo de financiamiento beneficiaba a las empresas pero la repentina modificación de las tasas causó un considerable perjuicio a la economía francesa. La tasa de ganancia se redujo en proporciones mucho mayores que en Estados Unidos. Ese choque provocó un intento de reducir las deudas por parte de las empresas de ambos países, pero el éxito del mismo fue más difícil en Francia. Esa eliminación de la deuda todavía no ha sido alcanzada, sobre todo entre las empresas más pequeñas, a pesar de la fuga ante los préstamos en el curso de los últimos años. Ese peso de las deudas es un factor esencial de la lentitud de la salida de la crisis en Francia y, por consiguiente, de la diferencia entre los índices de crecimiento registrados en los años 1990 en los dos países. 22

Actuel Marx, L´hégémonie américaine, Vo. 27: dossier preparado por Gilbert Achcar, 2000.

23

Ver el cuadro elaborado en B. Hoekman, M. Kostecki, The Political Economy of World Trading

System: From GATT to WTO, Oxford: Oxford University Press, 1996.

105

¿Qué decir de las deudas de los países de la periferia? El golpe de 1979 realizó una brutal extracción de fondos en esas economías (capítulo 11). Es tal la violencia de las cifras que nos ahorra los comentarios. Esta punción en los países de la periferia, así como, en menor escala, el hándicap que el aumento de las tasas hizo pesar sobre Europa y Japón comparativamente con Estados Unidos, eran previsibles. No hay que ver en ellos simples efectos secundarios de una terapia que la complejidad de los mecanismos no permitía anticipar. Estados Unidos había provocado el endeudamiento de los países de la periferia en los años 1970; la política de lucha sin merced contra la inflación que aplicó al terminar esa década sólo podía provocar desastres en los países que habían emprendido esa vía. Era un hecho conocido que las empresas europeas utilizaban más el crédito bancario para financiarse. Pero la entrada triunfal en la era neoliberal no podía detenerse ante esas bagatelas, sobre todo porque los costos principales debían ser soportados fuera de Estados Unidos y porque estaban en juego los ingresos de las finanzas. Vamos a observar ahora los mecanismos monetarios y financieros internacionales: un privilegio de Estados Unidos es la posesión de la moneda mundial. Esta ventaja estratégica ha sido discutida a menudo. Se habla incluso a este respecto de señorío, o sea del privilegio del señor de acuñar su propia moneda e imponer su curso. La crisis del dólar en los años 1970 habría podido afectar el papel internacional del dólar. Pero sólo se debilitó pasajeramente y, después de la crisis, reafirmó claramente su posición de moneda mundial. Es cierto que el yen lo asustó durante algún tiempo, pero la crisis japonesa dejó a la divisa estadounidense una indiscutida preponderancia. ¿El marco fue alguna vez candidato a la sucesión? ¿El euro puede pretender serlo? Insistiremos sobre el papel del dólar en la dominación estadounidense, en el seno de un mundo de cambios flotantes y de libre movilidad del capital, el de la globalización de los mercados. No hay que temer afirmarlo: si Estados Unidos no hubiese gozado de esta posición dominante jamás habría sido el agente de la globalización y ningún país habría sido el vector del nuevo orden financiero. En un sistema de libre movilidad internacional de los capitales, todos los países están expuestos al retiro de los fondos pero lo son tanto más cuando su moneda representa poca cosa para los inversionistas internacionales, es decir, cuando el curso de la misma puede ser fácilmente desestabilizado. Un país cuya moneda está colocada sobre las otras, de modo

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indiscutido, está poco expuesto a los efectos de la apertura de los mercados. Una crisis interna lo afectará mucho menos que a otros pues la misma no se amplificará con los movimientos de capitales (ese país podría sin embargo sufrir los contragolpes de una crisis demasiado profunda en el extranjero). Para todos los demás países, cuyos Estados han perdido en gran medida el control de su propia moneda debido al doble hecho de la fluctuación de los cambios y de la libre movilidad de los capitales, los riesgos planteados por la mundialización son permanentes y considerables. Esos países pueden sacar momentáneamente ventaja mientras su situación económica, política y social aparece suficientemente segura y es posible realizar en ellos ganancias importantes, pero la globalización hace planear sobre ellos una constante amenaza. A eso hay que agregar la manipulación de las tasas de cambio y su relación con la prosperidad interior estadounidense. El examen de la evolución de las tasas de cambio es revelador de la gran libertad de movimiento de Estados Unidos en la conducción de sus políticas y de la primacía que otorga a los problemas domésticos. La figura 12.1 describe un indicador de la evaluación del franco y del yen con relación al dólar (la curva para el marco es muy próxima a la del franco). Si la variable es débil, la divisa está subvaluada, e inversamente si es fuerte. La crisis del dólar, a comienzos de los años 1970, aparece como una ruptura. El primer hecho es un cambio de nivel, que traduce la desvalorización del dólar después de la crisis. En el caso del franco, si se deja de lado el hueco de mediados de los años 1980, la revalorización equivale a un tercio y es relativamente estable. Con el yen, se trata de una deriva continua que refleja la política estadounidense como reacción a la amenaza que las manufacturas japonesas hacen pesar sobre las de Estados Unidos debido a los progresos realizados en Japón – amenaza que en Estados Unidos es percibida muy explícitamente. Considerando esos grandes movimientos se comprende que el sistema monetario mundial que prevaleció después de la crisis del dólar permitió a Estados Unidos, y les permite aún frente a Japón, asegurar, no la devaluación de la divisa estadounidense (¡una moneda dominante no se devalúa!) sino la reevaluación del yen lo que fuera necesario sin comprometer la posición del dólar. La fluctuación de las monedas no es un mito: en lugar de la lenta deriva de los años 1960 y del comienzo de los 1970, se dibujan curvas muy amplias. Ellas son en gran medida el efecto de decisiones estadounidenses que responden a necesidades políticas interiores de ese país, especialmente a la lucha contra la inflación. Así el 107

acontecimiento más notable fue el formidable aumento del dólar a comienzos de los años 1980, concomitante con el cambio de política monetaria en 1979 (este salto se traduce, en la figura, por la gran flexión de las curvas). Las fluctuaciones posteriores son a menudo interpretadas como un arma de guerra de Estados Unidos contra Japón. Es posible notar el aumento del yen en medio de los años 1990 y después su caída posterior –una amplia fluctuación que desempeñó un papel central en el boom de las economías del Sudeste asiático (particularmente de la industria coreana entre 1993 y 1996) y su entrada en crisis en 1997 (capítulo 11) . 24

Es fácil comprender que, en esas condiciones, los países europeos se hayan esforzado, después de la crisis del sistema monetario internacional, por restablecer cambios más o menos rígidos en el seno del sistema monetario europeo, aislando sus relaciones recíprocas de esos movimientos intempestivos. El establecimiento del euro marca una etapa en esta tentativa de afirmar cierta autonomía, gracias a un mayor peso internacional que quizá pueda enfrentar la omnipotencia del dólar. Otro aspecto de esta hegemonía estadounidense nos remite no ya a los daños causados por las políticas sino al tratamiento de los mismos. Aquéllos son una cosa y la capacidad de remediarlos es otra. Es interesante comparar a este respecto la intervención de los poderes públicos estadounidenses cuando la crisis de los bancos y de las cajas de ahorro de los años 1980 y las intervenciones del FMI cuando las crisis monetarias y financieras del fin de los años 1990. Cuando las tasas de interés reales elevadas devastaron una parte del sistema financiero estadounidense, el gobierno de ese país no trató de evitar que ciertas fracciones de su sistema financiero (bancos o cajas de ahorro) se derrumbasen: la ola de quiebras fue enorme (capítulo 11). La preocupación era otra: impedir cualquier proceso de generalización y de contaminación del sector financiero hacia el sector no financiero; el recuerdo de los años 1930 estaba presente en todos Esa intervención consistió en poner a disposición del sistema de seguro de los depósitos los fondos muy importantes 24

El precio de los bienes exportados y el precio del PIB difieren sensiblemente. El valor del yen con

relación al dólar tal como se desprende de la figura 12.1 no refleja con suficiente precisión las condiciones de la competencia entre las economías de Japón y de Estados Unidos. El precio relativo de las exportaciones japonesas, expresado en dólares, fue mantenido hasta los años 1990 antes deque las condiciones del intercambio se deteriorasen. Al apreciar esas evoluciones habría que ver lo que permite el progreso técnico y el control de los márgenes.

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necesarios para indemnizar a los clientes, fondos que estaban fuera de proporción con las sumas antes destinadas a ese fin. Sin esa garantía de indemnización la quiebra de numerosos establecimientos habría provocado un movimiento de desconfianza, si no de pánico, que arriesgaba desestabilizar las demás instituciones financieras y arrastrar a la economía hacia el caos. El Estado estadounidense vela por sus finanzas, sus empresas y por la estabilidad de su economía.

Figura 12.1 Evaluación relativa de la moneda con relación al dólar (%): Franco (-----) y yen (.-.-.-)

La OCDE calcula tasas de cambio, llamadas de paridad de poder de compra, que, si se impusiesen, asegurarían el mismo poder de compra a una suma dada, en el país en cuestión y en Estados Unidos, una vez cambiada esa suma en dólares. Las series de esta figura son las relaciones de las tasas de cambio existentes con esas tasas ficticias. Esa relación es elevada para una moneda sobrevaluada con relación al dólar y débil para una moneda subvaluada. Se dibujan allí los contornos de una combinación delicada, formada por posturas a menudo contradictorias. Por una parte, el alza de las tasas de interés fue utilizada como fuerza motriz de la reforma del sistema monetario y financiero. Ciertos aspectos del dispositivo creado inmediatamente después de la crisis de 1929 fueron eliminados (como la reglamentación de las tasas de interés) mientras que otros, como el seguro a

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los depósitos y los controles, fueron reforzados. Era necesario, por otra parte, que esta apuración no pusiese en peligro los otros componentes del sistema financiero y la actividad económica en general. Se hizo de todo para eso, con el apoyo de un Estado poderoso, y a costa de ese pobre contribuyente del cual se habla en Estados Unidos con tanta compasión. Esta solicitud contrasta mucho con cómo se han tratado las catástrofes exteriores a la metrópolis capitalista . El contragolpe de las crisis financieras sobre la economía real 25

fue mayor en el extranjero, tanto en el caso de los países de la periferia después del aumento de las tasas a comienzos de los años 1980, como en el de los países arrastrados a las crisis de la globalización durante la década siguiente. ¿Quién se preocupó por ellos en el centro? ¿Quién, fuera de los responsables de esos países, se preocupó por la imposibilidad de evitar que esos choques monetarios (de cambio) y financieros (la retirada de los capitales) desestabilizase su economía, trayendo aparejadas desocupación y miseria, o agregando nuevas cargas a la una y a la otra? Nadie – o Estados Unidos, relevado en esto por las instituciones monetarias internacionales, cuando el riego del efecto de rebote hacia el centro se tornaba demasiado amenazador y la crisis era ya profunda . 26

En cambio, al igual que en Estados Unidos, se aprovechó la oportunidad para reforzar y ampliar el dominio del orden neoliberal, en este caso hacia territorios que todavía en parte le escapaban. Las intervenciones de los organismos internacionales, FMI y Banco Mundial, tendieron a eso. Poco se hizo para evitar el efecto devastador de las crisis financieras sobre las economías directamente afectadas, pero se hizo el máximo para reforzar el dominio de las finanzas mundiales y defender los intereses estadounidenses. Ese es el fondo: la salida de la crisis y el reforzamiento de la hegemonía de las finanzas estadounidenses deben coincidir. Este es un aspecto singular de ese doble o triple juego neoliberal: ponerse como garante de la salida de la crisis, conducir esa salida a su manera sin preocuparse demasiado por los daños que sufren los demás, y hacer surgir un orden que garantice la preeminencia de los intereses estadounidenses, en particular financieros. El balance fue impresionante en el centro hasta el fin de los años 1990: una

25

Ya antes de esas crisis Philippe Paraire trazaba una imagen severa del papel de esas instituciones

internacionales (Le¨village-monde¨et son château, París: Le temps des cerises, 1995). 26

Ver el punto de vista de Joseph Stiglitz (cuadro 22.1).

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sociedad financierizada, ingresos financieros reforzados, una Bolsa eufórica, el boom de los ingresos más elevados. Hay que interrogarse sobre cuál es el grado de cinismo que prevalece en la conducción de esas políticas . Ya lo hemos dicho, Estados Unidos no ha podido no tener conciencia 27

del costo insoportable que representaría para los países de la periferia el aumento de las tasas de interés y de la carga que les echaba encima a las economías europeas. ¿Cuál fue la mecánica exacta del desarrollo de la crisis del dólar y de la desreglamentación, la transición entre una actividad defensiva y el retorno a la ofensiva? ¿Cuáles eran las motivaciones de Estados Unidos cuando, después de la crisis de 1997, obstaculizó la constitución de una zona yen en Asia que podría haber contribuido a la estabilidad de los países del Sudeste asiático

28

? ¿Por qué Estados Unidos no se opuso a la

construcción de la economía europea y a la emergencia de una moneda única ? 29

Corresponde a los especialistas analizar cada etapa de esos acontecimientos basándose en los archivos disponibles y proseguir la controversia. En el nivel de análisis en el que nos colocamos, el grado de subjetividad o de objetividad es secundario. Lo único que importa es el resultado y éste no es equívoco. Una de las manifestaciones más evidentes de la posición del dólar como moneda mundial es precisamente que, contrariamente a los otros países, Estados Unidos no está obligado a asegurar el equilibrio de sus cuentas externas; puede permitirse tener una balanza comercial deficitaria. Cuando ese país gasta más de lo que produce no tiene dificultad alguna para obtener un financiamiento del extranjero. Los acreedores de todo el mundo fueron felices de darle crédito y el aumento de la deuda externa no apareció para nada como una amenaza – lo que no impide que las autoridades estadounidenses se preocupen periódicamente del aumento de ese déficit. Nada obliga a Estados Unidos a tener una política restrictiva para contener sus importaciones y limitar el déficit comercial estructural. Los pobres deben ser ahorradores pero los ricos pueden ser 27

Ver el informe minucioso y particularmente negro de Peter Gowan en The Global Gamble.

Washington´s Faustian Bid for World Dominante, Londres: Verso, 1999. 28

R. Altbach, ¨The Asian Monetary Fund Proposal. A Case Study of Japanese Regional Leadership¨,

Japan Economic Institute Report, 47A (1997). 29

Volviendo un poco hacia atrás, se puede agregar a la lista el aumento del precio del petróleo crudo en

1974, en el cual algunos ven un intento deliberado de Estados Unidos de debilitar a sus rivales, particularmente Japón. Gowan es uno de ellos (The Global Gamble, op.cit. nota 8).

111

dispendiosos. Es otro asunto saber hasta qué punto podrán mantenerse esos desequilibrios. Esta falta de constricción exterior confiere a la economía estadounidense uno de sus rasgos sobresalientes: su capacidad de crecer, de acumular capital, ahorrando poco o nada. ¿Qué significa no ahorrar, a la escala de todo un país? Es posible descomponer las compras de bienes y servicios en dos grandes componentes: la inversión de las empresas y todas las otras compras (en particular, el consumo de los hogares o del Estado y las compras de habitaciones por aquéllos o la inversión estatal). Ese punto de vista global es el que vamos a adoptar, calculando el ahorro restando del ingreso total de un país todos los gastos que no correspondan a la inversión neta de las empresas, pues nos interesamos por la capacidad de una economía de hacer crecer su aparato productivo . 30

La figura 12.2 describe las relaciones entre el ahorro y la inversión de las empresas con el ingreso total de Estados Unidos. Las dos tasas caen conjuntamente a comienzos de los años 1980; desde 1975 y sobre todo desde 1982, las empresas estadounidenses invierten más de lo que ahorra el país. ¿Cómo es posible? La respuesta es simple: gracias al financiamiento asegurado por el extranjero. Esta contribución extranjera al crecimiento actual de la economía estadounidense pasa por diferentes vías. Existe antes que nada un primer canal, el de las inversiones directas, que se puede observar en la contabilidad de las empresas. Esas operaciones tienen dos sentidos: son inversiones de estadounidenses en otros países o de extranjeros en Estados Unidos. El término inversión es en este caso algo engañoso: designa el financiamiento largo de otras sociedades (acciones, ganancias no repatriadas o créditos); el término directa nos remite al hecho de poseer por lo menos el 10% del capital de la sociedad donde se realiza la inversión. La figura 12.3 reproduce el perfil de las inversiones directas estadounidenses en el extranjero y de los extranjeros en Estados Unidos. Ella nos muestra en primer lugar que

30

Generalmente se define el ahorro por la diferencia entre el ingreso y el consumo en sentido estricto, o

sea una definición del ahorro más amplia que la utilizada aquí. Para los hogares, por ejemplo, el ahorro en su definición usual financia sus compras de vivienda, las cuales no forman parte de su consumo. Nuestra definición, aplicada a los hogares, corresponde al ahorro financiero.

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las sociedades estadounidenses adquieren cada vez más participaciones en sociedades extranjeras, y viceversa . Esas evoluciones atestiguan la internacionalización creciente 31

de la economía, un fenómeno antiguo y continuo. La magnitud de esos movimientos de capitales es considerable. En los años 1990 son iguales a las inversiones netas de las sociedades no financieras estadounidenses en Estados Unidos (mientras en 1950 representaban un décimo en el caso de las inversiones directas estadounidenses en el extranjero y un centésimo en el caso de las inversiones directas de los extranjeros). Estados Unidos no siguió siendo exportador neto de capitales sino hasta fines de los años 1970. La fuerte disminución de la brecha existente entre los flujos de inversiones directas estadounidenses en el extranjero y los flujos hacia Estados Unidos es una manifestación del aumento de los desequilibrios externos estadounidenses. Tocamos aquí con la mano una transformación estructural que hace que Estados Unidos sea cada vez más dependiente de los flujos provenientes del extranjero. Esas inversiones directas no agotan todas las relaciones financieras entre Estados Unidos y el extranjero. Extranjeros tienen cuentas en ese país, compran títulos a estadounidenses o se los venden, tienen deudas o créditos. Es la resultante de ese flujo la que financia indirectamente la acumulación del capital en Estados Unidos (cuadro 12.1). Aunque Estados Unidos no representa sino uno de los destinos de las operaciones francesas en el extranjero, y no el principal, no es sorprendente comprobar que Francia se encuentra colocada en una situación simétrica. Desde 1985, las inversiones directas en el extranjero excedieron las inversiones directas de los extranjeros en Francia. Entre 1992 y el fin de los años 1990, el ahorro neto francés (la balanza corriente) fue fuertemente positivo.

12.1 – El desequilibrio de las cuentas externas El exceso de la inversión con respecto ala ahorro en Estados Unidos en los años recientes (figura 12.2) implica un desequilibrio de las cuentas externas estadounidenses.

31

La multiplicación de los paraísos fiscales confunde esas configuraciones (R. Palan, ¨Trying to Have

Your Cake and Eating it: How and Why the State System has Created Offshore¨, International Studies Quaterly, International Studies Association, 42 (1998), p. 615-644).

113

Una primera variable es la balanza del comercio exterior (las exportaciones menos las importaciones). Como en el caso del ahorro la definición que utilizamos es igual al ingreso (o la producción) menos todos los gastos (compras de bienes y servicios) que no correspondan a las inversiones de las empresas, se deduce fácilmente que el gasto total de Estados Unidos, incluida la inversión de las empresas, es superior al ingreso total del país. Desde el punto de vista de los bienes y servicios, eso significa que Estados Unidos importa más de lo que exporta. Se trata del déficit del comercio exterior. Por otra parte, Estados Unidos debe pagar ciertos ingresos a los extranjeros (intereses, dividendos…) y efectúa ciertas transferencias (como la ayuda militar a otros países); simétricamente, obtiene también ese tipo de flujos. Las operaciones de importación y de exportación, que esos flujos alimentan, no se equilibran y la diferencia es denominada ahorro del resto del mundo o balanza de las operaciones corrientes. A este ahorro le corresponde un conjunto de operaciones financieras. Cuando se afirma que los extranjeros financian la economía estadounidense, se hace referencia a esas operaciones. Algunas de ellas tienen directamente el carácter de un financiamiento, por ejemplo, la compra por un extranjero de una acción o de un bono del Tesoro estadounidense. Otras corresponden a variaciones en los saldos contables o a transacciones con las divisas y debido a que se incluyen esas variaciones de los saldos esas operaciones son estrictamente iguales al ahorro del resto del mundo.

No hay duda de que si esos flujos de capital que fueron exportados hubiesen sido invertidos en Francia, la acumulación y el empleo se habrían beneficiado. En el capítulo 9 habíamos nombrado la exportación de capital como un factor que puede servir para explicar la debilidad de la tasa de acumulación, incluso con relación a la tasa de ganancia retenida (figura 9.6). Desde 1970 hasta 1985 el saldo de las inversiones directas francesas en el extranjero y de los extranjeros en Francia no representaba sino el 0.2% de la inversión neta, o sea prácticamente nada. Por el contrario, desde 1986 hasta 1997, el saldo de esos movimientos alcanzó el 25% de la inversión. Ese porcentaje es considerable. Sin embargo es imposible imputar globalmente la debilidad de la inversión en Francia a la exportación de capitales y reducir la debilidad de la inversión a un efecto de expulsión (una inversión echaría a la otra), pues la suma de las inversiones en Francia y en el extranjero disminuyó mucho, señalando la existencia de causas más profundas.

Figura 12.2 Tasas de ahorro neto (---) y de inversión neta (…..) (%): Estados Unidos

114

Neta significa tras deducir la amortización del capital fijo.

Figura 12.3 Inversiones estadounidenses directas en el extranjero (-----) y de los extranjeros en Estados Unidos (….) (miles de millones de dólares de 1996): sociedades no financieras.

115

Hay dos maneras de juzgar esta situación desde el punto de vista de un país como Francia: una, positiva, la otra, negativa. Una primera argumentación convierte a Estados Unidos en la locomotora del crecimiento mundial. Los extranjeros llegan a invertir a Estados Unidos o colocan allí sus capitales porque la economía de ese país es dinámica y da oportunidades de inversión más seguras y más atractivas (¡la tasa de ganancia es elevada!) Los extranjeros están dispuestos a prestar a las empresas o al Estado de ese país, a colocar allí su dinero en instituciones financieras porque tienen confianza en la solvencia de esos agentes y en la solidez de la moneda (lo cual sucede efectivamente debido a la posición dominante de Estados Unidos y del dólar). Funcionando como un polo de acumulación, Estados Unidos estimula la demanda mundial con su déficit exterior, que expresa la fuerte demanda que existe en ese país. Una segunda argumentación sostiene en cambio que Estados Unidos vive por arriba de sus medios y que eso no puede durar eternamente. El problema, en efecto, consiste en una eventual inversión de esos flujos, como podría resultar de una fuerte recesión, de una crisis financiera, o de la combinación de ambas cosas. La dominación estadounidense es muy fuerte pero no es necesariamente absoluta; se ven las apuestas implícitas en su perpetuación. Una de las características tradicionales del imperialismo, tal como lo analizaron Hilferding y Lenin, era la exportación de capitales . La mundialización neoliberal 32

parece haber trastornado los datos del problema. Una de las expresiones de la dominación estadounidense, a menudo planteada es, a la inversa, la posición contemporánea de Estados Unidos como importador de capitales. ¡Simétricamente, Francia aparece como exportadora de capitales! El problema se plantea ahora en términos renovados, en relación con la ola de desocupación que se desarrolló en la crisis estructural. Importar capitales sería, para un país, el medio de emplearse fuerza de trabajo; exportar capitales conduciría a prolongar la desocupación. La complejidad de las configuraciones actuales, sin embargo, no refuta el lugar del acaparamiento de plusvalor en escala del planeta. Para mostrarlo habría que hacer un balance de los flujos de ingresos engendrados por esas inversiones y colocaciones de capitales y por las actividades financieras que los acompañan.

32

R. Hilferding, El capital financiero. Estudio de la última fase del desarrollo capitalista, 1910, XXX,

V. Lenin, ¨ El imperialismo, etapa suprema del capitalismo, 1916, tomo 22, XXX.

116

Capítulo 13 Financiarización: ¿mito o realidad? Este capitulo no ha sido traducido aún The neoliberal era is one of finance. Finance imposed its law, or more precisely, imposed it once again, after a period of relative decline. What has been the effect of this takeover, not on the economy in general, but from the simple point of view of finance? Have financial activities experienced an exceptional level of growth during these years of power, perhaps in novel configurations? These questions have often been formulated in terms of financialization. We are said to be in a financialized economy, turned towards financial operations and institutions. This chapter will examine one by one the main aspects of these problems, adopting the point of view of various agents: the financial sector, households, and nonfinancial companies. The most direct way to take up financialization is to examine the growth of the financial sector. Statistics for the United States distinguish actual financial companies and funds – mutual funds and (private and public) pension funds, whose purpose is to finance retirement pensions. In the United States financial companies, in the strict 1

sense of the term, grew strongly during the neoliberal years. Figure 13.1 traces the evolution of the ratio of the net worth of these financial companies to that of nonfinancial companies. The relative size of financial companies decreased during the crisis, going from 17% in 1968, the maximum value before dropping to 12%, the minimum level in 1982, and then going back up to 23% in 1999. As for the funds, their growth was, as is well known, spectacular. Figure 13.2 traces the evolution of the sums invested in them, expressed in the percentage of the net worth of nonfinancial companies. By this measurement, the funds were ten times smaller than the nonfinancial companies in 1952; in 2000, they were a little less than twice as large. 1

2

L. apRoberts, Les retraites aux Etats-Unis. Sécurité sociale et fonds de pension (Paris: La dispute,

2000). For France it is necessary to isolate institutional investors, such as the Sociétés d’Investissement à Capital Variable (SICAV) and other Fonds Communs de Placement (FCP), from other financial companies. The curves stop in 1997, in anticipation of longer-term statistics concerning the themes treated in this chapter, A. Friez, P. Branthomme, “Les tableaux d’opérations financières 1995-1998,” Banque de France, Paris, 2000. 2

The proportion of shares in the securities held by the funds has remained fairly stable since the 1950s,

117

Figure 13.1. Ratio of net worth of financial corporations to that of nonfinancial corporations (%): United States

Figure 13.2. Ratio of funds held by the mutual and pension funds to net worth of nonfinancial corporations (%): United States

The abrupt change was therefore particularly clear in the United States, concerning financial companies in the strict sense of the term, whose relative importance had diminished during the 1970s. Their ascent made it possible to attain unprecedented levels, at least since the war. On the other hand, the growth of investment funds reflects a long-term trend, which was reinforced during the neoliberal years, but had already around 37%, despite large fluctuations, which reflect those of stock market prices.

118

been underway previously (the relative size of these funds in the United States had already been multiplied by four between 1952 and 1980).This view of the financial institutions does make it possible to ascribe to the neoliberal era the feature of increased financialization. The most important game was played out among the institutional investors. Households are not the only ones to invest in funds, but they are the main agents concerned (in the United States they hold all the pension funds and two thirds of the mutual funds). It is to them that we shall now turn. Do households hold more and more stock, directly or indirectly through the intermediary of institutional investors? What about their other financial assets? Figures 13.3 and 13.4 describe the evolution of the holdings of monetary and financial assets by households in France and the United States as a percentage of their revenue. Altogether, in 1997, French households held nearly three years income in such assets, against 4.5 in the United States (it must be emphasized that these figures trace the financial holdings of households, and exclude the value of individual firms). The figures break the 3

holdings down into two elements: stock shares and other assets, that is, other securities and liquidity. The growth of corporate shares held by French households, in figure 13.3, seems to be very strong. Contrary to appearances, this increase does not testify to a rapid financialization in the 1980s. It is the effect of superposing a progressive, increasing trend and a broad fluctuation, which reflects stock market values. The trend reflects the increase in stock-owned corporations in relation to individual firms (which households are the direct owners of): households possess more and more stock because the status of firms has been modified, which reflects a structural change in property forms. The scope of this relative development of corporations is considerable. In 1970, the first year in figure 13.3, the ratio of fixed capital (aside from housing) of individual firms to

3

A central theme in recent studies by Robert Boyer is the diversity of contemporary capitalism. In a

study devoted to financialization, “Deux enjeux pour le XXIe siècle: discipliner finance et organiser l’internationalisation,” Techniques financières et développement, 53 (1998), pp. 8-19, he emphasizes the gaps between countries: “The degree of financialization of the American economy is exceptional.” The picture that he paints, for 1997, establishes a much more sizeable gap than what we have measured. The ratio of the wealth of stocks and bonds to available income would be, according to his sources, 1.45 in the United States and 0.20 in France.

119

that of nonfinancial corporations was approximately 1 – both capital masses were equal. In 1997, this ratio had fallen to 0.27.

Figure 13.3. Ratio of monetary and financial assets of households to their disposable income, stock shares (―) and other assets (---) (%): France

Figure 13.4. Same variables: United States

Disposable income is income, increased by social benefits, less social and other taxes (as well as paid interest for France). Stock shares and other assets may be held directly by households or by investment funds.

13.1 – A regime of financialized accumulation? The possible effect of holding securities on household consumption or investment is difficult to establish. Households do not hold more and more stock, but one could imagine that the variation of prices would contribute to such a wealth effect – certain households feeling richer would spend more. That did not seem to be the case before 1995:

120

“[Empirical tests] find little evidence of an important wealth effect of share prices on consumption. The strong positive correlation between consumption growth and lagged stock market returns, therefore, appears to be primarily due to the leading indicator feature of stock price movements [of output, since, for example, stock prices drop before recessions]”. 33

A possible effect from the very strong increase in prices between 1995 and 2000, and from the subsequent drop, remains to be analyzed. All that does not suffice to constitute a new regime, where demand is being determined by the stock market and no longer by the “salaried relationship” However, the concern of how to slow down a collapse of stock prices has certainly become a crucial element of monetary policy. The drop in stock prices deeply affects the economy, particularly the financial institutions and the nonfinancial companies, which hold big stock portfolios. The two ideas should not be confused: a regime of accumulation where demand would be supported by the proliferation and the rise in the prices of financial assets, and the capacity of a drop in prices to destabilize the real economy. The first is doubtful; the second is probable. 34

35

The apparent profile in the United States, still for corporate shares, is fairly different, because of the increase in corporations there was moderate over that period. This transformation had been largely accomplished before World War II; the difference in the expansion of corporations in relation to individual firms explains, by the way, partially why Americans possess more stock than do the French (and, therefore, more financial assets). We observe in the United States a large oscillation similar to that in France, but horizontal for the reason just indicated, showing sharp growth during the very last years. These fluctuations reflect those of stock prices. The important change is 4

not visible in this figure – the transfer of stock held directly to the institutional investors.

33

J. Poterba, A. Samwick, “Stock Ownership Patterns, Stock Market Fluctuations, and Consumption,” Brookings Papers on Economic Activity, 2 (1995), pp. 295-372, p. 297. 34

M. Aglietta, Le capitalisme de demain, Notes de la Fondation Saint-Simon, n° 101, Paris, 1998.

35

F. Lordon, “Le nouvel agenda de la politique économique en régime d’accumulation financiarisé”, in G. Duménil, D. Lévy (eds.), Le triangle infernal. Crise, mondialisation, financiarisiation, Paris: Presses Universitaires de France, 1999, pp. 227-247. 4

The prices are presented in figure 15.4. It is striking that the increase in prices for the second half of the

1990s is not apparent for France in figure 13.3. The reason for this is that French households possess less and less shares (shares are above all acquired by French nonfinancial companies and by foreign funds) – contrary to what might be supposed from the way in which the themes of popular or salaried shareholding are insisted upon… .

121

At the end of the period, households in both countries possess more in liquidity or in securities other than stock – this has been true since the second half of the 1980s in the United States and since nearly ten years later in France. This increase expresses the reinforcement of the creditor role of a fraction of households in relation to other households, the state, or companies. This polarization is specific to the neoliberal era. Seen from the point of view of households, financialization appears therefore to be moderate and rather dated. In France especially, the change in the form of company ownership, individual firms becoming corporations, has been reflected in the growth of the number of corporate shares. Besides the increased transfer to institutional investors, which has been going on for some time and gradually in the United States, only the increase in stock prices in the second half of the 1990s appears to be characteristic of neoliberalism. However, other investments have grown since the 1980s, that is, essentially credits (they are held either directly or through funds). Globally, it is difficult to make out of the increased holding of monetary and financial assets by households a salient feature of neoliberalism (box 13.1). In this study of the financialization of economies, we must also turn to nonfinancial firms. Were they subject to a similar transformation? Can one speak of a growing involvement of these nonfinancial firms in financial activities? There is no doubt that French firms increased their financial investments during the neoliberal years, and the increase was brutal. Each year these firms add to their fixed capital; their investment (net of the depreciation of this capital) provides a means to measure this, but they also acquire financial assets, particularly stock. Figure 13.5 traces the evolution of the relationship of the stock purchases to net investment. These purchases were practically negligible until the beginning of the 1980s. In 1997 they were three times more than net investment. This can be called an explosion! Firms now hold big blocks of shares (at market rates they are equivalent to 200% of their fixed capital, in 1997, as against 32% in 1970). Other financial assets increased as well but at about the same rate as fixed capital and are not evidence of a shift towards finance. The possession of this stock had the effect of strongly increasing the flow of dividends received. In 1970, they represented 3% of profits (before taxes on profits and interest payments); in 1997, this rate reached 43%!

122

Figure 13.5. Ratio of the purchases of shares to net investment in fixed capital (%): France, nonfinancial corporations

Figure 13.6. Ratio of financial assets (―) and debt (---) to real assets (%):United States, nonfinancial corporations

The increase in the acquisition of stock by firms expresses a growing process of the mutual ownership, because other French nonfinancial companies issue a large part of these acquired shares. They may represent the stock held by subsidiaires, or their own holdings, or be simple investments; nonfinancial companies can also hold stock in financial or foreign companies. This development in France over the last fifteen years has led to small businesses either being taken over or organizing themselves within groups. The tremendous growth in the acquisition of stock shares must also be related 5

5

N. Chabanas, E. Vergeau, “Explosion du nombre de groupes d’entreprises,” Les notes bleues de Bercy,

123

to that of direct investments abroad since 1985. The notion of financialization takes on here a very particular sense – the construction of a network of interdependence among national and international firms, which seems quite characteristic of the neoliberal era, even though it is not possible to separate out genuine holdings and simple investments. It is hard to believe that a similar phenomenon did not take place in the United States, perhaps on an even wider scale. But the national statistics do not make it possible to identify it, because shares of nonfinancial companies held within the same sector are cancelled out in the accounts. Contrary to French companies, American nonfinancial 6

companies increased their other financial assets. Figure 13.6 traces the evolution of the ratio of financial assets (which do not, therefore, include shares issued by the sector) of American nonfinancial companies in relation to their real assets. A clear trend towards an increase is apparent, from a rate of 40% to roughly 90%. The second curve of figure 13.6 describes the debt of firms, still related to their real assets. At a higher level, we can see more or less the same profile taking shape, despite the trend to reduction in net debt (measured by the gap between the two curves). We even see that, since 1998, debt is less than financial assets, as the crossing of the two curves shows. The mass of debt and of monetary and financial assets has thus increased in the same fashion in the United States, in very significant proportions – the purpose obviously being to make a profit in this way. These increases are related to the transformation of some 7

nonfinancial firms into genuine financial intermediaries for part of their activity, borrowing and investing simultaneously.

8

These analyses lead to defining the notion of financialization of the economy, which is not a myth, but has its ambiguities. It is first necessary to distinguish in these developments the long-term structural developments and elements specific to the neoliberal era. In the first category, it must be emphasized that in France, and to a lesser extent in the United States, the growth of financial portfolios reflects the relative 130 (1997), pp. 1-8. 6

This practice of national accounting, which is the counterpart of consolidation in corporate accounts,

reflects the concern of avoiding counting something twice. The idea is that the sector is not richer because one firm possesses part of another. 7

It is deceptive to estimate the debt of firms by considering only their total debts, and not their net debts.

There is a risk of complete confusion if it is calculated that firms have a dangerously high level of debt because the mass debt level has increased. 8

Some large nonfinancial firms now manage credit cards, like banks.

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development of corporations in relation to individual firms, and hence the multiplication of shares – a long-term historic movement. Moreover, in both countries a progressive institutionalization of investments is underway –financial portfolios are being transferred to institutional investors. This trend is also an old one, but has been strengthened over the last two decades. Other transformations are properly characteristic of the 1980s and 1990s. First of all, it is a question of an increase in activities by credit – households hold more credit (in the United States, households and firms simultaneously borrow and loan more than before). To that must be added in France, and certainly in the United States, the extraordinary growth in purchases and possession of stock by firms, denoting the establishment of a network of inter-company financial relations. This latter development is expressed by very strong increases in financial revenues in relation to revenues linked to the main activity of firms. In this way, the traditional frontier between financial and nonfinancial firms tends to become blurred.

125

Capítulo 14 ¿Las finanzas financian la economía? ¿Es posible asociar a la financiarización, cuyos contornos nos esforzamos por definir en el capítulo anterior, modos de financiamiento específicos? ¿Cuáles fueron sus efectos sobre la economía real, es decir, nofinanciera? Más precisamente: ¿las finanzas contribuyen a la inversión? Estos interrogantes plantean el problema del carácter útil o nocivo al crecimiento de la configuración financiera asociada con el neoliberalismo. Las dos respuestas están disponibles. Los defensores de las ventajas de las actividades financieras, no es necesario decirlo, pertenecen al campo neoliberal. Su argumentación es simple: la función primera de las finanzas es, como su nombre lo indica, financiarla economía y lo hace brillantemente, como lo demuestra el apetito de los inversionistas por el capital de riesgo, las famosas start-ups. De acuerdo con ellos, en el mejor de los mundos capitalistas, los beneficios no deben quedar en las empresas sino que deben recuperar su autonomía mediante su transferencia a los poseedores de fondos, accionarios o crediticios, individuos o empresas Financieras, para redistribuirlos a las empresas del modo más eficiente; de este modo se puede imponer cierta disciplina a los administradores; las tasas de interés elevadas y los grandes dividendos son por lo tanto factores de progreso; unas finanzas potentes son beneficiosas para el conjunto de la economía. Los detractores del neoliberalismo sostendrán, por el contrario, que la actividad financiera desvía a los poseedores de capitaluela inversión productiva: la colocación de dinero a interés es un substituto de la inversión y la daña. Se conoce ya la respuesta a estas cuestiones. Se desprende de la simple comparación de la tasa de interés y de la de acumulación, y refuta la argumentación neoliberal. En primer lugar, la tasa de ganancia antes del pago de los intereses y dividendos se restableció notablemente desde el comienzo de los 1980, sin que la acumulación del capital haya vuelto a encontrar ritmos correspondientes. En segundo lugar, la tasa de acumulación del capital está en línea con la tasa de ganancia retenida, es decir, la tasa

126

de ganancia después del pago de intereses y dividendos . Esas comprobaciones 36

implican que las ganancias distribuidas bajo forma de intereses y de dividendos no refluyen hacia el sector nofinanciero para ayudar la inversión. Si los fondos de una empresa pueden tener dos utilizaciones, la inversión y las colocaciones financieras, se pueden distinguir tres fuentes (cuadro 14.1). Las amortizaciones del capital fijo permanecen en manos de las empresas, al igual que las ganancias obtenidas no distribuidas (la suma es el cash flow); las empresas pueden recolectar capitales emitiendo acciones; pueden pedir prestado. ¿Qué sucede en el neoliberalismo? Las curvas de la figura 14.1 miden las importancias relativas de las tres fuentes de fondos que contribuyeron al aumento del patrimonio de las sociedades nofinancieras francesas. Claramente, a mediados de los años 1980 se produjo el fin de una época. Durante los años 1970 las empresas se financiaban, con gran regularidad, en un 55% mediante préstamos, en un 39% mediante el autofinanciamiento (utilizando el cash flow), y el 6% restante emitiendo acciones. Los años neoliberales aparecen atormentados pero al fin del periodo se produce una estabilización, según proporciones muy diferentes a las anteriores (para los tres últimos años): aumento de la autofinanciación hasta el 65%, alza de las emisiones de acciones a 23% y reducción de los préstamos a 12%. Una característica del periodo neoliberal es pues la fuga del préstamo, lo que no sorprende dada el alza de las tasas de interés. Ya habíamos observado ese retroceso (figura 9.4); vemos ahora que el mismo se realizó a favor del autofinanciamiento. A eso se agrega un crecimiento de las emisiones de acciones, que casi se cuadruplicaron. ¿Para qué sirve ese financiamiento? ¿Contribuye a la inversión productiva? Cuando las empresas emiten acciones y simultáneamente las compran o piden préstamos y prestan, no financian su actividad real; sólo el saldo puede ser utilizado para invertir. La figura 14.2 describe la composición de esas fuentes de financiamiento sólo de la inversión bruta: las ganancias brutas que se retienen, las emisiones reacciones netas de las compras de acciones y la variación de las deudas netas (la variación de las deudas menos la variación de los activos financieros con excepción de las acciones).

36

Esos análisis nos remiten a las figuras 3.1, 3.2 y 9.6.

127

14.1 - Las fuentes de financiamiento de las empresas Comentarios a las figuras 14.1, 14.2 y 14.3 El patrimonio de una empresa se calcula en su balance sumando todo lo que ella posee: capital real (fábricas, máquinas y productos almacenados) y haberes monetarios y financieros (títulos, dinero y créditos). Todos esos elementos constituyen los activos. Una vez restadas las deudas se obtienen los capitales propios, es decir, no prestados. De pueden distinguir dos tipos de financiamiento. El financiamiento interno (las ganancias brutas retenidas o cash flor) que a su vez tiene dos componentes, la amortización del capital y las ganancias no distribuidas a los accionistas. Su importancia depende de la rentabilidad y de la parte de los beneficios no distribuidos a los accionistas. El financiamiento externo posee igualmente dos componentes: los préstamos (deduciéndoles siempre los reembolsos) y las emisiones de acciones (deduciendo siempre la compra de sus propias acciones por el sector). Esas diversas fuentes de fondos financian la inversión (la suma al capital real), y el crecimiento de los activos monetarios y financieros (incluida la compra de acciones). En el análisis del financiamiento se puede igualmente tener un punto de vista neto. De las emisiones de acciones, se restan entonces las compras de acciones a otros agentes (unidades domésticas y fondos) ; de los préstamos se deducen las compras de activos financieros no accionarios. 37

El punto de vista de la figura 14.1 es el del financiamiento total de todos los componentes del activo de las empresas. En él se considera globalmente, en el caso de Francia, las tres fuentes de financiamiento –ganancias brutas retenidas, emisiones reacciones y préstamos. Esas fuentes financian la inversión bruta y el aumento de los activos monetarios y financieros, incluyendo la posesión reacciones. El punto de vista de la figura 14.2 y 14.3 es el del financiamiento de la inversión bruta de las empresas por las ganancias brutas retenidas, las emisiones de acciones netas de las compras de acciones, y la variación de las deudas netas (es decir, los préstamos a los cuales se restan el aumento de los activos monetarios y financieros no accionarios),

37

Cuando un hogar o un fondo de colocación a interés compra una acción a otro hogar o a otro fondo, o

una empresa a otra empresa, no se desplaza ninguna suma hacia las empresas consideradas globalmente ni ninguna suma sale del circuito.

128

Figura 14.1 Composición de las fuentes de financiamiento (en % del total): Francia, sociedades nofinancieras.

Ganancias brutas retenidas (----), emisión de acciones (- - -) y préstamos deducidos los reembolsos (―).

Figura 14.2 Composición de las fuentes de financiamiento de la inversión bruta (en % del total): Francia, sociedades nofinancieras

Ganancias brutas retenidas (- - -), emisiones de acciones netas de las compras reacciones (-----) y variación de las deudas netas (___)

129

Como en el análisis del financiamiento global de todos los activos, una estructura de financiamiento estable de la inversión es claramente evidente antes de los años 1980. El autofinanciamiento es, desde este segundo punto de vista, más importante que las deudas (59% contra 39%). La ruptura es, como anteriormente, brutal. Se comprueba nuevamente que el préstamo cedió su lugar a la autofinanciación, pero la configuración aparente para los tres últimos años es muy particular. Incluso es tan extraña que es difícil de imaginar que pueda perpetuarse con esa forma excesiva. La autofinanciación provee más que los fondos necesarios para la inversión, o sea, el 115% de la inversión. El aporte de los préstamos es negativo: las empresas utilizan sus fondos internos para reducir sus deudas en vez de invertir. Contrariamente a lo que dejaría suponer la propaganda neoliberal, la contribución neta del mercado bursátil a la inversión ha sido muy débil: las emisiones reacciones no financian la inversión sino en un 5%. Hay que entender bien el sentido de esta observación: efectivamente se emiten cada vez más acciones, pero las empresas compran cada vez más otras. Esas emisiones y adquisiciones tienden a anularse mutuamente de tal modo que, en total, ¡el mercado bursátil no financia las actividades reales!

Figura 14.3 Composición de las fuentes de financiamiento de la inversión bruta (en % del total): Estados Unidos, sociedades nofinancieras

Ganancias brutas retenidas (- - -), emisiones de acciones netas de las adquisiciones de acciones (---) y variación de las deudas netas (―)

130

En otros términos: en la lógica de la financiarización las empresas emiten acciones para comprar acciones. Se pensará que esta configuración es propia de Francia y no podría caracterizar la fortaleza del neoliberalismo, Estados Unidos. No es así La figura 14.3 analiza el financiamiento de la inversión bruta, en los mismos términos que la figura precedente, en los Estados Unidos. De la comparación de las figuras 14.2 y 14.3 surge una primera diferencia: la importancia del autofinanciamiento en Estados Unidos. Pero la contribución del mercado bursátil, tal como en Francia, demuestra ser muy débil. Desde comienzos de los 1980 no aparece ningún alza y los porcentajes observados son similares, si no inferiores, a los que imperaban en el periodo anterior al neoliberalismo. Aunque la escala de la figura 14.3 minimice la importancia se pueden observar las grandes fluctuaciones de las emisiones de acciones y del endeudamiento en el curso de los años 1980 y comienzo de los 1990 y en particular la negatividad de las emisiones netas de acciones en la segunda mitad de los años 1980. Entre 1985 y 1990 se produjo un gran movimiento de compra de acciones por las sociedades financieras a otros agentes. Fue financiado recurriendo sistemáticamente al endeudamiento. Durante ese lapso la inversión seguía siendo autofinanciada. Esas compras reacciones por las sociedades nofinancieras estadounidenses a otros agentes, yen particular a las unidades domésticas, recubren diversos fenómenos: la compra por una empresa de sus propias acciones, la compra reacciones en ocasión de una fusión o de la compra de otra empresa, o simples colocaciones de dinero a interés. Los datos de la contabilidad nacional no permiten determinar las proporciones relativas, pero sea cual fuera su objetivo, esas compras masivas indican que los años neoliberales fueron una gran época de reestructuración de las relaciones financieras que hay que enlazar con la crisis financiera de los años 1980, pero sin una contribución globalmente notable del mercado financiero al crecimiento. Existe pues una configuración financiera propia del neoliberalismo. Es desconcertante. Habría sido natural imaginar que, frente al aumento de las tasas de interés y a las tentativas de desendeudamiento, se manifestaría una transición hacia modos de financiamiento en los que la emisión de acciones tendría un papel central. No sucede así. Sin esquematizar demasiado, se puede afirmar que las finanzas se financian a sí mismas, pero no financian la inversión. Más que nunca el crecimiento pasa por el canal 131

del autofinanciamiento de las empresas, un procedimiento que se habría creído característico de los años 1960. Los fondos que salen de las empresas bajo la forma de intereses, de dividendos o de compra de títulos vuelven muy poco a ellas o, más bien, si vuelven, tienen otros destinos y no la inversión . 38

¿Qué sucede con esas sumas que salen de las sociedades nofinancieras y no vuelven a ellas? Una primera respuesta nos remite al hecho de que esos ingresos financian compras de bienes y servicios por otros agentes y no por las empresas. Los hogares que reciben intereses y dividendos pueden utilizarlos para consumirlos o pagar su vivienda. Una parte de esos fondos no es gastada por los que los reciben sino colocada a interés. Correlativamente, otros agentes piden prestado –los hogares (sobre todo en Estados Unidos), el Estado para financiar su déficit, extranjeros (lo que corresponde a la exportación de capitales)– o emiten títulos en el caso de instituciones financieras (como atestigua el crecimiento excesivo de sus capitales propios) . 39

Hay que subrayar que la masa de los fondos que se dirigen hacia los mercados de capital o las instituciones monetarias no determina el volumen de los créditos en una economía . Corresponde a la política monetaria, mediante las tasas de interés, controlar 40

los créditos totales con el objetivo principal, más que nunca y en todas partes, de vigilar el nivel general de los precios: de luchar contra la inflación. A eso se agrega para todos los países con excepción de Estados Unidos la necesidad de equilibrar la balanza comercial, lo cual refuerza el rigor de la política monetaria neoliberal.

38

Estos análisis no toman en cuenta sino el efecto sobre el conjunto de las empresas, que puede esconder

fuertes heterogeneidades, pues el capital se escapa de ciertas empresas y contribuye al desarrollo de otras. Las finanzas asumirían entonces una función en la redistribución del capital, que no se puede oponer a su influencia negativa sobre la acumulación global. 39

Ya hemos ilustrado esas diferentes evoluciones: (1) el crecimiento de los títulos no accionarios en oder

de los hogares sin que se pueda distinguir los créditos a las sociedades nofinancieras de otra colocación a plazo (figuras 13.4 y 13.5); (2) el crecimiento de los préstamos pedidos por los hogares estadounidenses (figura 10.4); (3) los déficits presupuestarios (figuras 10.1 y 10.2); (4) las exportaciones de capitales de Estados Unidos (figura 12.3); (5) el crecimiento enorme de los capitales propios de las sociedades financieras (figuras 13.1 y 13.2). 40

Las instituciones bancarias o parabancarias crean simultáneamente el crédito y la moneda.

132

14.2- ¿Abrir nuevas vías en materia de financiamiento? La paradoja del ahorro salarial Podemos llamar paradoja del aumento salarial el hecho de que el país de los fondos mutuos y de pensión ahorra muy poco. La sociedad neoliberal, particularmente la sociedad estadounidense, evidentemente no abrió vías prometedoras en ese campo. El argumento más presentable a favor de los fondos de pensiones es la idea de que los retiros que los futuros jubilados realizarán sobre el trabajo de los productores del futuro debe pasar por la acumulación presente de un potencial productivo que su ahorro financiaría hoy . Al aumentar esos fondos de pensión se suponía que Estados Unidos estimulaba el ahorro. Sin embargo, la tasa de ahorro es lamentablemente baja en Estados Unidos. ¡Muchos están convencidos del éxito de esa iniciativa cuando la experiencia estadounidense nos da una demostración inversa! 41

El verdadero desafío planteado por la financiación de las jubilaciones es el crecimiento, y es una idea intuitiva . No es necesario apelar a la teoría marxista del valor trabajo para comprender que los bienes y servicios que consuman los jubilados serán producidos por los activos. 42

Detrás de este debate se perfila otro, quizás más determinante que el precedente en lo que respecta a la elección de las estrategias. Los fondos estadounidenses no abarcan sino una fracción de la población . Los fondos complementarios facultativos, como los que se podrían concebir en Francia, tendrían las mismas características. La solución práctica es por consiguiente crear sistemas duales de jubilaciones, fuertemente inigualitarios. 43

En este análisis hay que aprehender bien la diferencia que existe entre un país dominado como Francia, sometido a una fuerte presión externa, y el país dominante, Estados Unidos. En el capítulo 12 hemos contrastado el déficit exterior estadounidense y el excedente francés. En Estados Unidos es posible asociar al déficit externo un aumento del crédito a los hogares, estimulando sus compras. El hecho de que este excedente de demanda esté dirigido hacia el extranjero parece moderar su carácter inflacionario. En Francia, la baja de los créditos a la inversión no fue compensada por un aumento de los créditos a los hogares y al Estado: de ahí el excedente externo.

41

Es, por ejemplo, la tesis sostenida por Michel Aglietta (Le capitalisme de demain. Notes de la Fondation Saint-Simon, nº 101, París, 1998, sección Le choc démographique et les systèmes de retraites). 42

Esta exigencia se acompaña con otra que de cierto modo disminuye su peso: aumentar la productividad. 43

En 1998 sólo el 48,8% de los hogares tenían haberes en los fondos de pensión según una jerarquía muy marcada: 6,4% de los hogares ganaban menos de 10.000 dólares por año, contra 88,6% que ganaban más de 100.000 dólares (A., Kennickell, M.Starr-McCluer, B. Surette, «Recent Changes in U.S. Family Finance: Results from the 1998 Survey of Consumer Finances», Federal Reserve Bulletin, 86 (2000), pp. 1-29.

133

Del examen de la situación en Estados Unidos se desprende que el neoliberalismo desprendió simultáneamente a las finanzas del financiamiento de las inversiones de las empresas y favoreció un ahorro negativo; creó una situación insólita, producto de dos hegemonías, la de las finanzas y, en el plano internacional, la del dólar. Se llegó así a esta configuración neoliberal a la estadounidense: ¡en promedio, los hogares del país cuyas finanzas son las más potentes, el país de los fondos de pensión (cuadro 14.2) gastan mucho y ahorran poco, lo que no impide la acumulación! El funcionamiento de las finanzas posee sus reglas propias. En la era neoliberal no solamente se infló sino que también se desplegó de otro modo. Los capitales financieros se colocaron en las posiciones más ventajosas, en una red compleja, estructurada por la búsqueda de la máxima rentabilidad. Al hacerlo, las finanzas no financiaron la economía real pero llevaron a las empresas a volver a centrarse sobre el autofinanciamiento mientras las finanzas disminuían la masa de fondos disponibles para los pagos de intereses y de las distribuciones de dividendos masivos. En ese marco general el país dominante, Estados Unidos, se colocó en una configuración particular, más favorable, cuya exclusividad tiene y que no es exportable.

134

Capítulo 15 ¿A quién beneficia el crimen? Tal como lo establecimos en los capítulos precedentes, el balance de la acción de las finanzas frente a la crisis estructural de los años 1970 resulta particularmente negativo. Ciertamente, este juicio merece ser matizado, por lo que volveremos sobre el mismo. Por el momento, se han formulado dos categorías principales de críticas. En primer lugar, el beneficio del nuevo aumento de la tasa de ganancia, del cual las concesiones salariales fueron un actor primordial, fue desviada a favor de los propietarios de capitales en virtud del alza de tasas de interés reales y de la distribución masiva de dividendos; estas tomas de ingresos no estimularon el ahorro ni especialmente la acumulación de capital; lejos de volcarse sobre el sistema productivo las sumas desviadas reforzaron la transferencia de riquezas hacia las finanzas; esta acción prolongó la crisis y la desocupación. En segundo lugar, hay que colocar en el pasivo del neoliberalismo un vasto conjunto de crisis en países del centro y de la periferia, cuyas consecuencias fueron frecuentemente dramáticas. La prolongación de la crisis estructural y de las crisis financieras no puede ser pura y simplemente imputada al alza de las tasas de interés de 1979. Se han cuestionado numerosos aspectos del neoliberalismo, como la fluctuación de monedas y la libre movilidad de capitales. En todos esos casos, los problemas no pueden ser reducidos a los pretendidos mecanismos de mercado (en el caso del alza de las tasas) o a ineluctables evoluciones estructurales (en el de la movilidad de los capitales). Estaba cuestionada una ofensiva más general y deliberada. Estos severos juicios justifican el término crimen empleado en el título de este capítulo. Detrás de este balance se perfilan renovadas controversias referentes a la utilidad o el carácter parasitario de las finanzas. ¿Producen beneficios o no hacen más que apropiarse de éstos? Son preguntas muy políticas, y las respuestas conducen a un pequeño número de cuadros contables y teóricos, referencias casi inevitables (recuadro 15.1).

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15.1 - ¿Las finanzas crean ingreso?, ¿valor?, ¿son útiles? La financierización creó desconcierto en ciertos espíritus, y las finanzas se presentan como creadoras de riqueza. ¿Es así? Este libro hace un gran uso de las contabilidades nacionales, que distinguen, por una parte la prestación de un servicio por el sector financiero, facturada a su beneficiario (como gastos de establecimiento de una carpeta de préstamos, de adquisición de divisas...), y, por otra parte, la percepción de intereses o de dividendos. Según las prácticas contables nacionales, los primeros solamente son considerados como una producción y son creadores de ingreso. En cuanto al interés o dividendo, el ingreso es contabilizado como una transferencia al prestamista o al accionista. Cuando un banco presta a una empresa, cobra un interés, es decir, desplaza un beneficio . No se crea nada en esta operación. Nada hay que decir de esta lógica de la transferencia. El capital prestado viene a articularse con el capital de las empresas no financieras y se apropia así de una parte de sus beneficios. La multiplicación de operaciones de crédito de este tipo nada agrega a la producción ni al ingreso, solamente redistribuye (incluso sí tal préstamo hace posible una mayor producción). 44

Cuando una empresa financiera le presta a otra, los beneficios pasan de mano en mano en el interior del sistema financiero. Asimismo los prestamistas procurarán sus ingresos fuera de las empresas, realizando préstamos al Estado y a las economías familiares. La extracción se canaliza entonces por medio del impuesto y de los ingresos de los hogares. No debemos pues sostener la idea de que el ingreso del sector financiero proviene exclusivamente de transferencias directas de las ganancias ya realizadas por una firma. En la medida en que los impuestos han sido pagados por las empresas, los acreedores del Estado se apropian indirectamente de estos beneficios; en la medida en que los impuestos han sido pagados por los hogares, sobre los salarios, por ejemplo, hay que tener en cuenta la extracción de un nuevo excedente. En un período de baja rentabilidad del capital, estas modalidades diferentes de sangría revistieron una considerable importancia. La fiscalización se mostró como un filón precioso y los préstamos a los hogares permitieron a los dueños del capital procurarse los beneficios que el sistema productivo no realizó. Como las cuentas nacionales, la teoría marxista trata los intereses y dividendos como transferencia de ingresos, pero reserva a la producción un estatus particular. Ella está ligada al trabajo productivo, productor de bienes o prestador de servicios a personas, que es el único creador de valor. La teoría marxista computa otros tipos de trabajo, como la supervisión o todas las actividades comerciales, que no entran en esta categoría. Son los gastos necesarios para la producción o para la circulación del capital. Aunque lejos de ser inútiles: su función es la maximización de las tasas de ganancia. Corresponden a las tareas de gestión en el sentido muy amplio del término. En este cuadro teórico, todas las actividades financieras aparecen como tareas improductivas; las finanzas no crean valor; su ganancia es el resultado de la 44

Debido a la inflación, esta operación se desdobla en otra transferencia: la desvalorización de la deuda, el principal, del que la empresa prestamista se beneficia, lo que disminuye el descuento operado. No obstante la transferencia total se produce en general hacia las finanzas, puesto que la tasa real de interés es positiva.

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redistribución de la plusvalía creada en otro lado. Lamentablemente, las cuentas nacionales no permiten reconstruir la diferenciación, propia de la teoría marxista, entre trabajos respectivamente creadores de valor, por un lado y por otro, de agentes maximizadores de la tasa de beneficio, distinción analítica muy pertinente. Así como los trabajos no productivos no son necesariamente inútiles según la teoría de Marx, tampoco las finanzas son parasitarias por naturaleza. Ellas asumen cierto número de funciones en las transacciones monetarias y financieras (lo que Marx denominó el capital comercial del dinero); contribuyen a la movilidad del capital entre las diferentes empresas y ramas, organizan las reestructuraciones de las empresas y contribuyen al financiamiento. Marx denunció, sin embargo, en términos vigorosos y coloridos, la derivación parasitaria de las actividades financieras.

Hemos ya respondido a la cuestión formulada: ¿a quién benefició el crimen? Benefició a las finanzas. Por eso el objeto de este capítulo es más precisar esta respuesta que develar su tenor. ¿Mediante cuáles canales? ¿En qué medida? Se tratará especialmente de transferencias de ingresos, y de las consecuencias de las mismas en materia de desigualdades. Los primeros capítulos de esta parte del libro nos han permitido subrayar el peso considerable que representó el pago de los intereses para las empresas no financieras/ no especulativas, las economías domésticas y el Estado. Pero esta primera investigación dejó de lado la otra vertiente de esas operaciones: dichos intereses beneficiaron a ciertos agentes. El entramado completo de interrelaciones - por ejemplo, a qué agentes pagó intereses el Estado, o cuánto pagó cada sector a las finanzas - es imposible de descifrar. Las estadísticas que describen tales flujos no permiten seguirlos de una punta a la otra de la cadena, pero se conocen las grandes masas pagadas y recibidas. Nos limitaremos aquí al caso de Francia. La figura 15.1 traza la evolución de flujos netos (cobrados menos pagados) de interés en Francia, teniendo en cuenta las transferencias debidas a la inflación, para los diferentes agentes: sociedades no financieras, administración pública (gobierno y seguridad social), sector financiero y economías domésticas (incluyendo los pequeños empresarios). Tales flujos se expresan como porcentaje de la producción total francesa. Evidentemente este balance oculta grandes heterogeneidades. Por ejemplo, existen fuertes diferencias entre los distintos rangos de economías domésticas: algunos están endeudados y pagan intereses, otros tienen activos monetarios (cuentas bancarias o libretas de ahorro...) y títulos (bonos del tesoro, obligaciones...), y reciben intereses. En

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total, las economías domésticas poseen más activos monetarios y créditos sobre otros agentes, aunque ellas mismas no se benefician con créditos. Son así, globalmente, acreedores y víctimas potenciales de la inflación. Por otro lado, las tasas de interés sobre sus colocaciones son en término medio más bajas que las de los créditos que les son acordados. Aun siendo acreedores, pagan más intereses de lo que pueden advertir. _______________________________ Figura 15.1 Flujo neto de intereses reales (recibidos menos pagados) (% de la producción total): Francia

Sociedades no financieras (―) Sociedades financieras (− ∙ −) Administración (---) Economías domésticas y emprendedores individuales (microemprendedores) (– –) A fin de simplificar, se ponen aparte el flujo siempre positivo aunque débil de los intereses percibidos por el resto del mundo.

_______________________________ En la figura 15.1, es chocante el contraste entre el período anterior al alza de tasas de principios de los años 80 y el período posterior. El sistema financiero se benefició con un flujo positivo durante todo el primer período. En tanto que acreedor, la inflación redujo sus ingresos, pero los intereses (recibidos menos pagados) compensaron siempre este efecto, y aun con holgura. De lo contrario, habría sido preferible para ese sector cesar en su actividad. El efecto del cambio de política al principio de los años 1980 aparece de manera muy evidente. A partir de mediados de los 1980, el sector financiero drenó formidables masas de intereses, las que representaban alrededor del 2,5% de la

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producción francesa antes de 1985; en 1992 esa tasa llegó al 7,5%; y estuvo cerca del 6% en 1997. Antes de los años 1980, los flujos de interés netos de sociedades no financieras y de las administraciones públicas permanecieron débiles, y las economías domesticas eran las principales proveedoras de intereses al sector financiero. En el curso de los años 1980, las sociedades no financieras y las administraciones, soportaron una amplia carga de intereses. Aparece de forma particularmente clara la importancia de la sangría operada en las finanzas públicas, pues el alza de las tasas ha creado simultáneamente el déficit y constituido el ingreso correspondiente del sector financiero. Las sociedades no financieras fuertemente endeudadas al principio del período (figura 9.4) sufrieron el alza de las tasas de interés real y recién después de algunos años comenzaron a reducir sus deudas. Los intereses pagados disminuyen al fin del periodo, pero son aún pesados. Es fácil adivinar que el neoliberalismo tuvo, en conjunto, efectos muy positivos sobre la rentabilidad del sector financiero, en términos absolutos y en comparación con otros sectores de la economía. La figura 15.2 traza la evolución de la rentabilidad de las sociedades financieras en Francia y la compara con la de otras sociedades. La primera curva reproduce la tasa de beneficio de sociedades no financieras, ya introducida en la figura 9.2; allí se da una caída de tasas de beneficio, luego su recuperación y su estabilización. El contraste con la tasa de ganancia del sector financiero es sorprendente. La inflación de los años 1970 y las correspondientes tasas de interés real muy bajas o negativas, se tradujeron en una baja rentabilidad del sector financiero. La puesta en funcionamiento de una configuración propia de los años neoliberales es, una vez más, claramente registrada a principio de los años 1980. Como mostramos, el alza de las tasas de interés real transfirió gran parte de ingresos de sociedades no financieras, para acrecentarlos, hacia las finanzas, las cuales se otorgaron así un incremento considerable de la rentabilidad. Viene a añadirse a esto el drenaje de los recursos del Estado y de las economías domésticas endeudadas.

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Figura 15.2 Tasa de ganancia (%): Francia, sociedades no financieras (―) y financieras (---)

Figura 15.3 Mismas variables: Estados Unidos

Las tasas de beneficio de sociedades no financieras (―) son idénticas a las de las figuras 9.2 y 9.3. En esas dos figuras, la tasa de beneficio del sector está ligeramente aplanada.

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El alza de las tasas de interés no tuvo sin embargo sólo efectos positivos sobre el sector financiero. Ya sugerimos la idea de un contragolpe de 1979 (capítulo 11). Sus consecuencias negativas sobre la economía no financiera (quiebras de empresas, sobreendeudamiento de ciertas economías domésticas, incapacidad de pago de sus deudas de los países periféricos) provocaron una ola de vencimientos impagos, desestabilizando a una parte del sector financiero mismo, que fue arrastrado por la crisis. En Francia, estas pérdidas no parecen manifestarse sino tardíamente. La reciente baja de la tasa de beneficio de las sociedades financieras refleja en cierta medida la desaparición de tomadores de créditos en dificultades, como lo confirma la segunda curva de la figura 15.2, que describe la tasa de beneficio de las sociedades financieras sin tener en cuenta estas perdidas. El distanciamiento creado por estas pérdidas se fue ampliando en el curso de la segunda mitad de los años 80, sin anular el aumento de rentabilidad ventajosa del sector financiero. Así, el sector financiero aparece, en medio de los años 1980, como un campo de inversión particularmente atractivo. Las tasas de interés real elevadas y los dividendos percibidos garantizaban en aquél una aún mayor rentabilidad que en otros sectores. Los capitales, siembre al acecho de remuneración, literalmente se precipitaron sobre dicho campo de colocación lucrativa (figura 13.1). La figura 15.3 ofrece la misma información sobre Estados Unidos: la comparación de la rentabilidad de las sociedades financieras y no financieras. La situación estadounidense aparece menos desequilibrada que la de Francia al principio de los años 1970. Pero el restablecimiento de la rentabilidad relativa de sociedades financieras es igualmente muy evidente. Fue más tardío que en Francia, con relación a la crisis financiera que azotó a Estados Unidos desde el principio de los años 1980 (figura 11.3). A pesar de problemas transitorios, las políticas neoliberales beneficiaron entonces, de manera inequívoca, a las sociedades financieras, cuya situación mejoró fuertemente en los dos países. En los años 1990, su tasa de beneficio fue superior al de las otras sociedades.

141

Figura 15.4 Cotizaciones de bolsa (1965=1): Francia (---) y Estados Unidos (―)

Las cotizaciones están deflacionadas según los índices de precios del país.

Entre las ventajas que las finanzas consiguieron del neoliberalismo no se debería omitir lo que constituye sin duda su expresión emblemática: el alza de las cotizaciones bursátiles. En la figura 15.4, el índice de cotización bursátil se divide en cada país por el de precios, a fin de expresar un poder de compra constante (corregida por la inflación). La correspondencia de esas evoluciones es sorprendente. Apoyándonos en el nivel de 1965, podemos apreciar la caída de gran envergadura en los años de crisis, pues las cotizaciones se habían dividido por dos en Estados Unidos y todavía más en Francia. La subida fue fulminante desde principios de los años 1980, y se llegó al nivel de 1965 en la segunda mitad de la década. Después de una lenta recuperación de una decena de años, las cotizaciones explotaron en medio de los años 1990 y, al fin del periodo, se triplicaron con respecto a las del principio de la crisis ¿Cuál es la solidez de este edificio? Nos quedaremos por el momento en la admiración, reservando a la comparación con la crisis de 1929 la discusión sobre la fragilidad eventual del ese monumento que las finanzas se construyeron a ellas mismas . 45

La amplitud de lo que el neoliberalismo aportó a los poseedores de capitales -intereses, dividendos y el alza de las cotizaciones - se revela claramente en el análisis de los ingresos financieros de las economías domésticas, que vale la pena mirar más de cerca.

45

Capítulo 20, Heterogenidades técnicas, movilidad internacional del capital y vértigos bursátiles.

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Las instituciones no son más que intermediarias. ¿A quién beneficia el crimen en primer lugar?: a aquellos y aquellas que viven de ingresos financieros, perpetúan y amplían sus patrimonios. Se puede imaginar que los años 1980 y 1990 marcaron una fuerte mejoría en su posición: aparte del sector financiero, e igualmente por medio de éste, son las capas más favorecidas las que aprovecharon el orden neoliberal. Como, en las cuentas nacionales, es imposible separar las economías domésticas más solventes de las otras, vamos a considerar aquí el conjunto de los ingresos financieros. Sus variaciones son un buen indicador de la evolución de los ingresos de hogares cuyo patrimonio incorpora importantes activos financieros. La figura 15.5 describe la relación a los ingresos total de los hogares, las ganancias (o pérdidas) financieras: intereses y dividendos recibidos, aumentados por el alza de cotizaciones y disminuidos por la depreciación inflacionaria de todos los activos monetarios y financieros. En Francia, antes de 1980, el efecto de la inflación anulaba las ganancias financieras, transformándolas ¡en una pérdida anual media de cerca del 7% del ingreso disponible total de los hogares (entre 1970 y 1980)!. El efecto del cambio de política monetaria, de la lucha contra la inflación a principio de los años 1980, y la recuperación de la bolsa se manifestó enseguida. La variable se volvió netamente positiva en 1984, permaneciendo cercana al 12% de las rentas de los hogares en la década de 1988-1997, con una leve tendencia al alza . A partir de ese momento es muy fructífero tener activos monetarios 46

y financieros. El perfil obtenido por Estados Unidos confirma la baja de los ingresos ligados a la posesión de activos monetarios y financieros en el curso de los años 1970 y el restablecimiento de los años 1980. Estas ganancias son más elevadas que en Francia, pues los hogares estadounidenses poseen más activos monetarios y financieros (sobre todo acciones) , pero hasta el año 1990, el perfil es el mismo que en Francia. El 47

despegue de las rentas financieras después de esta fecha es prodigioso.

46

La fuerte alza de cotizaciones en la segunda mitad de los años 1990 no es aparente. Esta observación

se condice con la de que el estancamiento del valor de las acciones en posesión de los hogares en Francia, a pesar del alza de cotizaciones (capitulo 13). 47

Los patrimonios financieros de los hogares de los dos países se presentan en las figuras 13.4 y 13.5.

143

Figura 15.5 Relación de ganancias financieras (o pérdidas) con el ingreso disponible (%): Francia (---) y Estados Unidos (―), hogares.

Las ganancias financieras comprenden en primer lugar los intereses y dividendos recibidos por los hogares. A esto se le suman las ganancias potenciales debidas al alza de la bolsa. Se sustrae la perdida de valor de los activos monetarios y financieros traduciendo el efecto de la inflación. Las ganancias debidas a la variación de cotización de las acciones, muy fluctuantes, son aplanadas, para que la figura sea más legible.

Como podemos sospechar, estas evoluciones se tradujeron en un fuerte aumento de las desigualdades: un proceso con múltiples facetas, que afecta los ingresos, los patrimonios, el status (especialmente en relación al trabajo), la salud, la educación, la cultura.... Tales desigualdades son una característica fundamental del capitalismo en general, cuya reproducción esta inscripta en la lógica de ese sistema, que tiende naturalmente a perpetuarse y a profundizarse: quien más posee accede a los verdaderos medios de enriquecerse. No nos sorprenderá pues constatar que el neoliberalismo, que reforzó muchas características capitalistas de las sociedades del centro y de la periferia, agregó todavía a esta propensión a reproducir y ampliar desigualdades e injusticias. Desde el primer capítulo de este libro, hemos subrayado las desigualdades considerables de desarrollo entre países, diferencias de 1 a 74, al término de un fuerte crecimiento en el curso de las últimas décadas. En el seno de la mayor parte de los países, las desigualdades de ingresos entre las diferentes fracciones de la población también aumentaron. El informe, del que se han extraído las comparaciones entre países, realiza el balance de esas desigualdades internas, para un grupo de 19 países avanzados . 48

48

PNUD, Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo, Informe mundial sobre el desarrollo

Humano, Bruselas: De Boeck, 1999, p.39.

144

En el curso de los años 1980, primera década neoliberal, las desigualdades de ingreso (disponible) en los hogares decrecieron en sólo un país: Italia; cambiaron poco en 8 países; se acrecentaron en 10. Encabezando la lista de aumentos está el Reino Unido, luego vienen Estados Unidos y Suecia (partiendo de un muy bajo nivel dado las opciones socialdemócratas). El estudio de los salarios en el capitulo 6 había dado ocasión para destacar la reducción de tasas de crecimiento de salarios en Estados Unidos y la baja, en valor absoluto, de ganancias semanales de trabajadores productivos (figuras 6.1. y 6.2). Estas dos evoluciones subrayan el crecimiento de las desigualdades entre los menos privilegiados, y los hogares que viven de ingresos financieros. Vamos a interesarnos ahora por los patrimonios de los más ricos. Estos patrimonios son siempre poco conocidos, por razones más políticas y sociales que técnicas - un tema recurrente en los trabajos de investigación . De los mismos, más precisamente, sólo se puede 49

identificar una parte. En un conjunto de trabajos cuyo interés es su carácter sintético y retrospectivo, Edward Wolff analiza la evolución cronológica de las desigualdades en Estados Unidos, a partir de datos disponibles del periodo 1922-1998 . Se desprenden de las mismas tendencias 50

que concuerdan particularmente bien con el cuadro general que hemos presentado. Una de las variables más reveladoras es la parte del patrimonio, propiedad del 1% más rico de hogares. Patrimonio se entiende como la suma de activos reales (bienes inmuebles y bienes de consumo durables) y de activos monetarios y financieros descontando las deudas. A esto, se le puede agregar el valor presente de los derechos de retiro (para las jubilaciones de reparto) ; este patrimonio se llama entonces patrimonio 51

aumentado. El patrimonio aumentado está repartido mas igualitariamente que la primera medida, pero los movimientos de las dos variables dibujan el mismo perfil, que nos es familiar (figura 15.6). Desde los años 1950 hasta principios de los años 1970, el 1% más rico de 49

F. Arrondel, F. Guillaumant-Taillet, D. Verger, “Montants du patrimoine et des actifs: qualité et

representativité des declarations des ménages”, Économie et Statistiques, 296-297 (1996), p. 145-164. 50

E. Wolff, Top Heavy, New York: The New Press, 1996, y Who are the Rich? A Demographic Profile

of High-Income and High Wealth Americans, University of Michigan Business School, Working papers series, 1997. Ver igualmente D. Henwood, Wall Street, Londres: Verso, 1998, cap. 2. 51La

suma que habría que colocar hoy a tasa de interés corriente para garantizar el flujo de ingreso que se

percibirá en la jubilación.

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los hogares poseía 30% al 35% del patrimonio total. Este porcentaje cayó entonces hasta el 22%, testimoniando la presión registrada sobre los ingresos financieros en la primera fase de la crisis. El giro neoliberal puso término a este deterioro, y la tasa de 35% se alcanzó nuevamente en 1986 y luego fue superada. El patrimonio aumentado, siempre del 1% más rico, representaba en 1960 alrededor del 22% del patrimonio aumentado total. Este porcentaje cayó al 12% a fin de los años 1970, luego experimentó una suba similar a la del patrimonio (no aumentado) . El trabajo de Wolff subraya 52

igualmente el aumento de la relación entre la riqueza y el sector financiero. En 1983, el 22% de las familias ricas según el criterio del estudio, declaraban trabajar en ese sector (finanzas, seguros e inmobiliario); en 1992, esta proporción era del 36% . 53

Los trabajos disponibles sugieren una evolución similar en Francia. En 1992, el 1% más rico de hogares detentaba el 20% del patrimonio total. Pero esta cifra está fuertemente influenciada por la propiedad de residencias principales en amplias capas de la población. El mismo 1% era propietario del 40% de títulos mobiliarios (acciones, obligaciones, SICAV y FCP) . 54

Sea cual fuere su interés, estos estudios no nos

proveen sin embargo sino pocos indicadores concernientes a la evolución cronológica.

52

Los optimistas se regocijarían al observar una tendencia prolongada a la disminución de la

concentración de las riquezas (con relación a la progresión de las capas intermedias), sobre todo para los patrimonios aumentados. Estas tasas han sido divididas por 2 luego de los años 1920. 53

E. Wolff, Who are the Rich?, op. cit., nota 6, p. 11.

54

Insee, “Revenus et patrimonies des ménages”, Synthèse, 29 (1999), p. 81-94; S. Lollivier, D. Verger,

“Patrimoine des ménages: determinants et disparités”, Économie et Statistiques, 296-297 (996), p.13-31.

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Figura 15.6 Porción del patrimonio detentado por el 1% más rico de hogares, patrimonio (%): Estados Unidos.

El patrimonio comprende el patrimonio inmobiliario, la posesión de títulos y de efectivo, y los bienes de consumo durables. El patrimonio aumentado agrega a estos componentes el valor actualizado de los derechos a la jubilación.

Un estudio de CREDOC realiza un balance de la variación de las desigualdades en Francia de 1980 a 1994 sobre la base de un indicador sintético que reúne: ingreso, patrimonio, equipamiento del hogar, patrimonio cultural, desempleo e indicadores subjetivos . Concluye en un cierto aumento de la separación entre los grupos extremos 55

(el 10% más solvente y el 10% menos solvente). En la brecha de este espacio, los valores mobiliarios representan un importante peso . 56

La enseñanza que se sigue de este análisis sobre la concentración de fortunas es simple. Se apoya en dos argumentos: el deterioro relativo del patrimonio de las capas más ricas en la primera fase de la crisis, y la recuperación, bajo la bandera neoliberal. 55

F. Berhuit, A. Dufour, G. Hatchuel, Les inegalités en France: Évolution 1980-1996, CREDOC, París,

1996. 56

En el libro de Alain Bihr y Roland Pfefferkorn (Déchiffrer les inégalités, Paris, La Découverte et

Syros, 1999), encontraremos un cuadro completo de las desigualdades en Francia y las diferencias entre los años 1960 y 1970 de un lado, y las décadas neoliberales, del otro: reducción de la jerarquía de salarios en la revuelta de mayo de 1968, luego recuperación en el curso de las décadas, neoliberales, desigualdades frente a la desocupación... Ver igualmente J.P. Fitoussi, P. Rosanvallon, La nueva Era de las desigualdades, París, Seuil, 1996. Pocos trabajos sociológicos se consagran a la burguesía y su patrimonio, a excepción de los de Michel Pincon y Monique Pincon-Carlot (Grandes fortunes, Paris: Payot, 1998, especialmente el capítulo 1).

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Más generalmente, el capítulo lleva a su término la descripción de esta verdadera proeza que lograron las clases dominantes en el neoliberalismo, la recuperación de su ingreso y de su patrimonio, en forma tanto absoluta como relativa a las otras capas de la población. Drenando beneficios, menguados por otra parte, hacia el sector especulativo, dilatando la percepción operada vía impositiva, aumentando intereses y dividendos, dicha clase restauró sus ingresos mientras la tasa de ganancia no se había aún recuperado. Era suficiente cobrar proporcionalmente más, que fue lo que sucedió.

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LAS LECCIONES DE LA HISTORIA

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Para entender bien los hechos reseñados en los capítulos precedentes –la crisis estructural comenzada en los años 1970, la salida de la crisis para algunos y la instauración del orden neoliberal bajo la égida de las finanzas para todos - es útil ponerlos en perspectiva histórica, y tal es el objetivo de esta cuarta parte. ¿Los razonamientos que nos han llevado sobre los aspectos reales, monetarios y financieros, nos llevan a otras conjeturas históricas anteriores? El examen, en la segunda parte, de la evolución de las grandes variables que describen la técnica, el reparto y el empleo en el curso del período posterior a la Segunda Guerra mundial, nos permite formular un diagnóstico relativamente claro. La desaparición de formas particularmente favorables del progreso técnico que prevalecieron hasta mediados de la década del 1960 fue uno de los factores originarios del movimiento de disminución de la rentabilidad del capital, la desaceleración del crecimiento y la desocupación. Siguió a esta evolución una recuperación vigorosa del salario y, bajo la presión de la crisis, se operó un cierto restablecimiento del progreso técnico a partir de mediados de los años 80, creando las condiciones para un ascenso de la tasa de ganancia. Similares encadenamientos prevalecieron a fines del siglo XIXº y a principios del XXº: un descenso de la tasa de ganancia, una crisis estructural, una recuperación de la tasa de ganancia y la salida de la crisis. Este precedente esclarece ciertas transformaciones contemporáneas, como expresión de una salida de crisis estructural. La tercera parte reveló enseguida que las ventajas potenciales de esta mejora de la rentabilidad fueron ampliamente confiscadas por las finanzas gracias a las políticas macroeconómicas liberales - principalmente el alza de las tasas de interés reales –y la distribución creciente de dividendos. Las finanzas prolongaron así los efectos de la crisis. Haciéndolo, se enriquecieron formidablemente, reafirmaron su hegemonía sobre el sistema productivo e impusieron sus reglas - su desregulación y sus nuevas reglas- con su cortejo de crisis monetarias y financieras y la explosión de las cotizaciones bursátiles. ¿Esta apoteosis de la especulación financiera está cargada de amenazas? Es una trivialidad evocar aquí la crisis de 1929. El parecido es asombroso, y en efecto se han producido condiciones similares. ¿Es necesario llegar al mismo tipo de resultado?

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Pero existe además un tercer tipo de equivalente histórico, a menudo relegado a un segundo plano por el pretendido triunfo del mercado y de la nueva economía, y que es objeto de una verdadera amnesia colectiva. ¿Cuáles fueron las recetas de los treinta años gloriosos? ¿Son ya obsoletas? Este texto no ha sido traducido aún Cette mise en perspective historique nous permettra enfin de préciser les contours de cet agent un peu mystérieux qu'on a mis constamment en scène : la finance. Réprimé depuis la Seconde Guerre mondiale, c'est lui qu'on a vu réaffirmer sa prééminence dans le néolibéralisme.

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Capítulo 16 Un precedente histórico: la crisis de fines del siglo XIXº Las décadas que acabamos de atravesar y las tendencias que se dibujan nos retrotraen a la crisis que azotó a los principales países capitalistas hace un siglo y a la manera en que la misma fue resuelta. Las circunstancias subyacentes en la aparición de las dos crisis estructurales son muy similares. Las ultimas décadas del XIXº siglo estuvieron marcadas por una evolución de la técnica y de la distribución al modo de Marx, con una disminución de las tasas de ganancia, similar a la que precedió a la crisis estructural de los años 1970. En la base de este movimiento se encuentran los ritmos y las formas de la transformación técnica –con el carácter particular, ligado a la mecanización, central en el análisis de Marx: recurso a amplias inversiones, fuertes volúmenes de capital fijo, edificios y máquinas (capitulo 4). En tal contexto al economizar sobre el trabajo requerido para la producción, los progresos en la productividad del trabajo, no son obtenidos sino gracias al precio de adelantos mayores de capital: muchas más máquinas, o máquinas más costosas, para menos trabajo. Este aspecto del progreso técnico se expresa en el aumento progresivo del capital fijo, tanto con relación al trabajo requerido como al producto obtenido. Este último efecto se mide por la relación de la producción de un año con el stock de capital fijo invertido en las empresas, la productividad del capital. Esta relación posee la enojosa propiedad de decrecer a menudo, lo que significa que se recurre a cada vez más capital para obtener el mismo resultado: lejos de economizar sobre el capital se utiliza cada vez más- un rasgo característico de lo que llamamos trayectoria al modo de Marx. La figura 16.1 describe la evolución de la productividad del capital a partir de 1870, para el conjunto del sector privado americano. Las dos tendencias a la baja de fines del siglo XIX y de la segunda mitad del siglo XX son claramente perceptibles. El trazado de tendencia punteado sugiere la dirección general del movimiento. La semejanza entre el primer y segundo periodo salta a la vista.

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Este perfil al modo de Marx de la transformación técnica a fines del siglo XIX va acompañado por la disminución de la tasa de ganancia. En alguna medida comparable a la utilizada en la segunda parte (que no recorta los intereses y los impuestos de los beneficios), la tasa de ganancia alcanzaba el 23% durante la década de 1870, en los años 1980, no era mayor a 11% . 1

Figura 16.1 Tendencias seculares de la productividad del capital: Estados Unidos

Esta trayectoria al modo de Marx fue un factor de inestabilidad. En el caso americano, entre la Guerra de Secesión y el fin del siglo (años 1870 y 1890) se sucedieron dos grandes contracciones de la actividad. La primera combinó los efectos de este trazado desfavorable y las consecuencias monetarias de la Guerra de Secesión. La crisis de los años 1890, conocida como una gran depresión, fue duradera y profunda. La tasa de desempleo alcanzó el 18%, una cifra excepcional, solamente sobrepasada por la crisis de 1929. La misma fue precedida por un brutal recalentamiento de la actividad en 1880, saliendo de la crisis precedente. Esta fuerte inestabilidad de la actividad, consecuencia de una caída de la tasa de ganancia, evoca –en un contexto institucional evidentemente diferente - la de los años 1970 y 1980. Las mismas causas produjeron efectos, si no idénticos, al menos similares. Los marcos monetarios y financieros, siendo 1

Esta evolución no es exclusiva de Estados Unidos. Los historiadores ubican una gran depresión en

Europa y sobre todo en Francia, entre 1873 y 1895, de la que es imposible decir si fue el resultado de una reducción de tasas de beneficio, como en Estados Unidos, por falta de datos.

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sensiblemente diferentes, no encontrando, a fin del siglo XIXº en los Estados Unidos, el equivalente a la gran inflación de 1970 y de la prórroga que esta permitió. Una de las características específicas de las crisis de fines del siglo XIXº, fue que se produjo a la par de una crisis de la competencia. Las empresas enfrentadas en el descenso de su rentabilidad procuraron su salvación mediante acuerdos que tenían por objeto protegerlas de los rigores de la competencia. Esta vía era tanto más natural cuanto que la caída de las tasas de interés estaba acompañada del crecimiento del tamaño de las unidades productivas, ligado a las nuevas características de la técnica, y del progreso de los transportes que ampliaba los mercados. Estas dos evoluciones hacían de la competencia una apuesta considerable. Ciertas empresas se entendieron para fijar precios mínimos, para repartirse los mercados y los beneficios (como en los pools). Así el fin del siglo XIXº es conocido como la época de los cartels y los trusts: el capitalismo de los monopolios. Esa tendencia encontró una fuerte oposición de parte de las pequeñas empresas, los excluidos de esa modernización, especialmente los agricultores, y de parte de los obreros. Esta crisis de la competencia condujo al voto de la celebre Sherman Act en 1890, primera legislación federal para garantizar supuestamente la libre competencia. El partido que se jugaba detrás de esa crisis de competencia tenía otro alcance. La verdadera apuesta era la constitución de instituciones modernas del capitalismo: las grandes finanzas, por una parte, la gran empresa, por la otra, y el lazo que ya las unía . 2

Los bancos de las viejas finanzas facilitaban las operaciones de las empresas y contribuían al financiamiento de sus transacciones (su fracción superior se orientaba hacia el financiamiento de los gastos del Estado); desde entonces el sector financiero cubrió, en cierto modo, al sistema de grandes sociedades. La aparición de estas nuevas formas de organizaciones ponía en peligro al sector tradicional, por eso las tensiones: los pequeños contra los grandes. Hay algo de desconcertante en los hechos que se desenvolvieron al terminar el siglo. La legislación anti-trust tenía todas las apariencias de una ofensiva contra la invasión de los gigantes, el big business. Pero simultáneamente, veía la luz otra legislación, promoviendo el desarrollo de las sociedades por acciones (corporations) y los holdings,

2

Informe que dio nacimiento a la noción de capital financiero al modo de Hilferding (Rudolf Hilferding,

El Capital financiero. Editorial Tecnos, Madrid, 1977).

154

es decir, grandes grupos organizados bajo la dirección de las finanzas: era dar al big business sus cimientos jurídicos. ¿Se trataba entonces de combatir o de alentar la formación de grandes empresas? Es una contradicción aparente. La legislación anti-trust tuvo dos tipos de consecuencias. Primero, y conforme a su objetivo declarado, ofreció una cierta protección a las pequeñas empresas, permitiéndoles sobrevivir. Pero prohibiéndoles los acuerdos en los que cada empresa preservase su autonomía y su propia organización, reforzó la formación de grandes empresas y grupos, es decir favoreció las verdaderas fusiones, únicas autorizadas por la legislación sobre sociedades contemporánea de las leyes antitrust. Más que trabar la formación de grandes entidades, las leyes favorecieron su concentración. Una extraordinaria ola de fusiones se desarrolló en pocos años, justo en recodo del siglo, y de ella las finanzas fueron la palanca promotora . 3

Las luchas populares desempeñaron un papel esencial en esas transformaciones. En esa época tomaron auge los sindicatos, y fue creado el partido Socialista. Los trabajadores llevaron a cabo huelgas muy duras. No se puede, por otra parte, aislar estos hechos de su contexto mundial, el del ascenso del movimiento obrero y de las luchas revolucionarias. En Estados Unidos la salida de tales luchas fue de naturaleza reformista. Las inclinaciones pacifistas que se manifestaron a lo largo de la Primera Guerra Mundial sirvieron de pretexto para una gran represión y contribuyeron a este desenlace. La agitación obrera vino a articularse con los enfrentamientos que hicieron entrar en escena a los responsables de las empresas: los de aquéllas que habían preservado la vieja organización y su tecnología, así como a los de las firmas de la generación en ascenso ligadas a las finanzas –una forma de nuevo capitalismo. El resultado de tales enfrentamientos fue un compromiso, que aseguró al sector tradicional y al mundo obrero cierta protección, pero sin trabar la marcha hacia adelante de las instituciones del capitalismo (cuadro 16.1). Una formidable revolución técnica y organizativa se realizó en las grandes empresas, conocida en Estados Unidos como la managerial revolution (revolución gerencial). Sus dos aspectos principales fueron, por una parte, la aparición de vastos estados mayores

3

H.B.Thorelli, The Federal Antitrust Policy. Organization of an American Tradition, Baltimore: John

Hopkins Press, 1955.

155

de gerentes y de empleados, formando una estructura jerárquica piramidal, y por otra, la transformación experimentadas en los talleres, el taylorismo y la cadena de montaje. De hecho, la irrupción de jefes y empleados permitió una verdadera revolución en la gestión en todos los aspectos, en el sentido amplio que sugiere la expresión revolución gerencial: en el taller, en el control de stocks y en la dirección de las transacciones comerciales, en la gestión financiera (de la tesorería y del financiamiento). Estos cambios tocaron primero a los ferrocarriles y las telecomunicaciones, luego se extendieron gradualmente a la industria, al comercio (en nuevas formas de gran distribución) y a las finanzas. Tardaron varias décadas para invadir el conjunto del territorio y los diferentes tipos de actividades . 4

16.4 Luchas y compromiso de clase a principios de siglo El final del siglo XIXº y principios del XXº fueron ocasión de enfrentamientos de clase particularmente violentos, en que las luchas de la clase obrera vino a articularse con la rivalidad entre diferentes sectores de las clases dominantes . 5

A fin del siglo, existía una fuerte tensión entre los propietarios de empresas tradicionales y los trabajadores, pues aquéllos trataban a sus asalariados con mano de hierro y se oponían vigorosamente al movimiento sindical. En este contexto, mantuvieron deliberadamente la animosidad obrera hacia los trusts, estigmatizados como los responsables del bajo poder adquisitivo de los obreros, por el hecho de los precios excesivos que imponían. La oposición del sector agrícola no hacía sino aumentar esta hostilidad. Frente a tales ataques los responsables de grandes firmas, respaldados por los financistas, y quienes se beneficiaban de una mayor rentabilidad, se comprometieron a principios de siglo en una política de conciliación . 6

Los responsables de las grandes firmas, los de avanzada, abrieron sus puertas a los sindicatos y a las negociaciones colectivas; pusieron en funcionamiento sistemas de seguros y de retiro. Esta táctica dio sus frutos, y dichos responsables, sostenidos por el dinamismo de sus empresas y esta nueva postura política, dieron vuelta la situación en su beneficio, imponiéndose como los representantes del modernismo. En un escalón político superior, ejercieron una fuerte influencia sobre los poderes legislativo y ejecutivo, a fin de consolidar su posición. Las concesiones y la represión se combinaron hábilmente. El movimiento obrero conquistó el aumento de su poder adquisitivo y ciertas mejoras en su condición, pero perdió sus potencialidades revolucionarias. De estas luchas de clases salió la 4

A. D. Chandler, The Visible Hand. The Managerial Revolution in American Business, Cambridge: Harvard University Press, 1977. 5

Sobre estos temas, ver J. Weinstein, The Corporate Ideal in The Liberal State, 1900-1918, Boston: Beacon Press, 1968; L. Galambos, The Public Image of Big Business in America, 1880-1940: A Quantitative Study in Social Change, Baltimore: Johns Hopkins Press, 1975. 6

Sin embargo, ciertos capitalistas, como John D. Rockefeller, se opusieron a dichas concesiones, en verdaderas guerras de clase.

156

configuración social del capitalismo moderno de estilo estadounidense, con su dominio de las finanzas y de las grandes empresas, y sus compromisos frente al sector tradicional y a los asalariados.

Lo que aquí nos interesa es que esa revolución de la técnica y de la gestión se tradujo en ganancias extraordinarias de eficacia. El ejemplo de la cadena de montaje es el más sorprendente. En él se puede ver el paroxismo de la mecanización, pero comparativamente con las innovaciones anteriores, la cadena posee dos características específicas. La primera es que emplea el trabajo de modo sumamente intenso gracias a la utilización continua de todos los elementos y a la cadencia que impone; lo consume ávidamente. Este aspecto del trabajo en cadena fue frecuentemente caricaturizado. La segunda es que la cadena es muy productiva: genera un flujo continuo de productos a un ritmo desconocido hasta entonces. Ponerla en práctica era pues obtener las ventajas de la mecanización sin sus inconvenientes. La mecanización ya no implicaba ni un crecimiento excesivo del stock de capital con relación al trabajo, ni el crecimiento relativo del stock de capital con relación al de la producción, no se ponía a la par ni del alza veloz de la relación capital-trabajo, ni del descenso de la productividad del capital. En el taller, como en el resto de la empresa, el progreso de gestión significó economizar sobre los costos (de producción y de circulación) y sobre los adelantos de capital, para tener un mayor resultado. Hay que ver en estos progresos de la gestión y de la organización la contratendencia por excelencia a la disminución de las tasas de ganancia. Las ventajas conseguidas con estos progresos fueron enormes, como podemos juzgar por la figura 16.1. Entre principios de siglo y los años 1950 la productividad del capital se acrecentó en lugar de disminuir como en el curso de los períodos precedente y siguiente. Esta evolución favorable abrió la posibilidad del aumento de la tasa de ganancia en el momento mismo en que la tasa de crecimiento del salario real era relativamente elevada. El primer modo de salida de la crisis consistió así en un aumento de la tasa de ganancia: una senda privilegiada, real en cierto modo, pero larga, que comportaría importantes trastornos. La economía estadounidense entró por este camino a principios de siglo. Sus efectos se hicieron sentir progresivamente. La noción un poco misteriosa de salida de una crisis estructural encuentra aquí un primer contenido: el de modificar

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permanentemente tendencias desfavorables, en el sentido de tendencias históricas de la técnica y de la distribución. Debido a su carácter gradual, tal proceso es difícil de identificar en el momento pero afecta el curso de los acontecimientos en profundidad. El examen de los grandes agregados, como la productividad del capital en la figura 16.1, no revela ninguna ruptura, pues tales evoluciones son necesariamente muy paulatinas (los cambios institucionales, como la ola de fusiones, son más fáciles de identificar). De la crisis de fin del siglo XIXº, podemos pues retener algunos rasgos principales. Esta crisis mostró la secuencia de una trayectoria al modo de Marx; salir de la crisis implicaba revertir esa tendencia, lo que fue tarea de una revolución tecnológica y organizativa, la revolución gerencial; estas transformaciones de principios de siglo se desarrollaron en un clima de intensas luchas de clases.

158

Capítulo 17 ¿Se sale de la crisis de fin del siglo XXº tal como se salió de la del fin del siglo XIXº? Es tan marcada la semejanza ente las crisis de fines de los siglos XIXº y XXº que parecería superfluo retornar sobre el tema. Como su predecesora, la crisis de fin del siglo XXº siguió una trayectoria al modo de Marx; el término de tal trayectoria sería también un factor primordial en la salida de la crisis . Mantendremos sin embargo una 7

crucial diferencia: así como el fin del siglo XIX y el principio del XX fueron periodos de aumento de luchas sociales y asociación de trabajadores, las últimas décadas del siglo XX fueron marcadas por importantes derrotas, introduciendo un estancamiento en el salario real y en la protección social. El primer indicador de salida de crisis hoy día es la recuperación de la tasa de ganancia. Es necesario ver en la misma el efecto combinado del estancamiento del costo salarial y del alza de la productividad del capital, una tendencia a economizar sobre el capital fijo (instalaciones y máquinas): este último elemento es el más importante y el testimonio de una nueva orientación, de una tendencia contraria a la baja de tasa de ganancia. La baja anterior de la productividad del capital fue interrumpida en lo sucesivo y cedió lugar a un alza. Las últimas observaciones apoyan la tesis de una recuperación. En Europa, el crecimiento 8

de la productividad del trabajo es más débil que durante los treinta años gloriosos, pero sensiblemente menor que en Estados Unidos. Como la progresión del costo salarial está igualmente reducida, la parte de beneficios aumenta más que en Estados Unidos. La productividad del capital crece un poco menos rápido. La forma de progreso técnico es 7

Ernest Mandel había señalado la importancia de este aspecto de la dinámica histórica del capitalismo:

las ondas largas del desarrollo del capitalismo (Les ondes longues du dévelopment capitaliste. Une interprétation marxiste, París Editions Page deux, 1999). 8

Así, en el capitulo 20 de G. Duménil, D. Lévy, La dynamique du capital. Un siècle d’économie

américaine, París: Presses Universitaires de France, 1996, dejamos planear todavía la incertidumbre fundándonos en la siguiente comparación histórica: “Parece prematuro sacar consecuencias demasiado optimistas. Asimismo, es necesario ser muy prudentes, pues la experiencia de fines del XIX siglo y principios del XX muestra que es muy difícil detectar tales variaciones desde sus primeros estadíos.”, p.275.

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entonces un poco diferente, pero el alza de la tasa de ganancia, abstracción hecha de sus determinantes financieros, es considerable. Aunque éstas sean sensibles, es necesario remarcar que estas evoluciones son sin embargo limitadas, y tradujeron en parte una intensificación de la utilización del capital, que permite la flexibilidad de horarios y la intensificación

del

trabajo

mismo . 9

Estas

transformaciones

regresivas

están

acompañadas por una revolución de gestión –de la organización del trabajo y de la producción, de la estructura de las empresas y de las relaciones inter empresarias– no siendo siempre posible separar sus componentes.

17.1 Investigación y desarrollo El desplazamiento parcial del curso del cambio tecnológico no debe ser separado de los llamados gastos de investigación y desarrollo, es decir los gastos en innovación comprometidos por las empresas. Aunque difíciles de aislar, vale la pena examinar algunas series globales disponibles. Vemos que estos gastos son mayores en Francia. Sería tentador interpretar este aumento como la manifestación de esfuerzos estimulados por la crisis, tendientes, pues, a suscitar una salida de la crisis. Sin embargo, la comparación con Estados Unidos sugiere al mismo tiempo retomar la economía francesa frente (vis-à-vis) a la economía americana. Las cifras de 1960 y 1970, particularmente bajas, parecen poder asociarse a un periodo en el que el principal desafío era colmar los retrasos. Francia, aproximándose a las fronteras tecnológicas, recupera niveles de gasto similares a los de Estados Unidos. La curva concerniente a Estados Unidos revela una fuerte estabilidad de estos gastos desde la Segunda Guerra Mundial, interrumpida por un hoyo correspondiente a los años de crisis. Cierto que los gastos de investigación y desarrollo aumentaron fuertemente entre los años 1970 y las décadas siguientes, pero el nivel reciente puede ser interpretado como el restablecimiento de los niveles anteriores. Las primeras décadas de posguerra habían sido de grandes innovaciones. ¿Cómo habría el capitalismo reencontrado el camino para un progreso técnico, economizando simultáneamente en el trabajo y en el capital? ¿Por medio de un

9

Para un cuadro que contemple la condición obrera y sus transformaciones, consultar S. Beaud,

M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière: enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard, París: Fayard, 1999.

160

extraordinario esfuerzo de investigación y desarrollo (recuadro 17.1)? ¿Son los mismos resortes de principio de siglo? Sí podemos hablar de los avances en la gestión, en organización, en la técnica ¿tienen la misma incidencia sobre las relaciones sociales y sobre las instituciones del capitalismo? Es difícil hacerse una opinión precisa sobre las transformaciones objetivas de la gestión. Es un tema recurrente entre los gerentes, pero poco cuantificable. La discusión apunta sobre todo al papel de la información y de la comunicación –la nueva economía. Ciertamente es necesario conservar la cabeza fría, pero las bases de datos utilizadas en este libro proveen un índice inequívoco sobre estas transformaciones: el análisis del contenido de la inversión en Estados Unidos. Los años 1980 y 1990 estuvieron signados por una formidable transformación de la composición de la inversión.

Figura 17.1 Componentes de la inversión en materiales (% del total): Estados Unidos

Tratamiento de la información (comunicaciones, informáticas) y software (―), materiales industriales (- - -), materiales de transportes (– –) y otros (− ∙ −).

Se distinguen dos grandes componentes: los materiales (máquinas, vehículos...) y las instalaciones. Los materiales son los que fueron objeto de esta transformación. Dos componentes fundamentales se distinguen en la inversión: los insumos (máquinas, vehículos), son los insumos objeto de esta transformación. Las estadísticas americanas dan cuenta de cuatro categorías: el tratamiento de la información (comunicación, informática) y software, insumos industriales, equipos de transportes, y una sección general. Tal como lo muestra la figura 17.1, en 1946, entre las tres ultimas categorías se 161

divide alrededor del 90% de la inversión total, 30% cada una, y las comunicaciones (todavía no existía la informática) apenas un poco más del 10%. El cuadro cambió en 1999. Cada una de las tres últimas categorías representa entre el 15 y 20%, mientras que comunicaciones e informática ahora representan el 45%. Esto significa que cada 100 dólares de nuestros días invertidos en Estados Unidos en materiales de todo tipo, 45 lo son en insumos de comunicación, informática o software. Este ascenso fue continuo, con un salto a principios de los años 1980: en 1972, los 12% de posguerra ya se habían multiplicado por dos pero el despegue se produjo entre 1978 y 1983, es decir en el hueco de la crisis estructural. ¿Qué lectura efectuar de estas transformaciones? ¿Pueden compararse a las grandes innovaciones organizativas de principios de siglo? ¿Debemos hablar de revolución gerencial? Un hecho parece imponerse: el periodo contemporáneo ya no es el de la constitución de los grandes estados mayores de la gestión. Es mas un tiempo de reducción de efectivos. Interpretamos la revolución de la información/revolución informática como una parte de una revolución interna de la gestión - en el sentido amplio establecido en el capitulo precedente. La comunicación y la información son, por excelencia, la tecnología de la organización, de la gestión. Los gerentes y empleados recolectan la información, la tratan, la comunican entre sí a un ritmo y en una proporción sin precedentes. Quedaba oculto el potencial de los equipamientos tanto como el tiempo en que sus precios se mantuvieran elevados, que su utilización exigiera un largo aprendizaje, que fuesen simplemente pesados y poco movibles. Tareas antes imposibles de realizar ahora se facilitaban, pero sus efectos benéficos estaban limitados por las dificultades y costos de utilización. El alcance revolucionario de estos equipos no se reveló sino gradualmente en la medida de la disminución de su costo y la simplificación de su manejo. Se atribuye a Robert Solow, premio Nóbel de economía, la comprobación de que los progresos prestados a la utilización de las computadoras no aparecían en la tasa de crecimiento, siempre baja, de la productividad del trabajo. Hay error en la variable: las computadoras aparecen visibles primero en el aumento de productividad del capital. Se esperaría que uno de los padres de la función de producción considere la productividad total de los factores, que es una media de dos productividades: donde vemos las computadoras.

162

Si esta interpretación de las actuales tendencias del capitalismo está justificada, las dos salidas de la crisis perfilan los contornos de un único proceso, en dos etapas. Luego de la primera salida de la crisis, a principios de siglo, el sistema productivo sufrió una primera turbulencia, la revolución gerencial. Esta conjugó la técnica y la organización en sus mutuas relaciones; transformó radicalmente el taller y la producción, pero su alcance se extendió aún más, afectando todos los aspectos de la vida de las empresas. Es por eso que privilegiamos el término gestión para nombrarla, de acuerdo a la terminología estadounidense (managerial). A fines de este siglo XX está en curso una evolución cuyos efectos desde el punto de vista de las grandes variables (productividad, relación capital-trabajo) son similares. Su naturaleza es una vez más la de un progreso de la gestión ligado a la maduración de los procedimientos fundamentados en las tecnologías de las comunicaciones y de la información. Este progreso combina una eficacia creciente en la capacidad de conducir la producción, la distribución y las operaciones financieras, y a reducir sus propios costos: la gestión mejora su propia gestión, aplicándose a sí misma sus principios, reforzando su rendimiento. Habría que interrogarse sobre las consecuencias de estas transformaciones en cuanto a la relación entre las diferentes categorías de asalariados (trabajadores productivos, empleados y jefes), la jerarquía y la división de tareas. ¿La información no refuerza la dolarización de tareas entre concepción, dirección y ejecución? ¿No conlleva la constitución de nuevas cohortes de empleados tan dependientes de la informática como lo son los trabajadores productivos de sus maquinarias ? Estas cuestiones merecen una 10

investigación más amplia. Detrás de la revolución contemporánea de la gestión, no hay, bien entendido, solo computadoras y sus programas. En el actual capitalismo, el acrecentamiento del rendimiento –siempre mensurados con la vara de la tasa de ganancia- pasa por el reforzamiento de la eficiencia gerencial. Toda la dificultad se encuentra aquí: ¿cómo continuar esta evolución a contracorriente de las tendencias burocráticas inherentes al crecimiento de los estados mayores gerenciales, su pendiente natural, de alguna manera?, ¿cómo combinar la jerarquía y la libertad de iniciativa?, ¿cómo conjugar el orden y la creatividad? Las soluciones pasan sin duda por el desarrollo de relaciones

10

La disciplina era ya sospechosa en el taller y los viejos procedimientos de gestión requerían ya el

servicio de empleados sometidos también ellos a reglas estrictas, tareas repetitivas y ritmos extenuantes.

163

horizontales y la disminución de la pesadez de las jerarquías. Los nuevos métodos de organización y de gestión se enfrentan a este desafío. Los dos periodos de salida de crisis poseen en común, además, una modificación radical de las políticas concernientes a la competencia en sentido amplio. Así como el desarrollo de sociedades por acciones y las fusiones habían sido posibles gracias a una modificación de la legislación a fines del siglo XIXº, la afirmación del neoliberalismo coincidió con un cambio de actitud frente a las fusiones, en los textos y especialmente en su aplicación. Después de muchos titubeos, se aprobó una legislación relativamente restrictiva en materia de fusión al finalizar la depresión de los años 1930. Favorecía un tipo de concentración muy particular, cuyo centro se situaba en las grandes empresas no financieras, relativamente independientes de la gran especulación (la formación de conglomerados, conducentes a la diversificación de la actividad), haciéndose eco de la creciente autonomía de los ejecutivos de las empresas . Pero las cosas cambiaron 11

radicalmente en el neoliberalismo. Para comprender esta actitud favorable a la concentración de los años 1980, es necesario reubicarla dentro de un contexto económico más general. La desaceleración del crecimiento de la productividad del trabajo, bien percibida en absoluto y especialmente en Japón, creó una psicosis de eficacia en Estados Unidos. Las nuevas tesis (difundidas por la escuela de Chicago) tomaron fuerza en esta atmósfera. La internacionalización del capital planteó desde entonces el problema de la competencia en un plano mundial. Hacía falta permitir a las grandes firmas americanas que adquirieran la dimensión requerida. El sector que quedó fuera de estas transformaciones tenía que adaptarse y no esperar protección gubernamental alguna. Este cambio de norte reflejó la realidad de la internacionalización, pero fue asimismo una manifestación del retorno a la hegemonía del sector financiero. En el curso de los años 1980, el sector financiero retomó más directamente la iniciativa en este terreno, renovando la gran tradición de principio de siglo, dando nacimiento a un vasto movimiento de reestructuración del sistema productivo, de concentración, de toma de control, y, de manera más general, de refuerzo de los entramados de la propiedad. Esta

11F.M.

Scherer, D.R. Ross, Industrial Market Structure and Economic Performance, Boston: Houghton

Mifflin, 1990

164

transformación se operaba, y continúa operándose, bajo la égida de los bancos de negocios y en el contexto de la gran permisividad de parte del sistema judicial . 12

El balance de fusiones y adquisiciones contemporáneas es controvertido. Algunas de estas operaciones terminan en fracasos. La tesis que aparece es que el desarrollo estos acuerdos entre las empresas constituye un elemento de renovación menos tan importante. Las consecuencias sobre las estructuras sociales de esta segunda etapa de la revolución de la gestión resultan menores que las de la primera etapa. Al menos, son de distinta naturaleza. Los ejecutivos (gerentes) y los empleados constituyen ya importantes capas sociales; la propiedad ya está separada de la gestión; el trabajo productivo ya está encuadrado al más alto grado. Esas transformaciones, ya realizadas, no son ya un objetivo. Podemos descontar las modificaciones cuantitativas o de tales formas como las que se perfilan hoy en día.

12

Sin límites, como lo muestra el ejemplo de Microsoft.

165

Capítulo 18 Dos hegemonías financieras: principio y fin de siglo. El predominio de las finanzas en el neoliberalismo no es una novedad en la historia del capitalismo. El periodo que se extiende desde fin del siglo XIX hasta la crisis de 1929 correspondió a una primera hegemonía del sistema financiero moderno, que acababa de ver la luz. Esta situación se desmoronó con la depresión de los años 1930 y la Segunda Guerra Mundial. Por esta razón podemos describir al neoliberalismo como el restablecimiento del dominio de las finanzas luego de un periodo de repliegue. La comparación de los dos periodos de dominación de las finanzas –fines del siglo XIX hasta 1933 y desde los años 1980- es rica en enseñanzas. Permite percibir mejor la noción misma de hegemonía financiera y los riesgos que tal situación entraña. ¿Cuáles son los ámbitos de ejercicio y las herramientas de este poder? ¿Cuáles son las particularidades de cada uno de los dos periodos? Pero la caracterización de cada uno de ellos hace surgir la pregunta sobre la naturaleza del periodo que los separa. ¿Qué cambios se operaron cuando el sector financiero debió replegarse en ciertos frentes? ¿Cómo caracterizar a las instituciones entonces instaladas? ¿Eran menos capitalistas? Se trata de un vasto programa de investigación. En este capitulo se insistirá sobre los problemas ligados a las políticas macroeconómicas y a los marcos institucionales (los objetivos políticos, la determinación en el nivel general de actividad y su estabilidad, así como el control de las instituciones monetarias y financieras). A fines del XIX siglo, el sistema financiero crea un universo institucional propio, acompañando el desarrollo de grandes sociedades por acciones y la revolución gerencial, regido según sus criterios e intereses: holdings y redes de sociedades financieras, papel central del mercado bursátil, sistema de crédito orientado hacia los accionistas... Paralelamente a esta proliferación de instituciones financieras, el principio de siglo fue ocasión de un crecimiento prodigioso de los mecanismos monetarios. La masa monetaria creció en proporciones inauditas. Entre 1880 y la Primera Guerra Mundial, la

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cantidad de dinero (billetes y monedas, cuentas en bancos) aumentó mucho más rápido que la producción. Representaba más de un tercio en 1880 y más de dos tercios en los años 1920 (quedándose en aproximadamente en ese nivel desde esa fecha). Una característica relevante de esta evolución fue el aumento de las cuentas bancarias. En 1880 los saldos de estas cuentas representaban dos veces el monto en dinero constante y sonante, en 1921, ocho veces; en 1929, once veces. Fácilmente se puede imaginar cuál fue, correlativamente, el ritmo de crecimiento del sistema de crédito. Los testigos de estas transformaciones (técnicos, universitarios, economistas, políticos) tardaron en asimilarlas, llamando dinero solamente a la moneda (efectivo-metálico). El desenvolvimiento del sistema financiero se hizo eco de las transformaciones monetarias. El mercado bursátil desempeñó un papel clave en el financiamiento de las empresas, los bancos prestaban más a los inversores bursátiles (hogares e instituciones financieras) que a las empresas no financieras, a fin de facilitar la colocación de títulos emitidos o las transacciones de títulos ya en circulación. Parece inútil insistir más sobre los riesgos inherentes a esta estructura monetaria y financiera. La potencia de estos mecanismos se multiplicó pero las herramientas de control centralizado progresaron poco. En todo el periodo, el sistema financiero privado conservó alta influencia sobre la creación monetaria, que condujo según sus perspectivas, ejerciendo una dominación prácticamente irrebatible. (Recuadro 18.1). La creación de dinero mediante el crédito estaba estrechamente ligada a las operaciones bursátiles cuya volatilidad es conocida. El desarrollo de las grandes empresas y de las finanzas implicaba ciertamente una metamorfosis de los procesos monetarios y financieros pero los medios capaces de asegurar la estabilidad no eran suficientes. La crisis de 1907 fue una crisis financiera de amplitud infrecuente y la ocasión de una contracción sensible de la actividad. A las intervenciones del sistema bancario se sumaron tímidamente las del Tesoro. Las medidas tomadas no impidieron la suspensión de pagos en las ventanillas de los bancos. La crisis fue percibida como un fracaso de los procedimientos privados y descentralizados tradicionales, y desembocó en la instauración de la Reserva Federal en 1913. Pero, dominada por las finanzas privadas, esta institución permaneció sometida a los objetivos anteriores: la preservación de la convertibilidad de la moneda en oro a una tasa fija, y en la crisis, el mantenimiento del funcionamiento normal de los bancos. Faltaba evitar por encima de todo las suspensiones de pagos en las ventanillas de los bancos, que habían marcado las crisis

167

precedentes. Las preocupaciones relativas a la actividad económica y al empleo eran secundarias, indirectas, tomadas en cuenta en la medida en que la perturbación del sistema productivo pudiese desestabilizar, por contragolpe, al sistema financiero.

18.1 – El sistema monetario y financiero americano antes de la crisis de 1929 La referencia al oro representaba un papel central en los sistemas monetarios a fin del siglo XIXº y a principios del XXº, tanto en el plano doméstico como en el internacional, lo que justifica la expresión Gold Standard. Ciertas transacciones, especialmente internacionales estaban pactadas en oro. Los billetes (emitidos por todos los bancos) eran convertibles entre sí (mediante el pago de comisiones) y en oro a un precio fijo. La convertibilidad podía ser suspendida por períodos más o menos largos (como en Estados Unidos entre la Guerra de Secesión, terminada en 1865, y 1879) o durante las crisis. A los billetes de los bancos vinieron a sumarse, en Estados Unidos, los famosos greenbacks, los billetes emitidos por el Tesoro durante la Guerra de Secesión, cuya desaparición estaba programada, pero se reveló difícil. La masa de billetes y saldos en cuentas bancarias excedía muy ampliamente la reserva de oro y variaba con los créditos otorgados. La inflación era muy temida porque amenazaba la convertibilidad del dinero fiduciario en una cantidad determinada de oro. El volumen de los créditos estaba regido por mecanismos según lo que se podría llamar una autodisciplina jerárquica: disciplina impuesta por el sistema mismo, pero en el que los bancos más poderosos representaban el papel preponderante. El sistema establecido en Estados Unidos después de la Guerra de Secesión y que se perpetuó hasta la creación del Banco Central (la Reserva Federal, en 1913), es conocido como el National Banking System. Era un sistema privado en el que las tasas de cambio eran impuestas a los bancos por ley y por la práctica, y donde existía una fuerte jerarquía entre los bancos: los grandes bancos de Nueva York cumplían la función de banco de reserva para el resto del sistema. Estos bancos de Nueva York reaccionaban ante los desequilibrios, no tanto macroeconómicos (las fluctuaciones de la actividad y de los precios) como en la actualidad, sino principalmente internos al sistema financiero (por ejemplo los movimientos de fondos entre los bancos de reserva y los bancos locales); por esto no se puede hablar de política monetaria en el sentido actual. En las crisis, el sistema bancario se organizaba para evitar su propio hundimiento, o limitar la amplitud del mismo. La suspensión de pagos en la ventanilla de los bancos era el acontecimiento que había que evitar, como así también tratar de remediar la desestabilización del mercado bursátil. Las cámaras de compensación ponían en funcionamiento procedimientos de créditos excepcionales a fin de ayudar la continuación de la actividad económica. Cuando la suspensión era inevitable, ésta se producía bajo su control, a fin de limitar el pánico y conservar ciertas transacciones. Globalmente, el sistema se caracterizaba por la hegemonía de la alta banca, esencialmente la de Nueva York. Es necesario no confundir la herramienta y el uso que se hace de ella. Los dirigentes de la Reserva Federal modificaron progresivamente sus concepciones durante los años

168

1920, bajo el golpe de la práctica, pero la noción de una estabilización de la actividad económica no emergió nunca verdaderamente como finalidad directa. El sector financiero se demoraba en un proceso demasiado lento de adaptación que se hizo necesario por sus propias aventuras. Así, a pesar de la creación de la Reserva Federal, se puede considerar globalmente el periodo que se extiende desde fin del XIXº a la crisis del 1929. Sus principales características fueron: explosión de la cantidad de dinero y de las instituciones monetarias y financieras, hegemonía de las finanzas privada en materia de control, lentitud en la implementación de procedimientos requeridos por la situación derivada de la acción misma del sector financiero. La crisis de 1929 desestabilizó este edificio. No nos complicaremos aquí en la reseña de los primeros años de la crisis . El New Deal suscitó, a partir de 1933, una intervención 13

masiva del Estado en los mecanismos financieros y macroeconómicos. Esta intervención se prolongó en la instalación de una estructura legislativa y reglamentaria que limitaba sensiblemente los poderes del sector financiero, y que constituyó una característica mayor de la posguerra (recuadro 18.2). Se habla en Estados Unidos de represión financiera . 14

Tal es la coyuntura en la que se produjo la metamorfosis de las relaciones entre el Estado y el mundo de los negocios, elevando a un rango superior la intervención económica del Estado. El monopolio del control de la creación monetaria escapó al sector financiero, y el capitalismo se procuró las instituciones necesarias para su supervivencia en las condiciones de su modernización. La actividad de los bancos centrales fue diseñada para tareas diferentes y más amplias que los objetivos tradicionales del sector financiero. Este nuevo curso de los acontecimientos fue 13

Ver el capitulo 19, Los riesgos inherentes a la salida de crisis estructural: el antecedente de 1929.

14

Las series reproducidas en la figura 15.6, que muestra la parte del patrimonio nacional detentada por el

1% más rico de los hogares, representan la única indicación cuantitativa que poseemos de una posible modificación de la jerarquía de los patrimonios entre los años 1920 y la posguerra. Es una base frágil. Otorga a la noción de represión financiera una dimensión cuantitativa. La riqueza relativa de este 1% había disminuido sensiblemente después de la crisis de 1929 y la Segunda Guerra Mundial. Según este simple criterio, el neoliberalismo reconstituyó, después de su erosión durante los años 1970, una jerarquía del orden de la que prevalecía en las primeras décadas de la posguerra, pero menos concentrada que antes de la crisis de 1929.

169

introducido, al menos simbólicamente, con el voto por el Congreso en 1946 del Employment Act, haciendo del crecimiento y, en particular, de la lucha contra la desocupación, la tarea, incluso el deber del gobierno. Esas políticas culminarán en los 1960.

18.2 – Limitaciones al poder de las finanzas. La herencia del New Deal y de la guerra El nuevo cuadro resultado de la crisis de 1929 fue determinado por un conjunto de leyes: las Banking Acts de 1933 y 1935, la Security and Exchange Act de 1934 y diversas revisiones de la Federal Reserve Act. Este dispositivo apuntaba a una creciente estabilidad del sistema financiero, extendiendo la competencia de la Reserva Federal. Concernía principalmente a los bancos, pero también a las instituciones financieras no bancarias, e introducía fuertes diferencias en el sistema financiero. Podemos censar seis tipos principales de medidas: (1) la reglamentación Q fijó los techos de tasas de interés sobre los depósitos para limitar la competencia entre bancos (se pensaba igualmente reducir los intereses por préstamos); (2) se pusieron límites para la posesión de activos por los bancos, especialmente de títulos considerados especulativos, como las acciones, los créditos para la adquisición de títulos fueron sometidos a márgenes de cobertura fijados por la Reserva Federal; (3) la Federal Deposit Insurance Corporation fue creada a fin de asegurar los depósitos; (4) a esta institución y al Comptroller of the Currency, un agente federal nombrado por el gobierno, se les dotó con un amplio poder a fin de garantizar que los bancos fueran prudentemente dirigidos, de controlar las entradas en el sector, y de limitar la competencia; (5) los agentes emisores de acciones u obligaciones sobre los mercados fueron obligados a difundir su situación financiera; (6) la Glass-Steagall Act de 1933 prohibió a los bancos de depósitos suscribir y colocar acciones de las sociedades, es decir, actuar como intermediarios en la emisión de estos títulos, reservando esa actividad para los bancos de negocios . 15

Pero estas transformaciones tuvieron un capitulo internacional. Los papeles del inglés John Maynard Keynes y del estadounidense Harry Dexter White en la llegada al mundo de los acuerdos firmados en 1944 en Bretton Woods - que condujeron a la creación del Fondo Monetario Internacional (FMI) –han sido bastante descritos. Había varios aspectos en el plan: el establecimiento de la paridad entre las monedas y las reglas de cambio, el crédito a los países con balances de pagos desfavorables, el control de la movilidad internacional de los capitales, etc. Desde este último punto de vista, el plan permitía la implementación de restricciones a los movimientos de fondos en casos de crisis; también contemplaba la colaboración de diversos Estados, victimas y 15

Ver T. F. Cargill, Money, the Financial System, and Monetary Policy, Englewood Cliffs: Prentice-Hall

1991.

170

beneficiarios de estas transferencias. Una vez más sería necesario distinguir entre los acuerdos y la utilización que se hizo de ellos (recuadro 18.3) El sector financiero se opuso violentamente a este plan que reducía sus prerrogativas . 16

En un contexto en que la actividad de los bancos centrales no era más el coto de caza reservado del sector financiero, era claro que sucedería lo mismo con las instituciones internacionales concebidas deliberadamente para prolongar sobre el plano mundial las nuevas funciones de esos bancos centrales. El repliegue de la hegemonía del sector financiero como consecuencia de la crisis de 1929 y de la Segunda Guerra Mundial fue muy real, pero no se debe exagerar su magnitud. La lógica capitalista (especialmente la maximización de la tasa de ganancia) estaba evidentemente resguardada, y el sector financiero seguía siendo potente, como iban a probarlo los acontecimientos posteriores. El combate fue permanente, tanto sobre el plano nacional como sobre el internacional. Inclusive en Estados Unidos, una política activa, de sostén durable, de inspiración keynesiana, fue poco utilizada durante los años 1950 por la administración conservadora del presidente Eisenhower y no fue puesta en práctica sino hacia principios de los años 1960. Cuando los consejeros de John F. Kennedy consideraron que la salida de la recesión de 1958 desembocaba en una actividad insuficiente, estimularon vigorosamente la economía con rebajas de impuestos que apuntaban a crear un cierto déficit presupuestario y relanzar la economía. Este episodio fue brillante pero relativamente breve. Fue seguido por intervenciones similares mientras la crisis estructural estaba ya comprometida y que se afirmaba la inflación, cualquiera fuese la relación de causa y efecto. En el plano internacional el sector financiero no se conformó en su fracaso y estuvo pronto a integrarse en las estructuras del FMI y salvar su institución preferida, el Banco para las Regulaciones Internacionales (BRI) . Precisamente en este plano internacional 17

16

La principal oposición al plan vino de la comunidad bancaria, especialmente de los grandes bancos de

Nueva York (que propusieron un plan alternativo) (...) esta oposición (...) reposaba primero en un deseo de preservar la importante influencia sobre la política monetaria, cuyos grandes bancos habían sido tradicionalmente beneficiados, luego en segundo lugar sobre el temor de que una política monetaria demasiado liberal podría conducir a la inflación de posguerra.” (G.W. Domhoff, The Power Elite and the State. How Policy is Made in America, New York: Aldine de Gruyter, 1990, p.177). 17

El Banco para las Regulaciones Internacionales (fundado en 1930 N del T) es el banco de los bancos

centrales. Contribuye a la cooperación de estos bancos dentro de la estabilización de las tasas cambio y al desarrollo del comercio internacional. Es también un lugar de discusión y de información.

171

es que se inició el movimiento progresivo que debía conducir al restablecimiento de la hegemonía del sector financiero en el neoliberalismo.

18.3 – El cuadro de Bretton Woods Los tres pilares del sistema de Bretton Woods fueron la fijación de tasas de cambio, la creación de instituciones monetarias mundiales que pudieran conceder créditos a los países que los necesitaran, y los límites a la movilidad de capitales. Los acuerdos definían el principio de la fijación de tasas de cambio entre las monedas (con un pequeño margen de fluctuación), pero estaban permitidos los ajustes dentro de ciertos límites, luego de consulta y autorización del FMI. Este podía intervenir para sostener momentáneamente a los países en dificultades con créditos otorgados en ciertas monedas, juzgadas “tan buenas como el oro”. El artículo 6-3 del acuerdo autorizaba las restricciones a la circulación internacional de capitales (el control de cambios), al menos en situaciones de crisis. La minuciosidad en la definición de las reglas y su constante ajuste expresaba la dificultad de separar los buenos de los malos movimientos de capitales, una distinción frecuentemente traducida, de manera más o menos apropiada, en referencia a los plazos de colocaciones: a largo plazo (los buenos movimientos) y a corto plazo (los malos). Estas ambigüedades expresaban un anhelo, más bien piadoso, de ver los capitales entrar y no huir en caso de crisis. Hasta las primeras dificultades que anunciaron la crisis monetaria mundial a fin de los años 1960, los países europeos y Japón fueron los que usaron la doble posibilidad que se les ofreció: el reajuste de su tasa de cambio, emparejada a las limitaciones de la movilidad internacional de los capitales (las múltiples modalidades del control de los cambios). Cuando se puede entrever la sobrevaloración de una moneda debida a un diferencial de inflación (por el ahondamiento de los déficit exteriores y la reducción de las reservas en divisas), los capitales, presintiendo la inminencia de la devaluación, tendían a convertirse a otra moneda, liberados para efectuar en el plazo más breve posible el salto inverso, cuando el reajuste hubiese tenido lugar. Así el ajuste de las tasas de cambio se acompañaba de un fortalecimiento del control de cambios seguido de un relajamiento del mismo. La posición de estados Unidos, potencia dominante indiscutida después de la Segunda Guerra Mundial, fue, desde el principio del juego, singular. La cláusula que estipulaba que los créditos del FMI podían ser librados en una moneda tan buena como el oro confirió al dólar, la moneda del país dominante, un papel central, consagrándolo prácticamente como moneda internacional. Si el margen de maniobra del sector financiero norteamericano se encontraba reducido, la hegemonía de Estados Unidos estaba consolidada. Estados Unidos no utilizó la posibilidad de ajustar el curso de su moneda, sea que no tuvo necesidad, sea que esa práctica habría estado en flagrante contradicción con la situación del dólar (cuando un reajuste se hizo inevitable, en los años 1970, prefirió destruir el sistema). No recurrió a los controles sino ante la proximidad de la crisis mundial, cuando su preeminencia comercial fue gravemente afectada a fines de los años 1960. El rechazo del gobierno estadounidense a devaluar el dólar, sobrevaluado y cuyas enormes masas se habían acumulado en el extranjero, provocó la crisis del sistema monetario internacional entre 1971 y 1973, y el fin de la convertibilidad internacional del dólar con respecto al oro. El abandono de los cambios fijos y el pasaje a cambios 172

flotantes fueron primero forzados y provisorios, luego establecidos en 1973. Era un primer paso hacia el nuevo orden monetario y financiero que debía ser seguido por otros, señalando la llegada del neoliberalismo. Las limitaciones en la circulación de los capitales se levantaron en Estados Unidos en 1974. Esta iniciativa fue seguida por el Reino Unido en 1979, luego por el resto de Europa (Acte Unique de 1986, decisión de la Comisión y del Consejo de Ministros en 1988) y por los países de la OCDE (adopción en 1989 por todos los países de la OCDE del Código de liberalización). La destrucción del cuadro de Bretton Woods puede analizarse como un hundimiento comandado por Estados Unidos. El dólar se impuso como la moneda internacional, pese al desarrollo de los derechos de giro especiales (la moneda del FMI), el sistema no sobrevivió a la reducción de la supremacía estadounidense. Aquello que faltaba a la economía mundial era una verdadera institución monetaria internacional susceptible de crear y garantizar una moneda mundial, con autonomía suficiente del dólar, conforme al proyecto inicial . La crisis monetaria mundial hubiera podido ser la ocasión de la creación de tal dispositivo, pero desembocó, a la inversa, en la instauración de reglas que consagraban, una vez más, la supremacía del dólar y los destinos del sector financiero manejado por las finanzas norteamericana. No era la globalización lo que había privado a las economías de su autonomía en materia de política económica, sino la trayectoria neoliberal de la globalización. 18

Los euromercados, es decir una actividad bancaria no localizada (real o ficticiamente), pero que escapaba a los controles de los bancos centrales nacionales, proveyeron un terreno propio a esta recuperación del sector financiero (recuadro 18.4). El golpe decisivo fue sin embargo la crisis del dólar de agosto de 1971, cuando enormes transferencias de fondos de los Estados Unidos hacia Europa occidental llevaron a suspender la convertibilidad del dólar y obligaron a los europeos y a los japoneses a dejar flotar provisoriamente sus monedas. En el curso de los años 1971-1973, los países de Europa occidental resistieron las presiones estadounidenses, reforzando sus controles de cambio con el fin de evitar una reevaluación de su moneda. El fracaso de estas medidas obligó finalmente a la flotación. Poco importó el acuerdo de Bretton Woods y el control de los Estados sobre las paridades y los movimientos de capital. Estados Unidos se encontraba en el centro de esa crisis. El sistema de Bretton Woods, así puesto en práctica, consagró la supremacía del dólar, en una situación de dominación de la economía mundial. Hasta principio de los años 1970, la inflación estadounidense permaneció inferior a los niveles alcanzados en la mayor parte de sus pares, y los reajustes de tipos de cambios eran tradicionalmente operados por esos países. El primer déficit de comercio exterior, registrado en 1971, puso fin a una era de

18

Keynes quería llamar bancor a esta moneda internacional.

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excedentes estables y confortables. Esta nueva coyuntura histórica puso en duda los fundamentos del sistema.

18.4 – El restablecimiento de la hegemonía del sector financiero. El papel de los euromercados Las primeras etapas de la constitución de los euromercados se sitúan a fines de los años 1950, en el curso de la crisis de pagos internacionales de 1957. A principios de los años 1960, se localizaron principalmente en Londres y recurrieron inicialmente a la vez a la bendición de las autoridades inglesas y estadounidenses. El interés de la plaza financiera de Londres en esta actividad era fácil de percibir. La actitud estadounidense fue más sorprendente. Ella resulta de la coincidencia de dos tipos de preocupaciones. En primer lugar, el sector financiero, precisamente los banqueros neoyorquinos, descubrieron que tenían interés en desplazar sus actividades a Londres, escapando así de la herencia del New Deal, especialmente de las reservas obligatorias y los topes de tasas de interés . Luego, la acumulación de dólares en el extranjero hacía pesar una amenaza de conversión, y ponía en duda el estatus del dólar como moneda internacional. El dólar se convertía en la moneda de los euromercados, el gobierno estadounidense veía en ello, con razón o sin ella, un medio para fijar su liquidez. En fin, ese sistema permitía a las empresas, cuya actividad se desenvolvían en el plano mundial, disponer de una gran libertad para desplazar los fondos. Mientras que el sistema productivo se internacionalizaba, se constituía naturalmente un sistema financiero internacional. Que escapaba ampliamente a las reglas tradicionales nacionales. 19

No hay que olvidar que la entrada de la economía mundial en la crisis estructural no fue percibida como una crisis de rentabilidad, pero fue vivida en Estados Unidos como un proceso competitivo mundial, pues la economía estadounidense estaba amenazada por el progreso de sus socios (especialmente de Japón y Alemania) . 20

La correspondencia entre estos hechos con la reafirmación del poderío del sector financiero es fácil de distinguir desde que se la sitúa en la perspectiva de las luchas precedentes. La continuidad con las negociaciones que precedieron a Bretton Woods fue asombrosa: la misma discusión parecía retornar. Las posiciones sin embargo habían evolucionado. Estados Unidos, viendo su dominio amenazado, dio una voltereta, 19

“Durante las contracciones del crédito de 1966 y 1969-70, por ejemplo, las operaciones financieras nacionales hicieron una “ida y vuelta” por medio de los euromercados para evitar los techos a las tasas de interés”, E. Helleiner, States and the Reemergence of Global Finance. From Bretton Woods to the 1990s, Ithaca: Cornell University Press, 1994, p.88. 20

Tesis retomada recientemente por Robert Brenner, que explica la baja de la tasa de ganancia en

Estados Unidos, con repercusión, en el mundo, por una fuerte competencia dentro de las industrias manufactureras (“The Economics of Global Turbulence”, New Left Review, 229 (1998), p. 1-264).

174

oponiéndose desde entonces a los controles de cambio aceptados en Bretton Woods y volviéndose el campeón del sacrosanto mercado. Su posición fue expuesta en el informe económico del presidente a comienzos de 1973 (pretendidamente dictado por Milton Friedman): la libre movilidad internacional de los capitales debía ser tratada en pie de igualdad con el libre cambio de bienes y servicios, y suprimidos los controles. Esto significaba dar poder a los mercados, o sea, al sector financiero. Desaparecía la parte internacional del dispositivo keynesiano, en particular la posibilidad de oponerse temporariamente, en las situaciones de crisis, a los movimientos de capitales. La Reserva Federal manifestó cierta oposición, pues percibía la posibilidad de un debilitamiento de su posición, pero esta actitud fue aislada y efímera. Comenzando con la recesión de 1970 (la primera estanflación), los años 1970 y el principio de los años 1980 fueron muy inestables. En el plano nacional la crisis de los años 1970 se tradujo en los primeros tiempos por el recurso habitual a los estímulos keynesianos. Las políticas de sostén de la actividad prolongaron la prosperidad, al filo de una prórroga keynesiana e inflacionaria de algunos años. Estas políticas podían retrasar la manifestación efectiva de las tendencias dentro de las empresas no financieras, pero no remediarlas. La inflación hacía sentir el peso de la crisis sobre los acreedores, es decir, sobre el sector financiero, permitiendo que la tasa de ganancia de las sociedades no financieras permaneciese relativamente elevada durante los años 1970 . El envoltorio de la inflación hizo sonar las campanas que anunciaban la muerte 21

de las políticas keynesianas . Los monetaristas en Inglaterra y Estados Unidos, 22

defendiendo de la manera más directa los intereses de los acreedores, designaron a la inflación como el enemigo público número uno . Estos hechos desembocaron en la 23

nominación de Paul Volker a la cabeza de la Reserva Federal, que condujo al gran cambio de la política monetaria de 1979 –el golpe de 1979- privilegiando el restablecimiento de estabilidad de precios cualquiera fuera el costo, introduciendo tasas de interés reales fuertes propias del neoliberalismo. De un modo más general, se creó un cuadro legislativo completo (recuadro 18.5). 21

Capítulos 9 y 15.

22

La última gran tentativa para sostener la actividad en Estados Unidos fue hecha por Jimmy Carter

después de la recesión de 1974-1975. 23

Promovieron una emisión monetaria regular, según los objetivos raramente revisables, y el fin de las

políticas de reacción rápida a los desequilibrios.

175

El sector financiero, relevado por la Reserva Federal, desde entonces bajo su influencia, retomaba el control de la creación monetaria e imponía una política y un curso de acontecimientos similares a los observados antes de la crisis de 1929. El banco central podía operar en Estados Unidos su papel de garante de la estabilidad de precios - y lo hacía con gran eficacia - bajo reserva de cooperar con los mercados. La yuxtaposición de una política monetaria estricta y de este poder de los mercados es una de las expresiones más sutiles de la hegemonía del sector financiero en el neoliberalismo, que combina una gran eficacia en la conducción de la política monetaria estadounidense con factores de inestabilidad nacionales e internacionales. La similitud entre las dos grandes hegemonías del sector financiero es considerable, pero incompleta. Hay que distinguir dos aspectos, uno relativo a la estabilidad de precios, el otro a la libertad de maniobra de las instituciones financieras. A principios del siglo, el dispositivo institucional, tanto nacional como internacional, y la manera en la que estaba controlado por las altas finanzas privadas, garantizaba la estabilidad de precios . Sólo la Primera Guerra Mundial impuso una muy fuerte 24

inflación. La primera preocupación del sector financiero, de nuevo en el poder, fue restablecer esta estabilidad. Lo hizo, en el plano nacional, deslizándose en el seno de las instituciones keynesianas. Con una gran eficacia, desvió en su provecho las herramientas y los métodos. El Estado estadounidense, la Reserva Federal y las políticas monetarias son, a pesar de todos los discursos, más potentes que nunca.

18.5 El dispositivo financiero de los años 1980 en Estados Unidos. Desregulación – Nueva regulación El sistema monetario y financiero de EE.UU. no ha sido formado de una sola pieza, y los intereses generales pueden entrar en contradicción con ciertos intereses particulares. El sistema financiero estaba aferrado al relajamiento de la regulación, pero deseaba una vigorosa lucha contra la inflación que suponía reglas y estructuras bastantes rígidas. En octubre de 1979 se hicieron públicas disposiciones, cuando fueron aumentadas las tasas de interés, pero la Deregulation and Monetary Control Act data de 1980. Es conocida sobre todo por haber operado a la restauración de condiciones de la competencia (deregulation), pero acrecentó igualmente la influencia de la Reserva Federal (monetary control).

24

De manera evidentemente imperfecta: por ejemplo, el alza de los precios alcanzó una media del 1,7%

por año entre 1897 y 1914.

176

La ley de 1980 organizó la desaparición progresiva de la regulación Q, se autorizaron nuevas cuentas; se amplió al campo de acción de las instituciones de ahorro. Una ley de 1982 prolongó estas reformas en lo que concierne a la colecta y el empleo de los fondos, en relación con la primera crisis de las cajas de ahorro. En 1988, una ley abrogó la Glass-Steagall Act. Estas medidas representaban un ablandamiento considerable de muchas reglas a las que estaba sometido el sistema financiero, sobre todo las heredadas de New Deal (recuadro 18.2) Dos obstáculos se oponían al refuerzo de la política monetaria requerido en la lucha contra la inflación: ciertas debilidades de las instituciones financieras estadounidenses y la existencia de euromercados, fuente de evasión. En cuanto a las instituciones de EE.UU., la ley reforzó prerrogativas de la Reserva Federal. La adhesión al sistema continuaba siendo facultativa y el número de adherentes iba en disminución; la ley la hizo obligatoria para todas las instituciones de depósitos (comprendidas las no bancarias). La reserva federal había reclamado siempre esas medidas, pero se topaban con la oposición del Congreso y de la Administración, atadas a la permanencia de un componente autónomo del sistema bancario. El encuadramiento del sistema monetario y financiero se veía entonces reforzado, lo que no iba en la dirección del credo desregulador, pero era ese el precio a pagar para recuperar la estabilidad de precios, un objetivo prioritario para el sector financiero. La necesidad hace la ley. Los euromercados, favorablemente considerados en los años 1960, aparecieron en adelante como obstáculos potenciales a la lucha contra la inflación. En 1979, Estados Unidos demandó a los bancos centrales de los otros países que estudiaran, bajo la égida del Banco para las Regulaciones Internacionales, medidas que permitieran el control de las actividades eurobancarias. Estas tentativas encontraron una viva oposición del sector financiero internacional (especialmente del inglés): las medidas restrictivas fueron rechazadas. No pudiendo regular los euromercados, los estadounidenses los introdujeron en Estados Unidos, creando los International banking facilities, localizados sobre todo en Nueva York. Por otro lado, el sector financiero se otorgó una libertad de acción extremadamente peligrosa, directamente evocadora, en ciertos de sus aspectos, de las décadas anteriores a la crisis de 1929. Esta libertad constituye un temible fermento de inestabilidad en el plano nacional y sobre todo internacional: explosión de las actividades financieras, fluctuación intempestiva de las monedas, movimientos desordenados de capitales. Así el capitalismo ha reanudado con ciertos de sus desarreglos anteriores, que se creían superados en los años 1960, las crisis financieras nacionales e internacionales, y el frenesí bursátil.

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Capítulo 19 Los riesgos inherentes a la salida de la crisis estructural: el antecedente de 1929. Así es, la analogía entre la salida de la crisis de fin del siglo XIXº y la que se dibuja ahora es muy fuerte. Algunos juzgarán esta observación muy alentadora. La crisis tuvo un antecedente: este antecedente tuvo un desenlace; ¿por qué no será ahora lo mismo? Estigmatizando las características de la sociedad neoliberal en la que nos introduce la crisis, rápidamente tenemos que moderar ese entusiasmo. La salida de crisis no es color de rosa para todos, nos prepara un futuro que rechazamos. ¿Pero no es ser todavía demasiado optimista? Procurar la analogía entre los dos períodos da enseguida escalofríos, pues, se sabe, la salida de la crisis de fines del siglo XIXº desembocó en la de 1929, después de pocas décadas. La eventualidad de tal catástrofe puede hacer sonreír, pero numerosos economistas han llevado la comparación bastante lejos. Es también un ejercicio de moda. ¿Tal riesgo pende sobre nuestras cabezas? Este capítulo y el siguiente se consagran a esta pregunta. Antes de agarrar directamente esta comparación a manos llenas es necesario, en efecto, examinar las circunstancias que condujeron a la crisis de 1929 y a la gran depresión de los años 1930. De la salida de crisis estructural a fines del siglo XIXº, en sus aspectos económicos, hemos dicho hasta ahora esencialmente las cosas buenas. Se trató de una verdadera revolución en la técnica y la organización de las empresas; se tradujo en una profunda inflexión del curso de las grandes variables que describían la tecnología y la distribución, una contratendencia de gran magnitud a la baja de la tasa de ganancia. La crisis de 1929 tuvo pues un carácter paradojal . ¿Por qué un curso tan favorable de 25

acontecimientos desembocó en tal catástrofe? En este análisis, privilegiaremos una vez más el ejemplo de Estados Unidos. 25

La profunda diferencia de naturaleza entre la crisis de fin del sigo XIXº y la crisis de 1929 nos obliga a

ser bastante prudentes frente a las interpretaciones en términos de ondas largas. Sobre tales interpretaciones, se puede consultar P. Dockès, B. Rosier, Rythmes économiques. Crises et changement social: une perspective historique, Paris: La Découverte/Maspero, 1983.

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La salida de crisis ocultó ciertas debilidades, que podemos reunir en dos principales categorías. Las primeras se referían al impacto desigual del cambio tecnológico sobre los diversos componentes del sistema productivo; las segundas a las instituciones monetarias y financieras, así como a las políticas. Un primer elemento de fragilidad de la economía estadounidense era la fortísima heterogeneidad del sistema productivo. Va de suyo que todas las empresas no podían estar igualmente avanzadas en las transformaciones de la técnica, de la organización y de la gestión de principios de siglo. Pero había más que eso. Se podían distinguir verdaderamente dos componentes en el seno del sistema productivo, uno profundamente involucrado en esas transformaciones y que se adelantaba rápidamente; el otro, prácticamente extraño a este movimiento e incapaz de aprovecharlo. El riesgo de ver formarse tal economía dual estaba inscripto en las modalidades de la revolución gerencial, casi programada. Esta revolución fue hecha por ciertas grandes empresas; se realizó bajo la égida del sector financiero. Grandes financistas, manipulando enormes masas de capitales, tomaron el control de las empresas preexistentes y de ellas crearon otras. Partiendo de los transportes y comunicaciones, la tendencia se extendió progresivamente a la industria, a la distribución... Aunque estas empresas hayan sido calificadas, en la época, como monopolios, por el hecho de su talla imponente, ellas no invadieron de entrada la totalidad de cada rama. Una masa considerable de empresas tradicionales, más pequeñas, sobrevivió junto a aquéllas. No adquirieron jamás el tamaño necesario para la reforma de su gestión y la adopción de tecnologías más competitivas; jamás fueron apoyadas por el sector financiero: ambos elementos están unidos. El término heterogeneidad hace referencia a este fenómeno. La economía estadounidense se caracterizaba a principios de siglo por la coexistencia en las principales ramas de grandes empresas nuevas y de empresas viejas cuya organización y técnica permanecieron tradicionales. La construcción automotriz en los años 1920 proveyó una excelente ilustración de esta dualidad . Contrariamente a lo que podemos imaginar numerosas pequeñas unidades de 26

producción, con métodos obsoletos, subsistieron a orillas de los gigantes (Ford y General Motors). Los últimos adelantos de la técnica y de la organización les eran extraños. 26

T.F.Bresnahan, M. Raff, “Intra-Industry Heterogeneity and the Great Depression: The American

Motor Vehicles Industry, 1929-1935”, The Journal of Economic History, 51 (1991), p. 317-331.

179

Es necesario interrogarse sobre las condiciones de coexistencia de dos sectores desigualmente desarrollados y competitivos. ¿Cómo los pequeños pudieron mantenerse en tales circunstancias? Ya lo hemos mostrado: la legislación antitrust no había trabado el desarrollo de las grandes empresas, pero había conseguido ciertas protecciones para el viejo sector. Por otra parte, la estructura de precios parece no haberse modificado sino muy gradualmente; preservando una cierta rentabilidad del sector atrasado, lo que permite imaginar el tamaño de los beneficios de los grandes. El sector retrasado estaba condenado a desaparecer, pero mientras sus negocios fueran prósperos, durante los años 1920, ese sector se mantuvo a pesar de las dificultades (tendiendo a endeudarse). Cuando la economía entró en una recesión significativa en 1929, que todavía no tenía nada de una depresión, la supervivencia de ese sector se encontró cuestionada. Las quiebras se multiplicaron; las deudas quedaron impagas; el sistema bancario fue trastornado y debilitó a su vez al sistema productivo, etc. El segundo elemento de inestabilidad se refería a las instituciones monetarias y financieras, y a las políticas. La primera hegemonía del sector financiero tuvo la doble característica de una construcción financiera de gran fragilidad y un retraso considerable en la implementación de procedimientos de control macroeconómicos (capítulo 18). La crisis de 1929 resultó de la superposición de estos dos tipos de factores, una amenaza subyacente ligada al atraso de un sector todavía importante del sistema productivo, y una moneda y un sector financiero fuera de control. La recesión de 1929 se metamorfoseó en depresión . 27

27

Las condiciones de formación de la demanda son muchas veces cuestionadas en la explicación de la

crisis de 1929. Existen diversas variantes. Tan vieja como la depresión, y siempre la más extendida en Francia, es la tesis del sub-consumo ligado a un crecimiento relativo excesivo de ganancias en relación a los salarios (M. Leven, H.G. Moulton, C. Warburton, America’s Capacity to Consume, Washington: The Bookings Institution, 1934; M.Aglietta, Régulation et crises du capitalisme, Paris: Calmann-Lévy, 1976). En una obra reciente, Isaac Joshua nos reencuentra en la refutación de esta tesis: las ganancias no eran particularmente elevadas en los años 1920 (La crise de 1929 et l’émergence américaine, Paris: Presses Universitaires de France, 1999). Él sustituye a esta explicación una inestabilidad de la demanda ligada al desarrollo de una característica estructural del capitalismo, que hace depender la demanda de más en más del mercado y del empleo: la progresión del sistema salarial. No negamos esta transformación y el germen de inestabilidad que representa. La explosión de los mecanismos monetarios y financieros desempeñó, a nuestro entender, un papel todavía más considerable. Hemos sostenido en otros trabajos (calificándola de tesis de inestabilidad tendencial) que existe una tendencia histórica a la acentuación de

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Es imposible aquí entrar en detalles. Todo comenzó a mediados de 1929, como después de una recesión común. La producción industrial alcanzó su máximo en febrero de 1929; en septiembre había caído un 26% . La bolsa, que había conocido un alza 28

espectacular, se desplomó en octubre. El banco central y el sistema bancario acudieron en auxilio de los inversores bursátiles y estabilizaron rápidamente los cursos, como lo habían hecho en los pánicos precedentes. La crisis bursátil no causó ni la recesión ni la depresión. A principios de 1930, la caída de la actividad pareció ceder a una estabilización, pero sin verdadera recuperación. Al comienzo de 1932, la crisis tomó un curso particularmente agudo, que se iba a prolongar hasta el hoyo de 1932: derrumbe de la actividad y de los precios y crisis bancarias. Mientras la economía continuaba siendo demandante de crédito, la multiplicación de la cesación de pagos de los préstamos condujo al sistema bancario a renunciar, prácticamente, a su función de prestamista. Se refugió en colocaciones de títulos públicos, cuya posesión ofrecía pocos riesgos pero que eran poco remunerativos. La crisis bancaria, es decir, las quiebras de bancos, adquirió un nuevo y devastador impulso a comienzos de 1933. La misma noche del traspaso del poder de Hoover a Roosevelt, se proclamó a escala nacional el cierre del sistema bancario. Esta decisión de decretar el feriado del sistema bancario, la primera de la presidencia de Roosevelt, puso fin a la desastrosa gestión de la crisis por el sector financiero en nombre de los sacrosantos principios de ortodoxia monetaria, y dio su envión al New Deal. Los bancos considerados viables fueron rápidamente reabiertos. El dispositivo –llamado del primer New Deal– implementado en el pánico del momento fue inusitado. Las diversas ramas del sistema productivo fueron organizadas en comisiones, los patrones y los sindicatos reunidos bajo el mando de la administración. Estas medidas tuvieron por objeto interrumpir la competencia, llamada entonces corta-garganta, por el establecimiento de acuerdos sobre el reparto de los mercados, y tendían a interrumpir la deflación por medio de la fijación de los precios y de salarios mínimos. Este cuadro fue la inestabilidad, que debe ser contrarrestada por los progresos de las instituciones y políticas capaces de remediarla. Nuestra interpretación es que este ajuste no se había operado de manera adecuada durante los años 1920. 28

J.A.Miron, C.D. Romer, “A New Monthly Index of Industrial Production, 1884-1940” Journal of

Economic History, L (1990), p. 321-337.

181

declarado inconstitucional al día siguiente de la tempestad. El dólar fue devaluado con el fin de poner un freno al desplome de los precios (encareciendo el costo de las materias primas importadas). El gobierno quedaba atado a la necesidad de equilibrar el gasto público, pero iniciaba un programa de obras supuestamente destinadas a cebar la bomba, según la expresión consagrada entonces. Frente al dejar hacer (laisser-faire), las dos ideas económicas dominantes de la época eran por un lado, la necesidad de generar una demanda suficiente y aumentar el poder de compra de los asalariados; por otra parte, regular la actividad de las finanzas que fueron consideradas culpables del cataclismo. Simultáneamente, el Estado daba al sector financiero los medios para recuperarse tomando a su cargo los préstamos dudosos, y regulaba el funcionamiento del sistema monetario y financiero (recuadro 18.2). A despecho de estas medidas draconianas, el depuramiento del sistema productivo continuaba operándose con su cohorte de cierres y de despidos. La producción, siempre débil, pero en aumento desde 1933 recayó en 1937, lo que habría, se dice, convertido a Roosevelt a la necesidad del déficit presupuestario y a una fracción del país al keynesianismo . De hecho, fue el comienzo de la guerra lo que sacó a la economía 29

estadounidense de la crisis, mediando una musculosa intervención estatal, empujando la actividad hasta los límites del potencial productivo. En este resumen de los acontecimientos, hemos hecho abstracción de la dimensión internacional de la crisis, que tuvo sin embargo su importancia. Estados Unidos se encontró en el centro de la crisis mundial, porque era el más avanzado en la vía de transformaciones que originaron la crisis. La heterogeneidad del sistema productivo y la amplitud de las innovaciones monetarias y financieras eran allí más fuertes. Las relaciones entre Estados Unidos y el resto del mundo actuaron en doble sentido. El derrumbe de la economía estadounidense desestabilizó el comercio y las finanzas mundiales. Recíprocamente, la estabilidad de los mecanismos monetarios y financieros había sido también afectada por las tentativas de volver a los procedimientos del Gold Standard, en Francia principalmente, locuaz no sirvió sino para aumentar la deflación general. La dimensión internacional que tomó la crisis hubiera implicado medidas a escala de los principales países desarrollados. Ninguna institución internacional estaba en condiciones de asegurar esa función. Las plazas financieras de Londres y de Nueva York competían como rivales. Este doble liderazgo en el seno del sistema monetario 29

H. Stein, The Fiscal Revolution in America, Chicago: The University of Chicago Press, 1969.

182

mundial ha sido con frecuencia presentado como una causa mayor de la crisis , pero se 30

podría también así sostener la tesis contraria . Cualquiera haya sido la causa, los 31

comandos no estaban en manos de agentes decididos a ponerlo todo en obra para construir instituciones financieras internacionales a la altura de la tarea, ni en un país ni en el otro. Una característica importante del período, que lo distingue muy fuertemente, de la época contemporánea, era la sujeción a los principios tradicionales de la ortodoxia monetaria y del Gold Standard con efectos deflacionarios potencialmente catastróficos. Es difícil emitir un juicio cortante concerniente al carácter evitable o inevitable de la depresión. ¿Otras políticas hubieran podido detener la catástrofe? Se plantea un conjunto de problemas. Es necesario interrogarse en primer lugar sobre el momento oportuno para una vigorosa intervención: ¿en 1932, cuando sobrevino la crisis dentro de la crisis; a principios de 1929, cuando el recalentamiento permitía presagiar una recesión inminente; en 1913, cuando se concibió el banco central y fueron definidas sus misiones; a la vuelta del siglo, cuando los mecanismos monetarios y financieros explotaron; a fines del siglo XIXº cuando se esbozaban las condiciones de la dualidad de la economía estadounidense? Otros interrogantes se plantean respecto al margen de maniobra que se puede autorizar retrospectivamente en la concepción de políticas alternativas. En esta reescritura de la historia, ¿está permitido reformar las instituciones, o se debe circunscribir a la concepción de políticas alternativas sin tocar el cuadro institucional de la época? ¿Se priva al sector financiero de su poder sobre los procesos monetarios y financieros? Para ser honesto, habría evidentemente que volverse a colocar en la continuidad de la evolución del sistema monetario estadounidense, los problemas a los que debió confrontarse anteriormente, y no rehacer la historia a partir de una lectura del futuro. Está claro sin embargo que era necesario una intervención muy vigorosa, que implicase una refundación de las instituciones.

30C.P. 31

Kindlerberger, The World in Depression, 1929, Berkeley: University of California Press, 1973.

La dominación indiscutida de EE.UU., en la coyuntura actual, puede también ser interpretada como un

germen de inestabilidad (capítulo 12).

183

La crisis no fue, como ha sido escrito, la consecuencia de un error de política económica bien localizada en el tiempo . Pero tampoco se puede deducir que no se 32

cometieron errores. Había condiciones subyacentes a la crisis de 1929 que hacían planear sobre la economía riesgos considerables y la confrontaban a situaciones sin precedentes. La economía estadounidense jamás había mostrado tales fermentos de inestabilidad: la heterogeneidad del sistema productivo y el crecimiento sin precedentes de los mecanismos monetarios y financieros. Los responsables económicos no perdieron la razón en 1929, perpetuaron en un primer momento actitudes antiguas, los principios de la buena finanza, cuyos efectos fueron desastrosos teniendo en cuenta la agudeza y lo novedoso de los problemas. Esto no liberó estos principios ortodoxos de la crítica que merecían: encarnaban los intereses de las clases dirigentes, de ciertas fracciones de estas clases, con toda una gradación de actitudes que van desde las más retrógradas a las más innovadoras. Bajo los golpes de sucesivas crisis precedentes, de las cuales las dos de las más recientes habían sido el pánico financiero de 1907 y la crisis de 1921, el sector financiero había hecho evolucionar los marcos institucionales y los políticos, pero siempre con reticencia y lentitud. Esta evolución no estaba a la altura de los problemas planteados. Es esta responsabilidad la que está en cuestión, la de una clase dirigente dentro de circunstancias históricas determinadas. Las condiciones de la crisis de 1929 tomaron a dicha clase dirigente por sorpresa, por falta de experiencia en condiciones similares, emperrada en salvaguardar sus privilegios. Si se borra de un plumazo esta serie de condiciones históricas y sociales, de poderes, de procesos de aprendizaje, se puede afirmar que la crisis era evitable. ¿Qué se debía hacer? Se podía actuar en dos niveles. En primer lugar, desde el punto de vista de las condiciones subyacentes a la crisis, se imponían dos tipos de acciones. Por una parte, el sector atrasado no debió ser objeto de una protección pasiva, sino ayudado a transformarse, a falta de ello, debía desaparecer; por otro lado, el desarrollo de mecanismos monetarios y financieros debía acompañarse de una tarea centralizada, estatizada, de la estabilidad de la economía, con una gran autonomía en relación con las finanzas privadas. Esto implicaba la edificación de las instituciones requeridas para la puesta a en marcha de una verdadera política monetaria, y el fin de las políticas sobre la actividad económica, no únicamente sobre la protección del sector financiero 32

M. Friedman, A. Schwartz, A Monetary History of the United States, 1867-1960, Princeton: Princeton

University Press, 1963.

184

(esencialmente los bancos y la bolsa). En segundo lugar, en la crisis misma, había que sostener la actividad con el crédito muy fuerte y duraderamente, así como por la demanda pública, en caso de necesidad, y esto tanto más cuanto la desaparición del sector atrasado no hubiera sido cumplida precedentemente. Nos damos cuenta de la ingenuidad que supone el reprochar a los responsables de esa época no haber puesto en funcionamiento tales procedimientos. Las clases dirigentes no innovan así en nombre de un saber anticipado sobre los acontecimientos, y en contradicción con la percepción de sus intereses, al menos inmediatos. Solamente la violencia de la crisis podía producir tales transformaciones. Lo que es más asombroso en el análisis de la crisis de 1929, es que allí se puede ver la crisis de la salida de la crisis de fin del siglo XIXº. La crisis del fin del siglo había provocado el desarrollo de una nueva configuración del sistema productivo, la de las grandes sociedades por acciones, de una eficacia sin precedente; había provocado la ascensión de un sector financiero bien diferenciado del precedente, fuertemente ligado al sistema productivo; estos movimientos habían encontrado su prolongación natural en la emergencia de un sistema monetario y financiero a la medida de esas transformaciones; pero tal evolución no fue acompañada por procedimientos de control social adaptados. No obstante la fuerte heterogeneidad del sistema productivo, este periodo se caracterizó por evoluciones particularmente favorables a las grandes variables describiendo el proceso técnico, la productividad del trabajo y del capital, prolongándose en los movimientos igualmente favorables de la distribución, tasas de salario y de ganancia. La crisis de 1929 y la depresión intervinieron en este contexto de manera desconcertante: evoluciones favorables por un lado, depresión por el otro. Esta paradoja sin embargo no es lo que aparenta: es lo que encubre la noción de crisis de la salida de crisis.

185

Capítulo 20 Heterogeneidades técnicas, movilidad internacional del capital y vértigos bursátiles La analogía entre las condiciones que presidieron la crisis de 1929 y la situación actual de los principales países capitalistas desarrollados es muy fuerte. Al más alto nivel de generalización, los dos períodos pueden ser caracterizados como salidas de crisis estructural. Veinte años después de la crisis de fin del siglo XIXº, el capitalismo de los años 1920 estaba ya avanzado en la vía de una profunda metamorfosis, provocando una ola de progreso técnico. Lo que se dibuja en nuestros días no tiene sin duda la misma profundidad social, pero los progresos de la organización y de la técnica, de la gestión en sentido amplio, parecen suscitar un nuevo curso de las grandes variables describiendo el cambio técnico, particularmente el de la productividad del capital, favorable a la rentabilidad del capital. Lo que nos enseña la crisis de 1929, y que lanza una sombra sobre el período contemporáneo, es que tal salida de crisis está preñada de ciertas amenazas y esto tanto más cuanto las transformaciones propias a las empresas productivas se acompañan de innovaciones monetarias y financieras, sin que el dominio de la estabilidad general del sistema, por políticas e instituciones adecuadas, haya sido reforzado. Cuanto más buscamos los detalles, la similitud es más asombrosa: trazo a trazo. En nuestros días, como en los años 1920, la ola de cambio tecnológico afecta desigualmente a las empresas (mientras las multinacionales salen a flote, numerosas pequeñas y medianas empresas nacionales demoran en desendeudarse y abordan difícilmente las nuevas tecnologías); las innovaciones financieras son considerables; la bolsa explota; las crisis bancarias, o las quiebras de otras instituciones financieras se multiplican. Todo parece concurrir para que parezca posible una crisis similar a la de los años 1930. El análisis de las primeras décadas de nuestro siglo muestra que la amenaza representada por la heterogeneidad de las empresas en materia de técnica y de organización no se concretó sino durante la depresión de los años 1930, bajo la forma

186

de un derrumbe de la actividad y de los precios, como consecuencia de la recesión comenzada en 1929. Se debe pues interpretar la heterogeneidad contemporánea como una fuente de fragilidad potencial, cuyos efectos podrían hacerse sentir en ocasión de una recesión (eventualmente ligada a una caída significativa de las cotizaciones en la bolsa). ¿Qué amenaza representa el alza enorme de las cotizaciones de bolsa desde hace una decena de años? El derrumbe de la bolsa de octubre de 1929 está dentro de todos los espíritus y es lo más frecuente cuando se compara la situación contemporánea y la crisis de 1929. Aparte del derrumbe bursátil, se puede pensar en una crisis bancaria (una acumulación de quiebras tales como las que se produjeron entre 1930 y 1933), en movimientos convulsivos de las tasas de cambio de las monedas que desestabilicen las economías, o en la cesación de pagos de sus deudas por los agentes privados o los Estados. Hay una plétora de determinantes y de modalidades. Hay que recordar que la eventualidad de una crisis bursátil grave no ha germinado en el espíritu de algunos críticos radicales del neoliberalismo. Su posibilidad es ampliamente reconocida por los responsables de la Reserva Federal y las grandes instituciones monetarias internacionales, donde es objeto constantemente de declaraciones renovadas.

Naturalmente,

estas

confesiones

dosifican

sabiamente

palabras

tranquilizadoras, inquietudes y advertencias, pero su contenido es inequívoco: la economía mundial está amenazada por una crisis financiera. ¿Por qué tal lucidez? La manera en que la realidad se ha impuesto es fácil de entender. La repetición de las crisis monetarias y financieras internacionales ha convencido a los responsables de las instituciones financieras sobre la realidad del riesgo que corrieron. El krach de 1987 está aún en todas las memorias, y ciertas bolsas, como la de Tokio y de los países golpeados por las crisis financieras y monetarias de estos últimos años, han sufrido severos cambios de tendencias. La mayoría de los expertos convergen sobre la idea de que existe una sensible sobrevaluación en los países capitalistas avanzados. El alza de las cotizaciones de bolsa es formidable (figura 15.4), tanto en Francia como en Estados Unidos (hay que notar que las bolsas de Alemania y del Reino Unido han tenido crecimientos similares). En Estados Unidos, entre 1982 y 1999, las cotizaciones de bolsa, corregidas por inflación, se multiplicaron por 5,7. El nivel alcanzado en 1999 es de 2,9 veces con relación al de 1965, que se mantuvo hasta la caída de 1974. ¿Qué

187

pensar de tales cimas? Vamos a considerar aquí dos relaciones tradicionales que subrayan la altura de los niveles actuales en Estados Unidos. Una primera tasa de uso corriente en la apreciación de las cotizaciones bursátiles es la relación del valor de la capitalización bursátil, es decir, del número de acciones multiplicadas por su cotización, con respecto a los capitales propios de las empresas (anexo 2). La capitalización bursátil es el precio que el mercado atribuye a las empresas; la contabilidad provee otra estimación. La variable considerada es la relación entre esas dos estimaciones. Es conocida con el nombre de coeficiente q de Tobin. La figura 20.1 describe la evolución de esa relación en los Estados Unidos. Valían alrededor de 1 (uno) a principios de los años 1960, un valor tranquilizador. Creció luego a un pico de alrededor de 1,4 a fin de la década. Como en el caso de las cotizaciones de bolsa, la caída luego fue profunda (este parecido a las cotizaciones no tiene nada de sorprendente, pues dado que los capitales propios de las empresas evolucionan bastante regularmente, las cotizaciones se reflejaron en los movimientos repentinos de la relación). En la crisis, esta relación se encontró dividida por 3. Subió progresivamente hasta 1 a principios de 1990. Es solamente entonces que se produjo el salto hacia adelante, por encima de 2, pulverizando el récord de los años 1960 –un movimiento característico de la segunda mitad de los años 1990. Los valores correspondientes a la nueva economía están en la punta de este movimiento. En ese sector, las relaciones entre los capitales propios de empresas y la evaluación que da la bolsa pueden alcanzar valores espectaculares, reflejados en el gran salto del NASDAQ. Pero este movimiento es reciente: hasta agosto de 1999, el NASDAQ evolucionó como el índice Standard & Poor 500. Entre agosto de 1999 y marzo de 2000, el primero aumentó el 110%, mientras que el segundo permaneció casi constante. No se podría ver pues una explicación general del alza tan veloz de las cotizaciones después de 1995.

188

Figura 20.1 Relación del valor de capitalización bursátil con los capitales propios (q de Tobin): Estados Unidos, sociedades no financieras.

Figura 20.2 Relaciones de la capitalización bursátil con los beneficios (―) y con los dividendos distribuidos (---): Estados Unidos, sociedades no financieras

189

En la apreciación de éstas, se puede igualmente adoptar el punto de vista de los rendimientos. La capitalización bursátil de las sociedades se presenta entonces como un múltiplo, sea de sus beneficios totales (la relación del precio con la ganancia), sea de los dividendos distribuidos. Estas dos relaciones son presentadas en la figura 20.2 para Estados Unidos (la relación de la capitalización con los dividendos es evidentemente superior a la de la capitalización con los beneficios, pues solamente se distribuye una fracción de los beneficios). El perfil de la relación de la capitalización con los beneficios en la figura 20.2 confirma el diagnóstico sugerido por la figura 20.1, de una suba audaz de cotizaciones en la segunda mitad de los años 1990. Entre 1960 y 1973, la capitalización representaba entre 10 y 15 veces los beneficios; la relación cayó, luego, hasta 5 o 6, debido a la caída de las cotizaciones, sobrereaccionando a la caída de la rentabilidad de las empresas; los niveles de la segunda mitad de los años 1980 fueron aproximadamente aquellos del piso anterior a la crisis; el alza final llevó esa relación hasta tasas de 28 veces las ganancias de 1998, último año de esta serie, al término de un alza que se reforzó recientemente. La segunda curva, relativa a la relación de la capitalización con los dividendos distribuidos, revela un perfil similar: primer piso, declinación durante la crisis y alza desde entonces. El porcentaje de beneficios distribuidos a los accionistas (figura 9.5) es lo que da cuenta de la separación entre las dos curvas. La inflexión de las distribuciones durante la crisis explica que esta variable decreció menos que la precedente. A pesar del alza ulterior, no se observa un retorno rápido al piso anterior a la crisis, pero sí un aumento progresivo a partir de 1985. La tasa de 1998 sobrepasa largamente la de antes de la crisis. Las cotizaciones aparecen entonces elevadas, pero menos que con relación a los beneficios, por el hecho del aumento de distribución de dividendos característico del neoliberalismo. (%)

Rendimientos 60-73

75-85

86-95

1998

Beneficios / Capitalización bursátil

7,9

16,7

6,8

3,6

Dividendos / Capitalización bursátil

3,6

6,1

4,4

2,6

Los rendimientos son más débiles que antes de la crisis señalando cotizaciones elevadas.

190

Puede ser más intuitivo considerar las relaciones inversas: los beneficios o dividendos divididos por la capitalización bursátil, de la que el cuadro (anterior) da los valores, con las mismas conclusiones . Podemos notar especialmente la debilidad de las tasas de 33

rendimientos de 1998, con relación a los valores anteriores a la crisis, en el curso de los años 1970: 3,6% en lugar de 7,9% para la relación de las ganancias con la capitalización y 2,6% en lugar de 3,6% para la relación de los dividendos con la capitalización donde la menor caída de los rendimientos en dividendos refleja el aumento de las distribuciones. Es tentador especular –intelectualmente, se entiende- sobre los niveles de cotizaciones de bolsa, y es considerable lo que está en juego respecto al futuro del neoliberalismo. Es necesario sin embargo ser prudentes: no existe una teoría establecida de estas cotizaciones. No se discutirá aquí las teorías de las burbujas especulativas o del mimetismo. En el nivel muy general de análisis en el que nos situamos, las cotizaciones parecen responder a una doble lógica. Por una parte, las empresas tienen un cierto valor en tanto que plazas de inversión financiera potenciales, alternativas al crecimiento interno. Por otra parte, la posesión de acciones garantiza a sus propietarios un ingreso, el flujo de dividendos que se les paga. Estas lógicas fueron objeto de complejos movimientos de anticipación. El neoliberalismo empuja estas cotizaciones al alza en estos dos sentidos: la ola de fusiones empresariales y de un modo más general el desarrollo de la red de interdependencia entre las empresas (capítulo 13) que suscitó, y la distribución de dividendos a ritmos sin precedentes, al menos a partir de la Segunda Guerra Mundial. Haciendo abstracción de la ausencia de fundamentos teóricos, este análisis encuentra sus límites en el carácter global de las variables consideradas o sea en la carencia de consideración de las muchas heterogeneidades que existen en las ramas y las empresas. El alza de las cotizaciones bursátiles es a veces interpretado con relación al crecimiento extraordinario de fondos mutuales y de pensión en los Estados Unidos (figura 13.3). Esta interpretación está lejos de ser evidente. Como ya hemos mostrado, el crecimiento de los fondos no es más que la expresión de una transferencia de títulos precedentemente detentados directamente por los hogares, hacia los fondos. En total, afuera y dentro de estos fondos, los hogares no poseen más acciones que antes (figura 33

La capitalización aparece en el denominador. Como varía todavía más que los beneficios o dividendos,

las dos relaciones son elevadas en la crisis y bajas hoy en día.

191

13.5). Es entonces imposible sostener que la demanda de acciones por los fondos fue lo que hizo subir las cotizaciones sin aportar otros elementos al análisis. Si tomamos con seriedad los indicadores fundamentales expuestos aquí arriba, a pesar de su carácter incompleto, nos señalan un desvío especulativo desde hace cinco años aproximadamente. Sugieren una estupefaciente evaluación: del simple al doble. El paralelo con la crisis de 1929 es aquí muy pronunciado. Las dos hegemonías financieras corren mucho el riesgo de producir, en este dominio, los mismos efectos. En los dos casos, se puede hablar de alza repentina. Es necesario, sin embargo, recordar que según nuestro análisis, la caída de las cotizaciones de Wall Street no fue una causa fundamental de la depresión de los años 1930. Contribuyó a la primera fase de la crisis, la que se extendió desde el fin de 1929 hasta 1931. Pero la Reserva Federal bajó fuertemente las tasas de interés para que las instituciones financieras ligadas a la bolsa pudiesen refinanciarse, a fin de evitar las ventas masivas de acciones. Esta intervención vigorosa frenó rápidamente la caída. Independientemente de la especulación bursátil, uno de los aspectos principales de la situación contemporánea es la inestabilidad monetaria y financiera internacional, de lo que ya hemos discutido con relación a la epidemia de crisis financieras (capítulos 11). El temor de ver las crisis de ciertos países desestabilizar las economías de otros, especialmente las de los del centro, es permanente. Es importante notar que se trata ahí de una primera diferencia con la primera hegemonía del sector financiero. En los años 1920, aunque ya mitigado por las reservas en divisas, el régimen monetario internacional era el del patrón oro . Las paridades de monedas estaban definidas con 34

relación al oro; los capitales circulaban alrededor del mundo, pero esos flujos no tenían el vigor de los movimientos contemporáneos, y los países controlaban los flujos de oro y, por consiguiente los movimientos de capitales. Tocamos aquí un elemento de inestabilidad propio del período contemporáneo. En el terreno de los procesos monetarios y financieros internacionales, las finanzas se crearon a sí mismas una tarea muy delicada: conciliar la libertad de movimiento de los capitales y la estabilidad financiera sin comprometerse demasiado delante de un centralismo del que desconfía. Más allá de la autodisciplina de las reglas prudenciales, de las presiones permanentes, su principal práctica continúa siendo la intervención de 34

W.A. Brown, The international Gold Standard Reinterpreted, New York: NBER, AMS Press, 1940.

192

las instituciones monetarias centrales nacionales e internacionales, en gran medida a posteriori. El capital privado es libre; las instituciones disciplinan un poco imponiendo normas y vigilando las prácticas, e intervienen brutalmente en las crisis pretendiendo contribuir al retorno a la prosperidad. Esta situación es tanto más sorprendente cuanto el sector financiero podría hacer evolucionar los organismos internacionales hacia verdaderos bancos centrales mundiales, siempre detentando el control –lo que podría hacerse en el futuro, pero probablemente no por libre elección, sino más bien por la fuerza de los acontecimientos. El paralelismo con la historia de las instituciones monetarias nacionales estaría entonces completo (capítulo 18). ¿Cómo balancear las fuerzas y debilidades del mundo neoliberal conducido por Estados Unidos? ¿Se hundirá en esta crisis de la salida de crisis? ¿La historia se repetirá con semejante regularidad? Parece claro, en general, que se han reunido las condiciones que podrían provocar una nueva gran crisis, pero hay que distinguir la necesidad de un ajuste de su carácter necesariamente catastrófico. Las fracciones menos avanzadas del sistema productivo, siempre en funcionamiento, deberán adaptarse o ser eliminadas (las tensiones más fuertes darán lugar a la entrada, o a las entradas, en recesión, actuando como factor desencadenante). Las cotizaciones de bolsa deberán ser reajustadas cualquiera sea su amplitud y la rapidez del movimiento. Las fluctuaciones de las cotizaciones de monedas y los movimientos intempestivos de capitales deberán ser regulados. Si la necesidad de un ajuste no produce duda alguna, quedan por determinar sus modalidades. ¿Los responsables de negocios del mundo sabrán conducir esta transición limitando sus daños potenciales? ¿Es compatible con las opciones neoliberales? Sí, el sector financiero tiene muy presente el fantasma de la crisis de 1929. Basta leer las declaraciones de los responsables para persuadirse. Sabe que puede, en ocasión de tales catástrofes, perder mucho dinero, y todavía más gravemente, comprometer su supremacía. ¡Un elemento de apreciación importante es que, sin embargo, la crisis de 1929 ya tuvo lugar! Toda perturbación de cierta importancia en el centro provocaría un acceso de intervensionismo estatal –lo que no prueba que esta acción podría revertir la situación. Podemos afirmar: no habrá repetición del laisser-faire de los años 19291933. O bien las finanzas tomarán el mando de la situación, introduciendo una nueva fase del neoliberalismo, más centralizado, pero consagrando sus intereses; o bien pasará

193

la mano, conduciéndonos más allá del neoliberalismo. Esta opinión no depende solo de ella: ¿hay que recordar que no es el único actor social?

194

Capítulo 21 Entre dos hegemonías financieras: Los treinta gloriosos. Los más ardientes defensores del neoliberalismo están evidentemente incómodos cuando se los confronta con los resultados obtenidos por las economías capitalistas desarrolladas desde el fin de la Segunda Guerra Mundial hasta los años 1970, en particular en Europa y en Japón: los famosos treinta años gloriosos. Su línea de defensa se construye alrededor del carácter necesariamente efímero del tipo de crecimiento y de progreso así registrado: lo que mal anda mal acaba. La demostración habría sido, según ellos, la crisis comenzada en los años 1970. A la izquierda, algunos continúan negando la prosperidad de este período, tomando como argumentos las formas de explotación más chocantes que aquélla no logró eliminar y que, por otra parte, habían sostenido ese progreso. Pero la nostalgia figura en el centro mismo del discurso de la gran mayoría. La prosperidad de los treinta gloriosos tuvo dos pilares: las condiciones excepcionalmente favorables del progreso técnico y el conjunto de instituciones y de políticas, que se ha convenido en calificar como keynesianas. En Europa y en Japón, la productividad del trabajo se ampliaba rápidamente y el alza de la relación capitaltrabajo señalaba una rápida equiparación con la economía estadounidense por parte de los principales países desarrollados. Como en Estados Unidos, la productividad del capital era elevada. Tiempos felices. Estas evoluciones permitieron a las luchas sociales suscitar un alza sostenida del poder de compra de los asalariados, acompañada de un sistema de protección social . En ciertos países, el Estado inició igualmente políticas 35

industriales cuyo objetivo era el desarrollo de sistemas productivos nacionales. A veces, componentes fundamentales del sistema productivo eran tomados a cargo directamente 35Es

necesario distinguir aquí lo que permitieron los treinta gloriosos y aquello que lo hizo posible. No

pensamos que el crecimiento de los salarios representó uno de los factores de prosperidad, sino, a la inversa, que la prosperidad había creado las condiciones para la obtención de las reivindicaciones salariales sin comprometer el crecimiento. Aquí hay una divergencia con la escuela de la Regulación que explica los treinta gloriosos, oponiéndolos a los años 1920, por el crecimiento simultaneo de la productividad del trabajo y de los salarios (R. Boyer, La théorie de la Régulation: une analyse critique: AGALMA-La Découverte, 1986).

195

por el Estado en sociedades nacionales, en particular para ciertas industrias de base y de servicios públicos. Los acuerdos de Bretton Woods autorizaban las inversiones extranjeras, pero dejaban prácticamente a cada estado el manejo de su tasa de cambio y la capacidad de restringir temporalmente los movimientos de capital, cuando se hacía sentir la necesidad de reajustar las paridades (cuadro 18.3). Se creaban políticas de estabilización de la actividad y de estímulo del crecimiento, así como de promoción del pleno empleo. La inflación era tolerada y las tasas de interés mantenidas en niveles poco elevados, asegurando la transferencia de ingresos más favorables a los agentes inversores, tales como las empresas o a los particulares para la adquisición de sus viviendas. El enlace entre el curso del cambio técnico, por una parte, y las instituciones y políticas, por la otra, era tan fuerte que, cuando desaparecieron las condiciones favorables del progreso técnico y se afirmó la nueva crisis estructural, fracasaron los intentos de continuar las políticas anteriores. La prosperidad de los treinta gloriosos no estaba fundada en recetas generalizables a toda situación, a cualquier contexto, al menos sin alteraciones. No se debería sin embargo despreciar sus enseñanzas. Este capítulo se limita a recordar tres aspectos fundamentales de los treinta gloriosos: la gestión de las empresas, el papel del Estado y las modalidades de la internacionalización del capital. Uno de los aspectos del retroceso del poder del sector financiero fue la mayor autonomía de los ejecutivos (directivos, gerentes) con relación a los propietarios. No conocemos estudio alguno que permita hacer un balance cuantitativo de esta evolución en los años 1960 y 1970. No obstante, el hecho mismo fue reconocido sin ambigüedades por numerosos analistas, tanto en Estados Unidos como en Francia. Existe, en particular, en los Estados Unidos un conjunto considerable de estudios relativos al capitalismo gerencial, es decir un capitalismo donde la gestión - y el poder atado a ésta - son ejercidos de manera relativamente autónoma por cuadros asalariados. A la expresión capitalismo gerencial, preferimos capito-cuadrisme, pues el término cuadro remite a un encuadramiento más amplio que el de los gerentes, y así caracteriza mejor, en nuestra opinión, las sociedades contemporáneas. El debate sobre la cuestión del poder en las empresas nos remite a los sobresaltos de la primera mitad del siglo en cuanto a la transferencia del poder de los propietarios (los

196

accionistas) hacia los gerentes (ejecutivos) . La disciplina que el sector financiero 36

impuso a las empresas, en el neoliberalismo, es frecuentemente descripta por la expresión inglesa corporate governance. El primer término significa sociedad (por acciones) y el segundo control, gobierno, el hecho de imponer las reglas . Se trata pues 37

del poder dentro de las sociedades: ¿quién lo ejerce? ¿Con qué objetivos? El sector financiero reivindica, no hace falta decirlo, el restablecimiento del poder de los propietarios y la sumisión de los gerentes a los intereses de los accionistas, pero no el ejercicio directo de la gestión por los propietarios. Diversas variantes del poder gerencial, más o menos tecnocratitas o pluralistas, han sido presentadas. Algunos, como Kenneth Galbraith, prolongando las teorías de principio del siglo, vieron en los cuadros, en particular en los ingenieros, dirigentes que habían adquirido una amplia autonomía con respecto a los accionistas, y cuyos objetivos serían menos la rentabilidad que el crecimiento y progreso técnico . La empresa era vista 38

como un lugar de compromiso entre diversos sectores en ella implicados: propietarios, gerentes, asalariados y sindicatos, y poderes públicos. François Bloch-Lainé presentaba en estos términos a Francia, no tanto la que debería ser según sus anhelos, pero tal como era en los años 1960, y abogaba por un nuevo gobierno de empresa según sus propios términos . En ella detectaba un fermento de socialización, una alternativa al 39

colectivismo. Estos autores, como los primeros defensores de las tesis gerenciales a principios de siglo, veían en los cuadros (ejecutivos) dirigentes iluminados. Sean cuales fueren la terminología empleada y las reglas de ese capitalismo , es 40

necesario subrayar que no solamente funcionó, sino que lo hizo de manera eficaz, tanto desde el punto de vista del progreso técnico como desde el crecimiento. ¡Sí, durante los treinta gloriosos, el poder de los accionistas fue ampliamente atemperado, sin que se detuviera el progreso! 36

La referencia inevitable es A. Berle, G. Means, The Modern Corporation and Private Property,

Londres: Macmillan, 1932. 37T.

Coutrot, L’entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste? Enquête sur les mode d’organisation

du travail, París: La Découverte, 1998; F. Morin, “Privatisation et dévolution des pouvoirs. Le modèle français du gouvernement d’entreprise”, Revue Economique, 6 (1996), p. 1253-1268. 38

J. K. Galbraith, The New Industrial State, Londres: Penguin Books, 1969.

39F.

Bloch-Lainé, Pour une réforme de l’entreprise, Paris: Editions du Seuil, 1963.

40Se

habló en Francia, de economía mixta o de tercera vía.

197

El papel económico del Estado desde la Segunda Guerra mundial forma parte de los temas más discutidos. No se insistirá aquí sobre las políticas macroeconómicas, ni sobre el desarrollo de sistemas de protección social. La participación del Estado en la dirección de la economía fue mucho más profunda: en todos lados, en Estados Unidos y en los otros países más avanzados, Europa y Japón. El Estado desempeñó un papel de primer plano en la investigación y el progreso técnico y, más generalmente, en el progreso de la industria. Estados Unidos no es la excepción a la regla: armamento, exploración espacial, electrónica... Los comandos del sector privado estimularon la actividad de las empresas y las nuevas tecnologías. Europa, Japón, luego países como Corea, fundaron su desarrollo en una investigación ampliamente financiada por el Estado y en políticas industriales. El caso del MITI (Ministry of International Trade and Industry) japonés ha sido frecuentemente analizado : antes de la crisis japonesa, fascinaba la fulminante 41

recuperación del retraso técnico que operó ese país y su capacidad de competir con la economía estadounidense, y esto tanto más cuanto esta estrategia de desarrollo estaba orientada hacia la exportación. El MITI fue creado en 1925. Como en el primer New Deal estadounidense (capítulo 19), el papel del Estado y de los cuadros técnicos y gerentes (frecuentemente llamados burócratas) fue en él central. Su acción estaba orientada hacia el crecimiento y el progreso técnico, con un espíritu muy pragmático. Basaba sus cálculos simultáneamente sobre las grandes firmas privadas y una fuerte intervención estatal. Cuando la crisis lo exigía, había que proteger a las pequeñas y medianas empresas; pero el mismo organismo actuaba igualmente a favor de la concentración. El proteccionismo era un elemento crucial. Se describe a veces la acción del MITI como la conducción de un gigantesco estudio de mercado mundial, que evoca ciertos aspectos de la planificación a la francesa, pero este estudio se completaba con gran número de incentivos, e incluso con la obligatoriedad. El desarrollo de un país como Corea se hizo según procedimientos análogos . 42

41

Ver, por ejemplo, C. Sautter, Les dents du géant. Le Japón à la conquête du monde, París: Olivier

Orban, 1987. 42Alice

Amsden insiste en el papel preponderante de los cuadros técnicos, los ingenieros (Asia’s Next

Giant, Oxford: Oxford University Press, 1989). Su análisis se sitúa pues en la continuidad de los desarrollos precedentes respecto a la autonomía gerencial.

198

Un país como Suecia provee otro ejemplo del mayor interés. El gobierno socialdemócrata sueco, apoyándose sobre un sindicato obrero, se encontró confrontado después de la guerra con la necesidad de asegurar la modernización de la economía. En el centro del dispositivo, se colocó el modelo Rehn-Meidner de 1951: una política de ingresos fijando la progresión de salarios pero cuyas miras eran también industriales. A fin de garantizar la unidad del mundo obrero, estaba garantizada la uniformidad de remuneraciones por un mismo trabajo. En su determinación, no se tenían en cuenta los resultados desiguales de las empresas: los salarios estaban fijados a un nivel que aseguraba la rentabilidad de las empresas más avanzadas. En el sector atrasado no se suponía que los bajos salarios debían paliar las insuficiencias técnicas y organizativas. El sector retrasado debía pues modernizarse o desaparecer. Las empresas más competitivas veían simultáneamente garantizada una cierta rentabilidad. Los licenciamientos eran inevitables, pero las políticas de estímulo a la inversión debían contribuir al mantenimiento del empleo, y esta vigilancia macroeconómica se acompañaba de ayuda para la orientación y la formación de los trabajadores que hubiesen perdido su empleo. Esas políticas se acompañaban con un control de la demanda para evitar una tendencia inflacionaria . 43

Esta política ilustra bien las potencialidades que encierra una vasta alianza entre los cuadros (burócratas) de los aparatos del Estado, los obreros y los sindicatos, y algunos responsables de las empresas, ejecutivos y propietarios. Se puede ver allí una superación del keynesianismo. El sector financiero desconfiaba de tales políticas en los años 1970, antes de retomar el mando. ¿Qué fuerzas impidieron la renovación y la extensión de tales experiencias? ¿Por qué, en particular los social-demócratas suecos no pudieron concebir otras políticas que la moderación salarial?: el sector financiero había, mientras tanto, retomado el control de la situación. Abstracción hecha de los fermentos de inestabilidad financiera contemporáneos, el sector financiero se jacta con o sin razón de estar en el origen del curso actual de la economía mundial, de la evolución favorable de las técnicas, de la rentabilidad y del crecimiento, por el papel que tuvo en las reestructuraciones y la concentración. En nuestros términos: no solamente sería uno de los factores originarios del bloqueo del

43

A. Bergounioux, B. Manin, Le régime social-democrate, Paris: Presses Universitaires de France, 1989;

G. M. Olsen, The Struggle for Economics Democracy in Sweden, Aldershot: Avebury, 1992.

199

salario, lo cual es un hecho, sino también del alza de la productividad del capital que comanda la de la tasa de ganancia. ¡La nueva eficiencia, es él! Esta es una cuestión delicada. Aunque toquen la técnica y a la organización, es decir, las tareas de los ejecutivos, las transformaciones que implica la salida de la crisis de los años 1970 son de tal amplitud que no podrían concretarse independientemente de los agentes que comandan las grandes reestructuraciones del sistema productivo. En la medida en que el sector financiero ocupa esta posición central, está en el centro del movimiento. El paralelo con la salida de crisis de principios de siglo es sorprendente (capítulo 17). A la pregunta de si el sector financiero puede reivindicar una contribución a las características favorables de la nueva fase del capitalismo debido al papel que desempeñó en las reestructuraciones, hay que sustituirla por otra: ¿una alternativa más radical, que afectase más profundamente la propiedad privada de los medios de producción, permitía prescindir del sector financiero? En ausencia de tal alternativa, no nos podría sorprender que el sector financiero haya estado implicado en actividades en las que conservaba el monopolio. Pero la experiencia de los treinta gloriosos nos enseña que en términos de cambio técnico y de reestructuración, las cosas hubieran podido ir muy rápido sin que el sector financiero estuviera en los comandos, pues en esos años es mucho lo que se hizo. Una de las razones que se dan del fracaso de las políticas keynesianas o de toda política alternativa es la mundialización. Estamos atrapados en un sistema internacional donde la libertad de maniobra de cada Estado es reducida. Es un hecho. Es bien conocido que toda anticipación de variación de las tasas de interés o de las tasas de cambio es seguida por movimientos de fondos capaces de desestabilizar las cotizaciones de cambio. En los mercados, las monedas y los créditos se negocian y renegocian constantemente. Para ciertos agentes, el problema es la previsión anticipada contra los riesgos de cambio o beneficiarse con condiciones de préstamos más ventajosas; para otros, ganar en estas transacciones. Esos mecanismos limitan, incluso impiden, las políticas autónomas. ¿Se podría concebir una mundialización que no fuese la mundialización neoliberal? Es necesario no confundir las instituciones de Bretón Woods tal como fueron concebidas al final de la guerra, el uso que se hizo de ellas en el curso de los treinta gloriosos, y el papel contemporáneo del FMI. Esas instituciones desempeñaron un papel

200

central en la prosperidad de posguerra y en el desarrollo de Europa y de Japón (recuadro 18.3). No había ninguna necesidad en el abandono de las paridades monetarias fijas o los límites a la movilidad de capitales sino la que imponía la restauración de la preeminencia estadounidense. La crisis del dólar sugería reforzar las instituciones

mundiales,

que

debían

haber

sido

gobernadas

por

instancias

internacionales más autónomas con relación a esos intereses particulares. Se siguió la política inversa. Las instituciones del tipo de las que se crearon en Bretton Woods, si fuese necesario reformadas, no prohibían la movilidad del capital y especialmente la inversión directa en el extranjero (pensar en la afluencia de capitales americanos en Europa entre el fin de la Segunda Guerra Mundial y la crisis, especialmente en Francia, a principios de la Quinta República). El desarrollo de las multinacionales no era incompatible con las políticas nacionales de desarrollo como lo atestiguaron, por ejemplo, los avances prodigiosos de la economía japonesa o de la economía coreana.

201

LA HISTORIA EN MARCHA

202

De la parte precedente se desprende la imagen de una historia que da lecciones, pero hay que cuidarse mucho de un mecanismo simplista. Es un viejo debate. La historia se repite, no hay nada nuevo bajo el sol; la historia no se repite jamás, todo cambia. La verdad no está entre las dos, sino más allá. No es cuestión aquí de un justo medio, sino la implementación de un cuadro analítico más general. Si la parte precedente jugó con la idea de repetición, de los antecedentes de la crisis, la que concluye este libro privilegia la de mutación. ¿Debemos aventurar la expresión el sentido de la historia? Estas dos manera de aprehender la historia se completan, y las dos ultimas partes de este

libro

pueden

ser

interpretadas

como

una

tentativa

de

ilustrar

esta

complementariedad, alrededor de un contenido. ¿Es demasiado entusiasta calificar como prodigioso el paralelismo entre las evoluciones del capitalismo de fin del siglo XIXº y principios del XXº, por una parte, y la última parte del siglo XXº, por la otra? Las dos crisis estructurales de fines de siglo parecen coladas en el mismo molde: baja de la productividad del capital, baja de la tasa de ganancia, disminución del ritmo del progreso técnico, toma de control del salario, inestabilidad macroeconómica creciente, etc. Asimismo, las características de las fases de salida de crisis son similares: elevación de la productividad del capital y recuperación de la tasa de ganancia. Esta semejanza se ve reforzada con la heterogeneidad creciente en el seno del sistema productivo, con el establecimiento (o el restablecimiento) de la hegemonía del sector financiero en la crisis, con la explosión de las operaciones financieras, la vertiginosa alza de la bolsa. La sombra de 1929 planea sobre el capitalismo contemporáneo, como también lo percibieron los abogados más celosos del sector financiero. No obstante, el capitalismo no cesa de metamorfosearse, en el interior y fuera de sí mismo. Las grandes pulsaciones de la historia –crisis, cambios políticos– no contradicen esta transformación gradual subyacente. En ella se articulan de manera compleja, y no sabemos si hay que hablar a propósito de ella de factores, de causas, de manifestaciones, de efectos... Estas pulsaciones crean las condiciones del cambio y de ellas resultan. Si la historia está en marcha, ¿cómo camina, cuál es su itinerario? Los dos capítulos de esta parte proponen dos tipos de interpretación. La primera puede ser calificada de keynesiana, pero en el sentido de un keynesianismo político, el del Keynes histórico. La

203

segunda interpretación tiene por objeto de sobrepasar estos límites, a pesar de su interés considerable. Podemos calificarla de marxista, pero se trata de una combinación de fundamentalismo y de revisionismo, que cada uno juzgará según sus propios criterios.

204

Capítulo 22 Una lectura keynesiana Podemos dar del cuadro del capitalismo trazado en este libro, especialmente en los capítulos de la tercera parte consagrados a la ley del sector financiero, una lectura keynesiana. La crítica que Keynes hizo del capitalismo no toca todos los aspectos. Lo que desatiende es enorme (países de la periferia, desigualdades, medio ambiente, largo plazo...) pero pone el dedo sobre un punto crucial. Esquemáticamente: el capitalismo camina bien salvo que no se debe dejar a las finanzas privadas el control de los procesos macroeconómicos –nivel general de actividad y de empleo– a los que se puede agregar la estabilidad financiera. Esas son tareas públicas centralizadas, de interés general. Esta interpretación tiene mucho sentido y merece que nos detengamos en ella. Este capítulo no tiene por objeto analizar las herramientas teóricas propias del análisis keynesiano, sino el de examinar los contornos de la visión muy general subyacente del capitalismo. El diagnóstico keynesiano nace de la observación de la situación poco favorable de Inglaterra en los años 1920, después de la crisis de 1929. A pesar de la violencia de la depresión mundial, los viejos dogmas tenían la vida dura. A los que estaban prestos a liberarse de ellos, se les ofrecían entonces múltiples análisis, críticas más o menos radicales del capitalismo que desembocaban en reformas potencialmente ambiciosas. Pero después de la Segunda Guerra Mundial, se impuso la teoría keynesiana, hasta constituirse en ortodoxia alternativa, sin eliminar jamás, sin embargo, a su rival, la teoría neoclásica. Y en este fin del XXº siglo, la teoría keynesiana retrocedió, pero está aún bien viva. ¿Por qué se impuso esta teoría? ¿Por qué sobrevive frente a la invasión neoliberal? En el plano económico, hay antes que nada la evidente necesidad de intervenciones centralizadas, estatales. Pero esta vitalidad encuentra en gran medida su fuente en el contenido político del keynesianismo. Contrariamente al mensaje de la teoría dominante, la suma de los intereses individuales no es, según Keynes, idéntica al interés general . En particular, los intereses de las 1

1

“El mundo no está gobernado desde lo alto de tal manera que los intereses privados y de la sociedad

coincidan siempre. No está administrado aquí debajo de tal manera que coincidan prácticamente. No es

205

finanzas privadas son fermentos de inestabilidad macroeconómica y de insuficiencia de la demanda global. La teoría keynesiana subraya la necesidad de un poder económico fuertemente centralizado, en las manos del Estado y que procure objetivos particulares. Todas las teorías económicas se enraízan en las profundidades de lo social, pero la teoría keynesiana tiene esto de particular, que fue la expresión de un compromiso entre diversas fracciones de las clases dirigentes, y entre esas fracciones y las clases dominadas, en el contexto de una relación favorable al movimiento obrero. Ella atemperaba la dominación capitalista, recortando sus manifestaciones más chocantes. Esta relación con las estructuras sociales es tan fuerte que viene a enturbiar la misma definición del keynesianismo. La configuración social, donde se inscribió el keynesianismo, permitió la emergencia de reformas como el desarrollo de sistemas de protección social o el derecho al trabajo, que sobrepasaban los límites de la teoría de Keynes (sin contradecirla). Esta ampliación estuvo muy facilitada por el curso favorable de la técnica, que permitió una evolución más armoniosa de los ingresos (el alza de la tasa de ganancia a despecho del aumento de la tasa de crecimiento del salario). El keynesianismo devino finalmente, en el uso corriente de la expresión, la teoría del compromiso de mediados del siglo XXº, en todos sus aspectos. La etiqueta se agrandó con la botella . 2

Este keynesianismo extendido no debe hacer perder de vista el interés y la pertinencia histórica de su versión original, la de Keynes: una toma de posición explícita concerniente al capitalismo, una apreciación fundamental sobre el funcionamiento del sistema, cuyo contenido es siempre actual. Se puede hacer el siguiente resumen . Los 3

engranajes de la economía capitalista eran juzgados eficaces en cuanto a la asignación

una deducción correcta de los principios de la Economía que el interés personal opera siempre para el interés público” (J.M. Keynes, “The End of Laissez-faire” (1926), Essays in Persuasión, The Collected Writings of John Maynard Keynes, Vol. IX, IV.2, p.272-294, Londres: Macmillan, St. Martin’s Press for the Royal Economic Society, 1972, p. 287-288). 2

Este compromiso ampliado prolongaba muchos aspectos de aquél de principios de siglo (recuadro

16.1). Este parentesco es un tema central en J. Weinstein, The Corporate Ideal in the Liberal State, 19001918, Boston: Beacon Press, 1968. 3J.M.

Keynes, The Means to Prosperity, The Collected Writings of John Maynard Keynes, Vol. XI, VI.1,

p.335-366, Londres: Macmillan, St. Martin’s Press for the Royal Economic Society, 1933; Teoría general del empleo, interés y el dinero (1936).

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de recursos entre diferentes ramas, la determinación de las cantidades producidas y la fijación de los precios; aunque la cuestión del cambio técnico no haya sido jamás un gran tema keynesiano, se puede agregar que Keynes no tenía ningún problema para aceptar la capacidad del capitalismo de impulsar el progreso técnico. Había, sin embargo, algo que no iba en ese sistema, tal como funcionaba hasta ese momento: nada garantizaba que las capacidades de producción y la fuerza de trabajo fuesen utilizadas en los niveles adecuados. En un lenguaje más próximo al de Keynes, nada aseguraba que el nivel de la demanda global fuese adecuado. Se trataba sobre todo de una insuficiencia de la demanda, aunque igualmente podía ser excesiva. Así en el razonamiento de Keynes hizo irrupción la necesidad de la intervención estatal. No había que abandonar la creación de moneda, el crédito, a la iniciativa privada; como mínimo, había que encuadrar estas actividades. Si el sistema de crédito no aseguraba más su función de prestamista, el Estado debía proveer el crédito - era su función de prestamista de última instancia. Cuando era necesario, si la oferta potencial de créditos no encontraba tomadores, no se debía temer en recurrir a la capacidad de gasto del Estado, viniendo a reforzar la demanda global con su déficit presupuestario- se puede así proponer la fórmula simétrica de la precedente de un Estado tomador en ultima instancia: prestamista en última instancia por su banco central, tomador en última instancia por su presupuesto. El Estado financia y gasta. Keynes no ataca globalmente al sector financiero, sino a las políticas conservadoras y a los rentistas. Hacía la diferencia entre el financista, a sus ojos un personaje activo, con buen olfato para las oportunidades de inversión, y los rentistas, a los que describía como inversores sin función, una clase de parásitos, que vivía del interés. Él propugnó su eutanasia. Por otra parte estigmatizó a los mercados financieros, a la bolsa, como temibles fermentos de inestabilidad . 4

El compromiso keynesiano original, en gran medida confinado en las clases dirigentes, se debía para muchos a las condiciones de la depresión de los años 1930. Las relaciones entre Keynes y el presidente estadounidense, Roosevelt, enfrentado con la crisis,

4

Keynes había sugerido tasar las operaciones bursátiles, prefigurando así la Tasa Tobin, aunque no tuvo

específicamente en la cabeza las transacciones internacionales (J.M. Keynes, Teoría general del empleo, interés y el dinero (1936), p. XXX). Esta inestabilidad del mercado financiero se prolonga en aquélla, llamada estructural, de las instituciones financieras (H. Minsky, Stabilizing an Unstable Economy, New Haven: Yale University Press, 1986).

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ilustran bien el punto de vista de Keynes. Según él, el New Deal se obstinaba en reformas, que Keynes no rechazaba necesariamente, pero que, según él, no estaban al orden del día en la urgencia de la crisis. El dispositivo tendiente a atenuar los rigores de la competencia a sus ojos estaba fuera de lugar. En cuanto al aumento del poder de compra de los asalariados, no se oponía, y éste encontraba sin duda su lugar en el seno de su filosofía social, pero la política que él defendía era otra: una combinación de política monetaria y de política de gastos públicos, orientada a fijar la inversión al nivel requerido por el pleno empleo. Estas políticas estaban justificadas por la crisis, pero se suponía que tenían un alcance general. En todas las circunstancias, el Estado debía controlar el curso de la economía, aunque no substituir a las empresas y a los inversores en sus elecciones individuales, pero sí regular la demanda global. En Estados Unidos, esta lección no fue aprendida sino durante la Segunda Guerra Mundial, cuando las necesidades de la economía de guerra comprometieron al Estado en la gestión de la economía mucho más allá de las prescripciones keynesianas. Al fin de las hostilidades, los medios de negocios y del sector financiero se levantaron en masa contra una eventual prolongación de esta injerencia del Estado. Las políticas keynesianas de control macroeconómico se impusieron entonces como una posición de compromiso, no sin frustraciones sin embargo, tanto de parte de los defensores del mercado, como de los (que se llamaban en aquella época los planificadores) que deseaban continuar y extender las experiencias del New Deal y de la economía de guerra. El marco keynesiano se prolongó en la implementación de instituciones internacionales. Keynes, sacudido por el derrumbe del comercio internacional y por el desorden monetario durante la depresión, comprendió la necesidad de grandes instituciones financieras internacionales. Él comprendió la necesidad de organismos capaces de vigilar los mecanismos monetarios mundiales, acompañando así a los bancos centrales de los Estados. La idea fundamental era la misma que a escala de cada país. El capitalismo no se regula de manera autónoma por el juego de los mercados, al menos en cuanto a las grandes masas de la demanda; así como la demanda es susceptible de derrumbarse en una economía nacional si no está regulada, el comercio internacional puede contraerse súbitamente, como en el curso de la depresión de los años 1930. Una institución mundial de crédito debía encuadrar los mecanismos monetarios internacionales. La capacidad de cada país de regular la actividad general de su

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economía y de su empleo debía ser preservada en el seno de las instituciones, lo que implicaba eventuales restricciones a los movimientos de capitales. No se podía dejar al sector financiero esta regulación. La negociación con los estadounidenses fue difícil, especialmente por la oposición de los grandes bancos de Nueva York, y el plan adoptado en Bretton Woods quedó atrás con relación al proyecto inicial de Keynes (capítulo 18, recuadro 18.3). El pensamiento de Keynes estaba, en una situación histórica determinada, y teniendo en cuenta su contenido social y político, remarcablemente adaptado a los problemas de su tiempo. Ya era mucho, y se puede ver en el análisis que hemos brindado de las crisis del fin del siglo XXº –tanto la crisis estructural como las crisis financieras– una demostración suplementaria de la justeza del diagnóstico keynesiano y de su alcance: ¡no se debe abandonar a los intereses privados, es decir, al sector financiero, el control de la situación macroeconómica y de las instituciones financieras! Que la crisis estructural de fines del XX siglo no tuvo las mismas causas que la crisis de 1929 fue igualmente un tema importante de este libro. La crisis comenzada en los años 1970 no contenía la virtualidad de derrumbe de los años 1930. Pero el juicio de Keynes en cuanto a la necesidad de la intervención centralizada, nacional o internacional, permanece válida en nuestros días, tanto más cuanto la salida a la crisis actual se asemeja al período que precedió a la crisis de 1929 y debe pues ser percibida como preñada de importantes amenazas (capítulo 19). Esta lectura keynesiana de la historia del capitalismo hasta sus problemas contemporáneos está plena de sentido. Se lamentará que las condiciones políticas de las últimas décadas no hayan permitido impedir la ofensiva neoliberal y poner en marcha políticas alternativas –una distinta gestión de la crisis– en el contexto de otras alianzas sociales. Sin embargo, las lecciones de Keynes y de decenios de políticas macroeconómicas no han sido olvidadas o descartadas totalmente. El sector financiero no ha pura y simplemente destruido los cuadros de la política macroeconómica. La política monetaria es por excelencia la herramienta capaz de garantizar la estabilidad de precios: una de las armas de la lucha contra la inflación. El sector financiero la tomó bajo control. Separó los bancos centrales de los gobiernos a fin de despojarlos de las presiones sociopolíticas del viejo consenso, y supo hacer prevalecer sus objetivos. Estos están inscriptos en los estatutos de estas instituciones. La definición de las funciones del Banco Central Europeo lo testimonia: es primero y ante todo garante de la estabilidad 209

de los precios, una disciplina simultáneamente reforzada y complicada por el juego de los mercados monetarios y financieros. El reino del sector financiero integra pues una parte de las lecciones del keynesianismo, aunque desviadas de sus objetivos originales y puestas al servicio de intereses particulares. El alza de las tasas de interés de los años 1980 lo muestra bien. Ciertamente, la política monetaria puede ser eficaz en la lucha contra la inflación y Keynes no lo habría negado. Pero Keynes quería eliminar de muerte lenta a los prestamistas por la baja de las tasas de interés, no reforzar sus privilegios. Su visión estaba en las antípodas de las que se aplicaron en los años 1980, en los que vimos resurgir las teorías y políticas llamadas de la oferta, el exacto opuesto de la teoría keynesiana. Las altas tasas de interés debían ser favorables al ahorro, por consiguiente en la lógica de la economía de la oferta a la inversión, y contribuir a la eliminación de los rezagados –tales fueron las cantinelas de los años reaganistas– un credo antikeynesiano. Los riesgos propios a la inestabilidad de las instituciones financieras son igualmente percibidos por el sector financiero contemporáneo, como lo han sido siempre. Este desvelo estaba en el corazón del sistema monetario del XIXº siglo, de crisis en crisis, se puede decir; es todavía una preocupación del sector financiero privado y las instituciones internacionales, tales como el Fondo Monetario Internacional, el Banco Mundial o el Banco de Regulaciones Internacionales. Pero no es evidente que se hayan logrado muchos progresos en este dominio. Los riesgos están identificados, pero las crisis aparecen como lo prueba la serie de diversas crisis monetarias y financieras. Las crisis monetarias y financieras internacionales de los años 1980 y 1990 –las de la deuda de países de la periferia, las de México, de Japón o de Corea, o las crisis de las instituciones monetarias y financieras de los principales países desarrollados (capítulo 11)– volvieron a dar al keynesianismo contemporáneo cierto vigor político. Las instituciones monetarias internacionales heredadas de Bretton Woods, aun desviadas al servicio del orden neoliberal, albergan todavía una potente corriente keynesiana, un keynesianismo político, muy crítico del neoliberalismo, que procura la reafirmación de la primacía de esas instituciones, direccionadas hacia otros objetivos, los del keynesianismo (recuadro 22.1). Sucede lo mismo con ciertos organismos de la ONU. 22.1 – Palabras de un keynesiano: Joseph Stiglitz Joseph Stiglitz jefe de fila de los nuevos keynesianos (profesor en Stanford) fue presidente del Consejo de Consultores Económicos del presidente de los Estados 210

Unidos de 1993 a 1997, y principal economista y vice-presidente del Banco Mundial, desde 1997 hasta el 2000. En un reciente artículo , opone muy claramente en el plano académico dos escuelas de pensamiento, la escuela neoclásica y la escuela keynesiana en la que se reivindica; éstas conducen, o sirven para justificar dos tipos de políticas radicalmente diferentes, se trate de la gestión de crisis monetarias y financieras de los años 1990 o de la marcha hacia el capitalismo de los viejos países socialistas. Pero esas diferentes teorías no están, a sus ojos, desencarnadas: se puede fácilmente identificar detrás de la primera las acciones del FMI, la mano del Departamento del Tesoro estadounidense, y en último análisis, los “intereses financieros norteamericanos” y del “mundo industrial avanzado”; frente a esos intereses de garantes, cuyo centro es estadounidense, se encuentran “las poblaciones de los países afectados”. Él denuncia los procedimientos no democráticos del FMI y llama a salir a la calle (a prolongar la lucha de los manifestantes de Seattle). 5

El análisis que hace Stiglitz de la crisis del Sudeste Asiático no tiene nada que envidiar a las críticas de extrema izquierda más virulentas. En cuanto a la liberalización de los capitales y su aflujo: A principios de 1990, los países de Asia del Sureste habían liberalizado sus mercados financieros y de capitales- no porque tuvieran necesidad de atraer más fondos (las tasas de ahorro eran ya del 30% y más), sino bajo las presiones internacionales, comprendidas algunas provenientes del Departamento del Tesoro. En cuanto a las políticas impuestas después de la crisis: De manera más importante: ¿es que Estados Unidos –y el FMI- suscitaron esas políticas porque nosotros, o ellos, creían que ayudarían al Asia del Sureste?, ¿o porque pensamos que ellas aprovecharían a los intereses financieros en Estados Unidos y al mundo industrial avanzado? Y, si pensamos que nuestros políticos debían ayudar al Asia del Sureste, ¿dónde está la prueba? En tanto que participante de esos debates, yo debía ver esas pruebas. Y no había ninguna.

Haciendo abstracción de la violencia de las críticas, su contenido se hace eco directamente del proyecto inicial de Bretton Woods y del espíritu general de keynesianismo: los mercados monetarios y financieros son potencialmente peligrosos y poderosas instituciones mundiales deben garantizar la buena marcha de la economía mundial. Ese programa definió, de manera quizás idealista pero sin duda premonitoria, las grandes líneas del post neoliberalismo (recuadro 22.2). ¿Se debe procesar a Keynes por su reformismo? Había indiscutiblemente algo relevante en el punto de vista keynesiano, que permanece al orden del día. Fue la obra de ese gran diplomático y economista que fue Keynes. Una fracción de las clases dirigentes se 5

Los extractos de este recuadro provienen de un artículo del 17 de abril de 2000, difundido por Internet

(J.E. Stiglitz, What I Learned at the World Economic Crisis. The Insider. The New Republic Online, 1704-2000, http:/thenewrepublic.com/041700/stiglitz041700.html,2000).

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encontró frustrada, limitada en sus prerrogativas. Pero todo lo que pudo ser salvado del capitalismo lo fue, aunque lo que cambió estaba lejos de ser menospreciable. Las concesiones pedidas eran considerables, pero quizás las más restringidas que se pudieron concebir frente a las contradicciones donde el capitalismo se había empantanado bajo la conducción del sector financiero, frente al aumento de las luchas populares. La obra de Keynes es ciertamente la de un reformista: un horizonte genialmente abierto, pero todavía socialmente limitado - sin embargo, la única alternativa a una vía más radical de la que sabemos después de décadas que salió mal en todas partes.

22.2 – La conducción de los negocios del mundo El informe del PNUD El informe del Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo de 1999 contiene un capítulo titulado Un nuevo gobierno mundial al servicio de la humanidad y de la equidad, y lanza este llamado: Recuperemos un poco de ese sobresaliente espíritu visionario y las preocupaciones humanas de la inmediata posguerra, luego de la creación de las Naciones Unidas y de las instituciones de Bretton Woods. En esa época, el objetivo era el pleno empleo.... 6

Sigue un elogio lleno de emoción del proyecto de Keynes luego de las negociaciones de Bretton Woods, y del funcionamiento de esas instituciones después de la guerra. La apuesta actual es la de “armar la arquitectura mundial del siglo XXIº” y sustituir la hegemonía estadounidense (poder exclusivo que el informe llama como una broma amarga el G1) por el control de la ONU. La idea es democratizar las instituciones mundiales y ponerlas al servicio del desarrollo y de la equidad.

6

PNUD, Programa de la Naciones Unidas para el Desarrollo, Informe mundial sobre el desarrollo

humano, Bruselas: De Boeck, 1999, p.98.

212

Capítulo 23 La dinámica del capital y más allá Hay varias maneras de apreciar el funcionamiento del capitalismo y sus transformaciones históricas. La lectura keynesiana del capítulo precedente hizo hincapié sobre algunas de sus disfunciones específicas: la ausencia de mecanismos capaces de asegurar espontáneamente el pleno empleo y la inestabilidad financiera. Según esta perspectiva, estas deficiencias son remediables; el sistema puede ser reformado. Lo que costará un compromiso colectivo para asegurar el pleno empleo y controlar las finanzas privadas, y es al Estado al que corresponden estas funciones. Por lo demás, el modo de producción capitalista es eficiente, y bastará con garantizar en él más justicia social, con borrar la hegemonía mundial de uno u otro en beneficio de un derecho económico planetario, para que tome las dimensiones de un sistema aceptable, quizá el menos malo. El análisis que hemos realizado tiende a probar que ese diagnóstico pone efectivamente el dedo sobre uno de los problemas centrales del capitalismo, pero revela igualmente su alcance limitado. El capitalismo está cruzado por un conjunto de tendencias históricas que desembocan en crisis largas y profundas, en crisis estructurales. Las políticas macroeconómicas no son suficientes para prevenirlas y remediarlas. Instituciones y políticas, eficaces en ciertas situaciones, no lo son ya en otras. Se hacen necesarias transformaciones más profundas del sistema. El desempleo, del que Keynes quería desembarazar al capitalismo, no es solamente el síntoma de una economía en la que la utilización del potencial productivo y la acumulación están mal controladas. Es también un efecto de las tendencias históricas inmanentes en el capitalismo y uno de sus mecanismos reguladores. ¿Se puede y se quiere borrarlo en todos los casos? Detrás de estos procesos –tendencias, crisis y políticas- continúa un movimiento histórico, la marcha hacia delante de las sociedades humanas, mediante configuraciones sin cesar renovadas donde lo que está en juego son los poderes, la riqueza de las clases privilegiadas, la dominación y la explotación. Es en ese cuadro que hay que comprender la hegemonía del sector financiero en el neoliberalismo.

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El sueño keynesiano de un capitalismo civilizado pareció casi tomar cuerpo en ciertos países en el curso de los años 1960. Los economistas se apresuraron a celebrar el fin de las crisis, del desempleo y de la pobreza. Pero la euforia fue de corta duración cuando la economía entró en crisis en los años 1970. Si ese optimismo era injustificado, la actitud simétrica, que predecía el próximo fin del capitalismo, aparece retrospectivamente no menos errónea. El capitalismo no se hunde en crisis cada vez más profundas y duraderas: entra en crisis, se transforma, y se repone. De cierta manera -que estamos en derecho de juzgar severamente- sale de las crisis, resuelve sus problemas antes de que otros aparezcan. Las mutaciones requeridas no dependen de comportamientos individuales sino de prácticas colectivas cuyas consecuencias políticas son enormes. Este tipo de funcionamiento está profundamente anclado en la naturaleza misma del modo de producción. Este libro ha dado varios ejemplos de tales tensiones. Están en juego: los ritmos y las formas del cambio técnico, sus consecuencias sobre la tasa de ganancias y el crecimiento de los salarios (segunda parte), las luchas por el reparto de los frutos de la explotación por medio del laberinto de instituciones y mecanismos financieros, las amenazas a la estabilidad del sistema (tercera parte). El buen funcionamiento del capitalismo implicaría evoluciones armoniosas y regulares en materia de progreso técnico (lo que debe incluir el capital y el trabajo), del salario, del crecimiento de la producción y de la fuerza de trabajo, así como ajustes del marco institucional encargado del control de las fluctuaciones del nivel general de actividad. Esas evoluciones son, en realidad, ampliamente autónomas, y ponen en juego intereses divergentes. Los desequilibrios consiguientes, se revelan brutalmente, cuando están ya bien afirmados. Se regulan finalmente, pero mediante crisis violentas que crean las condiciones para los ajustes –objetiva y subjetivamente (que develan la realidad y suprimen las reticencias). El esquema es siempre el mismo: Tensiones → Crisis → Transformaciones → Salida de crisis A un nivel muy elevado de generalización, este curso del capitalismo, estas reacciones a posteriori, no evitando las crisis y resultando de ellas, dan cuenta de las crisis estructurales y del desempleo, así como de la capacidad del capitalismo para renovarse. Paradójicamente, la tasa de ganancia es una de las variable menos medidas por la Economía dominante, cuando la apreciación de la rentabilidad y su maximización son

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el centro mismo de la gestión privada. Incluso si las bajas de la tasa de ganancia estuvieran identificadas, sería necesario que el sistema se metamorfoseara para invertir esas evoluciones desfavorables. Por otra parte, los intereses individuales de las empresas no tienen razón alguna para suscitar el ritmo y las formas del cambio tecnológico necesario para mantener el equilibrio; por otra parte, las instituciones que podrían promover las políticas - industriales, de investigación y de formaciónrequeridas no existen o tienen poco poder. De manera aún más fundamental, las condiciones del progreso no son puramente técnicas o institucionales sino que tocan a las formas de propiedad y a la naturaleza misma del capitalismo. La manera en la que está colectivamente regulada la disponibilidad de la fuerza de trabajo es muy reveladora de esta dinámica a posteriori. Periódicamente, la acumulación del capital tiende a chocar con los límites de la población disponible. En esas circunstancias, las luchas tienen muchas oportunidades de desembocar en alzas del poder de compra. En otros momentos, la crisis aumenta el ejército industrial de reserva, reforzando las condiciones de disciplina salarial. La inmigración o el trabajo femenino pueden ser favorecidos; en otras circunstancias, la inmigración aparece pletórica y es objeto de restricciones, y las mujeres son estimuladas a volver a los hogares. Así el capitalismo regula su marcha hacia delante y administra sus problemas. Todos los cambios que se producen como reacción a los desequilibrios y crisis y que permiten la perpetuación del sistema, no tienen sin embargo el mismo alcance. Puede tratarse, por ejemplo, de la creación de un banco central o de instituciones internacionales, de la modificación de la legislación sobre sociedades, de la regulación o la desregulación de ciertas actividades financieras, etc. Todas esas reformas son importantes. Son impuestas por las necesidades técnicas, en el sentido amplio del término, dictadas por la naturaleza de los problemas que surgen. Pero esta lectura de la dinámica del capital sigue siendo analíticamente limitada. Existe otro nivel de interpretación, más ambicioso, subyacente ala conjunto de la demostración de este libro, y que es tiempo de explicitar. Se desemboca naturalmente en una interpretación marxista de la historia, y a ciertos principios fundamentales del marxismo sobre los que volveremos ahora, con el proyecto de prolongar las aplicaciones. Queremos primero hablar de la dialéctica de fuerzas productivas y de las relaciones de producción. Esta dialéctica comanda, al menos en el capitalismo, una socialización gradual de la producción a pesar de la aún 215

amplia autonomía de los agentes privados. La lucha de clase es su fuerza motriz. En el centro de estas interacciones se encuentra el Estado, encarnación del poder de clase, y por ello inseparable de la naturaleza de clase de la sociedad. Antes que recordar los grandes lineamientos de este cuadro analítico intentaremos ilustrar su valor explicativo. El carácter central de las relaciones de producción capitalista es la propiedad privada de los medios de producción. Las fábricas, máquinas, materias primas, pertenecen a una minoría de individuos que de allí extraen sus ingresos. Esta propiedad es una cosa compleja, con múltiples facetas, que puede revestir diferentes formas y evolucionar. Incluye el derecho de disponer de los bienes en cuestión, de venderlos, pero también de utilizarlos, lo que implica poseer cierto dominio de los mismos. Esta relación de propiedad reviste una forma relativamente fácil de concebir en la propiedad individual de la pequeña empresa: un propietario posee medios de producción, emplea trabajadores, controla la producción y la venta de productos o la prestación de servicios, y cobra los beneficios. En un estadio más avanzado su comprensión es más delicada. Las últimas décadas del siglo XIXº presenciaron una profunda metamorfosis de esta relación de producción. La propiedad del capital tendió a separarse de las tareas que se le asociaban, es decir de la gestión: propiedad en sentido estricto de un lado, gestión del otro. A la persona de del capitalista activo, propietario y administrador de los medios de producción la sustituyó por una parte el sector financiero, encarnación de la propiedad y, por otra, los que asumen las funciones del capitalista activo, los ejecutivos (cuadros) y empleados, los funcionarios del capital, según la expresión de Marx. Una figura única se escindió así en dos: la noción de capitalista no tenía ya la misma significación directa, personal, que antes. Esta mutación adaptaba la propiedad capitalista al progreso de las fuerzas productivas y promovía su marcha hacia adelante. Correlativamente, la relación del productor directo, el obrero, con su trabajo padecía igualmente una modificación importante. La nueva organización del taller limitaba aún más la autonomía del obrero en la producción, y simultáneamente banalizaba su trabajo, privándolo cada vez más de su única propiedad en el trabajo: su saber hacer, sus conocimientos. Esta desposesión era tan vieja como la mecanización, pero la organización taylorista la llevó a un grado inigualable desarrollando una categoría particular de jefes y empleados, los ingenieros y técnicos de la oficina de métodos, encargados de implementar y velar por la organización científica del trabajo. El trabajador productivo se volvía cada vez más un apéndice de la máquina; sus tareas eran 216

concebidas cada vez más exteriormente a su persona, privándolo casi de cualquier iniciativa. Esta transformación de las relaciones de producción tuvo pues dos caras, según sus dos polos: capital y trabajo. La posesión del capital había logrado autonomía frente a la gestión, y la gestión había sido delegada a agentes asalariados particulares; la naturaleza del trabajo productivo estaba profundamente alterada. Era siempre el capitalismo, pero reconfigurado. La crisis de fin del siglo XIXº creó las condiciones para esta doble transformación. La salida de esta crisis está indisolublemente ligada a la emergencia de estas relaciones de producción. Los progresos de gestión, en el sentido amplio del término, que se lograron en esta ocasión, produjeron un incremento en la eficiencia, y permitieron invertir el curso de las tendencias que gobernaban la baja de la tasa de ganancia. Las contradicciones internas del modelo de producción capitalista habían dado nacimiento a una configuración inédita de las relaciones de producción, renovando su dinámica, al menos transitoriamente. La crisis de 1929 y la Segunda Guerra Mundial no hicieron sino estimular esta evolución. Pero impusieron, con violencia una vez más, una invasión suplementaria de los poderes de los propietarios. Mientras el sector financiero había, hasta ese momento, preservado celosamente el control que ejercía sobre los mecanismos monetarios y financieros, debió conceder la transferencia de una parte de sus prerrogativas al Estado, es decir, a funcionarios investidos con esa misión; debió aceptar ciertas limitaciones a su libertad para desplazar el capital a través de las fronteras nacionales. ¿Por qué reviste tanta importancia esta cuestión? La creación de moneda mediante el crédito, el privilegio bancario, no implica la acumulación previa de capitales. Abre pues una brecha en el monopolio de los adelantos de los que gozan los poseedores de capitales. Para los capitalistas, ese riesgo se manifiesta de manera muy evidente cuando esta creación desemboca en el alza de precios, depreciando los activos monetarios, desplazando los ingresos y patrimonios de los prestamistas capitalistas hacia las empresas. Si la propiedad de los medios de producción no está directamente en juego en estos procesos, se trata directamente de la preservación del capital, especialmente del capital prestado.

217

Estas limitaciones de los poderes de los propietarios capitalistas modificaron notablemente el funcionamiento del sistema. En el keynesianismo que siguió a la Segunda Guerra Mundial, la preservación del patrimonio capitalista no era ya una finalidad única y absoluta. Había asimismo que contar con otros objetivos, relativos a la actividad general de la economía, el empleo, el salario y la protección social. Era una nueva intrusión, no formalmente en la propiedad del capital, sino en sus expresiones colectivas. Las reglas del juego que tiende a imponer la clase capitalista en su conjunto a fin de preservar sus activos y la puesta en valor de éstos, debían también acomodarse a otras exigencias. En ese plano, como en el de la gestión de las empresas, ya no era completamente el mismo capitalismo. Se había recuperado luego de la crisis de fines del siglo XIXº y la crisis de 1929, pero al precio de importantes transformaciones. Aparte de la noción misma de relaciones de producción, en el centro del análisis que Marx dio sobre el funcionamiento de las sociedades de clase, se encuentra la relación entre las relaciones producción y las clases. A una configuración de las relaciones de producción corresponde una estructura de clase particular. Sucede así de un modo de producción al otro: señores y siervos, maestros y aprendices, en el feudalismo, capitalistas y proletarios en el capitalismo. Pero esto es igualmente cierto en el interior del capitalismo. Las mutaciones de las relaciones de producción se materializan en transformaciones significativas de la estructura social del capitalismo. No se debe confinar este análisis a la problemática del Manifiesto del Partido Comunista. Allí se formulaban los principios de una simplificación de la estructura de clase, expresados en la confrontación entre capitalistas y proletarios, así como en un antagonismo creciente –una evolución catastrófica del capitalismo. En esta óptica, la vía revolucionaria aparecía no solamente como la única posible sino también como una necesidad histórica. Otros análisis de Marx sugieren interpretaciones más complejas, aquéllos que hacen desempeñar un papel importante a las nuevas clases. A partir del fin del siglo XIXº, el principal cambio fue la emergencia de las clases de ejecutivos y empleados .: la revolución de la gestión promovió el desarrollo de esos 7

grupos, ni capitalistas ni proletarios. En tanto asalariados de los capitalistas, su posición es la de explotados; en tanto que ejecutores de las funciones capitalistas, son de alguna manera, sus sustitutos. Ocupan un lugar particular en las relaciones de producción, lo cual implica interpretar su posición social en términos de clase. 7

Las nuevas clases medias, por oposición a las antiguas, pequeños agricultores, artesanos, comerciantes.

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Si el cumplimiento de las funciones capitalistas parece reunir a ejecutivos (cuadros) y empleados, es imposible ver en la división de las tareas entre los dos sub-grupos una simple división técnica. Esta división esta estructurada por un principio jerárquico, concentrando las tareas de iniciativa y de dirección por un lado, y de ejecución por el otro. La posición de los ejecutivos, agentes de concepción, de organización y de autoridad, no es la misma que la de los empleados, agentes de ejecución. Se toca aquí a una nueva contradicción de clase, cuyas prácticas y luchas tienden cotidianamente a definir las líneas de división. La continuación de esta evolución –la generalización de la dominación colectiva directa de los ejecutivos sobre el funcionamiento de las empresas- contribuye a disminuir las diferencias entre empleados y trabajadores productivos. Estas dos fracciones, aunque guardando la marca de sus relaciones distintas con el capital, se funden progresivamente en una misma clase dominada, reuniendo empleados y obreros en el seno de lo que se puede llamar los dirigidos . 8

La transformación fue triple. Los capitalistas transfirieron a los ejecutivos y empleados algunas de las funciones que ellos asumían en tanto capitalistas activos; la división de tareas entre ejecutivos y empleados adoptó un carácter de clase; la condición de dominados tiende a uniformarse de más en más. Este aumento en número e importancia de los ejecutivos y empleados tuvo su paralelo en el sector público. El proceso de socialización rebasa evidentemente las fronteras de la empresa, cualquiera sea su dimensión. Si bien la relación de estos asalariados de la administración con las relaciones de producción capitalista es menos directa, son parte interesadas en la reproducción económica y social. Con algunos matices que reflejan 9

sus prácticas, sus modos de vida y su concepción del mundo son similares; pertenecen en muy gran medida al mismo universo social; debemos ver fracciones distintas de las mismas clases. Otra tesis fundamental de Marx es que la lucha de clases es el motor de la historia, según su expresión consagrada. Más allá de las limitaciones propias de la perspectiva

8

Algunos prefieren decir nueva clase obrera, o conservar el término proletariado.

9

Según la terminología de Alain Bihr (Entre Bourgeoisie et proletariat. L’encadrement capitaliste, Paris:

L’Harmattan, 1989).

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del Manifiesto, no estaría de más repetir: esta lucha es siempre impulsora del cambio social. Muy esquemáticamente, el análisis de estas luchas pone en juego dos tipos de oposición: la confrontación entre las clases dominantes y las clases dominadas, y las divisiones internas de las clases dominantes. Las luchas entre dominadores y dominados intervienen siempre de manera subyacente, como fuerzas motrices principales, como puentes de las transformaciones. Las divisiones de las clases dominantes se apoyan en estas luchas fundamentales, en tanto permanezcan dentro de ciertos límites. Estas contradicciones internas de las clases dirigentes inducen a la periodización del capitalismo, según la sucesión de las fracciones que ejerzan el poder más directamente, y los compromisos que éstas deban realizar. Una fracción domina en cada etapa; en diversos grados se realizan alianzas con las otras clases o fracciones de clases. Desde este punto de vista, los principios generales de la dinámica de la historia no han cambiado nada desde el siglo XIXº. Aunque para percibir su contenido se necesita reconocer la continuación de la evolución de las relaciones de producción en el capitalismo, y la renovación de las estructuras de clase que son su eco. Podemos retomar, mediante esta lectura, las tres principales etapas que atravesó el capitalismo estadounidense desde hace más de un siglo. A fines del siglo XIXº, la clase capitalista estaba atravesada por diversos agrupamientos: grandes y pequeños, agricultores e industriales... La transformación de las relaciones de producción a la vuelta del siglo vino a modelar este material social de una manera muy particular, haciendo surgir de un lado el sector financiero y de otro los capitalistas industriales, y progresivamente los ejecutivos y empleados. Este período fue el de la afirmación del sector financiero moderno, secundado por los gerentes de las grandes firmas, los ejecutivos muy elevados que mantenían una gran proximidad con los propietarios. Esta fue la primera hegemonía del capital financiero. La venida al mundo de esta configuración social fue ocasión de intensas luchas de clase (recuadro 16.1). El sector financiero y las grandes firmas, que estaban ligadas a éste, estaban confrontados con el sector tradicional, a sus patrones, por una parte, y con el mundo obrero en movimiento, por otra. Cada una de las fracciones de las clases dominantes se esforzó por utilizar en su beneficio las luchas populares, siempre tratando de hacerles frente. Por su lado, los ejecutivos y empleados hacían su trabajo de

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organizadores en las empresas. Si su papel político no se afirmó de manera autónoma, desempeñaron un papel clave en la formación del compromiso que se estableció entonces, y que favoreció su emergencia histórica. Tal compromiso garantizó algunas protecciones al sector tradicional y algunas ventajas para la clase obrera, y abrió la vía al sector financiero y a la nueva gran firma que podemos calificar como gerencial –que llamamos cadriste (cuadrista). La crisis de 1929 puso algunos límites al poder del sector financiero, restringiendo su margen de maniobras. Detrás del New Deal y de la Segunda Guerra Mundial se debe ver una avanzada considerable de los ejecutivos, en el sentido que sus experiencias implementaron procesos muy avanzados de organización social centralizada, sostenidas por una capa de funcionarios del sector público. Pero los aspectos más ambiciosos de las reformas del New Deal fueron efímeros. Frente a la amenaza soviética, la Segunda Guerra Mundial fue, como lo había sido la Primera en otras circunstancias, una herramienta formidable en manos de las clases dirigentes, prolongándose hasta los años 1950, para extirpar los fermentos revolucionarios. La implementación del costado reformista de esta estrategia de las clases dominantes estuvo muy facilitada por la evolución favorable de la técnica, que autorizaba un aumento en el poder de compra. Este movimiento fue reforzado igualmente por la progresión de las nuevas clases medias portadoras de la ampliación de las bases sociales del compromiso. Así, la violencia de la depresión de los años 1930 y el establecimiento de los países socialistas no condujeron a un desbordamiento revolucionario. Ya hemos hablado mucho de este compromiso keynesiano de posguerra. Explicar la relación con las clases y con las luchas no hace sino subrayar su profundo significado. El tercer período fue el de la reconquista de la hegemonía del sector financiero, es decir de los capitalistas, en el mundo donde propiedad y la gestión están ya separados. Esta reconquista se operó sobre el telón de fondo de la debilidad del movimiento obrero. Los golpes de Margaret Thatcher y de Ronald Reagan vencieron la resistencia de los asalariados. El sector financiero que había preparado su regreso al poder por medio de un trabajo paciente y en profundidad, especialmente en el plano internacional, se apoyó sobre la crisis iniciada en los años 1970 para reafirmar su hegemonía. La alianza entre los funcionarios del sector público y privado, y las clases dominadas no llegó a soldarse

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frente a esta ofensiva. El neoliberalismo es el fruto de una victoria correspondiente al regreso en posición dominante, de una fracción de las clases dirigentes. Las políticas, sus consecuencias en materia de empleo, de crisis y de salida de crisis, traducen intereses de clase, sea directos y simples, sea en el seno de configuraciones sociales más elaboradas, pero que remiten siempre a la estructura de clase. Esta lectura marxista de la historia confiere al Estado una posición muy particular . No 10

existe autonomía de la relación estatal: “El poder del Estado no planea en el aire”, según la fórmula de Marx . Desde muchos puntos de vista, este libro subraya la 11

importancia de una más justa valoración de la naturaleza del Estado y de su relación con las clases. En esta materia es necesario distinguir cuidadosamente entre las declaraciones y las prácticas. El discurso neoliberal está colmado de rechazo al Estado, de la administración ineficiente, de sus nefastas interferencias con los mercados y la iniciativa privada, dotados ellos mismos de todas las virtudes. En realidad, lo que los neoliberales rechazan, es solamente lo que se ha designado como el Estado de bienestar keynesiano, particularmente las variantes

que cuestionan

más radicalmente la relación

específicamente capitalista y el privilegio de los propietarios. Existe en ella todo un abanico de prácticas que van desde el control macroeconómico centralizado, consumado en diversos grados sobre el crecimiento y su estabilidad, o sobre el pleno empleo, hasta sobre la protección social, la lucha contra las desigualdades, o las nacionalizaciones. Lo hemos dicho del sector financiero en general, y del estadounidense en particular; la afirmación de su hegemonía y la garantía de su ingreso son inseparables del ejercicio de su poder de clase por medio de su Estado. La libertad de los agentes individuales tiene sus límites, las del interés de clase colectivo: es para lo

10

Estado no alude aquí a gobierno, sino a un conjunto de instituciones mucho más vasto. Aparte, se

dejan aquí de lado aspectos importantes de estas cuestiones, que rebasan la ambición de este libro, especialmente los enfrentamientos entre Estados nacionales y los elementos de centralización que requiere la socialización creciente de las sociedades avanzadas, que en una sociedad de clase, revisten necesariamente un carácter estatal, pues su control es un componente esencial del ejercicio del poder. 11

K. Marx, “El dieciocho brumario de Luis Bonaparte” (1852), p.XXX).

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que sirve el Estado . Por otro lado, en caso de perturbación mayor, la intervención 12

estatal sin disimulo se vuelve inmediatamente preponderante. Estos discursos y prácticas neoliberales van aparejados con la insistencia de los keynesianos sobre la centralidad del papel económico del Estado. Lo que reivindican los keynesianos no es la intervención estatal en general, sino una acción centrada sobre objetivos que no son justamente los del sector financiero: pleno empleo, progresión del poder de compra y protección social. Detrás de estas diferencias se perfilan intereses particulares de diversas clases, así como las formas y grados de compromiso. La ecuación simple entre keynesianismo e intervención estatal es mistificadora, porque es insuficientemente específica, abstraída de su contexto histórico, social y político. La ascensión gradual del sector financiero no revela toda su significación si no se la reubica en este cuadro general. La crisis de fin del siglo XIXº puso al mundo del sector financiero moderno en un contexto de enfrentamientos sociales importantes; la crisis de 1929 fue la condición para la emergencia de un nuevo compromiso en el que veía disminuido su papel; la crisis de las últimas décadas le permitió reconquistar una posición dominante. En cada una de esas ocasiones las tendencias inmanentes de la producción capitalista produjeron situaciones de grandes tensiones, creando las condiciones de estos vaivenes. Llevados por estos grandes movimientos, las relaciones de

producción

conocieron

transformaciones

reales,

haciendo

evolucionar

progresivamente la propiedad capitalista, sin erradicarla con todo, y señalando la continuación de la historia. En cada etapa, con diversos contenidos, el Estado estuvo en el centro de esas tensiones y cambios. Si bien se debe ver al neoliberalismo como una etapa del capitalismo que trata de reavivar algunos de sus caracteres fundamentales, no detendrá el curso de la historia. El neoliberalismo no será la última etapa del capitalismo: la plenitud de su rendimiento. La superación del capitalismo está programada. A pesar de la dificultad del ejercicio, se pueden decir tres cosas. En primer lugar, la transformación de las relaciones de producción, una constante de la historia del capitalismo –en el sentido de una socialización creciente de la producción12

Si bien se trata de un elemento limitado, la lucha contra la inflación a principios de los años 1980

provee una ilustración particularmente convincente. Detrás del discurso y la realidad de la desregulación se oculta la práctica de la re-regulación y de la ampliación del poder de la Reserva Federal (recuadro 18.5).

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lejos de interrumpirse, reviste en al neoliberalismo de formas inéditas. En nuestra opinión es poco razonable imaginar una toma de control de los fondos mutuales o de pensión por los sindicatos y ver en ello una transición al socialismo, en un sentido que sería necesario por otra parte definir . No hay duda, sin embargo, de que el desarrollo 13

de superinstituciones financieras, como los grandes fondos mutuales o de pensión, enteramente controlados por los ejecutivos especializados, abre el camino a una nueva mutación en las relaciones de propiedad, prolongando la del principio de siglo (la sociedad por acciones) . 14

En segundo lugar, la euforia contemporánea de la vieja clase dominante está justificada, a corta vista, por la explosión de su ingreso, pero igualmente, más sutilmente, por la proeza histórica que acaba de realizar, consistente en alejar los progresos de la socialización de una vía estatal (la del Estado de bienestar keynesiano) hacia la de una socialización privada, acompañada por un Estado en buena medida mantenido a raya. Ni expropiada, ni eutanasiada, esta clase dominante espera preservar por mucho tiempo sus privilegios. Es al menos la opción que eligió en el mercado del futuro. En tercer lugar, la modalidad de esta superación del neoliberalismo no está determinada: ¿reforma gradual, sí el capitalismo es capaz de poner un freno a los excesos del sector financiero u oscilación violenta, en la hipótesis de una crisis financiera de gran envergadura? Va de suyo, la modalidad no carecerá de consecuencias sobre el resultado. Si el sector financiero quiere mantener su rumbo, debe evitar a cualquier precio esta caída en lo incierto, pues la historia podría repetirse: tendencias, crisis, turbulencias, salidas de la crisis, crisis de la salida de la crisis, turbulencias... Y el sector financiero está en peligro, pues tarde o temprano, la propiedad de los medios de producción pertenecerá al pasado, cualesquiera sean las etapas de esta disolución. ¿Los 13

R. Blackburn, “Le retour du collectivisme: la nouvelle économie politique des fonds de pension”,

Mouvements, 5 (1999), p. 90-107. 14Las

tesis gerencialistas norteamericanas están más vivas de lo que muchos se imaginan. La idea de una

superación gerencialista del capitalismo está en el centro del pensamiento de Peter Drucker, muy celebrado en Estados Unidos (Post-Capitalist Society, Oxford: Buterworth-Heinemann, 1993). Ducker definió su gerencialismo como refutación de Marx, pero no duda en manejar el concepto de clase. Como los gerencialistas de los años 1960, avanza rápido en su labor celebrando el fin del capitalismo. Lo que estigmatizamos en el neoliberalismo fue para él una característica de las locuras de los años 1980, al momento superadas. Los fondos de colocación están de nuevo dispuestos a administrar el capital más allá de la maximización de la tasa de ganancia –de lo que sospechamos seriamente.

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hijos e hijas de la clase dirigente, habrán logrado su reconversión? ¿Qué fracción de su patrimonio habrán salvado, y bajo qué forma? ¿Qué habrán sabido imponer las clases dominadas?

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Anexo 1 Referencias a otros trabajos de los autores Prácticamente no se ha hecho ninguna referencia en este libro a otros trabajos de los autores. Se encontrará en nuestro sitio en Internet: http://www.jourdan.ens.fr/levy/ estos otros trabajos.

Anexo 2 Fuentes y calculos Este texto no ha sido traducido aún The data used in this book essentially comes from the national accounting systems of the United States and France.

These systems constitute integrated

frameworks based on common principles, with a few exceptions. To that should be added various accounts drawn up by the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD). These statistics provide global information, broken down by agents and operations over long periods. They do not, however, take into account the heterogeneous character of certain agents (for example, large and small companies, or rich and poor households...). This is a significant handicap for research. In these areas, use must be made of specific studies where they exist. The problem is then that the nomenclature does not correspond to the previous frameworks, and that they are limited in time.

Main Sources by Country • France : 1. Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE): (a) Accounts of institutional sectors

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(b) Accounts of holdings (c) Accounts of the variations of holdings (d) National quarterly accounts 2. Ministère de l’emploi et de la solidarité (SESI): Social protection accounts 3. Pierre Villa: Capital stocks (http://www.cepii.fr/SERLON.HTM) 4. Banque de France: The balance of payments and foreign commerce for France (appendices to the annual report)

• United States: 1. Bureau of Economic Analysis (BEA): (a) National Income and Product Accounts (NIPA) tables (b) Gross Product Originating (GPO) data (c) Net Stock, Depreciation and Investment Estimates of Fixed Reproducible Tangible Wealth 2. Board of Governors of the Federal Reserve System: Flow of Funds Accounts of the United States 3. Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC): (a) Bank Closings Report (b) Changes in Number of Insured Commercial Banks (c) Changes in Number of Insured Savings Institutions 4. Bureau of Labor Statistics (BLS): (a) Employment, Hours, and Earnings (b) Consumer Price Index 5. United States Long Term: G. Duménil, D. Lévy, The U.S. Economy since the Civil War: Sources and Construction of the Series, available on our internet web site (http://www.cepremap.ens.fr/levy/index.htm), Cepremap, Modem, Paris, 1994 • Europe and the U.S.:

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Germany has been limited to the former West Germany in order to avoid discontinuities linked to reunification. 1. OECD: (a) International Sectoral Database (ISDB) (b) Flows and Stocks of Fixed Capital (c) Economic Outlook (d) Annual Labor Force Statistics (e) Jobs Perspectives 2. Angus Maddison: (a) Monitoring the World Economy (b) Standardized Estimates of Fixed Capital Stock • France and Japan: 1. Board of Governors of the Federal Reserve System: Foreign Exchange Rates 2. OECD, Economic Outlook (for purchasing power parities) Developing Countries: World Bank: World Development Indicators (WDI) Korea: International Monetary Fund (IMF): International Financial Statistics

Calculation of Certain Variables Corrections for the devaluation of the debt by inflation and the revaluation of stock shares: The real interest rate is equal to the nominal rate less inflation: iR

= i – j. By

multiplying this ratio by the stock of debt, minus financial assets, we verify that the real transfer is equal to the amount of interest paid out, iD, less the devaluation of this debt, jD : iR D = iD – jD.

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In this calculation, only financial assets estimated at their nominal historical value should be considered, and not those that have been revalued at their market value (such as stock shares). The calculations of profitability do not take into account the appreciations and depreciations linked to the change in stock prices. The distinction between real or potential gains or losses cannot be separated out in the statistics. Net worth: The calculation of this variable for nonfinancial companies is a bit different for the United States and France. • France All stock held by the nonfinancial corporations sector is counted in the assets of this sector, including the stock issued by the companies within the sector. In order to avoid counting this stock twice when estimating the sector’s net worth, the value of this stock should be subtracted. Unfortunately, it is not possible to distinguish between the two types of stock (those of companies from the sector and others). The alternative is therefore either to subtract the value of all stock or to include all of it. Since stock held is mainly from the sector, we have opted for the first solution – subtracting the value of all stock. In order to remain coherent, we subtract all the dividends received from revenue. This gives us: Net worth = (All assets – Stock held) – Financial liabilities (debt) • United States In the American national accounting system, the “flows of funds” category does not take into account shares issued by nonfinancial corporations and held by the same sector. Shares held as assets have therefore not been issued by that sector. In the liabilities column, next to real debt are listed shares corresponding to direct investments by foreigners in the United States. The net worth of companies is considered independently of the nationality of the owners. This gives us: Net worth = All assets – (Debt – direct foreign investments in the United States)

• France and the United States (finance)

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We register stock shares as part of assets (and dividends as part of revenues).

Definition of Sectors 1. The private sector of the second part is all industries as considered by the International Sectoral Database of the OECD. 2. In France, nonfinancial companies are sector S10 of INSEE statistics and, in the United States, Nonfinancial Corporate Business. 3. The definition of the financial sector is more difficult. For France, we call financial sector all the financial institutions (sector S40 for the INSEE), and the insurance companies (sector S50). However, when calculating the profit rate, we take only the financial institutions. For the United States, we eliminate all funds (pension funds and mutual funds) that are not corporations, as well as public institutions, such as the Federal Reserve. This restricted financial sector includes mainly the following agents: Commercial Banking, Savings Institutions, Insurance Companies, and Brokers.

Technical Points 1. Statistics have been smoothed out with the help of the Hodrick-Prescott filter, or by calculating a mobile average. 2. By nominal, we mean: in current monetary units (in euros or in dollars). By real or in volume we mean the result of dividing the gross domestic product by the price index. The statistics may be expressed either as a monetary unit for a particular year, or as an index (with the value of the base year being set at 1 or 100). Average growth rates are calculated by the regression of the logarithm of the variable in relation to time.

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Figuras 3.1 Tasa de ganancia: Europa y Estados Unidos 3.2 Tasa de acumulación: Europa y Estados Unidos 4.1 Productividad del trabajo: Europa y Estados Unidos 4.2 Productividad del capital y parte de las ganancias: Estados Unidos 4.3 Mismas variables: Europa 5.1 Relación capital-trabajo: Europa y Estados Unidos 5.2 Empleo privado total: Europa y Estados Unidos 6.1 Costo de una hora de trabajo: Europa y Estados Unidos 6.2 Ganancias semanales de un trabajador de producción: Estados Unidos 6.3 Tasa de crecimiento de las prestaciones sociales y de la masa asalariada: Francia 6.4 Relación entre las cotizaciones sociales y el salario neto: Francia 7.1 Tasa de desempleo y su tendencia: Europa 7.2 Mismas variables: Estados Unidos 7.3 Tasa de crecimiento de la producción: Europa y Estados Unidos 8.1 Tasa de crecimiento anual de la producción para cada trimestre: Francia 8.2 Misma variable: Estados Unidos 9.1 Tasa de interés real a largo plazo: Francia y Estados Unidos 9.2 Tasa de ganancia, no teniendo y sí teniendo en cuenta los intereses: Francia, sociedades no financieras 9.3 Mismas variables: Estados Unidos, sociedades no financieras 9.4 Relación entre las deudas y los activos reales: Francia y Estados Unidos, sociedades no financieras 9.5 Parte de ganancias distribuida en dividendos: Francia y Estados Unidos 9.6 Tasa de ganancia retenida y tasa de acumulación: Francia, sociedades no financieras 10.1 Excedentes o déficits de las administraciones públicas: Francia 10.2 Mismas variables: Estados Unidos 10.3 Préstamos anuales a hogares: Francia 10.4 Relación de las deudas de los hogares con su ingreso disponible: Francia y Estados Unidos 11.1 Tasa de interés real aparente: países en desarrollo 11.2 Producción: países en desarrollo 11.3 Número de bancos y cajas de ahorro en quiebra o socorridos: Estados Unidos

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11.4 Tasa de desempleo: Corea 11.5 Cotizaciones de bolsa: Corea 12.1 Evaluación relativa de la moneda con relación al dólar: franco y yen 12.2 Tasas de ahorro neta y de inversiones netas: Estados Unidos 12.3 Inversiones estadounidenses directas en el extranjero y de los extranjeros en Estados Unidos: sociedades no financieras 13.1 Relación de los capitales propios de las sociedades financieras con los de sociedades no financieras: Francia 13.2 Mismas variables: Estados Unidos 13.3 Relación de los fondos detentados por los fondos mutuales o de pensión con los capitales propios de sociedades no financieras: Estados Unidos 13.4 Relación de los activos monetarios y financieros de hogares con su ingreso disponible, acciones y otros activos: Francia 13.5 Mismas variables: Estados Unidos 13.6 Relación de compras de acciones con la inversión neta en capital fijo: Francia, sociedades no financieras 13.7 Relación de los activos financieros y deudas con los activos reales: Estados Unidos, sociedades no financieras 14.1 Composición de las fuentes de financiamiento: Francia, sociedades no financieras 14.2 Composición de fuentes de financiamiento de la inversión bruta: Francia, sociedades no financieras 14.3 Mismas variables: Estados Unidos 15.1 Flujos netos de intereses reales: Francia 15.2 Tasa de ganancia: Francia, sociedades no financieras y financieras 15.3 Mismas variables: Estados Unidos 15.4 Cotizaciones de bolsa: Francia y Estados Unidos 15.5 Relación de los lucros financieros con el ingreso disponible: Francia y Estados Unidos, hogares 15.6 Parte del patrimonio detentado por el 1% más rico de los hogares: Estados Unidos 16.1 Tendencias seculares de la productividad del capital: Estados Unidos 17.1 Componentes de inversión en materiales: Estados Unidos 20.1 Relación del valor de la capitalización bursátil con los capitales propios (q de Tobin): Estados Unidos, sociedades no financieras 20.2 Relación de la capitalización bursátil con los beneficios y con los dividendos distribuidos: Estados Unidos, sociedades no financieras

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Recuadros 2.1 El sector financiero 3.1 La tasa de ganancia. Productividad del trabajo y del capital, tasa de salario 3.2 Las consecuencias de una baja de la rentabilidad 4.1 Tendencia la baja de la tasa de ganancia 7.1 La medida del desempleo 8.1 Las fluctuaciones del crecimiento desde 1975 11.1 La crisis de las cajas de ahorro en Estados Unidos 11.2 La crisis mexicana de 1994-1995 12.1 El desequilibrio de las cuentas exteriores 13.1 ¿Un régimen de acumulación financierizado? 14.1 Las fuentes del financiamiento de las empresas 14.2 ¿Abrir nuevas vías en materia de financiamiento? La paradoja del ahorro salarial 15.1 ¿El sector financiero crea ingreso? ¿Valor? ¿Es útil? 16.1 Luchas y compromiso de clase de principios de siglo 17.1 Investigación y desarrollo 18.1 El sistema monetario y financiero estadounidense antes de la crisis de 1929 18.2 Las limitaciones del poder del sector financiero. La herencia del New Deal y de la Guerra 18.3 El cuadro de Bretton Woods 18.4 El restablecimiento de la hegemonía del sector financiero. El papel de los euromercados. 18.5 El dispositivo financiero de los años 1980 en Estados Unidos. Desregulación – Nueva regulación 22.1 Propósitos de un keynesiano: Joseph Stiglitz 22.2 La conducción de los negocios del mundo. El informe del PNUD

233

Índice CRISIS Y NEOLIBERALISMO......................................................................................5 Capítulo

1

La extraña dinámica de lo intolerable y del cambio.........................................................6 Capítulo

2

Crisis de la economía y órdenes sociales........................................................................11 CRISIS Y DESEMPLEO, ¿NUEVO CRECIMIENTO?................................................21 Capítulo

3

La crisis estructural de los años 1970 y 1980.................................................................23 Capítulo

4

¿Aceleración o disminución del ritmo del progreso técnico?.........................................32 Capítulo

5

¿América creadora de empleos, Europa desocupada?....................................................42 Capítulo

6

Controlar el costo salarial, refrenar al Estado providencia.............................................48 Capítulo

7

¿La desocupación, una fatalidad histórica?.....................................................................55 Capítulo

8

¿Nuevo crecimiento, fin de una trayectoria a la Marx y salida de la crisis?...................63 LA LEY DEL SECTOR FINANCIERO........................................................................70 Capítulo

9

El choque de las tasas de interés. El peso de los dividendos..........................................73 Capítulo

10

Endeudamiento del Estado keynesiano. Endeudamiento de los hogares........................83 Capítulo

11

La epidemia de crisis financieras: El golpe de 1979 y la globalización.........................91

234

Capítulo

12

Una mundialización en condiciones de hegemonía......................................................104 Capítulo

13

Financiarización: ¿mito o realidad?..............................................................................117 Capítulo

14

¿Las finanzas financian la economía?...........................................................................126 Capítulo

15

¿A quién beneficia el crimen?.......................................................................................135 LAS LECCIONES DE LA HISTORIA........................................................................149 Capítulo

16

Un precedente histórico: la crisis de fines del siglo XIXº............................................152 Capítulo

17

¿Se sale de la crisis de fin del siglo XXº tal como se salió de la del fin del siglo XIXº? .......................................................................................................................................159 Capítulo

18

Dos hegemonías financieras: principio y fin de siglo...................................................166 Capítulo

19

Los riesgos inherentes a la salida de la crisis estructural: el antecedente de 1929.......178 Capítulo

20

Heterogeneidades técnicas, movilidad internacional del capital y vértigos bursátiles. 186 Capítulo

21

Entre dos hegemonías financieras: Los treinta gloriosos..............................................195 LA HISTORIA EN MARCHA.....................................................................................202 Capítulo

22

Una lectura keynesiana.................................................................................................205 Capítulo

23

La dinámica del capital y más allá................................................................................213 Anexo

1

Referencias a otros trabajos de los autores...................................................................226

235

Anexo

2

Fuentes y calculos.........................................................................................................226 Figuras...........................................................................................................................231 Recuadros......................................................................................................................233 Índice.............................................................................................................................234

236